Noël litteraire et païen

Que célèbre-t-on à Noël, une fête devenue universelle

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Noël litteraire et païen

Publié le 26 décembre 2010
- A +

Que célèbre-t-on à Noël ? De Singapour à Pékin, Séoul, Paris ou Buenos Aires, Noël est devenu une fête universelle, avec sapin quels que soient le climat et la religion. Les musulmans résistent  un peu mais au Maroc, des sapins apparaissent spontanément.

Noël, une victoire de la littérature et du paganisme assurément ou une nouvelle manifestation de la civilisation mondialiste ? Au départ , il y eut le solstice d’hiver et la bûche dans l’âtre, pratique germanique et scandinave, pour passer le cap de la nuit effroyable. Vint le christianisme qui y substitua d’autres symbôles, celui de la naissance, aube de temps nouveaux. Entrait-on déjà dans la littérature ? La Bible est écrite mais elle n’est pas supposée être un roman.

Charles Dickens, lui, fut bien romancier et on le crédite de l’invention du Noël en famille tel qu’on le célèbre. Avant ses contes de Noël, on sortait de chez soi pour se rendre à la messe, dans le froid souvent. Dickens décrit ou invente un rituel inversé : dorénavant, dans l’Angleterre de son temps, on ne sort plus mais on rentre chez soi. La dinde remplace la crèche : les Anglais à qui on doit beaucoup de nos moeurs domestiques, définiront ainsi le nouveau modèle dominant. Les Américains qui ont le sens de la réclame mettent Noël en image : Thomas Nast dessine le Père Noël , en 1886 pour Harper’s magazine, tel que nous le connaissons, rubicond avec houpelande et attelage de rennes. À la fin du 19éme siècle aussi, le Pére Noël absorbe Saint Nicolas, le flamand distributeur de cadeaux : pour renforcer  le caractère  familial de la fête sans doute.

Le Noël païen va curieusement influencer les Juifs, a priori résistants à ces dérives : au 19e siècle, les enfants juifs en Allemagne réclament des cadeaux , pour ressembler à leurs camarades  de classe chrétiens. De fait, le judaïsme allemand ressemblait de plus en plus au culte protestant, par assimilation volontaire. Cest ainsi que la fête juive de Hanuka, jusque là marginale (pas  même dans la Bible), fut récupérée par les Juifs libéraux : appelée aussi fête des lumières , le chandelier de Hanuka a un air de sapin, et on y donne des cadeaux aux enfants .

Une invention de la tradition, Hanuka célébré en diaspora est aussi étrange que le Père Noël à Pékin : Hanuka à l’origine, commémorait la victoire, à Jérusalem, des zélotes sionistes contre les Juifs héllénisés en exil volontaire. Pour nous résumer, un chrétien qui ne va pas à la messe et décore un sapin rend hommage aux dieux oubliés de la Germanie et un Juif de Paris ou New-York qui allume le chandelier de Hanuka rend hommage à la tribu des Machabbées qui reconquit le temple de Jérusalem puis imposa la cironcion forcée à la population locale.

Noël, fête de famille alors que les familles se défont ou au mieux, se reconstruisent !

Et comment perpétuer  une fête sans dieu, sans dieux, sans idoles ? Dans les médias, en cette saison où les journalistes tombent en panne d’informations, j’observe qu’il a souvent été question de « respect de la planète », de jouets « recyclables » et autres fariboles vertes comme nos sapins. Noël ou la célébration de la Terre, Gaïa , un retour avoué  au paganisme des origines. Un seul monde avec Gaïa pour déesse tutélaire ! Faut-il s’en réjouir ou chanter  » Jésus reviens » ?

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • @Emmanuel : La date du 25 décembre pour la naissance de Jésus Christ n'a pas été choisie au hasard. L'église fut assez intelligente pour ne pas trop s'opposer aux paganismes des premiers siècles, et choisit, intelligemment à mon avis, de fusionner les pratiques courantes avec des fêtes chrétiennes, pour en substituer progressivement le sens. Manœuvre à l'évidence superbement réussie.

  • Emmanuel, là où l'article fait une erreur, ou plutôt un oubli, c'est en ne mentionnant pas que tous les peuples paiens, que ce soient les grecs, les romains (saturnales), les germano-scandinaves (Jul), les celtes, les finnois, les slaves, etc… avaient une fête à peu près à la période du 25 décembre. Dans la bible, il n'est jamais dit que JC est né en décembre, et mieux encore, d'après les spécialistes, il ne peut pas être né à cette époque. Il s'agit bien de récupérer une des fêtes les plus importantes et universelles des paiens. Donc, oui, noël, à la base, c'est purement païen. Et le fait est, également, que l'universitalité de la fête de Noël dépasse justement les clivages chrétiens. Il y a peut être 1 milliard de chrétiens sur Terre, mais n'oublions pas qu'il y en a 5 milliards qui ne le sont pas. Et d'ailleurs, 1 milliards de chrétiens, ça en fait combien de pratiquants?

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les Français considèrent parfois la mondialisation comme une menace responsable du chômage. Ce sentiment est renforcé par un discours politique lui faisant porter le poids du déclin économique du pays. En réalité, ce n'est pas la mondialisation en soi qui est la source des problèmes de la France, mais les dysfonctionnements propres de ce pays qui l'empêchent de profiter des effets vertueux de la mondialisation.

 

La défiance des Français vis-à-vis de la mondialisation

Les Français jugent l'ouverture internationale comme la ... Poursuivre la lecture

Avec le pouvoir d’achat, l’écologie et l’immigration, un autre clivage entre les candidats aura été la mondialisation. Marine Le Pen a plaidé le souverainisme français, Emmanuel Macron le souverainisme européen. Mais les réalités de la mondialisation ne se limitent pas au choix du souverainisme. Elles sont en apparence très complexes, et je crois nécessaire de mettre de l’ordre dans les concepts et dans les faits.

Deux types de mondialisation

Je soutiens qu’il existe deux types de mondialisation : une mondialisation politique et une mo... Poursuivre la lecture

localisme
0
Sauvegarder cet article

Par Diego Taboada. Un article de Liber-thé

Lors de la crise du Covid-19, beaucoup de critiques ont été émises sur le système économique actuel. Des appels à la lutte contre la surconsommation, au retour à la nature et à la mise en place d’un système plus local, en opposition à la mondialisation des échanges, se sont fait entendre. L’idéologie du localisme popularisée dans les années 1980 par les mouvements écologistes a ainsi été remise au goût du jour.

Bien que les libéraux soient souvent sceptiques envers ce projet de société ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles