EDF, Areva : le scandale financier est pour bientôt

Publié Par Michel Villette, le dans Énergie et matières premières, Pushmobile

Par Michel Villette1.

Un article de The Conversation.

 

Areva et EDF sont dans une situation financière grave. Cette réalité est confirmée par les dirigeants eux-mêmes qui se tournent vers l’État français, tellement impliqué dans la conception et la direction du programme nucléaire qu’il aura bien du mal à résister aux demandes de refinancement dont il est la cible.

Les investisseurs privés craignent que la situation financière présente soit le prélude à d’autres pires encore dans le futur. Le coût de démantèlement des centrales et de recyclage des déchets est énorme, mal connu et surtout, très mal provisionné dans les comptes. Un éventuel accident majeur, malheureusement de plus en plus probable au fur et à mesure qu’on laisse vieillir nos 58 réacteurs plus longtemps que prévu, n’est pas non plus sérieusement provisionné.

Il paraît évident aujourd’hui que le programme nucléaire français sera une mauvaise affaire financière. Mais comment limiter les dégâts ? C’est une question qui fait peur, un mistigri dont beaucoup de gens voudraient bien ne pas avoir à porter la responsabilité.

En désaccord avec la construction de deux réacteurs EPR en Angleterre, le directeur financier d’EDF démissionne (iTélé, mars 2016).

 

Les marchés tirent la sonnette d’alarme

Sur la base de promesses faites par quelques scientifiques, ingénieurs, militaires et politiciens des années 1970, la France s’est engagée complètement dans ce choix technologique. Une option unique, radicale et risquée que les manuels de finance les plus élémentaires déconseillent absolument aux investisseurs.

En 2016, ce ne sont ni nos ingénieurs ni nos hommes politiques qui nous informent de ces très mauvaises nouvelles. L’alerte ne vient pas non plus des opposants au nucléaire. Depuis des décennies, ils se sont épuisés à signaler toujours les mêmes dangers sanitaires et écologiques. Ils ont crié au loup avec constance et courage, mais la population ne les entend plus. Elle s’est habituée au confort tout électrique et ne sait comment trancher la controverse entre les écologistes qui veulent davantage de nucléaire pour lutter contre l’effet de serre et ceux qui demandent depuis des décennies, mais en vain, de sortir du nucléaire au plus vite.

L’alerte vient du cœur même du capitalisme mondialisé : ses marchés financiers. L’évolution du cours des actions d’Areva et d’EDF envoie un signal d’alerte, trop tardif, mais qu’il serait avisé de prendre très au sérieux.

Cette alerte, combinée aux traumatismes de Three Mile Island (1979), Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011) permet, une fois de plus, d’attirer l’attention sur un grave dysfonctionnement de notre démocratie. En se comportant à la fois en entrepreneur et en garant du programme nucléaire, l’État français a organisé l’irresponsabilité financière des opérateurs, alors que dans d’autres pays – tout aussi tentés par la solution nucléaire – les calculs des financiers, la logique des marchés et une meilleure prise en compte des inquiétudes de la société civile jouaient le rôle de contre-pouvoir efficace.

Au début des années 1970, l’État centralisé a fait deux promesses : la technologie nucléaire serait sans risque et fournirait une électricité bon marché.

Une technologie sans risque et bon marché ?

En cas d’accident, la loi du 30 octobre 1968 limitait la responsabilité d’EDF à 600 millions de francs et engageait l’État au-delà de ce montant. Ce dernier était donc l’assureur en dernier recours du programme nucléaire. Aux États-Unis à la même époque, la responsabilité des compagnies électriques était beaucoup plus clairement engagée. À partir de l’accident de Three Mile Island en 1979, en raison de la sophistication des réglementations, des retards dans les programmes de construction et du coût prévisionnel d’un éventuel accident, plus de 120 commandes de réacteurs nucléaires furent abandonnées.

Ainsi, alors que l’État français déresponsabilisait EDF pour l’inciter à investir massivement sur l’option nucléaire, aux États-Unis, la responsabilisation des compagnies d’électricité aboutissait, au contraire, à un ralentissement progressif des investissements. Au volontarisme des politiques hexagonaux qui imposaient un tarif électrique bas dans l’oubli du long terme, s’opposait la prudence d’investisseurs, de banquiers et de compagnies d’assurances américains, soumis aux contraintes de la rentabilité financière et à la pression des opposants.

Entre 1970 et 2012 l’électricité a toujours été maintenue à un prix très bas en France. Ainsi, au second trimestre de 2008, le prix de l’électricité fournie aux ménages était inférieur de 27 % à la moyenne européenne et celui de l’électricité fournie aux entreprises industrielles était de 33 % inférieur à la moyenne.

Pendant toute cette période, la promesse économique semblait donc tenue. Cependant, pour calculer le coût de la production d’électricité au moyen de réacteurs nucléaires, il convient de définir au préalable qui supportera les risques et les incertitudes futures. Si l’opérateur n’est pas dans l’obligation d’inclure dans le calcul de son prix de revient le coût final du recyclage et du stockage des déchets, le coût du démantèlement des installations et le coût d’un éventuel accident majeur, il peut pratiquer un tarif très bas.

Retour sur l’accident de Three Mile Island en 1979 aux États-Unis (vidéo AFP diffusée en 2011).

 

Three Mile Island, le coup d’arrêt

Bon marché, le nucléaire était aussi considéré en France comme un moyen de faire entrer des devises. C’était l’investissement d’avenir de l’époque. Une étude confidentielle réalisée en avril 1979 pour EDF par la société de conseil Euréquip présentait en détail les stratégies d’exportation de la technologie des centrales nucléaires déjà pratiquées avec succès par les États-Unis et l’Allemagne et envisageait des perspectives optimistes pour les exportations françaises. On prévoyait pour l’an 2000 une production de 1 000 à 2 000 gigawatts dans le monde non communiste.

