Turquie et Russie toujours coincés dans le bourbier syrien

Publié Par Yves Montenay, le dans Moyen Orient

Par Yves Montenay

Vladimir Poutine (Crédits World Economic Forum, licence Creative Commons)

Vladimir Poutine (Crédits World Economic Forum, licence Creative Commons)

Il y a quelques mois, lorsque la Russie est intervenue en Syrie, j’avais écrit un peu cavalièrement que Russes et Turcs étaient « dans la panade ». Cela avait déclenché des réactions indignées des poutinophiles, mais personne n’avait pris la défense des Turcs. Depuis il s’est passé beaucoup de choses.

Essayons de faire le point.

Les Russes

Je maintiens que la Russie était et est toujours « dans la panade » : sanctions européennes, baisse du prix du pétrole, absence de réformes économiques permettant de la pallier, danger d’être prisonnier des chaos ukrainien et moyen-oriental, notamment en s’enfermant dans une alliance avec les Chiites.

Poutine vient de tenter de se dégager en annonçant son retrait partiel de Syrie. C’est bien joué !

Quel est le bilan de cette aventure, qui n’est pas terminée, puisque la Russie garde sa base navale, y a ajouté une base aérienne et garde une partie de sa force sur place ?

Côté positif pour Poutine, c’est le retour tant désiré de la Russie comme « grande puissance », dialoguant avec les États-Unis, qui sont heureux de voir « les autres » se mouiller au Moyen-Orient, Obama ayant gardé une sainte frousse des interventions sur place.

En prime, les experts militaires insistent sur le fait que l’armée russe avait grand besoin de tester ses armes modernes « en conditions réelles » et de liquider ses vieux stocks de bombes, officiellement en les lançant sur « les terroristes », mais en pratique surtout sur les rebelles turcophones et très peu sur l’organisation état islamique.

En effet ce dernier ne menaçait pas le régime syrien aussi directement que les autres rebelles. Néanmoins la position de l’État islamique a été affaiblie, notamment par une alliance de fait americano – russo – kurde qui a grignoté ses positions et surtout compliqué son approvisionnement par la Turquie. Et Poutine pourrait faire « un geste » en reprenant Palmyre qui semble désormais à portée de main.

Enfin, Poutine a cultivé sa réputation d’homme sans pitié (version « positive ») ou de massacreur (version négative) en n’hésitant pas, pour restaurer le prestige de la Russie, à s’allier à un criminel à grande échelle (Bachar), à tuer environ 5 000 civils par ses bombardements et à envoyer sur les routes 50 000 réfugiés de plus.

Pour Bachar, ce retrait partiel russe est aussi un avertissement : s’il continue ses rodomontades qui bloquent toute solution, on se passera peut-être de lui.

Les Turcs

Le président turc reste lui aussi dans la panade. Certes, il a gagné les élections en tirant sur les Kurdes, ce qui lui a permis d’avoir les voix des ultranationalistes. Mais (conséquence ?) il subit de plus en plus d’attentats. Il réagit en muselant la presse.

Bref, le pays est de plus en plus divisé en trois : ses partisans, les démocrates laïques et les Kurdes, et il n’y a pas d’élections en vue pour les départager, donc la violence va s’intensifier. La guerre civile fait déjà rage dans les villes kurdes, que leurs habitants quittent pour d’autres régions de la Turquie, en y important leurs problèmes … et les attentats.

Un peu comme Poutine, le président turc a réussi un joli coup diplomatique : profiter de la faiblesse et contradictions de l’Europe pour « vendre » très cher son pouvoir de retenir les réfugiés… alors qu’actuellement les Turcs laissent faire les passeurs, voire participent à cet excellent « business », dont la fabrication et la vente de faux gilets de sauvetage !

La Turquie va ainsi toucher 6 milliards de dollars en contrepartie de l’acceptation du rapatriement des réfugiés sur son sol et de la vérification que ce sont de vrais réfugiés : s’il n’est pas compliqué de distinguer un Syrien d’un Malien, il est plus difficile de distinguer un réfugié syrien de certains Maghrébins ayant acheté un « vrai-faux » passeport syrien vendu par l’État islamique.

Mais combien de réfugiés seraient rapatriés par la Turquie ? Théoriquement autant que l’Europe en accepterait (règle dite « du un pour un »), c’est-à-dire très peu par rapport aux 2,7 millions recueillis par la Turquie. Et toujours en contrepartie, l’Europe accepte de reprendre les négociations d’adhésion de la Turquie et de libéraliser les visas aux citoyens turcs.

Cet accord est mal accueilli, tant par la droite européenne, qui craint l’arrivée d’immigrants turcs en plus des réfugiés, que par une partie de sa gauche, qui dit que l’on traite les réfugiés comme une marchandise et que l’on accepte de fermer les yeux sur un régime islamiste dictatorial, alors que l’entrée dans l’Union Européenne est en principe subordonnée à une bonne conduite démocratique. Angela Merkel rappelle certes que la négociation n’est pas l’admission, mais alors ?

Par ailleurs ce bon coup diplomatique ne résout pas les problèmes internes de la Turquie dont nous avons parlé plus haut.

Enfin, pour ajouter aux déconvenues de la Turquie, on peut rajouter les progrès de la Russie et la Chine à son détriment en Asie centrale, dont la relative turcophonie avait pourtant donné de grands espoirs à Ankara. On peut rajouter également l’affaiblissement des Kurdes d’Irak – à ne surtout pas confondre avec ceux de Turquie ou de Syrie  – qui, eux, sont des alliés de la Turquie et qui pâtissent du bas prix du pétrole et d’une gestion politique et économique calamiteuse.

Bref la Turquie se venge sur l’Europe de ses multiples échecs. C’est facile, cette dernière est inexistante !

Note du rédacteur au 23/03/2016

Vous avez remarqué que ce texte a été rédigé avant les événements de Bruxelles. Le décalage est toutefois moins important qu’il ne semble, car si la situation en Syrie est largement le moteur des événements en Europe.

On retrouve là le rôle des présidents russe et turc, dont l’action n’est malheureusement pas tournée vers la lutte contre l’État islamique. Il est frappant que le président Erdogan ne parle que les Kurdes, et que le président Poutine déclare « que les objectifs de son action sont atteints » alors qu’il a très peu lutté contre l’État islamique. Il avoue ainsi que ce n’est pas cela qui l’intéresse, mais, comme dit plus haut, sa propre publicité. Je ne vois ainsi pas pourquoi tant de gens le considèrent comme « un rempart contre le terrorisme », alors que son armée en a côtoyé le foyer, en l’égratignant à peine.

