Uber et Téo : l’industrie du taxi canadien va de l’avant

Publié Par Jasmin Guénette, le dans Canada

Par Jasmin Guénette.

taxi-DeusXFlorida(CC BY-NC-ND 2.0)

taxi-DeusXFlorida(CC BY-NC-ND 2.0)

 

La société Taxelco, fondée par l’homme d’affaires Alexandre Taillefer, a lancé mercredi 18 novembre à Montréal le premier service de taxis à propulsion entièrement électrique, nommé Téo Taxi.

Le « dragon » Taillefer ne s’en cache pas : il veut concurrencer Uber et UberX, qu’il trouve ingénieux et qu’il utilise abondamment, jusqu’à vouloir les chasser de Montréal !

Cette nouvelle concurrence est une bonne nouvelle, puisque ce service ajoute du choix pour les consommateurs dans le marché du taxi. En fait, ce nouveau joueur, qui débutera le 26 novembre avec une flotte d’environ 50 voitures, introduit aussi un nouveau modèle d’affaires dans l’industrie.

Ses chauffeurs ne loueront pas des voitures avec permis, en tant que travailleurs autonomes. Les chauffeurs de Téo Taxi seront des salariés, utilisant des voitures dont l’usage sera hautement géré par des technologies comme la télématique et la géolocalisation.

C’est exactement ce qu’il faut à l’industrie du taxi de Montréal. Non pas davantage de cartel et de protectionnisme, mais bien de l’ouverture à l’entrepreneuriat, de la concurrence et du choix pour les consommateurs. Et il faut remercier les entrepreneurs derrière Uber et UberX pour cela. Grâce à leur audace et leur ténacité devant le lobby du taxi et les politiciens, le consommateur sortira, à terme, le grand gagnant des innovations qui seront développées par chacun.

On ne doit par ailleurs pas être surpris du choc qu’a créé Uber. Les usagers profitent de trajets moins chers qu’en taxi conventionnel. Ils ont plus de choix et obtiennent un meilleur service. Tout ça de façon simple, à partir de leur téléphone intelligent.

De plus, c’est bon pour l’environnement. Uber encourage les consommateurs à abandonner l’automobile pour faire du covoiturage, ce qui aide à réduire d’environ 40 % le nombre total de kilomètres parcourus, la fréquence des embouteillages et les émissions polluantes.

Il s’agit d’une innovation utile pour les consommateurs – comme en témoignent les dizaines de milliers d’usagers qui utilisent Uber chaque semaine à Montréal -, bonne pour l’environnement et qui, pour changer, n’impose pas une nouvelle taxe aux contribuables !

Le système Téo Taxi, avec sa flotte propulsée à l’électricité, aura également un impact positif sur l’environnement.

Alexandre Taillefer a donc du pain sur la planche s’il veut détrôner Uber. Mais l’important, c’est que cette concurrence nous entraîne tous en avant ; alors que les mesures réactionnaires de certains lobbys et politiciens, elles, risquaient de nous enliser dans le passé.

Sur le web

  1. Taxelco n’a pas l’air si nouveau venu que ça, puisqu’il s’agit de Taxi Hochelaga, une société de 1000 chauffeurs qui a changé de nom en août, bien introduite auprès de la municipale Société de transport de Montréal pour le transport adapté. Il va être difficile de faire la part entre concurrence et connivence…

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