Le 31 décembre 1977, 342 réacteurs étaient en commande ou en construction de par le monde. 68 faisaient l’objet d’un contrat d’exportation (30 l’étaient par les USA, 15 par l’URSS, 13 par l’Allemagne fédérale, 6 par la France, 2 par le Canada et 2 par la Suède).

L’accident de Three Mile Island a mis un coup d’arrêt brutal à cet engouement mondial, confirmé par la catastrophe de Tchernobyl en 1986 puis par celle de Fukushima en 2011. La France qui s’était lancée dans l’exportation du nucléaire après les Américains et les Allemands en fut réduite à vendre ses centrales à l’Afrique du Sud (1974), l’Iran (1974, projet non abouti) et à l’Irak (1975, projet non abouti), pays que d’autres exportateurs potentiels évitaient pour des raisons politiques ou militaires. On ne sait encore comment les tentatives actuelles en Finlande, en Grande Bretagne, en Corée et en Chine se termineront…

« L’État-EDF » a décidé de tout

En 2008, Philippe Boulin, ancien PDG de Creusot-Loire Framatome, écrivait dans « L’aventure nucléaire en France : grandes et petites histoires » (Revue des Ingénieurs) :

« Le principal acteur de cette longue histoire a été EDF, client et futur exploitant, à qui incombait la prise de toutes les grandes décisions. C’est à elle que revient le mérite d’avoir piloté ce dossier majeur avec persévérance, lucidité et habileté. Néanmoins, dans le contexte de l’époque, quelles qu’aient été la détermination et l’autorité des dirigeants d’EDF, ils devaient obtenir l’aval des pouvoirs publics pour chacune de leurs décisions importantes. Ainsi, chacune des principales étapes a été précédée d’un grand débat au sein des ministères concernés (industrie, recherche, économie). Chacune a fait l’objet d’un arbitrage par le Premier ministre, voire par le chef de l’État. Cela dit, si les politiques ont pesé sur les grandes décisions de principe, ils se sont peu impliqués dans les modalités d’exécution, à l’inverse des chefs d’entreprises, des économistes et des techniciens ».

Les décisions nucléaires prises entre 1973 et 1984 sont le produit d’une entente cordiale entre quelques ministres et membres de cabinets ministériels, les ingénieurs d’EDF et quelques grands industriels comme Creusot-Loire, Framatome pour les équipements ; Grands Travaux de Marseille, Bouygues, et Spie Batignolle pour le génie civil. Les grands corps d’ingénieurs de l’État, et au premier chef le corps des mines, ont sans doute été un facteur de cohésion entre ces diverses instances de décision. Par l’entremise de l’École polytechnique et du CEA, le lien se faisait aisément entre le nucléaire militaire et le nucléaire civil.

Les décisions majeures ont été prises par décret en conseil des ministres. L’un de ces décrets publiés le 26 décembre 1979 au Journal Officiel (page 10588) autorisait EDF à « créer, sur le site nucléaire de Flamanville, les tranches 1 et 2 de la centrale nucléaire de Flamanvillle dans les conditions définies par la demande susvisée du 18 octobre 1979 et le dossier modifié joint à cette demande sous réserve des dispositions du présent décret ».

Les retards s’accumulent pour l’EPR de Flammanville (vidéo France 3 diffusée en juin 2015).

 

C’est le Premier ministre qui décrète, sur le rapport du seul ministre de l’Industrie au vu de 14 documents de référence : quatre lois dont aucune ne concerne spécifiquement le nucléaire ; une ordonnance ; cinq décrets ; une demande émanant d’EDF, deux avis émis par des ministres et enfin, seule et maigre esquisse d’une consultation démocratique, une audition publique organisée le 16 décembre 1976 à la mairie de la commune où la centrale doit être implantée.

L’analyse sociologique de ces consultations d’intérêt local a montré qu’elle n’avait rien à voir avec les public hirings organisés à la même époque en Angleterre. En France, il s’agissait plutôt de réunions d’information encadrées par les agents d’EDF et de l’administration qui, en l’absence d’un juge pour prendre acte des débats et en tirer des conclusions officielles, ne pouvaient en aucun cas modifier la décision.

Parmi les élites de l’époque, l’idée que l’on doit consulter les représentants du peuple sur des questions techniques et scientifiques paraissait inconvenante, comme l’atteste cette déclaration du ministre de l’Industrie et de la Recherche au cours d’un débat parlementaire les 14 et 15 mai 1975 :

« On ne peut tout de même pas décider par un vote le nombre de centrales à construire dans les vingt prochaines années. Ce serait aussi absurde que de demander chaque année au Parlement de fixer le montant des investissements à engager par EDF ».

L’État français décide, puis l’Europe privatise.

Vingt-cinq ans plus tard, EDF est en principe devenue une entreprise comme les autres, soumise à la concurrence et à la logique des marchés financiers. En principe seulement. Si les investisseurs privés ne veulent pas y mettre leur argent, il ne reste que l’État (c’est-à-dire les contribuables) pour supporter la masse des coûts à venir.

La loi du 9 août 2004 relative au service public de l’électricité et aux entreprises électriques et gazières transpose en droit français les obligations communautaires. Les opérateurs historiques EDF et GDF sont transformés en sociétés anonymes, lèvent des capitaux sur les marchés financiers internationaux et s’internationalisent. La totalité du marché, soit près de 450 TWh, est ouverte à la concurrence depuis le 1er juillet 2007. Cependant, dans le cas particulier de l’énergie nucléaire, les normes comptables en vigueur (IAS 37 et CRS 2000 pour la France) se révèlent peu adaptées.

