Où sont passés ces 40 économistes qui soutenaient Hollande en 2012 ?

Publié Par Gérard Dussillol, le dans Politique

Par Gérard Dussillol.

Economistes qui soutiennent Hollande

Quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2012, un groupe de 40 économistes, se fondant sur la rigueur de ses analyses de scientifiques, était sorti de sa réserve universitaire pour publier dans le journal Le Monde un « appel » à voter pour le candidat Hollande1.

L’appel débutait comme suit :

« Nous sommes économistes et suivons avec attention les débats en cours et les annonces faites par les candidats à la présidence. Nous jugeons leur ambition économique à la pertinence des options qu’ils proposent, en particulier pour ce qui concerne la reprise de la croissance et de l’emploi, le redressement de notre compétitivité, la régulation financière et la vision des politiques économiques européennes.

Mais nous jugeons aussi de la crédibilité de leur projet, notamment la cohérence d’ensemble des propositions, leur impact sur la cohésion sociale de notre pays, la constance et la fiabilité des engagements et leur compatibilité avec les contraintes budgétaires.

Un candidat se dégage à nos yeux, le plus apte à redresser la France et rassembler les Français. Ce candidat, c’est François Hollande. »

Et se concluait par :

« Pour toutes ces raisons nous appelons à voter pour François Hollande. […] François Hollande a présenté un agenda de réformes qui dessinent à nos yeux la voie souhaitable. La crédibilité, l’ambition et la cohérence sont de son côté. »

On connait la suite : les mêmes économistes, sans la moindre pudeur, ont ensuite critiqué vertement M. Hollande pour ses échecs et continué sans sourciller à nous prodiguer leurs conseils… pour redresser la France. Comment peut-on les croire encore ?

Comment croire aussi, qu’ils aient pu totalement oublier leur manifeste ? Mais non pas du tout, si les résultats sont aussi catastrophiques, nous disent-ils, c’est que le président n’a pas appliqué les politiques… que eux préconisaient.

Quelle farce, pourrait-on penser ! Mais si l’on s’y arrête un instant, on voit que cette affaire n’est pas du tout risible, on est même ici au cœur du « problème français » : c’est l’irresponsabilité de notre intelligentsia qui, par son conservatisme chevronné, bloque toute évolution des idées dominantes, donc les réformes nécessaires pour nous adapter à un monde en pleine mutation.

On notera à ce titre :

  • Que certains des signataires (cf. ci-dessous) jouissent d’une grande renommée. Que tous occupent des positions importantes voire prestigieuses dans notre appareil éducatif. Qu’ils publient beaucoup. De sorte que non seulement ces professeurs assurent la formation des élites de notre pays, mais influencent aussi largement le débat public donc l’opinion… donc les politiques économiques susceptibles d’être comprises et acceptées par nos compatriotes. C’est ainsi que nos universitaires portent une large responsabilité dans les échecs que ces politiques ont engendrés depuis 40 ans (nous ne sommes descendus qu’une fois sous les 8% de chômage depuis 1983). Et il apparaît un peu « facile » de s’exonérer ainsi de ses responsabilités en se défaussant de la sorte sur le politique.
  • Dans les faits, certains signataires de l’appel ont pris une part significative à la conception du programme de M. Hollande. Et nonobstant leur système de défense, ce programme a été en grande partie… appliqué. S’il n’a pas marché c’est qu’ils s’étaient trompés, une fois de plus2. Mais pris la main dans le sac avec ce manifeste inconscient, ils s’en sortent par une pirouette, se gardant bien de reconnaître leurs erreurs.
  • Et même s’il était vrai que leur programme n’ait pas été appliqué, ils prêtent aussi le flanc à la critique, puisqu’ils nous avaient garanti et la « fiabilité des engagements » du candidat Hollande et « la cohérence d’ensemble » dudit programme.
  • Comment peut-on leur accorder encore quelque crédit, tant sur le fond c’est-à-dire sur leur intelligence des mécanismes économiques, que sur leur honnêteté intellectuelle quand on voit leur réaction face aux échecs des politiques qu’ils avaient conçues. On peut alors se demander si ce manifeste n’avait pas aussi pour objet de flatter le futur prince pour en retirer ensuite quelque avantage ou position. D’ailleurs l‘un des signataires — coïncidence ? — a été nommé (en octobre 2015) titulaire de la prestigieuse chaire « Économie des institutions, de l’innovation et de la croissance » au Collège de France.

« Il faut accepter l’inévitable pour en faire de l’utilisable », disait Talleyrand. L’inévitable c’est ce manifeste douteux. Il est là, il existe, on ne peut revenir dessus, alors essayons de voir comment on pourrait l’utiliser aujourd’hui dans l’intérêt de tous ; utilisons-le, en demandant aujourd’hui aux mêmes 40 économistes de le « mettre à jour » : qu’ils le reprennent point par point, et qu’avec une intégrité non partisane cette fois, et des mots aussi savamment pesés qu’en 2012, ils fassent le bilan de ces 4 ans, et nous expliquent pourquoi les mesures qu’ils ont fait mettre en œuvre, ont créé 600 000 chômeurs de plus qu’en 2012 en France, quand le chômage baissait significativement partout autour de nous.