Sur le web

  1. Je partage votre analyse sur la Turquie. En revanche, votre affirmation que Poutine a choisi de s’allier avec un dictateur, Assad, est approximative. En effet, la Russie et la Syrie ont un accord de défense, et Assad a demandé le soutien russe selon les termes de l’accord. Juridiquement et diplomatiquement, il n’y a pas lieu à faire ce commentaire. Ethiquement , c’est une autre histoire. Mais, rappelons que la Syrie est dans le jeu d’alliances dans l’orbite de Moscou depuis 1970, cela s’appelle la géopolitique. Les Saoudiens, turcs et autres théocraties du golfe sont dans le camp américain, et, c’est bien connu, ces pays ne sont en aucun cas des dictatures.
    Relativisez…. C’est aussi votre rôle.

    1. « En effet, la Russie et la Syrie ont un accord de défense »

      Si vous devez utiliser un accord de défense pour vous protéger de votre population, c’est qu’il y a un problème…

      « Mais, rappelons que la Syrie est dans le jeu d’alliances dans l’orbite de Moscou depuis 1970 »

      Moi qui croyait que la Russie n’était pas l’URSS, on m’aurait menti ?

      « Les Saoudiens, turcs et autres théocraties du golfe sont dans le camp américain, et, c’est bien connu, ces pays ne sont en aucun cas des dictatures. »

      Incroyablement moins dures que toutes les dictatures socialistes sponsorisées par l’URSS. Enfin, aux dernière nouvelles les turques ont pus choisir leurs dirigeants, contrairement aux syriens et aux russes.

      1. J’avais oublié le supporter en chef d’Erdoğan…
        Concernant l’accord russe-syrien, il existe, signé par 2 états souverains, même si vous n’êtes pas d’accord.
        J’anticipe votre question récurrente.
        « avez-vous des preuves »?
        De même que la France a un accord de défense avec les Émirats Arabes Unis.
        La géopolitique n’est pas vraiment votre tasse de thé, on dirait.
        Quant à vos commentaires sur la moindre dictature des théocraties du golfe, je ne sais pas si vous avez déjà vu une lapidation.

        1. Vous éludez ma question, un accord de défense c’est fait pour se défendre des pays étrangers, pas de sa population…

          « De même que la France a un accord de défense avec les Émirats Arabes Unis. »

          En voilà un bel exemple. Les UAE sont un pays menacé par les mollahs iraniens. Si (bon je prend pas trop de risques tant donné que les émiratis sont dans le top des arabes les plus heureux) la population venait à prendre les armes contre les dirigeants, j’ose espérer que la France n’irait pas massacrer ces gens comme Poutine massacre ces pauvres syriens…

          « Quant à vos commentaires sur la moindre dictature des théocraties du golfe »

          Et voilà que vous utilisez des mots que vous ne connaissez pas… Le pouvoir des monarques du Golfe repose sur des traditions politiques anciennes et des accords avec les chefs tribaux. Le seul pays ou la constitution stipule que la légitimité des dirigeants et d’origine divine c’est l’Iran, c’est aussi le seul pays ou la constitution indique qu’il faut exporter le sectarianisme.

          « Quant à vos commentaires sur la moindre dictature des théocraties du golfe, je ne sais pas si vous avez déjà vu une lapidation. »

          Une forme de punition pratiquement plus pratiquée dans tous les pays musulmans (même en Iran, c’est dire). On la voit encore dans le cadre d’exécutions pratiqués par les chefs tribaux dans quelques pays, ceci indépendamment du fait que ce soit légal ou pas. Vous ne pouviez pas taper plus à coté de ce qui est vécu quotidiennement par des millions de musulmans du Maroc à l’Indonésie.

          Mais bon, puisque vous êtes d’humeur à verser des larmes pour les gens qui souffrent, que dire des millions de personnes qui pourrissent dans les Laogais chinois, les goulags russes (pudiquement renommés « camps de travail »), de ces femmes nord coréennes que l’on oblige à noyer leurs bébés dans du purin et à qui ont coupe les doigts un par un juste pour rigoler ?

          Pourquoi aucune compassion pour ces femmes syriennes que le régime kidnappe, et qui sont ensuite torturés par des (très gentils) membres du parti baath qu’ils leur enfonce des pinces de batterie sous tension dans le vagin ?

          Enfin, je ne peut m’empêcher d’avoir une pensé pour Alexander Litvinenko, un homme mort dans d’atroces souffrances après avoir été empoisonné au Polonium par les membres du KGB pour avoir révélé leur implications dans des entreprises terroristes qui ont tués des centaines de russes.

          Vous voyez, moi je m’intéresse aux victimes innocentes, ou qu’elles soient, quelles qu’elles soient. Vous vous n’en avez pas grand chose à faire, vous montez en épingle celles qui vous intéressent en ignorant l’existence des autres. Au final, vous ne faites preuve de respect pour aucune d’entre elles.

          1. « Alexander Litvinenko, un homme mort dans d’atroces souffrances après avoir été empoisonné au Polonium par les membres du KGB  »
            Litvinenko ?? ce gars qui faisait de la contrebande de matières radioactives ? qui était en cheville avec les mafias Tchétchènes et qui est mort juste après un dernier rdv avec les copains avec lesquels il faisait de la contrebande ?
            on parle bien de lui ?

            1. Alexander Litvinenko, le type que la propagande russe cherche à tout prix à salir car il a écrit un livre excellent: « Blowing Up Russia: The Secret Plot to Bring Back KGB Terror ».

              http://www.amazon.com/Blowing-Up-Russia-Secret-Terror/dp/1594032017

              Le KGB ne pouvant pas récuser tout ce qu’il dit dans se livre puisqu’il était dans une excellente position pour connaitre la vérité s’est mit à inventer n’importe quoi. La détresse était si grande que des organes de presse russes se sont même mit à dire que Litvinenko avait découvert un réseau pédophile dans l’élite russe car il ne fallait absolument pas parler du sujet qui fâche, l’accession de Poutine au pouvoir.

              La seule mafia tchétchène que je connais, c’est celle de Kadyrov…

              1. Vous qui adorez la turquie et son président, savez vous que la famille Erdogan a gagné beaucoup d’agent grâce à l’EI? Il achète le pétrole à moindre prix auprès de EI et le revendre plus cher à l’exterieur, c’est une famille mafieuse qui se fait aussi de l’argent avec les réseau mafieux qui vous envoie des migrants qui viennent de turquie. Quand je pense que la CE a versé des milliards à la Turquie et qu’ils ont conclu un accord inadmissible avec la turquie. La Turquie fait du chantage à la CE pour rentrer dans la CE. Nous avons vraiment des abrutis finis ou alors ils ont un intérêt personnel mais certainement pas un intérêt communautaire.