En effet, selon ces normes : « Un passif n’est pas comptabilisé dans les cas exceptionnels où le montant de l’obligation ne peut être évalué avec une fiabilité suffisante ». Il en résulte que le risque nucléaire n’est pas correctement pris en compte par ce système comptable conçu pour favoriser la rémunération des actionnaires et la perception par les États de l’impôt sur les bénéfices des sociétés. La prudence des comptables engendre une imprudence technique qui consiste à reporter sur les générations futures les coûts lointains dont on ignore le montant.

Dans le cas particulier de l’énergie nucléaire, l’assurance contre les accidents prend une forme particulière et problématique. S’il existe des conventions internationales (Paris et Vienne), les valeurs plafonds de dédommagement par l’opérateur varient au fil du temps et selon les états. En France, en 2012, elles sont limitées à 700 millions d’euros pour EDF et l’État français garantit 500 millions d’euros supplémentaires. C’est bien peu au regard des coûts prévus pour la catastrophe de Fukushima. Les conséquences financières d’un accident grave de réacteur ont été évaluées à 17 milliards d’euros.

Quid de la technologie nucléaire aujourd’hui ?

La promesse d’une électricité bon marché faite aux Français au début des années 1970 fut tenue jusqu’en 2012. Mais n’était-elle pas en réalité le report sur les générations futures de coûts cachés ? Ce report n’a été possible que parce que l’évaluation économique du programme était biaisée ; les risques d’accident sous-estimés ; le débat démocratique étouffé. Confondant le rôle des grandes entreprises publiques avec celui de l’État, des dirigeants politiques de droite comme de gauche ont organisé une irresponsabilité financière des opérateurs qui a contribué à entretenir un aveuglement collectif sur les coûts cachés. Dans le même temps, d’autres pays faisaient preuve de plus de vigilance et se désengageaient à temps.

La technologie nucléaire française est-elle remarquable ? Oui. Elle est même exceptionnelle du point de vue comptable. Sa principale caractéristique sociotechnique est de reporter les coûts dans un avenir tellement lointain et incertain qu’ils ne sont pas inscrits dans les comptes ce qui permet, à court terme, de faire de belles promesses, de pratiquer des tarifs compétitifs, d’offrir des conditions de travail confortable au personnel et de verser des gros dividendes à l’État actionnaire. Gare au mistigri !

La dégradation des comptes des entreprises du nucléaire n’est plus une menace, c’est un fait. L’État n’aura d’autre choix que de recapitaliser ces entreprises. Cet apport d’argent public va encore une fois masquer pour un temps les difficultés, mais ce ne sera jamais assez et les citoyens finiront par payer. Que l’on continue à produire de l’électricité nucléaire ou que l’on démantèle, éviter les accidents nucléaires demandera beaucoup d’investissements, une grande compétence, et une grande rigueur dans les moindres détails de l’exécution.

Pourvu que le personnel d’EDF, d’Areva et de tous les sous-traitants tiennent le coup !

Sur le web– Article publié sous licence Creative Commons CC BY-ND 4.0.

  1. Entre 1978 et 1982, Michel Villette était consultant à la société Euréquip où il a travaillé pour EDF sur des questions telles que le choix des sites nucléaires, l’organisation des chantiers et l’acceptabilité du programme par les populations. Il a publié un témoignage sur ces activités dans le livre L’homme qui croyait au management (Le Seuil, 1988)
  1. Merci pour cet article.

    On ne peut décidément pas être libéral et soutenu le nucléaire qui est certes une belle technologie mais horriblement coûteuse à long terme et dangereuse au point que seul l’État peut le gérer, bref une énergie nécessitant un Etat fort ne peut avoir la faveur des libéraux.

    La seule énergie libérale c’est le solaire.

    1. Pas d’accord. Le fait que l’état gère actuellement (mal) le nucléaire ne signifie pas qu’il soit le seul capable de le faire. Qu’il ait un rôle de contrôle est du bon sens, mais pourquoi de gestionnaire?
      On disait la même chose avec l’industrie spatiale il y a quelques années. Depuis, SpaceX, créé par un ou deux bonhommes arrive désormais à construire des lanceurs 10 fois moins cher qu’avant et réussit la prouesse de les poser en mer/recycler ce que les superstructures étatiques n’avaient jamais fait.
      Du coup, à mon sens le vrai problème est que l’état a le monopole de la réalisation (et là, c’est facile, avec la pluie d’argent d’autrui disponible on peut faire un peu ce qu’on veut, il y aura toujours un contribuable pour rattraper les erreurs ce qui n’incitera jamais à se remettre en question), alors qu’il ne devrait être que sur une mission de contrôle. Un peu comme l’éducation nationale et plein d’autres choses.

      1. Pas d’accord.
        Faut de mieux, le nucléaire, bien géré, c’est l’indépendance énergétique.
        Le problème n’est pas le nucléaire, mais la gestion d’EDF et assimilé.

        Encore une fois, notre état et nos politiques se sont déchirés.
        Comme pour l’éducation nationale.
        Comme pour le RSI.
        Comme pour la sécu.
        Comme pour les adminisatations locales.
        Comme pour pole emploi.

        Comme pour tout ce qui est géré par des gens n’ayant jamais travaillé de leur vie.