Ce serait en effet faire une œuvre salutaire :

  • Comme un tel aggiornamento serait une grande première, il bénéficierait d’une large couverture médiatique, ce qui lui conférerait un effet pédagogique majeur facilitant grandement ensuite la réforme.
  • Par nature une telle réflexion se situerait au dessus du clivage gauche-droite, l’objectif de la baisse structurelle de notre sur-chômage étant devenu une priorité commune à tous les Français : la peur du chômage et du déclassement hante notre société.
  • Cela représenterait la victoire du pragmatisme sur l’idéologie, pragmatisme qui nous a tant fait défaut depuis tant d’années.
  • Ce serait redonner de l’oxygène au débat d’idées, ouvrir de nouvelles perspectives, prendre à revers notre système politique figé, rebattre les cartes. Ce pourrait marquer le début d’une autre époque.

Tout le monde se trompe… et l’objet n’est pas de jeter l’opprobre sur qui que ce soit. Mais on en sort grandi et beaucoup plus crédible, quand on est capable de reconnaître ses erreurs.

SIGNATAIRES DE L’APPEL :

  • Philippe Aghion (Harvard),
  • Michel Aglietta (Paris-X Nanterre),
  • Yann Algan (Sciences Po Paris),
  • Rémi Bazillier (université d’Orléans),
  • Maya Beauvallet (Telecom Paristech),
  • François Bélorgey (Irest),
  • Françoise Benhamou (Paris-XIII),
  • Éric Brousseau (Paris-Dauphine, Institut universitaire européen),
  • Julia Cagé (Harvard),
  • André Cartapanis (IEP Aix-en-Provence),
  • Gilbert Cette (université de la Méditerranée),
  • Thomas Chalumeau (Sciences Po Paris),
  • Mireille Chiroleu Assouline (Paris-I),
  • Daniel Cohen (École normale supérieure),
  • Élie Cohen (Sciences Po Paris),
  • Brigitte Dormont (Paris-Dauphine),
  • Bernard Gazier (Paris-I),
  • Jean Imbs (Ecole d’économie de Paris, CNRS),
  • Marc Fleurbaey (Princeton, Collège d’études mondiales),
  • Samuel Fraiberger (New York University),
  • André Gauron (Cour des comptes),
  • Jérôme Gautié (Paris-I),
  • Patrice Geoffron (Paris-Dauphine),
  • Tristan Klein,
  • Jacques Le Cacheux (université de Pau et des Pays de l’Adour),
  • Jean-Hervé Lorenzi (Paris-Dauphine, Président du Cercle des Économistes),
  • Philippe Martin (Sciences Po Paris),
  • Jacques Mistral (Harvard Kennedy School),
  • El Mouhoub Mouhoud (Paris-Dauphine),
  • Pierre-Alain Muet (fondateur du Conseil d’analyse économique, député),
  • Fabrice Murtin (Sciences Po Paris),
  • Dominique Namur (Paris-XIII), Romain Perez (Paris-I),
  • Thomas Philippon (New York University),
  • Thomas Piketty (EEP et EHESS),
  • Michel Rainelli (université Nice-Sophia-Antipolis),
  • Lionel Ragot (université d’Evry-Val-d’Essonne),
  • Romain Rancière (EEP),
  • Katheline Schubert (Paris-I),
  • Laurence Tubiana (Sciences Po Paris, Columbia),
  • Joëlle Toledano (Supélec),
  • Dominique Villemot.
  1.  « Appel des 40 économistes à voter en faveur de François hollande » Le Monde du 17 avril 2012.
  2.  En réaction à cet appel choquant tant sur le fond que la forme, j’avais publié dans Le Figaro du 25 avril 2012 un article intitulé « Réponse aux 40 économistes qui soutiennent Hollande ». L’article commençait par ces mots : « On retrouve dans ce manifeste tous les marqueurs, les clichés, les fausses représentations, d’un système de pensée qui nous a déjà valu tant d’échecs. Il est grave de voir ainsi d’éminents spécialistes cautionner des propositions irréalistes et dangereuses pour notre pays. » Et il se concluait ainsi : « Si un tel programme se met en place, la sanction va tomber très vite. Comment vont réagir les Français face à de telles désillusions ? »
  1. Ce ne sont pas des « economistes », mais une armée de pompeux qui ne sont que des profs de gauche avides de titres et reconnaissance sociale.

    Aucun d entre eux n’a jamais déposé de these au Nobel ou est Nobellisable…

    Aucun d’entre eux n’a réalisé un exploit financier ou social avec ses propres tunes.

    Aucun d’entre eux ne dispose de portefeuille d’actions ou de parts sociales qui progresse fulgureusement. Ils n ont même pas pour eux même une confiance dans leurs previsions.