                1. Il y a plusieurs mois de cela, IS produisait entre 20 000 et 40 000 barils de pétrole par jour. Entre 10 et 20 000 étaient exportés. Ils étaient exportés en Syrie, en Irak, en Jordanie et en Turquie. La Turquie consomme 700 000 barils de pétrole par jour. Cela ferait un peu plus de 3% de sa consommation. Avec les prix du pétrole actuels, c’est tout juste bon à enrichir quelques douaniers corrompus…

                  http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/11/26/29002-20151126ARTFIG00009-comment-daech-organise-son-lucratif-marche-petrolier.php

                  https://www.eia.gov/beta/international/analysis.cfm?iso=TUR

      2. Pierre Van Grunderbeek

        Votre commentaire est tendancieux. Vous passer sous silence que la Syrie a aussi été déstabilisée de l’extérieur (djihad) et qu’à ce titre, une intervention militaire découlant d’une alliance est justifiée.
        Mon interrogation est la suivante. Pourquoi refuser la participation de Bachar al-Assad à une élection présidentielle honnête ? S’il ne représente pas la volonté du peuple comme vous le dites, il sera balayé, non ? Mais s’il gagne, ce qui est hautement probable, c’est toute la rébellion armée qui perdra sa légitimité.
        Il y a beaucoup de diplomates en poste en Syrie en 2011 qui ont dit que Bachar al-Assad était populaire en Syrie à cette époque. Je pense à l’ambassadeur de France, Eric Chevallier, ou à l’ambassadeur de l’Inde par exemple qui ont écrit des articles à ce sujet.
        Le problème qui se pose est le suivant : une opposition minoritaire est-elle en droit de se révolter contre le pouvoir pour obtenir le départ du chef de l’Etat ? Si la réponse est oui, on est parti pour 1000 ans de guerre.

        1. « Votre commentaire est tendancieux. Vous passer sous silence que la Syrie a aussi été déstabilisée de l’extérieur (djihad) et qu’à ce titre, une intervention militaire découlant d’une alliance est justifiée. »

          C’est Bachar al-Assad qui a tout fait pour radicaliser sa population et démarrer une organisation terroriste afin de se trouver une bonne excuse. Vous pensez vraiment que pleins de terroristes en manque d’inspiration se sont appelés pour se dire « hey les gars, et si on allait tous gâcher l’idylle socialiste du parti baath syrien ? » ?

          « Mon interrogation est la suivante. Pourquoi refuser la participation de Bachar al-Assad à une élection présidentielle honnête ? »

          Mais c’est à Bachar al-Assad, Khamenei et Poutine qu’il faut poser cette question ! C’est eux qui font obstruction !

          « Mais s’il gagne, ce qui est hautement probable, c’est toute la rébellion armée qui perdra sa légitimité. »

          Je ne vois vraiment pas comment Assad pourrait gagner une élection libre ou tous les syriens voteraient. Car on parle bien d’élections libres, par d’un simulacre ou le Hezbollah et l’IRGC attendent les votants avec des grues ?

          « Il y a beaucoup de diplomates en poste en Syrie en 2011 qui ont dit que Bachar al-Assad était populaire en Syrie à cette époque. »

          Ben oui, c’est connu, les dictateurs socialistes sont toujours populaires jusqu’à ce qu’ils partent, après plus personne n’ose dire ça…

          « Le problème qui se pose est le suivant : une opposition minoritaire est-elle en droit de se révolter contre le pouvoir pour obtenir le départ du chef de l’Etat ? Si la réponse est oui, on est parti pour 1000 ans de guerre. »

          Mais c’est vous qui la déclaré minoritaire alors que rien n’est moins sure. Le socialisme baath a échoué sur tout ce qu’il a promit, il est mort idéologiquement depuis longtemps. Pourquoi ne pas laisser les syrien se débarrasser du socialisme comme l’ont fait tant d’autres pays ?

          1. n’importe quoi sur la les monarchie du golfe

            « Et voilà que vous utilisez des mots que vous ne connaissez pas… Le pouvoir des monarques du Golfe repose sur des traditions politiques anciennes et des accords avec les chefs tribaux. Le seul pays ou la constitution stipule que la légitimité des dirigeants et d’origine divine c’est l’Iran, c’est aussi le seul pays ou la constitution indique qu’il faut exporter le sectarianisme »

            L’Arabie saoudite est une monarchie de droit divin c’est d’ailleurs la devise nationale du pays quand à l’Iran c’est une théocratie: vous ne savez pas faire la différence et vous avez le culot de dire aux personnes qu’ils n’y connaissent rien mais qu’elle prétention!

            Quand à vôtre rengaine du socialisme de la région c’est une rengaine qui se fracasse sur le mur des réalités politiques, avec vous on se croiraient encore au temps de la guerre froide vous vous rendez compte que ce que vous énoncez n’ est pas du tout vérifier par la réalité?

            Quand à votre obsession poutiniste à quand un inventaire des occidentaux depuis le début de leur intervention nombre de morts civils, dommages collatéraux etc… l’autocritique ça ne vous parle pas.

            Franche Lecteur vos comment

            1. « n’importe quoi sur la les monarchie du golfe, L’Arabie saoudite »

              N’est pas la seule monarchie du Golfe et vous confondez la Ulama et la House of Saud. Vous sous estimez les accords avec les chefs locaux, Ibn Saud n’avait pas le monopole du Coran, en fait c’est l’empire Ottaman qui l’avait…

          2. Pierre Van Grunderbeek

            Attention ! Bachar al-Assad s’écartait du Baasisme pour se rapprocher du libéralisme déjà avant 2011 et c’est une des raisons qui a provoqué le mécontentement populaire récupéré par les islamistes.
            Il a fait l’erreur de libérer ses prisonniers radicaux qui ont ensuite formé l’opposition armée mais qui peut prouver qu’il l’a fait pour envenimer la situation.
            Si vous lisez les déclarations syriennes, vous apprendrez que Bachar al-Assad est prêt à relever le défi d’élections libres supervisées par l’ONU. Ce sont les rebelles qui ne sont pas d’accords. A ma connaissance, ce sont les Européens qui ont interdit aux Syriens de l’étranger de voter lors de leurs dernières élections. Vous avez oubliez ?
            Vous voudrez bien admettre qu’il n’y a qu’une possibilité d’éviter la guerre civile, c’est d’organiser des élections justes et libre avec les perdants qui reconnaissent leur défaite. Dans le cas de la Syrie, des garanties constitutionnelles pour les minorités ethniques et religieuses s’imposent évidement.
            Personnellement, je ne crois pas que Bachar al-Assad puisse se maintenir au pouvoir à moyen terme mais pour le moment, il est incontournable sauf à encore prolonger la guerre civile pendant de longues années avec les conséquences pour l’Europe qu’on connait.