        1. Euh.. En quoi disons nous une chose différente?

          1. Je crois que c’était une réponse à Gilgamesh

            1. Je confirme 🙂

    2. @gilgamesh « La seule énergie libérale c’est le solaire » : désolé , je ne peux être d’accord avec cette affirmation…. une technique est une technique , elle n’est ni bonne , ni mauvaise , c’est l’usage qu’on en fait qui peut éventuellement l’être.
      Quant à se chauffer au solaire en Europe … c’est tout à fait risible .

      1. C’est inévitable quand des « sociologues » tels que l’auteur se présentent comme des scientifiques au dessus des scientifiques : on n’est pas loin de l’obscurantisme.

        Et puis qui a choisi cette image d’illustration qui sent la propagande puante ? N’y a-t’il pas un problème à Contrepoints ?

        1. @pragmat +1 pour le sociologue/ideologue
           » N’y a-t’il pas un problème à Contrepoints » : non , non , j’y vois justement un espace de débats et le libertés , toujours sympa de se confronter à autrui et je ne prétend pas du tout détenir « La bonne Vision » donc cool , pourvu que contrepoints continue comme ça 😉

    3. Je crois me souvenir qu’aux USA il y a des centrales nucléaires 100% privées. Si c’est bien le cas, ca illustre que les coûts pharaoniques (même s’ils ne sont pas tous intégrés comptablement) peuvent ne pas être du seul ressort de l’Etat.
      Ensuite, il y a quelques mois seulement une petite serie d’article un peu techniques à fait état de brevets déposés par l’américain Lockheed-Martin (c’est pas un petit joueur) concernant la possibilité de cantonner un plasma a très haute énergie dans un maillage de champ magnétique (excusez-moi pour l’approximation, je pourrais retrouver la source exacte, mais l’idée est là bonne). Le seul usage connu et publié de ce type de technologie est de pouvoir cantonner efficacement une réaction de fusion nucléaire contrôlée. Pour rappel : fission=nucléaire civil courant=bombe A. FUsion = abomination infernale débridée = bombe H. C’est d’ailleurs (toujours grossièrement) une bombe A qui déclenche la fusion pour l’explosion d’une H.
      Bref, Lockheed-Martin A d’ores et déjà publié ce qu’il avait dans ses cartons pour horizon court (moins de 20 ans) : de petites centrales à fusion contrôlée, tenant dans une remorque de camion, pouvant alimenter une petite ville en autonomie complète. Dans le monde entier donc, car les coûts deviennent ridicules par rapport aux centrales actuelles.
      Nous nous battons concernant le coût de démantèlement, de stockage, nos rejetons les projets de sur-regenerateur au prétexte que le risque et le coût dépassent le fameux intérêt général.
      Pendant ce temps, le monde avance. Prend des risques, c’est certain. Mais il avance…

  2. économie dirigée par l’etat , conséquences banales…mais ce genre d’article doit englober TOUTES la politique energetique pas la seule technologie nucléaire …
    Il faut trois articles..une analyse technique et économique du nucleaire, une mise en perspective par rapports aux autre technologies et les enjeux du futur , en gros dans quoi investir,avec toutes les incertitudes qui vont bien…et un article généraliste pour expliquer les problèmes de l’économie dirigée, c’est un pendant aux articles de gay qu’on voit ici qui procèdent par mélange des genres pour défendre la technologie qu’il finit par rendre non séparable de la politique.

    1. TOUTE ça la fout mal

    2. On ne peut nier que l’énergie et surtout l’indépendance énergétique la plus large d’un pays est bien du domaine régalien de l’état. Il est donc bon que les producteurs obéissent à des devoirs imposés par l’état par la loi. De là à devenir lui-même actionnaire ou à assumer les risques pour le producteur, au-delà d’une somme ridicule, ça n’a pas de sens comme n’avoir pas obligé le producteur à provisionner le fond pour le démantèlement et la conservation des déchets est irresponsable.

      Mais comment, quand on est un politicien, résister au plaisir démagogique de prétendre que l’électricité française est la moins chère vu que les coûts futurs ne sont pas couverts ni provisionnés de façon réaliste. Cela change déjà le rapport 26/11 du prix comparé de l’éolien avec le nucléaire, puisque les Français payeront pendant très longtemps encore après la fermeture des centrales l’électricité bradée actuellement.

      On rigole bien sur Contrepoints quand on pense aux articles publiés par ce « citoyen ordinaire, client d’EDF » qui défendait, semaine après semaine le « Tout Nucléaire » opposé à tout essai d’énergie renouvelable, éolienne ou photovoltaïque, suivi par son fan-club dans les commentaires: tous prêts à faire payer leurs enfants longtemps pour éviter de payer eux-mêmes leur consommation!

  3. Si l’Etat ne s’était pas engoufré dans les ENR pour des raisons politiques, il aurait pu investir dans la recherche sur le nucléaire du futur. Les accidents nucléaires cités dans cet article sont parfaitement explicables et ont été utilisés à l’envi par tous les opposants à cette technologie. Comme si les causes de ces accidents étaient inéluctables… On pourrait interdire aussi les automobiles car il y a de nombreux accidents mortels?
    Cet article me semble refléter beaucoup de parti-pris, mais une chose est sûre: l’Etat est un très mauvais actionnaire!

    1. Mais à la différence d’une centrale nucléaire, un accident de voiture ne sinistre pas la zone pendant des centaines voir des milliers d’années.
      Après je ne comprend pas pourquoi l’État se mêle du nucléaire (sauf garant de la sécurité). Qu’il laisse le secteur de l’énergie (et le reste de l’économie) aux entreprises.