    La seule chose qu il savent faire, c’est ecrire des livres qui disent ce que les endoctrinés veulent entendre.

    Avides d’ego de statut social ils hantent les medias et apprecient le matin que Bourdin leur balance de monsieur l’economiste….

    Les riches, les patrons, le liberalisme : pas bien.
    La noblesse de l’elite abreuvés a la gamelle et la rente de l’etat, le socialisme, le directivisme, le clientelisme : tres bien.

    Ils sont suffisants et meprisants. C est pas demain la veille qu ils ecriront le meme texte pour dire qu’ils sont des anes. Le deni est la regle chez les grosses têtes en forme de pastèques.

    1. Danièle Cosson-Schéré

      Le Nobel d’économie n’est en rien un marqueur de salubrité intellectuelle, ni de clairvoyance, notamment parmi ses récipiendaires américains…. Et parmi ces 40 universitaires qui se sont pris les pieds dans le tapis, certains sont fort lucides: celui que je connais bien (ici primus inter pares) a fait publiquement son mea culpa. Comme pour la plupart de ses co-listiers ( sauf les Savonarole illibéraux à la Picketty), sa participation à cette campagne reposait sur une foi ( mal placée certes mais la foi est aveugle) en la capacité de Hollande de suivre les conseils avisés qu’ils lui donnaient. S’affirmant fièrement de gauche, par adhésion à un magistère moral pourtant usurpé et illusoire, ils ont sincèrement cru que leur poulain serait capable de l’impossible: sortir la gauche de sa fossilisation…Chantant les louanges de Macron, bien avant qu’il n’arrive à Bercy, ils n’ont pas compris qu’il est une luciole, un arbrisseau qui ne peut cacher la forêt des vieux séquoias indestructibles. LE PS reste le royaume des dinosaures, mais Français ne sont plus dupes… »CA VA MIEUX » et Hollande et Valls perdent encore deux points en avril. CQFD

      1. Vous pensez vraiment qu’ils ont compris leur grave erreur? Moi j’en connais encore qui sont prêts à foncer à nouveau dans le mur, être intellectuel ne veut oas forcément dire être intelligent ou clairvoyant.

        1. Danièle Cosson-Schéré

          Le fondement de leur erreur de jugement est de préférer l’éthique de conviction à l’éthique de responsabilité et l’esprit de système à la liberté…
          Pour certains la disonnance cognitive est flagrante.Celui que je connais l’a compris, mais il va voter pour Juppé à la primaire…
          40 idiots utiles ont choisi d’achalander le fonds de commerce utopique du socialisme, or seul le pragmatisme libéral est la réponse au Mal français.

          1. « Celui que je connais l’a compris, mais il va voter pour Juppé à la primaire… »

            Ca doit être de l’humour !

      2. si le primus inter pares dont vous parlez est Aghion alors effectivement il est probablement le loins pire de la liste mais c’est quand même un homme qui parle à tout moment d’intervention étatique sans jamais expliquer pourquoi cette intervention serait plus souhaitable/efficace/appropriée/ethique que l’initiative privée. Ses thèses sont remplies de dogmatisme. Il ne m’impressionne pas.

        Par ailleurs finir un post avec CQFD alors qu’il n’y avait nulle part écrit qu’il fallait démontrer quelque chose est simplement une expression de suffisance intellectuelle qui nuit à votre prose plus qu’autre chose. A ce niveau la pourquoi ne pas écrire « paf dans ta face » ou encore « na! » voire « tralalère! »?

  2. Des petits marquis !…
    Notre pays à davantage besoin de faiseux que de causeux. L’expérience par le pragmatisme du monde réel, souvent l’apanage des autodidactes !…
    Il faut mettre fin à cette petite bourgeoisie de rentiers rémunérés par nos impôts !

