Gary Johnson, la vraie alternative à Donald Trump ?

Publié Par Patrick Smets, le dans Amérique du Nord

Par Patrick Smets.

Pour ceux qui suivent l’actualité du mouvement libertarien aux États-Unis, l’annonce officielle de la candidature de Gary Johnson (voir notre précédent article) à l’investiture du LP n’est pas une surprise. Il était un candidat évident, jouissant d’une vraie notoriété grâce à sa première campagne en 2012. Lors de celle-ci, Gary Johnson était parvenu à réunir 1,27 million de voix, le meilleur score jamais réalisé par un candidat libertarien.

Gary Johnson, « Governor veto »

Pendant cette campagne, nous avions découvert un homme intelligent et charismatique, businessman avisé et sportif hors pair. Il concourait déjà avec un précédent remarquable dans sa fonction de gouverneur du Nouveau-Mexique où il était parvenu à mener une vraie politique libertarienne.

Non seulement il avait baissé les impôts à plusieurs reprises, en réduisant les dépenses de l’État, mais il avait surtout bloqué de très nombreuses propositions de lois locales. Son usage répété du droit de veto, qu’il a utilisé plus souvent que les 49 autres gouverneurs réunis, lui ont valu le surnom de « Governor Veto ».

Le programme de Gary Johnson s’inscrit dans la continuité de son action au Nouveau-Mexique, réduction du gouvernement fédéral, fin de l’impérialisme américain, arrêt de la guerre contre les drogues, libre-échange et ouverture des frontières. Il partage et défend les analyses libertariennes sur tous les grands problèmes actuels des États-Unis, depuis l’étouffement par la dette jusqu’à l’instabilité créée par les interventions militaires perpétuelles.

Plus que jamais la présence d’un candidat libertarien offre une bouffée d’air frais dans le paysage politique. Les systèmes de partis, aux USA comme en Europe, cherchent à nous coincer dans un vote de résignation. Le futur choix des électeurs américains entre une oligarque corrompue et un démagogue malfaisant n’est que l’aboutissement d’un système politique sclérosé depuis longtemps.

Cette candidature, même si elle peut paraître un peu désespérée, rend leur visibilité aux libertariens. Au moins, il ne faut plus simplement choisir entre le moins pire des deux grands partis. Nos amis américains auront la possibilité de poser un acte de conviction et d’exprimer une vraie espérance. Si Gary Johnson parvient à atteindre quelques pourcents, notre point de vue ne pourra plus être ignoré dans le débat politique.

Deux réalités à connaître sur Gary Johnson

Évidemment, certains esprits chagrins, et quelques sicaires du Parti Républicain, critiqueront la présence d’un troisième candidat sous prétexte qu’il diviserait le camp conservateur et garantirait la victoire à Hillary Clinton. L’argument est classique mais achoppe sur deux réalités.

D’abord, les libertariens ne sont pas « à droite ». S’il peut y avoir des convergences avec les paléoconservateurs, l’essentiel du Parti Républicain a coupé ses liens avec les libertariens, comme l’atteste le score désespérant de Rand Paul lors de ces primaires. En réalité, le LP pioche ses voix autant à droite qu’à gauche. Johnson l’a bien compris qui a lancé une campagne en direction des électeurs déçus de Bernie Sanders. Après décompte des voix libertariennes, les deux grands partis restent donc à égalité pour s’entre-dévorer.

Ensuite, la division ne vient pas d’où les conservateurs le pensent. C’est bien le candidat Trump qui a fondé toute sa campagne sur l’excitation de la haine et l’entretien des divisions de la société américaine. Qui est le vrai candidat conservateur ? Le jet-setter new yorkais, star de télé-réalité, ou le gouverneur incorruptible d’un des États les plus dynamique des USA ? Les conservateurs qui rêvent d’une alliance auraient probablement plus de raisons à appeler les électeurs républicains à se reporter sur Gary Johnson et à éviter à l’Amérique le déshonneur d’un vote pour Donald Trump.