            1. « Bachar al-Assad s’écartait du Baasisme pour se rapprocher du libéralisme déjà avant 2011 et c’est une des raisons qui a provoqué le mécontentement populaire récupéré par les islamistes. »

              Hafez el-Assad s’est écarté de l’idéal baath dès son accession au pouvoir, il a rapidement interdit tout débat au sein de parti et a consolidé ses positions. Cela n’avait rien à voir avec le libéralisme, il a juste transformé la Syrie en une dictature nihiliste, porteuse d’aucun projet.

              « Il a fait l’erreur de libérer ses prisonniers radicaux qui ont ensuite formé l’opposition armée mais qui peut prouver qu’il l’a fait pour envenimer la situation. »

              Il y avait des manifestations de toutes natures, des alaouites, des chrétiens, des turkmènes, des kurdes des assyriens en 2011. Il a libéré des radicaux pour pourrir la situation, car plus il y avait de radicaux plus il pouvait tranquillement tirer dans le tas. Règle numéro 1 de la survie du dictateur socialiste, créer un problème de toutes pièces pour pouvoir ensuite prétendre le résoudre…

              « Si vous lisez les déclarations syriennes, vous apprendrez que Bachar al-Assad est prêt à relever le défi d’élections libres supervisées par l’ONU. »

              Vous éludez la question de l’IRGC et du Hezbollah. Depuis un moment le Liban veut mener des élections libres, il ne peut pas, la faute à qui ?

              « Ce sont les rebelles qui ne sont pas d’accords. »

              Les opposants sont pour organiser des élections depuis toujours, ils demandent juste qu’un pouvoir de transition neutre soit en place et pas Bachar al-Assad.

              « A ma connaissance, ce sont les Européens qui ont interdit aux Syriens de l’étranger de voter lors de leurs dernières élections. Vous avez oubliez ? »

              Les dernières élections étaient des élections libres ?

              « Vous voudrez bien admettre qu’il n’y a qu’une possibilité d’éviter la guerre civile, c’est d’organiser des élections justes et libre avec les perdants qui reconnaissent leur défaite. »

              Et ça Bachar al-Assad n’en a jamais eu l’occasion…

              « Dans le cas de la Syrie, des garanties constitutionnelles pour les minorités ethniques et religieuses s’imposent évidement. »

              Ce n’est pas le parti baath qui va réussir, surtout avec les islamistes iraniens dans tout les coins… Regardez le Liban…

              « Personnellement, je ne crois pas que Bachar al-Assad puisse se maintenir au pouvoir à moyen terme mais pour le moment, il est incontournable sauf à encore prolonger la guerre civile pendant de longues années avec les conséquences pour l’Europe qu’on connait. »

              C’est justement le contraire, al-Assad n’est pas incontournable, il suffit de voir les moyens extraordinaires que la Russie et l’Iran on déployé pour le maintenir en place… Exfiltrer Bachar al-Assad dès le début aurait été beaucoup plus simple. Ceux qui gagnent du terrain contre IS aujourd’hui sont les SDF, composés à 40% de non kurdes. C’est Bachar al-Assad qui empêche un rassemblement des syriens.

      3. Très bonne réponse gordion.les théocratie du golf ,ensemble la Turquie sont amies des US et de l’UE pourtant ce sont d grande dictatures….

  2. Cet article est nul! Erdogan n’est pas un dictateur, il a été élu par son peuple dans des élections multiparti contrairement à Poutine. Quand la presse embauche et garde des terroristes dans ces locaux, c’est un crime. La kamikaze qui s’est fait explosé à Ankara était une rebelle du PKK caché dans les locaux d’un journal…..

    1. +1

      D’ailleurs les kurdes ont voté massivement pour l’AKP. Mais bon, les anti-Erdogan sont les mêmes que ceux qui vont fermer les yeux sur ce que ce très gentil Ataturk a fait aux kurdes, tout ça car ce dernier disait être laïque contrairement à Erdogan…

  3. Merci pour votre article.

    Vous dites que l’intervention Russe à tué 5 000 civils par ses bombardements. Or l’OSDH donne un chiffre de 1800 victimes civiles à la date du 18 Mars, le Réseau syrien des droits de l’homme et Centre syrien de documentation des violations comptabilisent 2000 civils tués à la même date.
    Pour 9 000 sorties et entre 20 000 – 25 000 bombardement, cela fait 1 civil tué tout les 10 bombardements.
    A titre de comparaison, pour le seul mois de Mars 2003, 7 000 civils Irakiens sont morts selon l’Iraq Body Count project. Ce ne sont pas des statistiques mais des décès sourcés, ce qui est plus bas que toutes les estimations statistiques (et que la réalité).

    Les bombardements Russes sont donc loin des clichés, encore faut il vouloir sortir des clichés. Par exemple « liquider les vieux stocks de bombes » n’a pas de sens, il y a tout ce qu’il faut en Russie pour faire exploser des vieilles munitions à moindre frais, nul besoin de leur faire prendre l’avion pour la Syrie !

    Pour ce qui est de l’alliance avec l’affreux Bachar el-Assad, peut-être devrions trouver notre chemin de Damas, et comprendre qu’un état syrien stable est dans notre intérêt. On s’est allié avec des dictateurs 100 fois pires (Staline) dans l’histoire lorsque la situation le demandait. Ca n’empêche pas de le lâcher une fois le pays stabilisé.

    Quand aux objectifs de Poutine en Syrie, ils ont été donné par Poutine au début de l’intervention, sur la première chaine Russe :

    « Our objective is to stabilize the legitimate authority and create conditions for a political compromise »

    Ce qui fait 2 objectifs :
    1) Stabiliser le régime – Fait
    2) Créer les conditions pour un compromis politique – Fait, depuis que le cesser le feu entré en vigueur le 27 février fonctionne et que les négociations à Genève ont commencé le 14 Mars.

    C’est tout.

    Il était prévu que l’intervention dure 4 mois, elle en a durée 5 et demi, ce départ était attendu.
    L’intervention Russe cherchait à modifier le rapport de force en faveur de l’état syrien. Pas à détruire directement l’Etat Islamique, mais à mettre en place les conditions pour sa destruction.

    Aujourd’hui la bataille de Palmyre fait rage : https://en.wikipedia.org/wiki/Palmyra_offensive_(March_2016)
    L’offensive a débuté le 9 Mars, avec plus de 5000 hommes. L’aviation Russe bombarde la zone 50 fois par jour. Des nouvelles sont à attendre pour aujourd’hui, avec un assaut général probable. Palmyre tombera ou sera totalement encerclée dans quelques jours.
    La chute du Palmyre signifiera pour l’Etat Islamique la perte de désert syrien, l’amputant de 30 000 km2 soit un quart de son territoire.
    Après ça, la route sera ouverte pour libérer le ville de Deir ez-Zor, qui résiste au siège de l’état islamique depuis 2 ans. La jonction avec les Kurdes sera alors possible par le Nord-Est, encerclant Raqqa dans un étau gigantesque.
    Ou pas, à la guerre rien n’est sûr.

