5 morts dans les manifestations au Maroc

Cinq personnes ont été tuées lors de manifestations qui ont eu lieu au Maroc

Le ministre de l’Intérieur du Maroc, Taeib Cherqaoui, a déclaré que cinq personnes ont été tuées lors de manifestations qui ont eu lieu le 20 février 2011.

Les manifestants sont descendus dans la rue pour demander une réforme constitutionnelle visant à limiter le pouvoir du roi Mohammed VI,  la démission du gouvernement et la diminution de la corruption.

Cherqaoui a déclaré que plus de 100 personnes ont été blessées par ce qu’ils nomme des « fauteurs de troubles » et quelques 120 personnes ont été arrêtées.

Il a également déclaré que les corps calcinés de ces cinq personnes ont été retrouvées dans une banque incendiée.

Ce drame a eu lieu à Al-Hoceima, dans le nord du pays, où une banque a été mise à sac et brûlée, tuant cinq personnes bloquées par les flammes. Les manifestations ayant eu lieu à Rabat et à Casablanca se sont quant-à elles déroulées sans incident.

Selon les estimations, ce sont de 3.000 à 5.000 personnes qui ont participé à cette manifestation, dans sept villes du pays, marquant l’entrée du Maroc dans la vague de protestations publiques balayant une grande partie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Selon Emmanuel Martin, dirigeant l’association Un Monde Libre qui milite pour le respect des droits individuels, de la liberté économique et de la paix au Moyen-Orient et en Afrique et qui organise des séminaires de formation à ces idées au Maroc, « l’impact de ces révolutions pourrait se répercuter dans les démocraties occidentales. Premièrement, en remettant ces dernières face à leurs responsabilités en termes de respect des principes qu’elles prônent à tous bouts de champs… mais quand cela les arrange : laRealpolitik a pris du plomb dans l’aile (au moins, espérons-le). Deuxièmement, les peuples tunisien et égyptien ont dit « stop ! » à un État qui refusait de rendre des comptes à ses citoyens. Or, notamment en France, et en particulier à l’occasion de voyages ministériels en Tunisie et en Égypte, l’État a du mal à rendre des comptes, parce que les conflits d’intérêts rongent notre démocratie. Ces révoltes auront donc eu aussi le mérite de nous rappeler que l’État doit être au service des citoyens, et pas l’inverse. »

Adaptation de Five Killed in Morocco Protests, Radio Free Europe

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