      1. Fukishima= 4 Mort du au nucléaire, séisme/tsunami 18.000 morts = beaucoup était sûrment en voiture … De plus le nucléaire n’est pas homogène, ça englobe beaucoup de technologies avec des risques/avantages differents => les EPR ne font pas de nuage nucléaire, les RNR ne font que très peu de déchet et peuve consomer les déchet des autres …

        1. Je pensais plus à Pripiat.
          Après, il faut prendre en compte le long terme (les eaux contaminées à Fuckushima, les morts de cancers liés au nucléaire…).

          1. @Koris: L’empoisonnement à long terme ira en diminuant. J’ai l’impression que vous prenez une substance radio active pour un virus de la grippe qui se multiplierait à l’infini. Ce que nous montre Tchernobyl, c’est que malgré les prédictions catastrophiques, la zone n’est pas petit à petit devenue totalement empoisonnée. Au contraire, il y a eu en continuité un contingentement des substances mortelles dans des espaces plus restreints et la vie s’est développée ailleurs.

        2. Ce chiffre de 4 morts, dont 3 ouvriers de la centrale morts par accident et pas par radiation, est ridicule et totalement faux par rapport aux statistiques que l’on ne pourra prévoir que d’ici 20 ans, quand une partie des cancers se seront dévoilés!

      2. Koris : « un accident de voiture ne sinistre pas la zone pendant des centaines voir des milliers d’années. »

        Faut vraiment arrêter avec ses fantasmes merdique…

        Les humains vivent très bien autour de la centrale de Tchernobyl au delà de 30km soit un territoire minuscule, les études démographiques ne démontrent pas plus de morts qu’ailleurs et la nature resplendit dans la zone depuis que l’homme l’a quittée:
        http://www.notre-planete.info/actualites/4153-Tchernobyl-video-nature

        Et ça ne fait même pas 30 ans !

        1. Pour l’article, oubliez juste la partie propagande écolo… 25’000 personnes tuées selon les études démographique sérieuse de la zone c’est ridicule, quant à « la contamination pendant des milliers d’années » (probablement parce qu’il ne pleut jamais et que le phénomène d’enfouissement est un mythe comme tous les archéologue le savent) et sur une zone énorme alors que les humains vivent parfaitement à quelques kilomètres… lol.

        2. Oui, enfin, l’aire d’un cercle de 30 km de rayon, ça fait quand même plus de 2 800 Km carrés! Minuscule! vous avez de ces mots!…

          Quant au nombre de « nettoyeurs » déjà décédés ou à celui des cancéreux connus, si pour vous, c’est peanuts, je préfère investir dans le photovoltaïque et la recherche sur les solutions de conservation d’énergie électrique qui succéderont aux batteries.

          Et gardez bien chez vous vos centrales, vos démantèlements et vos déchets radioactifs.

  4. une centrale en fin de vie (si ça existe!), on l’abandonne et puis c’est tout, à la limite on la recouvre d’une bonne couche de béton pour empêcher les curieux d’entrer .les dechets nucléaires…. il y a trop peu pour que cela soit un soucis..et vos accidents de centrales…ils sont tout bonnement impossibles aujourd’hui avec la technologie employée sauf un tsunami une météorite géante…faisant tellement de dégâts que la centrale sera notre dernier soucis..comme au Japon.
    en passant , les USA ont livré leur premiers m3 de gaz de schistes au Portugal , l’europe va être leur prochain el dorado ….si les européens peuvent encore payer les frais de livraison en vendant leurs pays a la découpe et ne deviennent pas un nouveau Venezuela avec 2 jours par semaine travaillés à cause de la pénurie énergétique

    1. Les accident ne sont peut-être pas possible, mais les attentats le sont.
      Le fait est que dans un système libéral, privé, aucun assureur n’est près à prendre en charge le risque nucléaire spécifique et donc aucun investisseur n’a les moyens de se lancer dans le nucléaire actuel. Ce serait peut-être différent avec d’autre techniques (thorium, rubiatron, …) mais actuellement c’est ainsi.
      Le nucléaire est donc pris en tenaille entre les fossiles, bien moins risqué (*) et prix au plancher (ce n’est pas un hasard si le nucléaire décolle après le « choc pétrolier »), et les promesses des renouvelables (pas encore à la hauteur, c’est clair, mais en progrès constant).

      (*) même si le charbon tue des milliers de mineurs chaque année, c’est un risque qui est professionnel, connu, borné. Ce n’est plus un risque, c’est une statistique et un choix professionnel. A contrario le risque que des tiers soient victimes n’est pas acceptable.

      1. @P avez vous voyagé en Chine ? la polution liée au charbon est telle que cela devient un pb de santé pour les centaines de milions de personnes .
        Bien sûr le nucléaire demande une technologie et une politique fiable à 100% mais si c’est le cas (comme en France et dans les pays occidentaux) c’est la moins mauvaise pour la santé de la population .
        Quant aux attentats , la techno est la , et si un terroriste se met en tête de faire sauter une dirty bomb , centrale ou pas , on y aura droit ….

        1. Pollution ? là encore, est-ce que le recours au nucléaire est la seule voie possible pour réduire la pollution ? clairement non.
          Bien sûr qu’un terroriste n’a pas besoin de s’attaquer à une centrale pour faire du mal, mais ça reste quand même un élément à prendre en compte.