Fin du mois, lors de sa convention à Orlando, le Parti Libertarien décidera de son candidat à la Présidence de États-Unis. Vu la qualité de son parcours précédent et le vrai succès de sa campagne de 2012, j’espère que le Parti choisira Gary Johnson. J’ai beaucoup de sympathie pour Austin Peterson, fondateur du webzine Libertarian Republic, et même de l’admiration pour John Mc Afee, l’excentrique créateur du célèbre anti-virus. Mais je pense que, par son expérience et son bilan, Gary Johnson est le meilleur candidat que le Libertarian Party ait présenté depuis Ron Paul.

  1. Johnson a été très mauvais durant le débat pour l’investiture du Libertarian Party, tous ceux qui l’ont regardé sont d’accord là dessus, le meilleurs selon moi a été John Mcafee, Johnson lorsqu’il était gouverneur a laissé les dépenses augmenter en moyenne de 5% par an, pas de quoi être fière.

    1. Johnson sera sans doute critiqué par les libertariens qui leur reprocheront de ne pas avoir mener un programme 100 % libertarien. Néanmoins, il est indéniable qu’il a entrepris des mesures libérales et surtout qu’il a été un excellent gouverneur. A la fin de son second mandat, le Nouveau Mexique était en excédent budgétaire (de plus d’1 milliard de dollars). Il a réduit le déficit budgétaire et l’a transformer en excédent.

    2. En tant que gouverneur du Nouveau Mexique, il était extrêmement populaire.
      Quelles sont vos sources qu’il augmenté les dépenses publiques de 5 % en moyenne par an ?

  2. Gary Johnson est un ancien républicain. il a été gouverneur républicain.Alors, il faut arrêter avec les conneries, il n’est pas de droite et il prends des voix autant à gauche ou à droite.
    Si sur certains sujets (drogues,…) il a des idées différentes de la plupart des républicains, cela ne change rien au fait qu’il est bcp plus proche des républicains que des démocrates

  3. D’ailleurs, le titre est assez éloquent. L’auteur parle bien d’une alternative à Donald Trump, candidat républicain et non pas à Clinton. Cela montre bien que dans son esprit, il est une alternative de droite

  4. Johnson va faire combien ? 3% ? 4 % ? Alors, il est ridicule de parler d’alternative

  5. Difficile de prendre au sérieux cet article, tant l’argumentation est à sens unique et totalement subjective…

    « nous avions découvert un homme intelligent et charismatique, businessman avisé et sportif hors pair ».

    Sérieusement ?

  6. « …..entre le moins pire des deux grands partis ».
    C »est choquant quand même, j’aurai écrit « … entre les moins mauvais… », pire étant un superlatif; du coup j’ai arrêté de lire la suite.

  7. Il pourrait être aussi une alternative à H. Clinton. Franchement un libertarien n’a aucune chance car il ne représente pas l’essentiel du peuple qui lu n’est pas libertarien. En ce qui concerne son bilan économique comme gouverneur, c’est bien , mais nul besoin d’être libertarien , seulement appliquer des règles de gestion libérales et de bon sens.

  8. C la première fois que j’en entends parler, c dire l’obstruction de masse des média qui fuient le débat ver(itabl)e !
    Ceci dit, l’auteur n’explique pas en quoi son candidat pourrait jouer 1 rôle réel et ne pas porter candidature de témoignage .

  9. Franchement, lire des commentaires aussi négatifs sur le seul candidat libéral crédible dans ces élections américaines ayant déjà prouvé quelque chose dans un mandat électif, ça me dépasse. Mais que veulent les libéraux?

    2 candidats anti-libéraux vs un candidat réellement libéral, et on trouve encore le moyen de faire la fine bouche envers le candidat libéral???

    1. + 1000

    2. +e^3141592

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