    1.  » Pour ce qui est de l’alliance avec l’affreux Bachar el-Assad, peut-être devrions trouver notre chemin de Damas, et comprendre qu’un état syrien stable est dans notre intérêt.  »

      C’est pas avec Bachar au pouvoir que la Syrie va retrouver sa stabilité puisque c’est son régime qui allumé l’étincelle de cette guerre civile en réprimant violemment les premières contestations anti-régime pour ensuite avoir volontairement bombarder à coup de baril d’explosif les populations civiles qui plus est sont majoritairement sunnites contrairement au régime de Assad. Ce n’est pas avec des bombes que le régime va attirer la sympathie de la population.

      D.J

      1. ouais … enfin , ce qu’Assad a vraiment fait , on n’en est plus vraiment sur mais il fallait bien trouver un prétexte pour aller le bombarder au nom de la démocratie 🙂

        https://consortiumnews.com/2015/12/22/a-call-for-proof-on-syria-sarin-attack/

        1. Même Sputnik n’ose plus dire que Bachar n’a pas commit les attaques au Sarin, comme on entend plus parler du contrôleur aérien espagnol sortit de nul part qui soutenait la thèse poutiniste sur le vol MH17.

          Si Bachar n’a pas commit l’attaque, alors pourquoi a t’il déclaré de l’hexamine dans ses stocks de produits chimiques ? Produit utilisé pour stabiliser le sarin qui a permit de réaliser ces bombardements.

          1. eh bien si !!
            de plus en plus de monde affirme que l’attaque au sarin était faite sous faux drapeaux pour « obliger » les occidentaux à intervenir , un peu comme l’affaire des couveuses à Koweit-City pour convaincre l’opinion qu’il fallait absolument intervenir.
            Avec tout le succès que l’on sait , comme d’habitude et Obama empêtré dans ses fameuses lignes rouges doni il ne pouvait plus sortir , et sauvé par Poutine qui a finalement obtenu un accord avec Assad : » tu leur dis que tu vas supprimer ton stock et ils pourront sortir de ce bourbier , la tête haute .. et la queue basse ».

            1. Vous éludez ma question…

          2. Pierre Van Grunderbeek

            Malheureusement pour votre commentaire, même Barack Obama à reconnu dans son interview récente au journal « The Atlantic » que ses services ne pouvaient pas certifier que Bachar al-Assad est responsable de l’attaque chimique de la Goutha. « It’s not a slam dunk »
            Dans le doute, on ne condamne pas d’autant plus que Carla del Ponte qui n’est pas une mythomane avait déclaré quelques mois plus tôt que les attaques au gaz précédentes ne pouvaient avoir été commises par les forces gouvernementales. Il y a une vidéo de cette déclaration sur Internet.
            Le « false flag » est une réalité et il faut aussi tenir compte de ce paramètre.

      2. qui a fait le classement de la liberté de la presse dans le monde ? une ONG américaine , ou financée par Soros ? ah oui !!! excellent !! en toute impartialité alors 🙂

    2. « Les bombardements Russes sont donc loin des clichés, encore faut il vouloir sortir des clichés. »

      La Russie a bombardé des écoles, des mosquées, des hôpitaux, des installations de purifications d’eau, des hangars à nourriture. Tout cela dans l’ouest ou il n’y avait pas de présence de l’IS…

      « Par exemple « liquider les vieux stocks de bombes » n’a pas de sens, il y a tout ce qu’il faut en Russie pour faire exploser des vieilles munitions à moindre frais, nul besoin de leur faire prendre l’avion pour la Syrie ! »

      Oui mais il en tirerait aucune valeur ajoutée, alors qu’il a eu l’occasion de poser des problèmes à l’Europe en aggravant la crise des migrants.

      « Pour ce qui est de l’alliance avec l’affreux Bachar el-Assad, peut-être devrions trouver notre chemin de Damas, et comprendre qu’un état syrien stable est dans notre intérêt. »

      Le régime de Bachar ne pourra jamais être stable tout simplement car le parti baath a totalement échoué à donner à sa population tout ce qu’il avait promit. Le socialisme ne marche pas et il ne marchera jamais, même dans le monde arabe.

      Concrètement, quel jeune syrien va rejoindre le parti baath par convictions politiques aujourd’hui ?

      « L’intervention Russe cherchait à modifier le rapport de force en faveur de l’état syrien. Pas à détruire directement l’Etat Islamique, mais à mettre en place les conditions pour sa destruction. »

      Mais enfin l’IS a progressé aux détriment des opposants syriens grâce à Poutine. Au début de cette intervention j’avais dit que Poutine nous mentait sur ses objectifs et j’avais parfaitement raison. Poutine n’a été d’absolument aucune aide contre l’IS, il a juste massacré des syriens… Son action est purement parasitaire.

      « La jonction avec les Kurdes sera alors possible par le Nord-Est, encerclant Raqqa dans un étau gigantesque. »

      Les gens qui font reculer l’IS au nord-est sont les Syrian Democratic Force, qui sont alliés avec les USA et qui comptent déjà 40% de combattants non kurdes. Les USA ont la bonne stratégie, plutôt que de s’appuyer sur un dictateur dont personne ne veut ils s’appuient sur toutes les composantes ethniques et religieuses du peuple syrien.

      Cela pourrait aller plus vite, mais malheureusement la Russie, qui ne peut se résoudre à voir une dictature socialiste disparaitre, met des bâtons dans les roues à la coalition.

      1. un_lecteur,

        Avec le nombre incroyable de commentaires que vous laissez sur le site chaque jour, aux heures de bureau, je vous considère comme un troll, et je ne souhaite pas dépenser d’énergie à vous répondre en détail.

        Il y a 6 mois vous considériez que l’armée d’Assad était terminée et que l’armée Russe allait s’embourber en Syrie comme l’armée soviétique en Afghanistan 30 ans plus tôt.

        Vous vous êtes trompé, car votre grille d’analyse était fausse, et elle l’est toujours.

        Bonne continuation.

        1. « Avec le nombre incroyable de commentaires que vous laissez sur le site chaque jour, aux heures de bureau »

          Je n’ai pas à justifier de mon emploi du temps et de toutes façons cela serait invérifiable.

          « je vous considère comme un troll »

          Justement parlons en. Les trolls, ils changent périodiquement de pseudos afin que leurs contradicteurs soient obligés de tout recommencer. J’en sais quelque-chose, j’en ai vu défiler des pseudos. Pour quelqu’un qui semble savoir ce que j’ai dit il y a des mois, je ne me souviens pas vous avoir vu auparavant.

          d’ailleurs Google est d’accord avec moi, « site:contrepoints.org « Povremoyne » » ne renvoie qu’un seul résultat.