          1. @P « nucléaire est la seule voie possible, clairement non  » d’accord avec vous , bien sûr le nucléaire n’est pas a seule voie possible et heureusement .De mon point de vue , toutes les sources energetiques doivent être étudiées et utilisées sans idéologie et de manière pragmatique . Bref tout le contraire de ce qui est fait aujourd’hui …,

      2. Le risque privé serait tout à fait gérable, ce qui ne l’est pas c’est le risque public, celui de voir des lois et règles spécifiques apparaître comme « crime d’atteinte irrémédiable à notre mère aimée la nature » et « faute de pouvoir faire payer ceux qui ont fait les erreurs, on va prendre l’argent là où il se trouve ».

        NB. Le risque n’est pas le simple chiffrage des conséquences d’un défaut, c’est le produit probabilité de défaut x coût du défaut, et il n’est pas censé inclure les conséquences politiques.

      3. les attentats sont possibles…..sauf si cela coute trop cher , le 9/11 aurait pu concerner une centrale..et bien non , un vieux building, trop gentils nos vilains terroristes !

    2.  » vos accidents de centrales…ils sont tout bonnement impossibles aujourd’hui avec la technologie employée « : On croirait entendre l’ingénieur de « Titanic » prétendant qu’il est impossible que son bateau coule!!! (:- )

      Fermez le ban!

  5. « Le coût de démantèlement des centrales et de recyclage des déchets est énorme, mal connu et surtout, très mal provisionné dans les comptes »
    Le dementement de superphenix ( le sodium ne simplifie pas) est en cours, donc ils doivent avoir une bonne idée du coût, le traitement des déchets est un probléme opérationnel, je ne vois pas en quoi des provisions sont nécéssaires … Quant à Flamanville n’oubiez pas que c’est une des premières contruciton de ce type et les nouvelles normes post-Fukushima qui doivent être appliquées et qui n’était prévue à la base (un peu de recul nécéssaire en sorte). Enfin la discussion sur la durée de vie des réacteur est ridicule, seul le résultats des contrôles doivent être pris en compte car rien n’empêche un nouveau reacteurs d’avoir plus de faille qu’un très vieux !

  6. Il faut distinguer les difficultés d’Areva de celles d’Edf :
    – Areva a fait de très grosses erreurs techniques et politiques, bien analyser par d’autres.
    – EDF comme les autres producteurs d’électricité européens « traditionnels » ( Allemand, suédois, même les suisses perdent de l’argent en hydraulique) voient les prix de gros s’effondrer car les producteurs d’électricité dite renouvelables bénéficient de subventions énormes, d’avantages fiscaux, de dérogations multiples au droit de la construction, d’un accès garanti au marché et d’une protection totale face aux prix de marché.
    Cela n’a rien à voir avec le nucléaire, l’hydraulique ou le gaz. Tout à voir avec la folie idéologique du renouvelable, tout à fait injustifiée tant du point économique que de celui de la limitation du CO2.

    1. @ DS

      C’est marrant! Je suis sûr que vous êtes prêt à défendre les EPR, au prix déjà multiplié par 3, au délai de fin de construction dépassé de plus de 100% mais vous ne parvenez pas à intégrer que les énergies renouvelables sont encore très perfectibles en rentabilité énergétique, dans le choix de la localisation de l’implantation comme le toit des immeubles, en ville, dans les matériaux et dans la conservation de l’énergie produite pour l’éolien et dans le prix en chute libre alors que la durée de vie s’allonge et l’efficacité rentable s’améliore pour le photovoltaïque, même plus subsidié dans mon pays!

  7. Je trouve cet article particulièrement tendancieux et indigne d’un spécialiste qui prétend avoir travaillé dans l’énergie nucléaire au sein d’EDF.
    J’ai moi-même été consultant pendant 3 ans à EDF dans les technologies du nucléaire et j’admirais la culture d’entreprise de cette société à tous les niveaux, que ce soit à la direction (rue Murat à l’époque) ou dans n’importe quel site de production, avec les ingénieurs sécurité ou les simples techniciens.
    Dire qu’EDF a ouvert son capital au public est une erreur grossière car l’Etat est toujours actionnaire majoritaire à plus de 80 %. Les fluctuations du cours en bourse de l’action EDF n’ont aucune signification.
    De plus, la réglementation des tarifs du kW fait qu’EDF est à la limite de perdre de l’argent.
    J’ajouterai encore que déclarer le parc nucléaire vieillissant est une désinformation. L’état de santé d’une installation est décidée par l’ASN, organisme indépendant de l’opérateur. Les deux réacteurs de Fessenheim pourraient dans le meilleur des cas fonctionner encore 40 ans sans aucun risque majeur si l’ASN le préconise. Ils ont été certifiés pour fonctionner jusqu’en 2025 … Aux USA, de nombreux PWRs ont été re-certifiés pour 40 années supplémentaires.
    Enfin, rappeler de manière lancinante les trois accidents nucléaires pour bien brandir le risque et alimenter la peur des populations est stupide : TMI était du à une erreur humaine. La firme Babcock & Wilcox l’a reconnu ! Tchernobyl, même chose, un essai d’instabilité du réacteur qui s’est terminé par la catastrophe que l’on sait. Quant à Fukushima, même si la digue de protection avait été surélevée de 5 mètres comme cela avait été préconisé par les autorités de sureté japonaise, elle n’aurait pas résisté au grand tremblement de terre du 11 mars 2011, la vague était de 16 mètres de haut !

    1. +1 à Jacquehenry et également tres informé du sujet . Cet article est soit une grosse manipulation , soit un gros fail de compréhension de l’auteur .
      Le seul gros problème d’EDF est la mainmise de l’état sur cet établissement (actionnaire majoritaire à 80%). L’article mentionne pas que l’état actionnaire a fait remonter depuis des années des milliards de dividendes pour financer ses gabegies , l’a obligé de maintenir bas les tarifs elec alors que toutes les personnes informées savent que l’elec est bien plus chère partout en Europe , l’état a imposé des taxes sur les factures pour financer à perte les danseuses éoliennes et photovoltaiques , tout cela au détriment d’une politique à long terme (développement rationnel de la filière de base : nucléaire) La vérité est que nous avions un atout maître ds le nucléaire et que nos politiciens récents se sont acharnés à le ruiner .