  3. si ces gens là sont des économistes moi je suis la reine d’angleterre ……

  4. Produire EduquerRedistribuer

    Le problème de la France, ce n’est pas l’irresponsabilité de son intelligentsia mais la capacité des multiples groupes de pression, corporations, groupuscules, groupes manipulés (lycéens, étudiants, etc), syndicats politisés, etc à descendre dans la rue, menacer l’ordre public et faire reculer les pouvoirs de tous bords – de gauche comme de droite – qui savent où cela commence et où cela peut se terminer. La peur du désordre mène inéluctablement à l’immobilisme : la France des Besancenot, Mélenchon, Frondeurs, Le Pen, Martinez, Fonctionnaires, FNSEA, lobbies des professions libérales, SNES, CGT-EDF ou SNCF, Syndicats Banque de France, Aiguilleurs du ciel, pilotes AIR-France, etc…, etc… est irréformable. La Loi Travail actuelle va être réduite à rien mais quel gouvernement – de droite ou de gauche – prendrait le risque de jeter de l’essence sur le feu qui couve Place de la république ? Quelques Sans-culottes manipulés dans la rue : on sait depuis des lustres là où cela commence et là où cela finit : dans l’immobilisme ! Il suffit d’un Malik Oussekine ou d’un étudiant Zadiste pour allumer la mèche pour que le pays continue sa marche mortifère dans l’immobilisme. Et ceci quels que soient les hommes au pouvoir ; de Gaulle lui-même en a été victime. L’immobilisme du Sénat a triomphé. Par peur de la rue et des troubles, Hollande n’a pas osé mettre en oeuvre les réformes que son début de campagne avait laissé entrevoir. Pour éviter de se faire « Jospiniser » comme en 2002, il a dû oublier ses velléités de réformes et promettre n’importe quoi pour contrer Mélenchon, les gauches de la gauche, la droite de la droite et leurs logorrhées diarrhéiques – mon ennemi c’est la finance, je n’aime les riches -. Les corréziens Chirac et Hollande ont choisi le calme dans la rue plutôt que les réformes nécessaires que leur avaient recommandées les 40 économistes ! Et Sarkozy s’est heurté lui aussi aux corporatismes et à la rue alors que la Commission pour la croissance de Jacques Attali – épaulé par Macron – avait fait un ensemble de propositions proches de celles des 40 économistes !

    1. Produire EduquerRedistribuer… et next, apprendre à faire des paragraphes

      1. ProduireEduquerRedistribuer

        Un paragraphe et demi pour répondre :

        « Lorsque le sage indique la lune,…. « 

  5. ce sont de bons économistes , le risque était nul bien que spéculatif , se faire entendre du futur big chef leurs a rapporté gros pour un investissement minimal .

    1. Danièle Cosson-Schéré

      Comme tant d’électeurs de Hollande, beaucoup sont plus entrés dans cette campagne par anti-sarkozisme que par admiration pour un prof d’économie dont la nullité en la matière est si proverbiale qu’ils ont dû se mettre à 40 pour lui porter secours….

      1. le chiffre de « 40 » pas 39 ou 42 est amusant et montre que tout ces gens ne manquent pas de faire de l’humour à leurs dépens ; de grands hommes assurément dans la pure tradition française où se moquer des gueux est obligatoire après un bon repas et gage d’un place auprès du roi .

      2. @DCS: Mais l’anti-sarkozisme faisait partie de cette campagne, évitant de poser les questions qui fâchent avec l’extrême gauche. L’union de la gauche sans ce thème était risqué, la clique du PS aurait dû faire accord avec le centre et partager le pouvoir. Trop pour leurs égos.
        Ces 40 ne pouvaient pas ignorer que cette tactique cachait une seule finalité : la prise du pouvoir par le PS. Ou le clan Voltaire qui comptait sur le retournement de cycle économique pour une bonne décennie à mettre à profits.

      3. Et c’est par antisarkozisme qu ils ont accepté le salaire que le nabot leur a fait verser pendant cinq ans ?

  6. C’est l’échec du keynésianisme en grandeur nature. Le « relance » par le déficit public et la création monétaire, ça ne marche pas. Seuls un Etat modeste et les libertés économiques favorisent la croissance. Mais évidemment ils ne tireront jamais cette conclusion.

    1. « Seuls un Etat modeste et les libertés économiques favorisent la croissance »
      La croissance de quoi?

      Et puis, la liberté économique, ça n’existe pas.
      L’économie est soumise à la loi du marché SOLVABLE.
      « Soumise », ça ne veut pas dire « libre »…

      1. Nous sommes soumis aux lois de la physique. Par exemple, nous ne pouvons pas voler en battant des bras (et portant, on aimerait bien).
        Doit-on en conclure que nous ne sommes pas libres ? que « la liberté, ça n’existe pas » ?

      2. La croissance des richesses produites. Mais pour cela il faut voyager ailleurs que dans des pays communistes comme la fRance.

      3. Les anticapitalistes et autres gens haissant le capitalisme utilisent un sohisme qui consiste de faire du marché une personne. le marché n’existe pas en tant qu’entité. Le marché, c’est chacun d’entre nous, chacun de ses acteurs, producteurs et consommateurs ou intermédiaires. Le marché ce sont des acteurs, plus ou moins nombreux selon le type de produit échangé. Ainsi, le marché du pain en France est constitué des millions de consommateurs qui achètent leur baguette, des dizaines de milliers de boulangers, d’agriculteurs, etc. Le marché ne désigne que l’ensemble des relations à la fois volontaires et potentielles entre les personnes. Volontaires, cela veut dire que tout le monde y entre exprès en relation, et c’est une preuve suffisante qu’elles y trouvent toutes leur intérêt. Potentielles, cela veut dire qu’il y a marché tant qu’il y a choix. Si l’échange est à long terme, on entre alors dans un contrat, et quand les contrats sont multiples, dans une organisation.
        le marché a des imperfections mais comparer le marché à un état parfait comme le fait les anticapitalistes est erroné. l’état a aussi des imperfections. or si on étudie les imperfections du marché et les imperfections de l’état, on se rend compte que le marché a moins d’imperfections que l’état. c’est pour cela qu’il faut un état limité.