          « l y a 6 mois vous considériez que l’armée d’Assad était terminée »

          Je vois le Hezbollah, je vois l’IRGC, je vois des russes, il parait aussi que la ligue des vertueux a fait une incursion en Syrie, mais la SAA, je la vois plus tellement…

          « l’armée Russe allait s’embourber en Syrie »

          L’armée russe n’a pas fait reculer l’IS, il a au contraire avancé au nord ouest. Les résultats de l’intervention sont à des années lumières de ce qui avait été annoncé.

          1. un_lecteur,

            Je vous invite à observer que vos commentaires représentent plus de 50% du contenu de cette page, et sans doute de nombreuses autres. Ils closent ici la quasi-totalité des fils de discussion.

            Interrogez-vous sur le besoin de contredire systématiquement et point par point ceux qui n’ont pas la même opinion que vous. Quel est l’origine de ce comportement ? Pourquoi ne pas les laisser être ?

            Pourquoi ne pas apporter humblement sa pierre à l’édifice de la recherche de la vérité, plutôt que d’inonder (noyer, tuer ?) le débat ?

            Bonne soirée.

            1. « Interrogez-vous sur le besoin de contredire systématiquement et point par point ceux qui n’ont pas la même opinion que vous. Quel est l’origine de ce comportement ? Pourquoi ne pas les laisser être ? »

              Je ne veux pas m’étendre la dessus, c’est personnel et invérifiable. Pour faire simple, aujourd’hui, dans l’est d’un pays européen dont on ne peut pas écrire le nom sans se faire censurer, des femmes se font fouetter par des sociopathes alcooliques au nom de la grandeur de la Russie. Je connais des gens qui sont en danger dans cette zone.

              https://veriteperdue.wordpress.com/2014/12/01/retour-au-moyen-age-en-novorossia/

              « Pourquoi ne pas apporter humblement sa pierre à l’édifice de la recherche de la vérité »

              C’est exactement ce que je fais, je recherche le débat, vous ne le recherchez pas, vous souhaitez juste asséner vos opinions sans prendre le risque de les confronter.

  4. « l’époque est difficile pour les dictateurs… »

    Peut-être que M. Montenay devrait regarder ce qui se passe actuellement aux US (voir les dernières déclaration de Trump et Cruz) avant d’être aussi affirmatif. Quand les gouvernements laissent les situations leur échapper sur le plan intérieur, il y a forcément un retour de bâton. Et les vues nombrilistes des bisounours d’Europe ont vraiment peu d’importance par rapport à ce qui se passe aux US.

  5. Pierre Van Grunderbeek

    Désolé, vous confondez dictature et régime autoritaire, ce n’est pas la même chose. Poutine et Erdogan ont été élus, pas selon les normes démocratiques européennes mais leurs taux de popularité dans leur pays témoignent de leur légitimité.
    Je ne vois pas de panade non plus. En lisant les fait qui sont cités dans l’article, j’ai plutôt l’impression que ce sont eux, avec les Etats-Unis, qui tirent les ficelles. On pourrait plutôt parler de panade pour l’Union européenne.

    1.  » mais leurs taux de popularité dans leur pays témoignent de leur légitimité.  »

      Les taux de popularité en Russie pour Poutine sont des taux de popularité en trompe l’oeil. En Russie les médias ne sont pas libre ( Russie 154ème pour la liberté de la presse contre 39ème pour la France ) et les grands quotidiens et les grand médias sont aux mains du pouvoir qui peuvent inonder toute sa propagande en faveur de Poutine sans craindre de faire face à une vraie opposition. La Russie recule dans tout les classement liés aux libertés.

      Comme l’avait expliqué un jour Le_lecteur. Il vaut mieux faire confiance en une société qui se méfie de son gouvernement contrairement à des pays comme la Russie où il n’existe pas de réelle opposition.

      D.J

      D.J

      1. Pierre Van Grunderbeek

        Pour info : la plupart des sondages en Russie sont réalisés par le Centre Levada, une ONG plutôt proche de l’opposition et des Occidentaux.
        Pour les médias, je vous laisse libre de vos opinions mais sachez qu’il y a des médias d’opposition comme l’Echo de Moscou par exemple ou les médias occidentaux en langue russe. Il y a aussi l’opposition par Internet qui a un certain succès. (Navalny)
        Une remarque. Si comme vous dites, les médias influencent l’opinion des gens, pourquoi François Hollande est si peu populaire ? On ne peut pourtant pas dire que les médias lui sont foncièrement hostiles !
        De toute façon, on est hors sujet par rapport à l’article, ce sujet regarde les Russes et s’ils sont satisfaits de Poutine, c’est leur problème.

        1. « une ONG plutôt proche de l’opposition et des Occidentaux. »

          L’opposition proche des occidentaux est persécuté depuis 2002. Les anciens socialistes avaient 100. de popularité, les nouveaux en ont 95… L’opposition officielle à Moscou est spécialement étudié pour faire passer Poutine pour un modéré…

          « Il y a aussi l’opposition par Internet qui a un certain succès. »

          Lors de son unique année en tant que directeur du KGB, Poutine a mit en ligne le projet SORM, commencé sous Staline ou il portait le nom de « phonoscopie »

          The Red Web: The Struggle Between Russia’s Digital Dictators and the New Online Revolutionaries
          http://www.amazon.fr/The-Red-Web-Dictators-Revolutionaries/dp/1610395735

          « ce sujet regarde les Russes et s’ils sont satisfaits de Poutine, c’est leur problème. »

          Et si les ukrainiens ne sont pas satisfaits de Poutine, alors ils devraient avoir le droit de l’expulser de chez eux… Il faut vraiment être de mauvaise foie pour ne pas voir que Poutine est très collant, satisfait ou pas.

          1. Pierre Van Grunderbeek

            C’est compliqué de suivre un fil si on mélange tout. Ce n’est pas le sujet de l’article mais ce qui est sûr, c’est que les dirigeants actuels ne sont pas plus populaires que Poutine en Ukraine et qu’ils défendent leur pouvoir en interdisant toute opposition.

            1. Je parlais de l’Ukraine car vous dites que Poutine est le problème des russes, mais ce n’est pas le cas. Makhosetive Dlamini est le problème des swazis, mais Poutine est le problème de beaucoup de monde. Poutine pourrait construire des temples pour vénérer le dieu des carottes que cela me serait égal si il stopperait sa politique impérialiste.

        2.  » Pour info : la plupart des sondages en Russie sont réalisés par le Centre Levada, une ONG plutôt proche de l’opposition et des Occidentaux.  »

          Que les sondages sont effectués par une ONG proche de l’opposition ne change rien sur le fait que les Russes ont une opinion favorable de Poutine parce que la propagande pro-Poutine marche à fond dans un pays où la liberté de la presse est fortement restreinte par le pouvoir. La Russie dans le classement de reporter sans frontière occupe le 154ème rang contre la 39ème place pour la France ou 22ème pour la Suisse. Vous pouvez mettre en doute ces chiffres mais quand on fait la même chose concernant la liberté économique en Russie ont arrive à un rang proche de celui concernant la liberté de la presse. 147ème rang.

