« Nos gouvernants devraient faire preuve de plus de fermeté devant les marchés financiers »

Avec zéro déficit, De Gaulle pouvait se passer des banques

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Banques argent finance (Crédit : 401(K) 2013/Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

« Nos gouvernants devraient faire preuve de plus de fermeté devant les marchés financiers »

Publié le 9 décembre 2010
- A +

En répétant toute la journée que le pouvoir politique est « à la botte » du pouvoir financier, les journalistes et les représentants de l’opposition se gargarisent d’une lotion certes sucrée, mais confondante de mauvaise foi (ou chez les plus simples, de sottise). En effet, comment donner des leçons de morale aux marchés le matin, et y faire la manche l’après midi ?

Par Renaud Dozoul.

Quand même à gauche, on cite le général De Gaulle (qui inspire aujourd’hui jusqu’à Arnaud Montebourg) comme modèle de défiance vis-à-vis des « pouvoirs financiers », on oublie un peu vite que le Général-Président pouvait se le permettre pour une raison très simple : zéro déficit.

Un État qui se finance tout seul peut effectivement gourmander les acteurs de la finance, mais comment imaginer faire les gros yeux au marché alors que nous en sommes structurellement dépendants depuis 35 ans ? Comment se sentir libre vis-à-vis de son créancier quand le remboursement des seuls intérêts de la dette est le premier budget de l’État, devant celui de l’éducation ?

Les discours volontaristes en la matière, sont du niveau de l’adolescent qui crie « indépendance ! » à ses parents, en leur demandant de l’argent pour s’acheter ses baskets.

Il faut faire un choix : emprunter la moitié du budget de l’État tous les ans aux conditions qui nous seront offertes et ne pas espérer un centimètre de marge de négociation, ou bien faire un énorme ménage dans la dépense publique, diminuer la taille de l’État de moitié, réduire le déficit à zéro, et retrouver l’indépendance, seule condition de la liberté de ton et d’action face au marché.

Il n’y a pas de troisième voie. Le reste n’est qu’incantation, et déni de réalité. Et comme on le sait depuis 1924, la réalité est décidément très têtue.

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)
  • Les citoyens payent des taxes et remboursent des prêts. Les entreprises payent des taxes et remboursent des prêts. Les Etats collectent les taxes et rembourse leurs dettes. Tout le monde doit donc rembourser les banques qui dans leur grande bonté accepte de nous faire confiance en créant l’argent (« tape 100 000 dans la case compte courant Robert, cas devrait lui suffire ») qu’ils nous prêtent. Le monde entier est doit donc taffer pour payer les banquiers (gasp), logique!
    Je crois que je vais me faire banquier 😉

  • Sigma, lorsqu’un banquier vous prête, la création monétaire qui s’en suit est le résultat d’un accord entre le banquier et vous-même. Dit autrement, vous êtes responsable de la création monétaire, tout autant que le banquier. Vous devez donc travailler pour détruire la création monétaire qui vous bénéficie directement, non pour payer le banquier.
    En revanche, si vous collectivisez la création monétaire (banque centrale qui crée de la monnaie pour financer les lubies étatistes), vous devrez travailler pour détruire la création monétaire qui a été faite sur votre dos. En conséquence, vous perdez votre liberté et la propriété des fruits de votre travail. Vous êtes relégué au rang d’un esclave !

    • C’est bien pire que ça : c’est l’emprunteur et lui seul qui est responsable de la création monétaire, pas le banquier. Le banquier ne fait que se porter caution, sur ses deniers : il vous a mis de l’argent à disposition en échange d’une créance et cet argent a été mis en circulation dans tout le système économique ; si la créance ne correspond pas, si vous ne remboursez pas, pour que le système reste à l’équilibre c’est le banquier qui paiera.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le marché français est en baisse de 6 % depuis jeudi.

Les actifs tangibles comme l’or et le pétrole résistent plus. L’or a baissé de 10 % depuis son record du mois de mars. Mais il affiche toujours un léger gain sur 6 mois. Et le baril de pétrole reste au-dessus des 100 dollars... bien au-dessus des niveaux de l’an dernier.

Au contraire, le marché-actions est en baisse de 12 % sur les 6 derniers mois.

La plupart des investisseurs croient sans doute à l’abandon des tentatives de normalisation de la part de le Fed. Les auto... Poursuivre la lecture

Pour ceux qui me lisent, la baisse des actions n’est pas totalement une surprise.

Dans cet article, j’expliquais une règle immuable : c’est lorsque les hypothèses implicites du marché divergent des vôtres que vous pouvez réaliser des performances exceptionnelles. Et les miennes se résumaient en un mot : récession. J’estimais et estime toujours que les marchés d’actions et de taux doivent intégrer la perspective d’une récession. De ce fait les premiers devaient baisser de 30 % et les seconds se détendre nettement.

Les actions ont... Poursuivre la lecture

Par Serge Houdbine et Michel Gay.

Un article publié le 13 avril 2022 dans le journal régional, Le courrier de l’Ouest, (appartenant au groupe Ouest France) relaie le discours du Syndicat France énergie éolienne (FEE) représentant les promoteurs et exploitants des éoliennes.

D’où vient l’argent magique ?

Selon eux, « le solaire et l'éolien c'est du pouvoir d'achat » et les énergies dites vertes grossiraient désormais le budget de la France.

Sans vergogne, en ces temps de campagne électorale, ils appellent l’État à en faire... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles