Tea Party Manifesto

Appel à la restauration des principes de base de l’Amérique : liberté individuelle, responsabilité financière et, plus important, gouvernement constitutionnel limité

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Tea Party Manifesto

Publié le 6 octobre 2010
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Give Us LibertyLe Tea Party est un mouvement qui a débuté en 2009 avec des rassemblements, des défilés et des réunions locales. Depuis lors, des centaines de milliers d’Américains se sont levés pour protester contre la croissance sans limites des dépenses publiques, la réglementation forcée et l’augmentation de la dette.

Ils appellent à la restauration des principes de base de l’Amérique : la liberté individuelle, la responsabilité financière et, plus important, le gouvernement constitutionnel limité. Ils refusent cet État « nounou » (« nany state ») dont la raison d’être est la redistribution et le contrôle, pour la simple et bonne raison qu’il ruine le pays. Ce sont ces principes qui ont fait de la manifestation du 12 septembre 2009, à Washington, l’une des plus importantes de l’histoire des Etats-Unis.

Dick Armey et Matt Kibbe sont, respectivement, président et directeur général de Freedom Works, un acteur majeur dans le Tea Party Movement. Dick Armey est un ancien leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants. Ils sont tous deux les auteurs de Give Us Liberty : A Tea Party Manifesto, publié le 17 août 2010 chez Harper Collins.

« Le Tea Party Movement n’est pas à la recherche d’un partenariat junior, mais d’une OPA hostile sur le Parti républicain », explique Kibbe. (Wall Street Journal, 9 février 2009)

Les candidats soutenus par le Tea Party sont de jeunes entrepreneurs en politique qui savent s’imposer par leur connaissance du terrain. Dans le monde réel, cela relève du bon sens. À Washington D.C., ils apparaissent comme des extrémistes (« radicals »). L’administration et les partis ne peuvent imaginer un ordre social qui ne soit pas sous contrôle. Pourtant, comme l’ont bien montré Hayek et Polanyi, la décentralisation est la meilleure façon de maximiser les contributions de chacun et de bénéficier de leurs connaissances.

Par ailleurs, le Tea Party propose un contrat avec ses candidats qui repose sur trois idées simples :

– Le rejet de « cap-and-trade », la législation pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre

– L’adoption d’une « réforme fondamentale de la fiscalité » qui remplacerait le « byzantin code des impôts » par un code des impôts « simple et juste »

– L’abrogation et le remplacement du « remboursement des soins de santé géré par le gouvernement »

Extrait traduit d’une intervention de Matt Kibbe dans Reason Magazine :

De mon point de vue, le Tea Party Movement est un chaos splendide ou comme le décrirait le prix Nobel d’économie Friedrich Hayek, un « ordre spontané ». Nous sommes un mouvement non hiérarchisé, populaire, décentralisé, composé de gens qui croient dans la liberté, dans un gouvernement qui ne dépense pas l’argent qu’il n’a pas et qui croient dans la particularité de notre république constitutionnelle. Ils ont surgi de leurs canapés et de leurs tables de cuisine comme un contrepoids puissant et auto-organisé face à l’opportunisme politique, au « big government » et aux intérêts particuliers.

Une des vertus de ce monde décentralisé d’aujourd’hui, c’est que les citoyens ne sont plus dépendants de vieilles institutions tels que le Congrès, les réseaux de télévision, ou même les think tanks. Comme le Tea Party Movement lui-même, l’accès à l’information est complètement décentralisé par l’infinité des sources online. Comme le processus de découverte qui détermine les prix sur un marché sans entraves, ces réseaux informels profitent de ce que le philosophe Michael Polanyi appelle « connaissance personnelle ». Blogueurs et citoyens militants sur l’Internet rassemblent ces fragments de connaissances et s’en servent comme centre d’information sur la véracité des faits et l’importance des bonnes idées.

Une femme qui marchait dans la manifestation à Washington DC, le 12 Septembre 2009, avait une grande bannière blanche, presque aussi grande qu’elle. Elle avait écrit, de façon succincte : « Read Thomas Sowell. » Ils écoutent Glenn Beck et étudient Saul Alinsky. Ils ont également lu Rand, Friedman et Mises. Ils ont même lu la Constitution des États-Unis, aussi intemporelle soit-elle, risquant les foudres de leurs supérieurs érudits et cosmopolites.

Le Tea Party Movement, s’il se maintien, a le potentiel de libérer l’Amérique des bureaucrates dépensiers, des arrivistes politiques, et des parasites en quête de rentes à vie. Les valeurs qui nous animent, moins d’impôts, moins de gouvernement et plus de liberté, sont comme une grande tente philosophique plantée au coeur même de la politique américaine. »
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