    2. « Les fluctuations du cours en bourse de l’action EDF n’ont aucune signification. »

      L’action EDF a perdu 85 % de sa valeur depuis 2008 et ça n’aurait aucune signification ?

      1. Idem pour GDF (Engie). Les pertes ont été visibles en bourse avant de se voir dans la compta. Idem pour Areva.
        Il fait vraiment etre au niveau zéro pour croire que le flottant modifie la perception qu’a le marché.

  8. Et on vit comment sans nucléaire ? Avec une électricité a 0,6€/kwh ? Qui peut payer ce prix ?

    1. Un peu moins cher que cela, quand même. Les Italiens, qui n’ont aucune centrale nucléaire, sont à 0,23 si ma mémoire est bonne.

      1. Les Italiens, c’est comme Blablacar : Tant qu’on trouve suffisamment de gens assez bêtes pour s’acheter une voiture et ne faire payer que l’essence…

  9. L’auteur refait l’histoire. Les choix initiaux sont discutables, mais les nier ou vouloir absolument les forcer pour imposer son idéologie n’est pas un bonne solution.
    Or, c’est la politique française depuis ces dernières années, entre un libéralisme débridée des contingences locales (intérêt pour la métropole des investissements EDF ??, confusion des intérêts dans le cas d’AREVA !!) et une obsession pour la transition énergétique (tout changer, tout suite, dans toutes les directions).

    Moi aussi, je peux refaire l’histoire, sur les 10 dernières années : repousser l’EPR pour préférer la prolongation des centrales actuelles, sur un financement gagné sur zéro subventions aux éoliennes ou solaires sur le sol de la métropole.
    Sans la contrainte de production et d’achat forcée d’électricité verte, un équilibre entre le nucléaire et les centrales gaz aurait permis de mieux préparer l’avenir.

    1. Les choix initiaux s’imposaient comme une évidence dans le contexte de la crise pétrolière. Rappelons qu’en $ d’aujourd’hui, le prix du baril est passé de 10-12 à 50, puis à 100, alors que les revenus étaient environ moitié d’aujourd’hui. Que nos dirigeants de l’époque aient eu le courage de prendre la décision de s’affranchir de ceux qui s’étaient déclarés nos ennemis aurait de quoi réconcilier un libéral avec l’interventionnisme, sauf que ça n’étaient pas des choix industriels mal informés et influencés par le copinage, c’étaient des choix régaliens normaux dans une guerre économique où l’OPEP voulait faire payer à l’ensemble des pays occidentaux leur position dans la guerre du Kippour. C’est la transition vers la situation de paix qui a foiré 20 ans plus tard, l’Etat gardant le contrôle comme s’il était légitime pour imposer ses choix et ses connivences une fois la paix revenue.

      1. @MichelO. Non, il y a bien eu une erreur sur la projection de consommation électrique de la France à la fin de la réalisation. L’objectif de 75% de couverture électrique par le nucléaire n’était pas prévu.

        Ainsi, pensez vous que pousser le chauffage électrique individuel faisait partie des plans ? Pointes de consommation en hiver, distribution électrique couteuse, rigidité de la demande (personne n’arrête le chauffage quand il a froid) rendent le chauffage électrique individuel un pis aller.

        Mais la diminution de l’industrie grosse consommatrice nous a contraint à fermer les centrales électriques thermiques plus légères mais plus souples à réagir à la demande, et compter sur l’Allemagne.

        Pour nos besoins stratégiques, 50% nucléaire + centrales gaz (algérien) + charbon + voisins auraient largement suffit.

  10. Un autre commentaire de fond : la critique sur le nucléaire qui consiste à clamer que les coûts de démantèlement et de stockage des déchets n’ont pas été provisionnés dans les comptes (d’EDF ? De l’Etat ?) est un déplacement du sujet. Passer d’une considération industrielle, énergétique, voire sécuritaire à une considération uniquement financière, en ne relevant que son point très faible (le report indéfini pour les générations futures des coûts cachés), est efficace, mais un peu facile. Quelle conclusion en tirer ? Ces coûts « devraient être dans les comptes » ? Auquel cas EDF sera mis en faillite ?
    Le sujet est le même que pour les fameux engagements hors bilan de l’Etat, par exemple concernant les retraites de ses fonctionnaires. Cotisations non prélevées provision de pensions à servir non comptabilisées : on est dans le même mécanisme de dissimilation, si ce n’est qu’ici les chiffres sont connus.
    Si l’on devait intégrer ces engagements hors bilan dans les comptes (ceux d’EDF pour ses centrales ou ceux de l’Etat pour ses pensions), nous verrions l’effondrement du système en peu de temps.
    Bon ou mauvais, c’est un autre débat. Mais ne mélangeons pas tout (c’est pourtant ce que je viens de faire, vilain que je suis)

    1. Non, cela n’a rien de stupide! Les industriels sont bien obligés, maintenant, de provisionner la dépollution du site, en fin d’activité! Non, ce n’était que l’état qui se faisait plaisir en donnant du gâteau aux Français en laissant la charge financière aux (générations) suivant(e)s. Idem pour les déchets!

      Comme on dit en Afrique: « après moi, « article 15″ ( = qu’ils se dém…dent!) ».