          C’est un constat. Plus les pouvoirs son autoritaires et liberticides plus on veut nous faire croire que leurs populations ont une opinion qui leur sont très favorables. Combien de fois n’a t’on pas lu sur Contrepoint des commentaire qui affirment que le pouvoir chinois est populaire malgré que ce même pouvoir qui est tellement populaire n’organise jamais des élections libres. C’est quand même comique que le gouvernement suisse qui gouverne dans un pays réellement démocratique et où les libertés sont les mieux développées est bien moins populaire que celui de la Russie qui est autoritaire et liberticide.

          D.J

          1. Pierre Van Grunderbeek

            Vous ne pouvez pas comparer la Suisse qui est dans le top 5 des démocraties dans le monde depuis longtemps et la Russie qui vient de la découvrir dans la douleur.
            Les Russes se trouvent devant le dilemme suivant. Peut-on avoir une démocratie dans le désordre ou faut-il mettre de l’ordre avant de faire la démocratie. Les Russes choisissent la deuxième option après avoir essayé la première et c’est leur problème.
            La corruption généralisée en Russie existait avant l’arrivée de Vladimir Poutine. Cela ne se résout pas avec un décret présidentiel. Vous imaginez des policiers corrompus qui vont arrêter des fonctionnaires corrompus pour les mener devant des juges corrompus. C’est cela la réalité en Russie aujourd’hui.
            Ce genre de problème n’est pas particulier à la Russie. Si vous connaissez des Siciliens, demandez-leur si la Mafia est encore active. Est-ce la faute aux divers gouvernements italien ?
            Les Russes ne sont généralement pas contents de leurs politiciens mais il font confiances à Poutine d’où les sondages favorables.

            1. « Vous ne pouvez pas comparer la Suisse qui est dans le top 5 des démocraties dans le monde depuis longtemps et la Russie qui vient de la découvrir dans la douleur. »

              Par contre on peut comparer la Russie à l’Ukraine, l’Estonie, la Pologne… Et le constat est édifiant, la liberté en Russie recule sans cesse…

              « Peut-on avoir une démocratie dans le désordre ou faut-il mettre de l’ordre avant de faire la démocratie. Les Russes choisissent la deuxième option après avoir essayé la première et c’est leur problème. »

              Quelle propagande absurde… Il n’y a pas moins de désordre aujourd’hui que sous Yeltsin et surement beaucoup plus que dans les autres pays d’ex-URSS. Sous Yeltsin il y avait par contre une vrai liberté d’expression, les journalistes pouvaient écrire la vérité sur ce que les oligarques faisaient.

              Poutine est arrivé au pouvoir car Yeltsin et ses amis avaient justement besoin de parachuter quelqu’un pour protéger leurs intérêts. Ils ont choisi un lâche, un type terrifié par la liberté qui se planquait à Dresde quand le mur tombait et dans une université quand les russes retrouvaient leur liberté.

              Le guerre de Tchétchénie a été entièrement supervisé par Yeltsin alors que ses amis propriétaires des journaux faisaient passer Poutine pour un glorieux chef de guerre. L’élection a été avancé de 1 mois pour empêcher l’opposition de faire campagne.

              « ous imaginez des policiers corrompus qui vont arrêter des fonctionnaires corrompus pour les mener devant des juges corrompus. C’est cela la réalité en Russie aujourd’hui. »

              Et ben, si c’est la réalité, c’est que Poutine a échoué. Ou bien que Poutine a réussit, selon ses objectifs à lui…

              « Est-ce la faute aux divers gouvernements italien ? »

              Sauf qu’en Russie la mafia, le FSB, l’état et les oligarques se confondent…

            2. Pierre Van Grunderbeek

              Puisque je parle de corruption, voici un article de The Independant.
              La corruption coûte 800 milliards de livres à l’Union européenne soit près de 1000 milliards d’euros par an.
              Et on s’étonne que les Britanniques sont majoritairement pour le Brexit !
              On ne devrait pas commencer à balayer devant sa porte pour commencer ?
              http://www.independent.co.uk/news/world/europe/corrupt-european-countries-costing-eu-nearly-800bn-a-year-says-study-a6944436.html

              1. « On ne devrait pas commencer à balayer devant sa porte pour commencer ? »

                C’est un argument fallacieux pour interdire le débat…

                1. Mais vos arguments sont toujours fallacieux ! vous faites une fixette sur Poutine (personnage d’ailleurs que je n’aime pas) et vous lui attribué tous les maux de la terre. Il faudrait peut-être changer de logiciel et arrêter de lire des articles anti Poutine. Je lis les deux et ma fois, il y a aussi à redire sur les politiciens qui ne balayent jamais devant leur porte (les eurocrates et les EU entre autre). Les arcanes de la géopolitique vous échappent et les faits ne sont pas aussi binaires.

  6. pardonner aux térroristes dépend de dieu , mais les envoyer auprés de lui dépend de moi . vladimir poutine

  7. Je pense que ce retrait partiel des forces russes est l’occasion de faire le bilan des victoires et des défaites de Poutine au moyen orient.

    – La Russie a réussit a aggraver la crise des migrants en détruisant des infrastructures et en bombardant des civils. Je suis convaincu qu’accélérer l’afflux de réfugiés fait partie intégrante de la stratégie de la Russie tellement c’est l’effet le plus visible de son intervention.

    – La Russie a permit à l’état islamique d’avancer dans l’ouest de la Syrie, mettant ainsi en difficulté les opposants syriens. En renforçant l’état islamique alors qu’elle dit lutter contre la Russie produit de la matière première pour sa propagande comme l’explique Ion Mihai Pacepa.

    – La Russie a réussit à empêcher le peuple syrien de choisir ses dirigeants, ce qui est primordial pour Poutine. Si les ukrainiens, les géorgiens ou les syriens pourraient choisir leurs dirigeants sans graves conséquences, alors les russes risqueraient d’en faire de même.

    – La tentative de déstabilisation de la Turquie a misérablement échoué. 25 000 kurdes turques se sont portés volontaires pour se battre aux cotés des kurdes de l’armée turque contre l’organisation terroriste qu’est le PKK. Poutine ne semble pas comprendre que les kurdes ont eu l’occasion de choisir leurs dirigeants, et qu’ils ont voté AKP.

