Capitale mondiale des lobbys

Les gouvernements nationaux ont beau être en plein déni, le secteur privé ne nourrit, lui, aucun doute sur à quel point c’est maintenant l’UE qui dicte les règles

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Capitale mondiale des lobbys

Publié le 19 septembre 2010
- A +

Les gouvernements nationaux ont beau être en plein déni, le secteur privé ne nourrit, lui, aucun doute sur à quel point c’est maintenant l’UE qui dicte les règles. Comme l’autorité législative s’est déplacée vers Bruxelles, les lobbys ont suivi en essaim. Un nouveau rapport par Elwood & Atfield contient des faits à faire se lever les sourcils :

Les postes à la tête des bureaux de consultants et des associations industrielles sont parmi les plus lucratifs dans le domaine des relations publiques Européennes. Le directeur général d’un bureau de consultants peut gagner entre 300.000 et 400.000 Euros -autant que le chef des relations publiques d’une grande entreprise Européenne ou le secrétaire général d’une association industrielle- mais bien plus qu’un directeur de la communication, dont le revenu peut se monter à 260.000 Euros.

Ben Atfield, partenaire chez Elwood & Atfield, explique pourquoi : « Dans le passé, Bruxelles a pu être vu comme un endroit ou les dirigeants d’entreprises allaient se la couler douce vers la fin de leurs carrières. Mais c’est bien fini. Avec plus 80% de la législation, dans certains domaines, émanant de Bruxelles et une UE étendue à 27 pays, la plupart des groupes de pression développent leur représentation à Bruxelles à plus grande échelle. »

Je l’ai déjà dit avant et je le dirai à nouveau : l’UE a été mise au point pour et par des intérêts de corporations.

Sur le web.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • J’ajoute que la dégradation de la qualité de la gastronomie en France est directement liée à ce phénomène : interdiction de fabrication du beurre et des fromages dans les exploitations agricoles (sauf à y investir une fortune pour répondre aux nouvelles « normes sanitaires »), obligation d’utiliser des frites surgelées dans les restaurants (ou alors il faut employer du personnel dédié à la coupe des pommes de terre à la demande), obligation de pasteurisation des fromages, avec pour corollaire in fine la disparition des AOC, etc etc. Le tout édicté par les lobbys de l’agro-alimentaire.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Taiwan
1
Sauvegarder cet article

Par Alexandre Massaux.

Depuis plusieurs mois, la presse étrangère évoque la pénurie de semi-conducteurs et de micropuces. Les mesures liées au covid ont perturbé leur production. Ces nouvelles sont passées relativement inaperçues et n’ont pas soulevé beaucoup de réactions en France. Pourtant, l’enjeu est beaucoup plus important qu’on ne le pense.

Dans notre monde actuel dépendant des appareils informatiques, les semi-conducteurs sont essentiels. Sans eux, nos ordinateurs ne pourraient pas être fabriqués. Ainsi, au début de l’ann... Poursuivre la lecture

Le dernier discours du Premier ministre hongrois Viktor Orban a fait réagir la presse et l’opinion occidentales. En effet, à propos de la guerre en Ukraine, il a déclaré le 23 juillet en Roumanie : « Nous devons essayer d’affirmer notre position et tenter de persuader l’Occident de développer une nouvelle stratégie pour remplacer les rapports vides de la victoire. » Depuis le début de la guerre en Ukraine la Hongrie est réticente à appliquer un certain nombre de sanctions européennes et souhaite rester en dehors du conflit.

Poursuivre la lecture

Allons-nous vers une Europe fédérale resserrée autour de l’Allemagne ? Dans un article pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le chancelier social-démocrate allemand Olaf Scholz vient de décrire sa vision de l’Europe. Il y défend une approche centralisatrice de l’Union européenne et appelle à la fin des veto nationaux afin d’assurer un plus grand poids sur la scène internationale. Mais les politiques écologiques et de défense allemandes passées et présentes montrent que la méfiance doit être de mise.

 

Fin des veto nationaux ... Poursuivre la lecture
Voir plus d'articles