  7. Yves Buchsenschutz

    Cela risque d’être un travail important, voire un peu besogneux, mais ce serait vraiment intéressant de rechercher quand et comment chacun de ces gens se sont contredits, ou rétractés,(le ou les Cohen par exemple) comme on voudra, voire ont persisté (Piketty ?). cela permettrait de les classer et de leur répondre en cas de récidive. On pourrait même évoquer l’intérêt personnalo-général qu’ils en ont retiré. Des volontaires ?

    1. Moi, je ferais surtout une distinction entre les économistes s’étant contenté de soutenir Hollande et ceux qui ont carrément influencé celui ci. Piketty n’a pas seulement soutenu Hollande. Il a servi de conseiller économique à celui ci. Or, il est incontestable qu’il a influencé Hollande à mener une politique désastrueuse (voir mon commentaire tout en dessous sur le sujet)

  8. Bien d’accord avec tout ça, mais j’ajoute que 98% des économistes contemporains (dont ces 40 là) adhèrent à des théories sorties d’un mélange de Walras et du mauvais Keynes (car il y a aussi un bon Keynes, mais rares sont ceux qui en parlent), avec une dose variable de Marx selon les individus, et qui sont à, peu près complètement déconnectées de la réalité.

    1. Bonjour, quelles lectures me conseilleriez-vous concernant le « bon » Keynes ? Merci

      1. tous les passages de la Théorie Générale où il parle de l’incertitude radicale des phénomènes économiques, notamment le chapitre 12 qui réfute largement tout le reste du livre, et qui est à la base de l’école dite « post-keynésienne » (ne pas confondre avec l’école « néo-keynésienne »), qui mène à Schackle dont les positions épistémo-méthodologiques sont pratiquement identiques à celles de l’école auttrichienne

      2. Keynes n’en était pas à une contradiction près. Vous connaissez le mot de Churchill : « quand je consulte trois économistes, j’obtiens quatre avis différents, dont deux de Monsieur Keynes »

  9. La Soupe devait être bonne. Soutenir un programme politique c’est déjâ détruire son image de (pseudo)autorité en la matière. Le partisan n’utilise que la partie de son cerveau qui est en accord avec son parti pris et/ou son porte monnaie

  10. Il y a encore pire que des économistes ayant soutenu Hollande, il y a des économistes qui ont soutenu le chavisme dont aujourd’hui, on voit les désastres. Ce sont en général les économistes hétérodoxes (d’extrême gauche). Si le chavisme a au moins un bienfait, c’est de décrébiliser les écon omistes hétérodoxes et de montrer à quel point ce serait dangereux de les écouter. Les seuls économistes hétérodoxes sérieux et crédibles se sont ceux de l’écol autrichienne. Les autres sont des idéologues d’extrême gauche

    1. nan, mais Chavez s’est planté à cause des américains. Et il n’a pas été assez loin dans son chavsme. C’est bien connu. Toutes les expérience de socialisme dans le monde réel ont été des échecs parce qu’elles ne sont pas allé assez loin dans l’expérience, justement, et nous n’avons connu de des formes dévoyées du socialisme. On a même inventé des mots pour cela : un expériences concrète du communisme, le communisme en marche, opérant, est devenu le stalinisme, par exemple. Cela excuse l’idée, le véritable communisme vrai de vrai.

    2. Vu d’ici, le grand avantage de Chavez à part son génie de tribun politique indéniable, c’est d’avoir succédé à Carlos Andrés Pérez dont la malhonnêteté se laissait convenablement exploiter. Beaucoup de gens aiment la déchéance des autres encore mieux que leur propre succès.

  11. Il n’y a rien à attendre de l’Université, rien. Croyez-vous que les anciens maos et autres thuriféraires des régimes criminels comme Badiou ont fait leur mea-culpa ? Bien au contraire. Ça va très bien pour eux, ils pavanent, jouent à la demande d’un public amnésique ou idiot, je ne sais plus, les petits maitres, continuent à donner des leçons, alors qu’ils devraient se terrer de honte.
    Les socialistes sont imperméables à la mesure. Comme tous les idéologues, dans tous les domaines.

  12. Une belle brochette de zouaves !
    Cher Monsieur Dussillol, ce n’est pas à vous que l’on va apprendre que les économistes n’ont aucune utilité en terme de prédiction.
    Selon moi ils ne servent qu’à détailler et expliquer une situation à un moment donné.
    Je travaille en banque d’investissement, et les économistes sont bien les dernières personnes que l’on écoute.
    Un économiste fait tellement de prévisions, qu’il y en aura bien une qui sera bonne dans le tas, et à ce moment là croyez moi qu’il se fera une joie de vous rappeler l’exactitude de son « intuition »…pour ce qui est de toutes les autres perdantes, le temps fera l’affaire.

  13. Si l’économie était une science cela se saurait.

    1. C’est une science. C’est pas parce que c’est plein d’imposteur que la matière n’est pas une science. C’est une science humaine certes, mais ça reste une science. Quand Milton Friedman prédit avec succès l’apparition de la stagflation, il fait une prédiction scientifique. Quand Bastiat explique les dérives logiques et quasi certaines de la collectivisation de l’economie il se fonde sur des lois comportementales humaines pour arriver à des conclusions dont l’immense majorité s’est réalisée.

      Dire que la science économique n’est pas une science ce n’est pas rendre justice à des véritables chercheurs comme Shumpeter, Röpke, Hayek, Coase, ou Von Mises. Il n’y a pas que ces abrutis de Piketty, Keyes, Aglietta ou Stiglitz dans la sicence économique.

      1. Je vous suis en partie.
        A quand un article plus positif recensant les économistes souvent, mais pas toujours, scientifiques qui ont eu manifestement raison, pas une seule fois mais régulièrement? On ne peut plus consulter Rueff ou Allais (qui avait tout prévu), mais certains contemporains les plus pertinents dans leurs analyses et leurs prédictions (je lis souvent Bertez, Peter Schiff ou John Browne) restent interdits de presse ou d’antenne tant la lucidité effraye les potentats qui gouvernent à coups de promesses de miracles. Et il a bien d’autres économistes rationnels qu’il conviendrait de recenser.
        Je ne partage pas votre opinion de Piketty, un normalien fin mathématicien intellectuellement très supérieur à l’énarque moyen et qui loin d’être un abruti est au contraire un manipulateur virtuose capable de faire croire n’importe quoi à n’importe qui. Mais on préfère réduire au siilence les quelques économistes qui l’ont intelligemment réfuté, crime de lèse-icône.

        1. Danièle Cosson-Schéré

          comme Philippe Aghion…précisément.

      2. Non, ce n’est pas une science, au sens de Popper.
        Les sciences humaines ont un mot de trop, sciences. Une mesure , une expérience, n’invalide pas l’hypothèse dans le monde des idées de l’économie, Les principes ne sont pas réfutables. C’est toujours discutable, et ‘,histoire le prouve, dans le champs de ces idées. Cela ne relève donc pas de la science. Il faut arrêter cette imposture.

        1. Il me paraît assez oiseux de se demander si l’économie est une « science » ou pas et les élucubrations du gourou Popper sur le critère de réfutabilité n’éclairent pas le débat.
          Je constate simplement que quand des scientifiques pas trop politisés, notamment mathématiciens ou physiciens, raisonnent sur l’économie, ils se trompent moins que les autres sans doute parce que leur culture rationnelle les rend plus imperméables aux croyances miraculeuses.

          1. « Il me paraît assez oiseux de se demander si l’économie est une « science » ou pas »;
            Bien d’accord.

            Le problème, c’est que l’immense majorité des économistes professionnels adhèrent à une vision du monde totalement artificielle construite dans le seul but de permettre le raisonnement mathématique, donc sans grand rapport avec la réalité.
            Ça explique pourquoi les économistes « amateurs », qui ne sont pas aveuglés par cette image artificielle, sont souvent plus pertinents que les spécialistes.

          2. Élucubrations, vous y allez fort. Avez-vous un critère plus pertinent que celui de la réfutabilité ?

    2. Voilà exactement ce qui cloche avec l’opinion publique française en général, et avec les minorités politisées à gauche plus précisément: ce relativisme économique qui vise surtout à clore par avance tout débat, si celui-ci ne tourne pas en faveur de leurs idées reçues. Une grande partie de l’économie néoclassique de base sur des égalités comptables et permet en ce sens une gestion saine (du moment qu’elle reste ténue) des affaires publiques.
      Mais on trouvera toujours des gauchos pour critiquer l’économie néoclassique du fait que les modèles macro-économiques ne sont pas intégralement vrais. Point sur lequel ils ont par ailleurs raison, sauf qu’aucun néoclassique n’a jamais cru à a pertinence absolue de ses modèles et à l’application concrète de ses hypothèses (transparence parfaite de l’information, CPP, etc…).
      Je me souviens d’une minorité politisée (ou plutôt une forte majorité dans ce cadre précis) en prépa qui s’était mise à aduler Douglas North du jour au lendemain, du fait que celui-ci avait mené des études hétérodoxes, notamment sur la mise en place de la monnaie en Angleterre au XVIIe-XVIIIe siècle. Le simple fait qu’il s’agissait d’une étude historique montrant que le marché ne se créait pas ex-nihilo semblait totalement décrédibiliser toute thèse libérale à leurs yeux. Cynique et légèrement désabusé, j’ai préféré ne jamais les informer des convictions profondément libérales de North…

      1. Personnellement, ce qui me choque est qu’on utilise la légitimité du terme « science » pour asseoir ce qui n’est basé que sur du vent. Pourtant, je ne suis pas de gauche du tout. Et, à vrai dire, je me moque que les conclusions des uns ou des autres aillent dans mon sens, ou non, étant donné que je ne suis pas utilitariste. Le respect de la liberté et de la propriété mènerait inévitablement aux enfers que je n’y renoncerais pas pour autant.

        Non, l’économie n’est pas plus une science que le droit, la sociologie ou la psychanalyse. L’économie est une construction purement humaine au même titre que le droit. Elle n’est certainement pas un mécanisme naturel régit par des lois immuables qu’il convient de découvrir. Il n’y a donc ni vrai ni faux mais seulement des avis, en général basé sur du vent : que tel ou tel système est plus performant (selon quels critères ?) que tel ou tel autre dans des conditions souvent mal définies et encore moins comprises.

        On se demanderait presque si les sciences humaines ne sont pas seulement une manière de mesurer ses propres biais.

        1. Danièle Cosson-Schéré

          « Sciences humaines » est l’oxymore inventé pour légitimer non pas tant les secteurs de recherche concernés que les individus qui s’en réclament. Un exemple de cette dérive scientiste est celui des « sciences » de l’éducation, inventé pour camoufler l’échec des sociologues, psychologues, linguistes, sémiologues, et autres pompiers pyromanes, qui pleurnichent aujourd’hui sur les ruines fumantes dont ils sont responsables. Ils ont voulu supplanter « l’art » d’enseigner. Ils ont voulu transformer la pédagogie en pseudoscience et l’école subit une débâcle sans précédent… depuis les Invasions barbares.

        2. Je suis désolé, mais l’existence de l’inflation et ses mécanismes sous-jacents, la loi des rendements décroissants, la fixation des prix par le jeu de l’offre et de la demande, l’utilité marginale, etc… constituent des phénomènes qui ont existé de tout temps et qui ont bien été explicités par la science économique. De même pour de nombreux autres comportements humains (qui varient certes en fonction de l’environnement culturel et institutionnels) étudiés par Hayek ou North, Weber ou Coase pour ne citer qu’eux.
          De même, ce n’est parce que la sociologie est devenue la chasse-gardée des constructivistes dans la lignée de Bourdieu qu’il faut lui refuser le statut de science. Quid des Durkheim, Weber, Boudon, et même Bourdieu pour certains écrits?

          1. Ce n’est parce qu’on fait un effort de rigueur dans une discipline, et que certains phénomènes peuvent se mettre en équation, que cette discipline devient une science. L’économie utilise des outils qui sont scientifiques. Mais dans un système ouvert, agité, avec un très grand nombre de variables dépendants parfois de critères totalement subjectifs et aléatoires, soumis aux aléas de la psychologie, la seule science qu’on en tirera c’est la statistique, là ok.

            1. En l’espèce n’est pas une science parce qu’elle ne permet pas créer de savoir absolu.

              Il n’est pas possible, comme en biologie par exemple, de créer des environnements économiques sans l’élément qu’on souhaite étudié comme on bloque tel ou tel molécule grâce à un outil pharmacologique dans une série mais pas dans une autre. Dès lors, il est strictement impossible d’obtenir des séries d’échantillons divergeant seulement par l’élément étudié. Il est donc impossible, à moins d’être un charlatan, de prétendre que ce qu’on a observé ou non observé dans les différents échantillons est dû à l’élément qu’on étudié puisque les conditions ne sont pas contrôlé.

              Ceci est vérifié empiriquement. En Biologie, sur des sujets bien connus, vous avez une théorie dominante accepté par TOUS les gens sérieux. En Economie, vous avez, même sur des sujets très étudiés, tout un tas d’écoles différentes. On peut dire qu’il y a UNE vérité en biologie là où vous avez autant de vérités que de chercheurs en économie.

              Aussi, l’économie est, au mieux, une discipline. Seul Dieu (omniscient par définition) pourrait faire scientifiquement de l’économie.

              1. Désolé pour les fautes. Pas de relecture.

              2. Il y a des avis divergents dans toutes les disciplines (sauf en mathématiques et en logique formelle, et à la rigueur en physique) ça ne veut pas dire qu’ils ont tous la même validité scientifique. Loin de là. C’est même l’indicateur qu’il y a une panoplie de charlatans.

                Non, une étude économique rondement menée ne relève pas plus de la « science de l’interprétation » que de la comptabilité ou de la finance d’entreprise, qui toutes les deux donnent des règles de gestion saines. D’ailleurs le fait qu’en économie l’on ne puisse pas faire d’expériences contrôlées au sens strict (i.e.: « toutes choses égales par ailleurs ») ne change rien à l’affaire depuis l’apparition de l’économétrie (il y a tout de même quatre-vingt ans) et des tests de significativité.

                1. Coquille: il fallait lire « que la comptabilité ou la finance d’entreprise ».

        3. Produire des voitures est une construction humaine ?

  14. Comme le disait si justement G. B. Shaw: If all the economists were laid end to end, they would not reach a conclusion.

  15. Economistes ou pas les français ont élu Hollande. L’homme qui n’avait jamais été Ministre, qui avait surendetté son département, l’homme qui pratiquait uniquement l’attaque ad-hominem, qui a organisé une campagne d’insultes visant son prédécesseur dont il faudra au moins 20 ans pour éliminer les habitudes prises. Enfin l’homme qui, pour tout observateur, dit 4 mensonges en trois phrases. L’homme qui ne conçoit la que comme une suite de combines ininterrompues….
    Les français sont des veaux disait De Gaulle.

    1. La campagne d’insulte n’a pas été organisé par Moldu, c’est une pratique intrinsèque aux partis dits progessistes depuis le 19e siècle, juste utilisé pleinement par le PS.
      On a la même chose avec Trump pour le plus récent, mais de gaulle, Chirac, Reagan, Thatcher ont tous subi le même sort. Uns fois mort et des années plus tard, quand il n’est plus possible de le nier, ils finissent par être réhabilités.
      Enfin, ça dépend. Chirac n’est plus critiqué parce qu’on ne tire pas sur un corbillard et de Gaulle parce que les autres paraissent petits à côté de lui 🙂

    2. L’homme qui n’avait jamais eu de vrai boulot, l’homme qui tout de sa vie a fait de la politique.
      Moi, j’ai compris tout de suite qu’Hollande (avant qu’il devienne président) était un guignol encore pire que Sarko (et pourtant, je n’aimes pas Sarko). Il ne fallait pas être devin pour comprendre qu’Hollande allait être incompétent et allait être encore pire que Sarko.

  16. ALI BABA et les 40 farceurs.

  17. Science ou pas, un scientifique qui se prévaut de la science quand il apporte un soutien à un politicien est forcément un mauvais scientifique. La science ne peut être utilisée que pour prouver la fausseté d’une théorie.

  18. Ils ont soutenu un programme qui n’a pas été appliqué, comment savoir si ils se sont trompés ou non?

    1. Si au début, celui ci a été appliquée. Mais Hollande s’est très vite rendu compte que son programme était irréaliste et qu’il était inapplicable.
      Perso, je ne suis pas économiste. Pourtant, j’ai tout de suite vu que le programme d’Hollande était irréaliste. Alors que des économistes ne soient pas capable de voir cela, cela fait vraiment peur

      1. Danièle Cosson-Schéré

        « Hollande s’est très vite rendu compte que son programme était irréaliste et qu’il était inapplicable. » Très vite? N’a-t-il pas enseigné l’ECONOMIE à Sc-Po? Il aurait dû s’en « rendre compte » bien avant. Le plus grand allié de ce charlatan est l’inculture économique abyssale des Français, aggravée par l’antilibéralisme atavique et viscéral du gauchisme culturel de ce pays qui a deux partis de gauche dont un s’appelle la droite

  19. Le titre était alléchant, je n’ai été déçu. J’ai été ravi que l’un des moindres était Piketty l’astre de cet ensemble
    Sont-ils toujours considérés comme des experts de leur profession ?

    1. Le cas de Piketty est bien pire. Il n’a pas seulement soutenu Hollande. Il a servi de conseiller politique à celui ci. Or, il est incontestable qu’il a influencé Hollande à mener une politique désastrueuse (voir mon commentaire en dessous sur le sujet)

      1. pardon ,je voulais dire conseiller économique et non pas conseiller politique

    2. Il est assez nul comme conseiller conjugal. Son ex-copine Aurélie Filipetti confirmera.

  20. On voit le résultat des politiques préconisés par Piketty. Il fut écouté par le candidat François Hollande qui, dans son programme (page 17), reprenait à son compte l’intitulé de son livre précédent («Pour une révolution fiscale»). Lors d’un entretien réalisé par Mediapart le 28 janvier 2011, François Hollande affirmait ainsi «le constat est implacable: on paye d’autant plus d’impôts qu’on a de bas revenus, on a un système antiredistributif». Mais le diagnostic fait par l’économiste était erroné. http://www.lopinion.fr/13-mai-2014/philippe-aghion-theorie-piketty-est-contestable-ainsi-que-l-analyse-empirique-qu-il Prendre en compte ce qui permet réellement de comparer la pression fiscale entre les catégories des 50 millions de Français majeurs permet d’effectuer un premier correctif sur ses résultats et de montrer que l’on passe de 24 à 40 % d’imposition sur l’échelle des revenus, au lieu de 40 à 33 %. Puis en intégrant les prestations, la courbe passe de 17 à 40 % ! Notre système d’impôt sur le revenu est donc nettement progressif. Confiant dans le diagnostic erroné, le caricaturant même, François Hollande a commencé son mandat en imposant… tous ceux qui payent l’impôt sur le revenu, classes moyennes et supérieures, qui dans son esprit pouvaient supporter sans problème une hausse de prélèvements ! On sait désormais quelles ont été les conséquences dramatiques pour l’économie de cette politique fiscale.

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