      1. La dépollution obligatoire des sites industriels est tout aussi stupide.
        Et comme on dit dans l’industrie du recyclage : « un déchet, c’est un produit dont on n’a pas encore trouver l’usage » : vouloir absolument et en toute circonstance les faire disparaitre, c’est ça qui est stupide, et c’est ça qui génère une charge financière qui n’est rien d’autre que du gaspillage, aux frais des générations futures

  11. Pour l’instant, le nucléaire fait peur, alors qu’il a montré etre une des energie les plus sûres et respectueuse de l’environnement.
    Les accidents sont rares et avec tres peu de conséquences pour la plupart. Fukushima est un bon exemple de désinformation, transformant une catastrophe avant tout sismique, en desastre atomique(ce qui au final sera très peu vrai.)

    Pour le reste, plutôt d’accord avec l’auteur qui dénonce la gouvernance et les prises de decisions d’une entreprise dirigée par les grands corps d’état et donc avec des logiques qui s’affranchissent des contraintes réclamées aux autres.

    1. @gc
      Il n’est pas honnête de parler des conséquences de Fukushima en disant « au final ». Le compte final des victimes ne pourra être fait que dans 20 ou 30 ans, quand on aura le chiffre de la différence de fréquence du cancer dans la région par rapport aux chiffres du reste du Japon; avant, on ne peut rien affirmer!

      Seuls, les pro-nucléaires dogmatiques utilisent cet argument fallacieux.

      1. @miky stouffs
        « Seuls, les pro-nucléaires dogmatiques utilisent cet argument fallacieux. »

        Et seuls les anti-nucléaires dogmatiques ne lisent pas les études contredisants leur croyance religieuse !

  12. yamaha fait des bons groupes electrogenes ,comme ca plus d abonnements car apres 2017 la facture vas exploser ….!!

  13. Il y a deux problèmes. Le premier est d’avoir mis en France tous nos œufs dans le même panier nucléaire. Alors que la diversité d’approvisionnement est une une règle de base impérieuse. Le second est d’avoir un État qui a tout voulu contrôler alors que ses compétences ne sont pas universelles, loin s’en faut. La libéralisation de ce marché en laissant des opérateurs privés gérer cette question dans un cadre strict, aurait évité les catastrophes financières et peut-être techniques qui nous menacent.

    1. « Alors que la diversité d’approvisionnement est une une règle de base impérieuse. »

      Dans les énergies qui marchent actuellement il y a le fossile, l’hydraulique ou le nucléaire point.

      1. Donc les panneaux photovoltaïques sur mon toit qui ont chargé la batterie dans mon garage qui recharge ma voture Tesla, c’est une illusion?
        Et l’avion « Impulse 2 » qui traverse l’Atlantique comme le Pacifique, encore une illusion?
        Et ces champs d’hélices en mer, encore une illusion?

        Au moins, vous n’avez pas de parti prix, vous!

        1. bah si vous avez une Tesla, c’est que le pognon ne vous coute pas cher, et vous pouvez vous payer tous les gadgets photovoltaïques que vous voulez. Mais ça reste des gadgets hors de prix
          Impulse 2 c’est plus une escroquerie qu’une illusion : il n’est pas vraiment solaire, il a besoin de décoller batterie pleine comme un vulgaire avion électrique
          Et les champs d’hélices en mer, c’est une autre forme d’escroquerie : un détournement de fonds publics à grande échelle, au détriment du consommateur.

        2. « Au moins, vous n’avez pas de parti prix, vous! »

          Là, c’est la chute, n’est ce pas ?
          Dans votre liste, rien n’a le juste prix, tout y est subventionné, ou soutenu par des sponsors…

  14. L’avenir est aux énergies renouvelables, mais la France étant l’exception mondiale en ce qui concerne la production électrique peine à sortir du fléau nucléaire. Mais tant que c’est le contribuable qui paie, c’est pas grave… Non?

    1. Jixo: « peine à sortir du fléau nucléaire »

      L’énergie la moins chère et la mois polluante d’Europe un « fléau » ? vous plaisantez ? Les Allemands dégagent trois plus de CO2 et de polluants pour deux fois le prix et cerise sur le gâteau, l’exploitation de la lignite rend les zones alentours…. radioactive !

      « effet secondaire de la «transition énergétique» allemande, ce charbon polluant représente 40% de la production électrique du pays, contre 25% en moyenne en Europe (il faut bien compenser l’arrêt des centrales nucléaires !). Le permis accordé à RWE prévoit l’extraction de 1,3 milliard de tonnes de lignite d’ici 2045 sur le site soit en moyenne, près de 45 millions de tonnes par an pendant ces 30 ans ! À vos calculettes pour les rejets quotidiens de suie dans l’environnement, par référence aux chiffres indiqués plus haut, ceci pour une seule centrale parmi d’autres.

      D’ailleurs, une étude a été commanditée par Greenpeace en avril 2013, sur la pollution des centrales à charbon, reprise par la revue allemande « Der Spiegel ». L’étude se base sur l’activité des 67 plus grosses centrales au charbon d’Allemagne en 2010, soit un an avant que le gouvernement annonce la sortie du nucléaire, en réaction à la catastrophe de Fukushima. Elle estime que cette année-là, 3 100 personnes sont décédées de façon prématurée à cause des émissions de CO2 et de la fine poussière de métaux empoisonnés générées par les centrales au charbon, qui provoquent maladies respiratoires, cancers du poumon et infarctus du myocarde. »

      http://energie.lexpansion.com/energies-fossiles/pollution-et-si-la-cause-en-etait-le-lignite-de-l-est-europeen-_a-31-8285.html

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