    – Le YPG vient de déclarer une fédéralisation de la Syrie. On a ici clairement affaire à une cinglante défaite pour la Russie qu’elle va tenter de faire passer pour une victoire. Il suffit de voir ce qui était prévu par Poutine en 2011, une fédéralisation était absolument hors de question. Sans oublier que l’on tente de faire passer les kurdes pour les alliés de la Russie, mais leur région étant enclavé et la Syrie non porteuse d’avenir, leur partenaire le plus logique deviendra rapidement la Turquie. Sans compter le fait qu’il y a de moins en moins de bonnes raisons de ne pas créer de sunnistan pour en finir avec ce conflit, comme proposé par la Turquie.

    – Le régime syrien est toujours dans une précarité absolue, il n’existerait tout simplement plus sans les troupes au sol iraniennes. Les difficultés s’accumulent, les services publiques n’existent pour ainsi dire plus même dans les régions de l’ouest. La Russie a pour ainsi dire perdu cette guerre, la seule chose que Poutine peut faire est empêcher le peuple syrien de la gagner.

    1. Les migrants sont arrivés en Europe bien avant l’intervention Russe en Syrie , et la plupart étaient en Turquie depuis plusieurs mois ou années , donc rien à voir avec l’intervention Russe.
      Ceux qui arrivent de Libye , viennent depuis la destruction de leur pays et donc de l’intervention occidentale ( merci Sarko ).
      Nous devons reconnaitre que la destruction de la Libye et de la Syrie sont de la responsabilité unique de l’occident . La meilleure façon pour nous d’aider les peuples serait certainement de ne rien faire ( mon dieu, protégez-moi de mes amis 🙂 ))

      1. « Les migrants sont arrivés en Europe bien avant l’intervention Russe en Syrie , et la plupart étaient en Turquie depuis plusieurs mois ou années , donc rien à voir avec l’intervention Russe. »

        La crise des migrants a commencé car Poutine a fait obstruction à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne qui aurait permit aux syriens de rester vivre chez eux. Elle s’est considérablement aggravé depuis que Poutine s’est mit à bombarder lourdement ces pauvres gens.

        « Ceux qui arrivent de Libye , viennent depuis la destruction de leur pays et donc de l’intervention occidentale ( merci Sarko ). »

        Ceux qui viennent de Libye ne sont en grande majorité pas des libyens, la plupart semblent être originaires d’Afrique subsaharienne.

        En Libye, des centaines de milliers de personnes ne sont pas mortes, la moitié de la population n’a pas été déplacée, 80% des villes ne sont pas détruites et pour finir une organisation terroriste immense n’a pas éclos.

        Tout n’est pas parfait, mais comparé à la Syrie, la situation est très bonne. La dictature Libyenne ayant été beaucoup plus dure que celle de Tunisie, c’est normale que la transition soit plus compliqué.

        « Nous devons reconnaitre que la destruction de la Libye et de la Syrie sont de la responsabilité unique de l’occident »

        Avec des nationalistes qui se détestent eux mêmes comme vous, pas étonnant que des jeunes deviennent terroristes…

      2.  » Les migrants sont arrivés en Europe bien avant l’intervention Russe en Syrie ,  »

        On ne dit pas que l’intervention Russe est à l’origine de la vague migratoire amsi que son intervention l’a aggravée.

         » Ceux qui arrivent de Libye , viennent depuis la destruction de leur pays et donc de l’intervention occidentale ( merci Sarko ).  »

        La Libye était déjà en phase de guerre civile avant l’intervention occidental. La Libye se dirigeait vers le même scénario syrien. L’intervention occidentale n’a fait que de précipiter l’inévitable.

        D.J

    2. Pierre Van Grunderbeek

      Pour compléter, j’ajouterai que s’il y a bien 4 millions de Syriens qui ont fui leur pays, il y en a aussi 8 millions qui ont fui les zones rebelles pour trouver refuge en zone gouvernementale. (Suivant le journal La Croix du 21 septembre 2015)
      La libération de 500 villages va permettre à une partie de ces déplacés de rentrer chez eux.
      A quoi cela sert encore de prolonger cette guerre. Tôt ou tard, Bachar al-Assad partira mais sans doute pas sous la contrainte. D’un autre côté, il n’est pas réaliste de donner le pouvoir à des islamistes qui ne vont pas instaurer plus de démocratie en Syrie. ASL est décrédibilisée pour s’être alliée à des groupes terroristes et pour avoir partagée avec eux les aides militaires qu’elle recevait des Occidentaux.
      Il y a plein de pays qui ont réussi une réconciliation après une guerre civile grâce à des négociations : l’Afrique du Sud ou la Bosnie par exemple. Il faut absolument que les Syriens se parlent sans préalable pour y arriver. S’il n’y avait pas eu le slogan « Bachar doit partir » ils y seraient déjà arrivés depuis longtemps.

      1. « Pour compléter, j’ajouterai que s’il y a bien 4 millions de Syriens qui ont fui leur pays, il y en a aussi 8 millions qui ont fui les zones rebelles pour trouver refuge en zone gouvernementale. »

        Surement car les zones rebelles sont quotidiennement bombardées et que toutes les infrastructures et une bonne partie des habitations sont détruites ?

        « La libération de 500 villages va permettre à une partie de ces déplacés de rentrer chez eux. »

        Ces gens ont demandé à être libérés ?

        « A quoi cela sert encore de prolonger cette guerre. »

        Mais c’est Poutine qui a prolongé cette guerre, Bachar allait tomber avant son intervention…

        « Tôt ou tard, Bachar al-Assad partira mais sans doute pas sous la contrainte. »

        A quoi cela sert de prolonger cette guerre ?

        « D’un autre côté, il n’est pas réaliste de donner le pouvoir à des islamistes qui ne vont pas instaurer plus de démocratie en Syrie. »

        Strawman, personne n’en a parlé. Heureusement que Bachar est la pour contrer les islamistes qu’il a lui même créé…

        « ASL est décrédibilisée pour s’être alliée à des groupes terroristes et pour avoir partagée avec eux les aides militaires qu’elle recevait des Occidentaux. »

        C’est surement pour ça qu’ils négocient à l’ONU…

         » Il faut absolument que les Syriens se parlent sans préalable pour y arriver. »

        Oui, les syriens se parlent dans les SDF par exemple. Al-Assad n’est pas les syriens…

        1. Tout le monde a compris votre fixation sur Poutine. Cela casse beaucoup l’intérêt de vos commentaires. Trouver un responsable expiatoire est bien pratique et permet d’occulter facilement les multiples et complexes responsabilités des nombreux autres acteurs intervenant au Moyen-Orient.

  8. La « dictature » d’Assas n’atteint pas a la cheville celle des théocratie du golfe ,ensemble celle d la Turquie…est ce que cela empêche les USA, l’UE de commercer et d leurs vendre des armes??? Les princes saoudien ki condamnent Au fouet et vivent dans des harems d femmes ne sont t-ils pas reçus en grande pompes dans les » démocraties occidentales »????

Les commentaires sont fermés.