La Chine soutient l’euro, pour mieux s’en débarasser ?

Le désir bizarre de l’UE de vendre des armes à la Chine semble avoir du sens

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Mur des 9 dragons dans la Cité Interdite à Pékin, Chine (Crédits Gilad Rom, licence Creative Commons)

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La Chine soutient l’euro, pour mieux s’en débarasser ?

Publié le 14 janvier 2011
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Tout d’un coup, le désir bizarre de l’UE de vendre des armes à la Chine semble avoir du sens. Les Chinois sont entrés dans la mêlée pour acheter de la dette portugaise, en dépensant €1,1 milliards en achats directs de bons du trésor, et peut-être plus en transactions secondaires.

Les eurocrates en sont pris de vertige, tant ils sont soulagés. Herman Van Rompuy salue la transaction en disant que la Chine « a confiance en l’économie de la zone euro ». Et l’euro s’est dument raffermi un peu.

Et pourtant, les choses pourraient bien ne pas être si simples. Zero Hedge publie un fascinant rapport selon lequel la Chine est en fait en train d’échanger les euros qu’elle détient pour des dollars. Si tel est le cas, son soutien pour l’euro, loin d’être le signe de confiance qu’y voit M.Van Rompuy, est simplement une façon de faire monter un peu le taux de change pour obtenir le meilleur prix possible pour ses avoirs en euros. Pour un investissement de €1,1 milliards, qui est, de toutes façons, garanti par la banque centrale européenne, la Chine a fait monter la valeur à court terme de ses réserves en euros de €11 milliards, juste au moment ou elle prévoit de s’en décharger.

Si Zero Hedge a raison, l’intervention chinoise sur les marchés n’est pas un signe d’optimisme sur l’économie de l’Europe, mais bien son contraire exact : un prélude à une grande vente d’euros.

Il faut leur reconnaitre ça, aux Chinois. En une transaction, ils vont avoir gonflé le contenu de leurs coffres, gardé leur taux de change au niveau qu’ils voulaient et obtenu des bons points politiques en Europe, bons points dont ils pourront faire bon usage sur des questions comme l’embargo sur les ventes d’armes, le système de satellites Galileo et l’isolation de Taiwan. Les aspirants mandarins de Bruxelles se sont fait surclasser par les vrais.

Repris du blog de Daniel Hannan, hébergé par le Telegraph, avec son aimable autorisation.

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Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • en fait la chine a acheté le port du piré en grece, importé une main d'œuvre low-cost en toute impunité, proposé de racheter les trains, les rails et les aéroports
    (sans doute les transactions secondaires en question ?)

    vous pensez vraiment que la chine a bon fond ??? ou même confiance dans un bloc surendetté? à un tel point qu'on aura plus vite fait de tout leur vendre pour payer les intérêts de celle ci

    ou qu'ils ont mis un pied en Europe pour finir la travail que les produits pas chers fabriqué par des gamins sous payés on déjà contribué à affaiblir

    heureusement que le déclin du pétrole va tuer tout ces projets par ricochet

    bob l'éponge

  • Les commentaires sont fermés.

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Extraordinaire Bruno Le Maire ! Tout lui est bon pour plastronner – et cirer au passage les pompes de son chef adoré. N’importe quelle calamité devient un grand succès de la politique gouvernementale pour peu qu’on se limite à ne regarder les choses que sous l’angle le plus flatteur. Question de cadrage, évidemment. Comme disait Bastiat, il y a ce qu’on voit, et puis il y a tout ce qu’on ne voit pas ou qu’on ne veut pas voir. Bonne nouvelle du moment, la France serait le pays de l’Union européenne « où l’inflation est la plus faible » :

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