Fusion nucléaire : pourquoi Lockheed va réussir son pari

Publié Par Philippe Fabry, le dans Technologies

Par Philippe Fabry.

Lockheed Martin F 22 Raptor credits Nathan Rupert  (CC BY-NC-ND 2.0)

Lockheed Martin F 22 Raptor credits Nathan Rupert (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Il y a quelques mois, le géant américain de l’armement Lockheed Martin a annoncé être capable, d’ici une dizaine d’années, de réussir à faire fonctionner et rendre commercialisable un réacteur à fusion nucléaire. L’annonce a surpris à deux titres.

D’abord, le principal projet alors en cours au sujet de la fusion nucléaire est le fameux Iter, projet international à 15 milliards de dollars (soit un tiers du chiffre d’affaire annuel de Lockheed Martin, pour donner une idée du rapport) dont la construction du réacteur prototype ne devrait être achevée qu’en 2020, pour une exploitation possible seulement quelques décennies après, vers le milieu du siècle. Qu’une unique entreprise privée affirme pouvoir faire mieux en moins de temps et d’une manière différente (un réacteur contenant dans un semi-remorque promis contre un réacteur de la taille d’un immeuble pour Iter) est en soi surprenant

Ensuite, l’annonce a surpris en raison de son auteur : venant de nombreuses autres entreprises, on aurait haussé les épaules, suggéré avec une quasi-certitude qu’il ne s’agissait que d’un coup de pub pour faire parler de soi. Mais d’un géant de l’armement, créateur et fournisseur des plus beaux fleurons de l’aviation militaire américaine, il y a de quoi s’interroger : Lockheed Martin n’a pas besoin de publicité mensongère dans ce genre pour faire le buzz. Au contraire, pour un groupe d’un tel secteur d’activité, le sérieux est de rigueur. Il semble donc qu’il faille accorder quelque crédit à l’annonce.

Mais, pour la plupart des commentateurs, c’est très difficile, car ils ne voient pas comment Lockheed Martin, qui n’est pas spécialement un spécialiste du nucléaire, pourrait réussir si vite là où un projet international de grande envergure prévoit une planification à long terme. La seule explication, c’est qu’ils auraient trouvé quelque chose permettant de remédier aux difficultés techniques soulevées par le projet (voir article lié in limine), une innovation technologique révolutionnaire. Mais faute de savoir laquelle, l’on reste tout de même très dubitatif.

Personnellement, je suis convaincu que Lockheed Martin dit vrai, et je crois savoir quelle est l’innovation en question. Oh, je ne l’ai pas découvert, simplement je me souviens d’une conférence donnée par Jean Pierre Petit à l’École polytechnique en 2009 sur la Z-Machine. En 2006, cette machine des laboratoires Sandia, au Nouveau-Mexique, aurait accidentellement produit une température de plus de 2 milliards de degrés. L’expérience fut renouvelée plusieurs fois, et le résultat sembla suffisamment validé par le laboratoire pour qu’il en fît l’annonce officielle. Par la suite, Jean-Pierre Petit notait une relative mise en veilleuse des résultats de la Z-Machine, et une minimisation de ses résultats, et suggérait que les Américains, ayant découvert un outil technologique fabuleux, auraient choisi de le taire et de poursuivre leurs recherches sur le sujet avec plus de discrétion. Le physicien s’en attristait, craignant que ne soit employée à des fins militaires une merveille technologique rendant la fusion nucléaire beaucoup plus facile à atteindre, avec des réacteurs miniaturisés… comme celui dont Lockheed, cinq ans après ladite conférence de Petit, a fait l’annonce.

Or, il suffit de suivre le lien Wikipedia des laboratoires Sandia pour s’apercevoir qu’ils sont une filiale de… Lockheed Martin. Lorsque l’on sait que pour produire une réaction de fusion, il faut obtenir une température de 100 millions de degrés, on imagine l’atout que représente la maîtrise technologique d’un procédé permettant de générer deux milliards de degrés. Peut-être est-ce là ce sur quoi se base, d’ailleurs, Lockheed pour annoncer un réacteur dix fois plus puissant que ce que promet Iter ; mais je ne suis pas physicien, et je ne dis cela qu’en considérant la différence d’ordre de grandeur entre la température de fonctionnement d’Iter et celle que pourrait générer la Z-machine, et cela n’est peut-être pas pertinent.

Quoi qu’il en soit, il me semble donc bien que Lockheed Martin tiendra sa promesse, car l’entreprise est manifestement en possession d’une technologie spécifique. Et l’on comprend pourquoi et comment un spécialiste de l’armement se lancerait subitement dans la production d’énergie : c’est une question d’opportunité, comme un producteur de céréales trouvant du pétrole sous son champ deviendrait pétrolier.

Énergétiquement, ce sera une véritable révolution. Non seulement elle arrivera plus tôt que ce que promettait Iter, mais la petite taille des installations (transportable par semi-remorque !) en fera une source d’énergie extrêmement praticable : on pourra l’embarquer dans des avions, qui de ce fait deviendront non-polluants, ne recrachant que de l’hélium. Mais on pourra, aussi, l’embarquer sur des vaisseaux spatiaux, réglant un tas de problèmes logistiques quant à la propulsion, tout en mettant Mars à un mois de la Terre, au lieu de six – chose qu’Iter était incapable de faire. En outre, la prolifération de tels réacteurs pourrait créer une forte demande pour l’hélium 3, abondant sur la Lune. L’impact sur la conquête de l’espace pourrait être gigantesque.

Et enfin, bien sûr, la fabrication d’énergie bon marché et non polluante aura des conséquences incalculables sur l’économie mondiale, qui pourrait déboucher sur un monde quasi-cornucopien. À moins, bien sûr, que la robolution concomitante ne se passe mal.

Mais, en dehors de ces perspectives fascinantes, notons une petite morale libérale : une fois encore, on aura dépensé des dizaines de milliards dans un projet pharaonique devant produire à t+50 un résultat fabuleux, pour s’apercevoir qu’à t+10, avec moins, des entreprises privées auront fait mieux. C’est une nouvelle défaite cinglante de la planification étatique qui s’annonce, et une disqualification totale de l’idée si souvent rabâchée que sans État, dans des domaines d’envergure comme le nucléaire, rien n’aurait jamais été fait, et que nous serions arrivés à un stade de développement technologique où le progrès ne serait plus guère possible, tant les choses seraient complexes et coûteuses, que par une puissante planification internationale. Le très vraisemblable développement de la fusion nucléaire par l’avionneur militaire Lockheed Martin nous rappelle que, bien souvent, les grandes découvertes sont dues au hasard, et adviennent en cherchant autre chose ; elles ne sont pas planifiables, et un ou des états planificateurs ne cherchent jamais que dans une direction prévisible… où bien souvent la réponse n’est pas. Ce faisant, ils gaspillent durant des années des fortunes pour atteindre une destination les premiers, et en chemin apprennent que d’autres les ont dépassés après avoir trouvé, par hasard, un raccourci. Lorsque nous verrons voler les premiers avions à fusion – vraisemblablement militaires – de Lockheed Martin, nous aurons une pensée pour ces milliards partis en fumée, en gueuletons de chercheurs subventionnés et en gigantesques travaux de BTP qui s’avèreront inutiles, désolant exemple de keynésianisme scientifique.

Sur le web

  1. Si cette info ce révélait vraie , ce serait une fantastique nouvelle ! les avancées énergétiques étant l’aube d’avancées techniques et de croissance fulgurante . Notre monde d’aujourd’hui pédalant laborieusement en fin de cycle y trouverait un élan salvateur , ouf , sauvés par le hasard (enfin , pour ceux qui croient au hasard)

    1. Sauvé par la technologie et l’innovation, surtout. Et l’initiative privée!

      1. Sur ce point ça n’a peut-être tout simplement rien à voir avec l’initiative privé.

        Tout d’abord les ingénieurs de cette entreprise succursale de Lockheed Martin ont pu tomber sur une propriété physique jusque là inconnu qui change la donne…Par le simple hasard. Rien ne dit qu’un chercheur du CNRS en France n’aurait pas pu avoir la même veine, en travaillant avec de l’argent publique.
        Il y a pas mal d’invention comme ça découverte par hasard : le plus célèbre est peut-être l’acier inoxydable. Il a été découvert suite à une erreur dans le processus industrielle de production de l’acier. L’acier qui en était ressorti avait été laissé en tas quelque part sur le site de l’usine en attendant de savoir ce que l’on pouvait en faire. Au bout de quelque temps il se sont rendu compte que l’acier n’avait toujours pas commencer à rouiller…

        Ensuite, même si Lockheed Martin est à capitaux privé, il en va de même de Dassault en France, pourtant les deux entreprises sont très liés à l’appareil d’état, et beaucoup de leurs activités se fait sous l’impulsion du ministère (ou secrétariat) de la défense.

        1. oui ben peut être…bon si la fusion n’est pas à priori inaccessible, il y a des aspects pratiques à gérer qui font que..faut voir…l

          c’est une annonce, et elle laisse perplexe.. il est curieux que les gens pensent » mais c’est bien sur « et que je te ressors la Z machine…évident … tout ça…
          quand ça marchera ( si ça marche un jour) oui ça sera « simple »…à comprendre..
          aucune idée..la seule chose que je sais et qui intrigue c’est que c’est une grosse boite , qui a une image et que eux au moins ils doivent y croire fortement..
          Que dire ce? serait formidable pour l’humanité …et catastrophique pour certains…
          on peut aussi spéculer…considérer la seule annonce et ses conséquences…

          Bon on nous annonce de toutes façon la fusion pour  » bientôt » vers 2050 tout ça….mais qui y croit vraiment? clairement pas les politiques..voit on quelque trace de la fusion imminente sous peu dans les jolies prospectives énergétiques pour 2321?

  2. erreur 404 pour accéder au lien, apparemment c’est pas si récent comme information, même si je partage l’avis de l’auteur sur les perspectives remarquables que cela peut apporter je trouve son enthousiasme un peu débordant faudrait pas que ça tourne à la virginmania.

  3. Pourquoi dévoiler aujourd’hui un progrès donnant un avantage commercial dans 10 ans ? Pour stimuler la concurrence ?

    1. La Coupe Est Pleine

      C’est étrange en effet. Faut être sûr de soit à un niveau Texan au moins pour prendre un tel risque !
      Mais comme le dit l’auteur, tout part de l’expérience du loupé dans Z-Machine. Soit un détail important que visiblement les gens de Lockheed sont les seuls à connaitre.

    2. La société est cotée en bourse, et donc peut toujours bénéficier de « bonnes nouvelles », sur de futurs développements. Et aussi sensibiliser la population (et les pouvoirs publics) aux besoins de l’entreprise. Ces deux voies permettant de bénéficier de plus de moyens pour assurer le développement.

    3. J’ai peut-être l’esprit mal tourné, mais je vois deux raisons possibles : envoyer les concurrents dans ce qu’on a reconnu comme une impasse, et chercher à rentabiliser un projet reconnu en échec par une décennie de subventions publiques. Quant aux implications de disposer de 100 MW dans un semi-remorque, je laisse les terroristes y réfléchir…

      1. MichelO : Avec l’avènement de la fusion nucléaire, c’est la fin du pétrole… et donc la fin du terrorisme islamique financé par le pétrole.

        1. Le terrorisme est financé par le pétrole ?

        2. l’ordure : Bonjour.
          Intéressez-vous un peu à l’Arabie saoudite et au Qatar, et vous découvrirez rapidement leur implication dans la naissance et la survie du califat islamique en Irak.

          1. Pour le califat peut etre, mais si vous regardez aussi certains leader de l’ISIS, vous vous apercevrez qu’ils sont passé par la case USA, et CIA pour certains.
            Il ne faut pas catégoriser l’EI comme tel ; ce n’est pas un état qui alimente ce groupe, mais une idéologie (pouvant venir et trouver des sources dans beaucoup de pays).

            1. L’Arabie Saoudite finance aussi très officiellement depuis plus de 30 ans un réseau de mosquées et institutions religieuses qui répandent le wahhabisme, coeur idéologique de l’Islamisme version Al Qaida, ISIS, ou Boko Haram.

        3. Peut-être la fin du financement par le pétrole du terrorisme islamique, mais le terrorisme, islamique ou non, ne s’éteindrait pas pour autant.

        4. Le terrorisme islamique est financé par les rançons françaises.

      2. « Quant aux implications de disposer de 100 MW dans un semi-remorque, je laisse les terroristes y réfléchir… »

        C’est pas forcément facile de faire exploser une machine qui chauffe à 100 millions de degrés ou plus. Une explosion de bombe classique ne fera que la refroidir et donc coupera la réaction.

    4. Il y a plein de raisons possibles:
      – Pour attirer des fonds (subventions, contrats de recherche, capitaux…)
      – Pour améliorer l’image de la boîte
      – Pour attirer des talents
      – Pour couper l’herbe sous le pied d’un concurrent
      – …

      Mais plus probablement parce que dans le monde d’aujourd’hui il est pratiquement impossible de garder une info secrète pendant 10 ans:
      – plus le temps passe, plus il y a de monde a courant et plus il y a de risques de fuite
      – pour protéger une invention il faut la breveter, donc la publier
      – les chercheurs ont besoin de la reconnaissance de leurs pairs, ce qui passe par des publications
      – …

      Garder un projet secret en espérant que les concurrents ne soient pas au courant est une stratégie très risquée. On peut même se faire voler une invention par quelqu’un qui dépose le brevet plus rapidement!

      1. Suis bien d’accord sur le début de votre analyse.
        D’ailleurs le patron de l’unité finit son laïus par « One of the reasons we are becoming more vocal with our project is that we are building up our team as we start to tackle the other big problems. We need help and we want other people involved. » « Une des raisons pour lesquelles nous nous exprimons davantage sur le projet est que nous consolidons notre équipe alors que nous nous attelons aux autres gros problèmes. Nous avons besoin d’aide et vouloir voir d’autre personnes impliquées ». Traduction à la volée, donc peu esthétique mais bonne.
        Pour le reste, il n’y a rien à « voler » si ce n’est la partie qu’ils n’ont de fait pas développée… lol et qui en gros consiste à utiliser ce qu’ont déjà fait les autres mais avec une approche différente (brevetable in fine). Si on lit entre les lignes, tout repose (comme toujours) sur la création d’un champ suffisant pour confiner. Ce qui semble être l’originalité a trait à un modèle de champ magnétique plus intelligent (moui) avec une boucle autorégulatrice, de sorte qu’il augmente en fonction de l’intensité de la pression du plasma. Bref, la poule aux oeufs d’or. A suivre. Ou pas.

    5. Stéphane Boulots

      Vieux réflexe socialiste … la concurrence serait mauvaise, l’exclusivité, le monopole seraient bons.

      Une idée ne vaut absolument rien, seul sa réalisation a une valeur marchande.
      Garder une idée secrète est le meilleur moyen de se planter commercialement.
      D’autant plus quand l’idée est potentiellement révolutionnaire et fonctionne.

      Il y a des dizaines d’exemples récents dans l’informatique depuis 50 ans : tous les secrets, brevets etc… ont finalement desservi les entreprises qui les ont déposés ou caché. L’exemple le plus criant est Xerox qui a inventé (et déposé) la souris et l’interface graphique … presque la totalité des startups qui ont engagé une politique du secret se sont plantées.

      1. « presque la totalité des startups qui ont engagé une politique du secret se sont plantées. »
        Parce qu’elles ont végété sur leurs acquis. C’est là le danger du brevet, on investit moins dans l’innovation en croyant détenir une rente.

        1. Stéphane Boulots

          Le brevet n’est que la formalisation d’un mythe : celui de la toute puissance de l’idée. Le problème majeur étant de se couper du réel, problème qui est crucial pour les startups.

          Si vous le connaissez pas, je vous conseille l’exposé d’Eric Ries à Stanford : https://youtu.be/zGXAVw3vF9A

    6. Peut-être un bon moyen de faire oublier un peu le flop du programme F-35 auprès des décideurs?

      1. C’est le congrès américain et non LM qui est responsable de l’échec du programme F-35, les spécifications sont sans arrêt changés, les pièces doivent être fabriqués dans touts les états pour des raisons électoralistes…

        1. C’est Lockheed Martin qui met son nom sur le produit final malgré tout. Malgré les décisions complètement loufoques qu’ont les fers de lance de l’OTAN à vouloir absolument posséder des chasseurs multirôles.

          1. Pas sur du tout que le problème vienne de la partie technique, bien que le F-35 soit un chalenge technologique. Je suis par contre totalement contre le fait d’accuser LM d’être responsable des errements du congrès US. Comme pour l’EPR français ces projets sont victimes des politiciens qui n’ont juste aucune idée de ce qu’ils demandent.

          2. « des chasseurs multirôles »

            Quel est le souci?

            1. « Quel est le souci? »
              A vouloir un avion qui fait tout et n’importe quoi et en changeant d’avis tous les ans, on dépense des millions dans un truc impossible à réaliser.

              1. Le seul avion de combat multi rôle qui réponde à cette définition est le Rafale. Le fait que la politique anglo-saxonne (politique qui date des années 60, cf. l’affaire du F104) l’ait empêché de se vendre à l’étranger n’enlève rien à ses qualités.

                1. Qualités militaires indéniables. Et ça s’arrête là. Un rafale coûte horriblement cher pour un boulot que des chasseurs moins polyvalents mais beaucoup plus rentables et faciles à réparer et remplacer pourraient parfaitement effectuer. On peut arguer que pour du matériel militaire, s’il est efficace, on ne compte pas. A ceci prêt qu’on se retrouve le portefeuille vide lorsque l’on doit acheter des pièces détachées… Comme c’est le cas avec le Rafale et une bonne partie de l’équipement militaire français.

                  1. PS: un peu comme le F-35.

                  2. D’où vient votre expertise en matière militaire?

                    1. De lectures diverses genre Air&Cosmos & cie. Et aussi de connaissances dans l’armée de l’Air qui se marrent quand ils voient que pour 3 Rafales d’achetés, 1 est cannibalisé pour servir de réservoir à pièce détachées.

                  3. 1/ Le Rafale n’est pas plus cher que ses concurrents (si tant est qu’il en aie, ce qui reste à prouver, vu qu’il s’est même montré supérieur au F22 pourtant beaucoup plus récent). Il est même moins cher que l’Eurofighter qui lui est inférieur dans toutes les missions, mais qui s’est plus vendu pour des raisons essentiellement politiques.
                    2/ Son prix est aussi la contrepartie des coupes budgétaires successives de nos gouvernements successifs qui ont réduit considérablement les séries.

                    1. Les américains vous diraient que le F22 lui est furtif.

                      (Ce qui donne cet aspect mat très joli et même unique sur les photos.)

                    2. Au niveau du prix, le problème principal n’est pas le prix unitaire de l’appareil, mais le coût lié à l’entretien et la réparation: la plupart des pays qui achètent des avions de chasse souhaitent obtenir les licences leur permettant de produire les pièces de l’engin directement chez eux (avec risque de s’approprier la technologie) ou bien avoir des assurances concernant le coût des pièces et leur disponibilité. Chose sur laquelle Dassault est à la ramasse concernant le programme Rafale. L’avionneur n’a tout simplement pas les outils nécessaires pour répondre à ces exigences sur le Rafale (il galère déjà à fournir l’Armée de l’Air, et les coupes dans les budgets militaires français n’y sont effectivement pas pour rien, mais il faut aussi rappeler l’impact terrible de la Chute du Mûr de Berlin sur l’ensemble des budgets militaires européens).

                      Concernant la « supériorité » du Rafale par rapport au F-22, elle existe uniquement dans le cadre du dogfight et de la maniabilité de l’appareil. Le F-22 est un fer à repasser lors des manœuvres évasives en raison de ses ailes à « plan canard », contrairement au Rafale qui bénéficie d’une voilure delta et de deux ailettes frontales.
                      Un détail qui a enflammé certains aficionados d’avions de chasse. A ceci prêt que ces derniers en oublient au passage que le Raptor est conçu pour engager ses cibles et tirer ses missiles avant que ces dernières n’aient le temps de le verrouiller. Donc peu de chances de voir un F-22 s’engager dans un dogfight pour risquer sa peau face à des chasseurs plus maniables, d’autant plus qu’il a largement de quoi les engager avant. Il faut ensuite repréciser que l’on parle de deux chasseurs dont les rôles sont différents: le F-22 est un appareil de supériorité aérienne uniquement, tandis que le Rafale est multirôle. Autant comparer un A-10 et un Mig-31 pour ainsi dire…
                      Quand à l’Eurofighter, il est conçu par 4 pays, il est donc logique qu’il se vende plus que le Rafale, chaque pays en question n’allant pas bouder son poulain.
                      Au final, En matière d’armement, tout est politique.

  4. Un réacteur produit de l’énergie essentiellement sous forme de chaleur, laquelle est récupérée par un circuit de refroidissement faisant fonctionner des turbines à électricité.

    Sur le plan purement aéronautique j’ai du mal à voir comment Lockheed pourrait faire voler quoi que ce soit d’autre qu’un modeste avion à hélice avec cela?

    1. La Coupe Est Pleine

      Tout est affaire de rendement thermodynamique ! On ne connait pas la puissance produite par le « futur » moteur Lockheed. Si leur réacteur est largement productif on peut tout imaginer : une propulsion réacteurs classiques avec des turbines d’air ultra rapides, ou des gaz ultra-chauds injectés dans une simple tuyère. Tout devient possible lorsque la sources d’énergie concentrée est plus grande.

    2. @Stephane : Ben si on produit de l’énergie électrique, on peut alimenter des moteurs électriques.
      Il y a eu pas mal de recherche en ce domaine dans les années 50, avec des réacteurs à fission.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Avion_%C3%A0_propulsion_nucl%C3%A9aire

      1. Pour produire de l’énergie électrique il faut une source froide!

        1. La fusion à froid !

        2. Les centrales électriques existantes fonctionnent toutes à partir d’une source de chaleur. La source froide est simplement l’air exterieur.

          1. L’air est moins dense en altitude et l’avion doit le collecter sans trop se ralentir.

          2. Vous parlez des centrales des avions?

            1. Il me semble que c’est le sujet abordé un peu plus haut oui.

              1. mais si on a beaucoup, beaucop d’energie il y a moyen de juste jeter les avions en l’air et de ralentir ou d’accelerer la sphere terrestre pour que l’avion retombe pile poil…làoukifo.

                seulement voila, personne y veut de mon beau projet d’aviation sans kérosène à moi.

    3. @Montabert: Où est le rapport avec un avion ? L’article parle d’un volume d’un semi remorque, c’est un peu gros pour avoir la prétention de faire voler un avion de chasse.

      Lockeed annonce seulement la fabrication d’un moteur de fusion nucléaire, pas une usine complète de production d’électricité.

    4. Si ce truc marche, la Lockheed Martin ne sera plus que marginalement constructeur d’avions…

  5. Mettre une photo de réacteur d avion pour parler de fusion….n importe quoi. Et JP Petit n’est pas une référence scientifique. Le lien vers Lockheed ne marche pas.

    1. La Coupe Est Pleine
      1. C’est corrigé, merci.

    2. Il l’est en matière de MHD. C’est bien pour cela qu’il a été invité à l’Ecole polytechnique pour faire une conférence sur la Z-Machine.

    3. Lockheed produit principalement des avions.
      JP Petit est un très bon scientifique un peu caractériel je vous l’accorde
      Vous ne connaissez pas Google ? on tape des mots dans un genre de petite case et ça trouve des choses pour vous….

      1. Riffraff: « est un très bon scientifique »

        Qui ne fait plus trop la distinction entre le rêve et la réalité depuis un moment, à témoin son implication dans l’affaire des « lettres Ummites », ces soit-disant courrier d’extra-terrestre.

        1. C’est sûr…
          Cependant si l’on admet l’existence par principe d’une vie extraterrestre, ce moyen de communication n’est fondamentalement absurde. Disons qu’être croyant d’une religion n’est pas incompatible non plus avec la capacité à être un bon scientifique, voire créatif comme JP Petit.

          1. * pas fondamentalement absurde.

            1. Tout a fait, même les meilleurs scientifiques sont souvent croyant. Ça ne me dérange absolument pas tant qu’ils ne la présentent pas comme un fait scientifique.

              Sur ce point JPP a pété une durite, toute cette affaire ummite est un canular. Bien monté, mais un canular quand-même. Un scientifique qui jette au moins le doute raisonnable à la poubelle est susceptible de raconter n’importe quoi.

              Son site est d’ailleurs devenu un concentré de bon gros complotisme.

    4. JP Petit a pété les plombs à la mort de son fils, mais j’ai suivi ce qu’il disait sur la Zmachine, et cela m’a semblé fondé au niveau scientifique.

  6. Le lien donné en bas de l’article est faux (erreur 404).
    Voici le bon lien : http://www.lockheedmartin.com/us/products/compact-fusion.html

    1. C’est corrigé, merci.

  7. J’espère sincèrement que c’est vrai, ça sauverait l’humanité du réchauffement climatique et nous donnerait accès a une source d’énergie inépuisable !
    Mais (et bien oui il y a un mais), malheureusement cette article montre que vous manquez clairement de connaissance scientifique, il est peu probable que ce soit les Z machines qui soient utilisé pour 2 raisons :
    – pour déclencher une réaction de fusion nucléaire il ne suffit pas d’avoir des températures élevées ! Il faut qu’elle soit repartie uniformément sur toute la surface des atomes (sinon c’est comme essayer de compressé un balon de baudruche avec les mains) et ça c’est extrêmement difficile (extrêmement est un mot très faible dans ce contexte)
    -Le fonctionnement même de la Z machine rend difficile l’exploitation civile, en effait le principe est de chauffer un cylindre, comme pour la fusion a laser le problème est qu’il faut changer le cylindre après fusion .

    Il faut pas cracher sur iter, la construction prend du temps car on connait pas grand chose sur la physique des plasmas, des test sont réalisé a plus petite échelle avant construction d’iter, et ça sa prend du temps.
    Bref dans tous les cas ces pas gagné, même iter pose de sérieux problèmes (comme le rayonnement continue de freinage par exemple)

    1. « Ca sauverait l’humanité du réchauffement climatique »
      Le plus pressé est de la sauver de sa bêtise.

      1. Par le passé l’homme a inventé la pierre taillée, le feu, l’habitat sédentaire, la cueillette et la chasse, et pourtant les océans ont vu leurs eaux montées, des forets luxuriantes sont devenues des déserts, des steppes fertiles sont devenues permafrost….
        Rien ne peut changer les mécanismes de régulations de la planètes.

        Donc oui c’est bien de la bêtise (ou de l’ignorance) qu’il faut sauver le monde.

  8. Pour moi la morale est semi libérale et pas totalement libérale pour deux raisons:
    – 1/ Lockheed martin vit essentiellement de commandes publiques pour l’armée américaine (subvention déguisées)
    -2/ La z-machine est issue de la recherche publique à l’origine
    Conclusion:
    Le problème n’est pas de savoir si le projet est d’origine public ou privée, c’est de savoir s’il est bien conçu à la base, le programme ITER est un mécano administratif et bureaucratique monstrueux parcqu’au départ il y a trop de partenaires et d’intérêts à satisfaire alors que le projet américain c’est simple
    – » Une université/ un état/ une entreprise ».

    1. Je suis d’accord, j’allais également faire la remarque sur le caractère ‘semi’ public de LM.

    2. Excellente remarque. Ce n’est pas une question de privé/public, c’est une question de taille et d’efficacité d’organisation. Il y a des corporations, plus grosses que certains états, qui commettent des erreurs catastrophiques et perdent des milliards à cause de décisions centralisées.

      Plus une organisation est grande, plus il y a d’information à transiger entre ses membres. Plus l’information circule librement, plus l’organisation la transige facilement et finit par minimiser les aléas moraux et sélections adverses dans ses actions.

      1. Le keynésianisme américain est plus efficace que le keynésianisme français, puisque le premier repose sur un marché où les libertés économiques individuelles sont plus élevées qu’en France et où la culture du risque et de l’entreprise est forte (donc plus d’émulation, et in fine, une plus grande qualité des services pour moins cher, des dépenses plus rationalisés.)
        La forte population permet aussi de plus grandes recettes à distribuer directement ou indirectement au complexe militaro-industrielle.

        La politique monétaire américaine « privilège exorbitant » permet au gouvernement US de se financer via un « déficit sans pleurs » une exportation de l’inflation qu’aucun autre pays ne peut se permettre, jusqu’au jour où le dollar ne pourra plus prétendre (politiquement et économiquement) d’être la monnaie internationale. (Dilemme de Triffin) Sûrement le jour où la Chine décidera d’adosser sa monnaie à un certain montant d’or, soit un Yuan « as good as gold. » 😀

    3. La morale libérale, c’est que l’innovation surgit là où l’administration ne l’attend pas.
      Le progrès ne se planifie pas, ne s’organise pas.
      Il est indéterministe.
      Il se produit là où l’information rencontre l’initiative: Il faut donc que le pouvoir soit aussi diffus que l’information.
      Il faut donc un marché.

      L’innovation est généralement petite, la première technologie de fusion nucléaire n’illustre pas la problématique générale, au contraire. Ce serait même un bouleversement dont il est difficile de surestimer les conséquences.

      Ce que le capitalisme permet, c’est que le pouvoir de mobiliser des ressources soit aussi diffus que l’information, et que les initiatives soient innombrables – celles qui échouent comme celles qui réussissent.

      1. Stéphane Boulots

        Absolument : planifier la conception d’une chose que l’on ne connait pas (une innovation) relève de la bêtise la plus totale.

  9. La Coupe Est Pleine

    La vidéo date du 15 mars …. 2014 !

        1. Et pour ceux qui n’arriveraient pas à traduire Skunk Works c’est la division de recherche de Lockheed Martin :

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Skunk_Works

  10. Lockheed, c’est surtout une entreprise qui a vécu pendant des décennies en siphonnant le congrès US, pour des résultats de plus en plus douteux. Cette annonce a tout l’air d’un coup de poker. Lockheed a peut être trouvé une piste prometteuse, mais il y a bien peu de chance que leur annonce se réalise, et encore moins dans les délais annoncés.

    1. C’est une vision plus négative que celle de l’article mais elle se tient aussi, l’avenir nous dira…

  11. Erreur 404 sur le lien,article un peu trop débordant d’enthousiasme de plus ce n ‘est pas une information récente

    1. Mieux vaut tard que jamais. J’ai eu connaissance de cette information en novembre mais n’ai pris le temps d’en faire un billet qu’aujourd’hui. Déjà pas mal pour une info jusqu’à présent très peu traitée en France. Et personne n’a fait le lien avec la Z-Machine. Je le crois pourtant pertinent.

    2. La coupe est pleine à 08h46 indique le bon lien

      Sinon, il vous suffit de supprimer « http://www.contrepoints.org/2015/03/20/%20 » de l’adresse lorsque vous êtes sur la page erreur 404.

  12. Un peu de scepticisme tout de même, sur le site de lockheed, ils ne parlent pas du tout de Z-machine mais bien d’un confinement magnétique sous la forme d’une bouteille magnétique.
    Ce concept a été de nombreuses fois étudié et ne date pas d’hier, le problème vient de la fuite des électrons aux extrémités de la bouteille, le plasma ne tient donc pas très longtemps.
    Voir le lien ci dessous (sorry, c’est du libé, mais c’est assez bien documenté)
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/10/la-fusion-thermonucl%C3%A9aire-en-petit-.html

    Bref, s’ils réussissent, tant mieux pour eux, mais attendez un peu avant d’acheter un camion pour y mettre une centrale 😉

    1. Je sais bien, mais il me semble qu’à la place de Lockheed, je ne donnerai pas l’information déterminante dans les recherches. En outre, le fait de revenir sur un mode de confinement qui semblait jusque-là difficile à mettre en oeuvre s’accorde bien avec la découverte d’un élément permettant d’y revenir, et non révélé dans l’annonce de Lockheed.

      1. Ce mode de confinement est à la base de ce qu’est Iter…
        Une bouteille magnétique ne peut physiquement pas retenir les particules suffisamment longtemps pour obtenir un bon plasma…
        L’idée à donc été de réaliser un tore pour se passer des miroirs magnétique nécessaire au fonctionnement
        C’est la base même d’Iter, des scientifiques bossent dessus depuis 50 années, ce n’est pas pour rien qu’on en est là. La z machine n’a rien à voir avec une bouteille magnétique, pourtant lockheed martin parle bien de bouteille sur la première page de leur site.

  13. Ca semble intéressant et scientifiquement cohérent, surtout lorsque l’on approfondit le fonctionnement de la z-machine.
    Un pb, le silence médiatique sur un sujet surement plus important que les élections régionales.

  14. Ben voila, LM a trouvé comment sauver le F35…

    1. Plus exactement comment sauver LM de la déconfiture du F35, un des plus coûteux fiascos de l’histoire de l’aéronautique.

  15. Une telle annonce n’aurait de but que d’attirer les investisseurs, mais LM en a-t-il besoin ?

    Le comparatif avec ITER est pertinent, il ne faut simplement pas occulter que ITER est géré à la façon EU, là où LM le gère à l’américaine.
    La culture n’est pas la meme, l’esprit entrepreneuriat, la passion et l’efficacité administrative ne sont pas les meme aux US que chez nous dans les grands groupes.

    1. Il ne faut pas non plus oublier que l’entité Skunk Works de LM ne s’encombre pas de la bureaucratie qui règne dans les autres branches de la société.

      http://en.wikipedia.org/wiki/Skunk_Works

      1. Ce qui était vrai il y a 50 ans ne l’est plus forcément aujourd’hui…

  16. en dehors du fond lui même fort excitant, on assiste là tout de meme à une réthorique purement idéologique!

  17. Les Z-machines fonctionnent suivant le principe de magnétostriction ou Z-pinch, un petit rappel théorique avec des démo amusantes : http://en.wikipedia.org/wiki/Pinch_%28plasma_physics%29
    Ce phénomène est exploité sur des machines colossales par la Sandia en vue de fusion thermonucléaire http://www.sandia.gov/z-machine/ ), ces machines étaient en concurrence directe avec le NIF (National Ignition Facility :https://lasers.llnl.gov/ ) utilisant la fusion par laser.
    Le CEA par l’intermédiaire de sa Direction Militaire s’est intéressée au deux voies mais n’a retenu que la voie laser avec le Laser Mégajoule ( http://www-lmj.cea.fr/fr/lmj/index.htm ).
    Il est effectivement très probable que le projet de Looked Martin s’appuie sur l’expérience des machines de la Sandia. Il doit y avoir plusieurs ruptures techno dans leur solution : le stockage de l’énergie avant décharge, la tenue mécanique des matériaux et l’alimentation en semi-continu du Pinch. Il y a bien effectivement pour au moins dix ans de R&D.

  18. « Peut-être est-ce là ce sur quoi se base, d’ailleurs, Lockheed pour annoncer un réacteur dix fois plus puissant que ce que promet Iter ; mais je ne suis pas physicien, et je ne dis cela qu’en considérant la différence d’ordre de grandeur entre la température de fonctionnement d’Iter et celle que pourrait générer la Z-machine, et cela n’est peut-être pas pertinent. »

    Effectivement, ça n’a rien à voir. Le seuil de 100 M°C est la limite au delà de laquelle une réaction de fusion peut être soutenue. Ce n’est pas en augmentant la température qu’on augmentera la quantité de noyaux entrant en réaction. Par contre, comme le souligne Mixou, le problème de la fusion contrôlée est celui du confinement. Et c’est là que LM prétend s’être inspiré des différentes méthodes déjà testées pour élaborer, en théorie, un confinement magnétique basé sur des aimants superconducteurs.

    Sachant que ces technologies ont déjà été envisagées et même testées depuis quelques décennies, je suis curieux de voir comment ils vont réaliser leur réacteur révolutionnaire. En attendant, je prends ça comme une annonce de marketing.

    1. « je prends ça comme une annonce de marketing »

      Moi aussi. Mais au moins avec une prévision de percée fondamentale sur 10 ans, ils s’engagent sur quelque chose qui mérite de s’y intéresser. Contrairement à ceux qui nous annoncent des hypothétiques possibilités à 50 ans sur le RCA, la fin du pétrole, Iter … ou ceux qui nous annoncent des « légères améliorations » à une date indéterminée sur des EnR, de nouvelles filières nucléaires, des batteries miraculeuses ou des robots à tout faire.

      1. « Mais au moins avec une prévision de percée fondamentale sur 10 ans, ils s’engagent sur quelque chose qui mérite de s’y intéresser. »

        Ils ne s’engagent sur rien. 10 ans, c’est suffisant pour que ceux qui ont fait les promesses ne soient plus en poste. D’une part, ce genre d’annonce est éminemment suspect dans un contexte de passage de la science à l’application industrielle, d’autre part ça correspond trop aux souhaits d’un certain auditoire. Pour moi, ce truc pue la recherche politicienne de crédits.

        1. « ce truc pue la recherche politicienne de crédits »

          C’est l’explication la plus simple donc la plus probable et aussi la plus courante malheureusement. Mais c’est justement pourquoi il faut étudier ça de près avant qu’ils n’obtiennent les crédits.

        2. Je suis en effet du même avis, le complexe militaro industriel US tourne un peu en rond, les drones et les opé spéciales c’est moins consommateur en matériel qu’une guerre conventionnelle.
          Je m’étonne de même de voir nombres de commentaires s’exclaffer au mérite de la recherche privée: peut on réellement parler de recherche privée concernant une boîte comme Lockeed Martin. Vu la provenance des fonds et le client principal, bof bof.

          Hein, quoi, le F-35? Nan mais ça va marcher qu’on vous dit, donnez nous 10 ans supplémentaires et 20 milliards de brouzoufs et on lui rajoute des néons.

  19. Comment diable un tel coup de théâtre peut-il passer sous les radars ?
    http://www.lockheedmartin.com/us/products/compact-fusion.html

  20. L’article est intéressant, très mais les conclusions sont à mon gout un peu hâtives…
    Cette entreprise privée a engloutie l’argent des contribuables américains pour un avion qui ne fonctionne toujours pas… en comparaison, Iter c’est de l’argent de poche…

    http://www.slate.fr/story/54637/le-f-35-la-ruine-du-pentagone

    aussi il se pourrait bien qu’il y aie de la com de la part d’une entreprise qui a perdu une partie de sa crédibilité?

  21. En matière d’énergie l’Amérique toujours à la pointe de l’innovation ! Après le schiste voilà ceci et autres innovations en développement.

  22. Ça serait tellement beau qu’un outsider du privé pulvérise le mammouth étatique ITER avant même d’avoir pu atteindre sa concrétisation !

    1. T’imagine la déprime de tout ces premiers de la classe…

      1. Ils verront ce que c’est de se prendre des rayons de Z-machine dans la tronche :)

    2. Outsider du privé, outsider du privé… Je dirais plutôt champion incontesté de la connivence avec le public.

  23. Lockheed Martin croit avoir trouvé mais je pense que se sera un gros flop, les plus grands cerveaux de la planète travaillent deja sur ce sujet depuis des décades et ils ne voit rien venir avant des décennies alors je ne vois pas comment une entreprise qui n’est pas spécialisée dans le nucléaire ferait soudainement mieux que les plus grands spécialistes.
    Personnellement je penses que le reacteur commercial à fusion ne sera jamais une réalité.

    1. il y a tout de même un point essentiel : les avancées semblent avoir été faites par hasard.

      Les plus grands cerveaux de la planètes auront beau travaille d’arrache pied 24hrs sur 24 : ils ne pourront jamais rivaliser avec le potentiel créatif du hasard

  24. Quelle velle chose!!
    Imaginez la quantité d’armes que l’on va pouvoir faire

  25. Que de suppositions hardies dans cet article de Ph. Fabry !
    Conclusion :  » Pas sérieux, s »abstenir  »
    YB24

  26. Ça fait rêver en effet votre article… Et vos informations sont intéressantes. Avant de crier victoire je vais quand même rester prudent et attendre de plus ample information sur la nature de même de cette technologie, de quelle fission on parle parle-t-on, de quel puissance, il y a-t-il possibilité d’un changement d’échelle dans la puissance généré…etc…

    1. On ne parle pas de fission!

      1. Autant pour moi c’est un simple lapsus !

  27. Stéphane Boulots

    Que l’annonce soit vraie ou fausse importe peu : cela arrivera un jour ou l’autre.

    Le fait qu’un acteur comme Lockheed se positionne sur le sujet est la vraie information : ce genre de boite ne fait jamais rien par hasard ou pour se faire mousser dans les conférences.

    En fait, si on lit bien l’article, Lockheed ne met pas en avant la réalisation d’un réacteur de fusion, mais d’un réacteur compact de fusion, qui pourrait remplacer les réacteurs de fission utilisés dans les sous marins, les porte avions …

    Ils cherchent clairement à se positionner sur le marché de la motorisation militaire. Un peu comme quand Renault parlait d’une voiture électrique pour dans 20 ans : ils cherchaient à se positionner sur le marché des voitures traditionnelles. Leur annonce est une attaque stratégique, un peu comme une combinaison aux échec.

    1. C’est pas tellement la date qui compte : avancer 50 signifie que l’on a d’énormes problèmes et qu’on ne sait tout simplement pas si c’est en fait réalisable. Annoncer 10 ans c’est prétendre que l’on sait où on va. C’est peut-être du pipeau total destiné à soutenir le cours des actions ou une lubie du big boss. Faudrait voir combien Lockheed investit dans cette affaire, pour avoir une idée du sérieux de l’annonce.

      1. oui…..
        et pouvoir en dire plus…repose sur une prétendue compréhension de ce qu’ils bricolent.

        ce ne serait pas une grosse boîte avec une image à préserver que ça vaudrait un haussement d’épaules, là, ça intrigue et permet m^me un certain espoir.

  28. enfin un concurrent pour aiguillonner l’ecat.

    Ce que je ne comprends pas c’est que tout le monde se plaint de la fusion du Groenland et que d’un autre côté…

  29. Lockheed Martin est certes une entreprise privée, mais c’est surtout un membre du complexe militaro-industriel américain, qui dépend essentiellement des brouzoufs publics, et qui œuvre avec d’autres pour qu’il y ait politiquement du keynésianisme militaire aux US, on peut aussi se poser la question s’ils n’ont pas eu accès à des infos de la part de la Darpa ou d’autres agences.

    Aux US les grosses corporations sont intimement liées au pouvoir politique, ce qui forme une sorte de symbiose, ce qui est un atout dans la guerre économique.

    De surcroît on peut se poser la question si la participation US à ITER (puis leur retrait, et leur retour dans le projet) n’était finalement qu’un leurre pour attirer d’autres pays afin que ces derniers s’embourbent dans un projet pharaonique à la profitabilité très incertaine – même sur le long terme – pour développer un autre système plus réaliste pendant cette « neutralisation des concurrents » et ainsi avoir l’opportunité d’avoir la part du lion de l’énergie du futur, via un quasi-monopole d’exploitation de cette technique, grâce au système de brevets US, qui sera en partie « imposé » aux probable concurrents sur le court terme, via le TAFTA, TPP, AECG, CETA…

    D’ailleurs (amha) un des signes qui montrent que les États-Unis sont sur le point d’avoir accès à une technique énergétique compacte et très performante, se trouve sur les nouveaux porte-avions de la classe « Gerald R. Ford », notamment par la structure générale de cette classe avec une forte améliorabilité des systèmes d’énergies, et reposant sur des systèmes d’armements et de défense extrêmement énergivores. (laser à électrons libres, coque avec bouclier de plasma (DAPS), catapultes magnétiques, incinérateur à plasma, potentiellement des « rail guns » (canons électriques) de chez Général Atomics.)

    Bref sans la grosse manne d’argent public et sans l’influence de « l’État profond » des États-Unis cela n’aurait pas forcément eu lieu si tôt, bien sûr s’il ne s’agit pas d’un hoax.

    1. PS: L’innovation « de » Lockheed Martin est peut-être la découverte d’un matériau ou nanomatériau permettant une supraconductivité à haute température, sorte de Graal de la science, qui permettrait une révolution énergétique civile et militaire (armes à fusion pures, de tailles réduites, etc.) Si c’est le cas alors Lockheed Martin peut confiner plus facilement et pour moins cher l’extrême température produite au sein d’un générateur à fusion.

      PS bis: Jean-Pierre Petit a sûrement du talent, dommage qu’il a pété un câble sur les ovnis et les « ummites », et qu’il est devenu la risée de ses collègues, notamment au CEA.

      1. Jean: « Dommage qu’il a pété un câble sur les ovnis et les « ummites » »

        Si il n’y avait que ça.

      2. PS bis bis: Le concept utilisé par Lockheed Martin repose toujours sur un confinement magnétique, ce n’est pas une Z machine, en fait ils utilisent une technologie abandonné depuis longtemps, qu’il ont amélioré dans la capacité de confinement : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/10/la-fusion-thermonucl%C3%A9aire-en-petit-.html

        Bref c’est peut-être ce que je disais précédemment, Lockheed Martin a peut-être découvert un nouveau matériau révolutionnaire supraconducteur, ce qui n’est pas forcément étonnant puisqu’ils sont habitués à développer des nanomatériaux incroyables notamment dans le domaine de la furtivité, peut-être une découverte hasardeuse, un peu comme le four à micro-ondes…

        Ce qui m’étonne puisque avec un tel matériau ils pourraient déjà révolutionner le monde, pourquoi s’en priveraient-ils ? Attendre pour mieux sauter ensuite ? Et risquer que des informations fuitent ?

        Aussi pourquoi mettraient-ils leur immense crédibilité en jeu ? Pour un simple coup de pub très risqué (non nécessaire vu les chiffres d’affaires) ?

  30. « Jean Pierre Petit » ooôôhh ^^ C’est alors sûrement une technologie extraterrestre.
    D’habitude, ce sont des sites comme « les moutons enragés » ou « on nous cache tout » qui me font bien marrer, aujourd’hui, c’est Contrepoints… Refaites un article de la même trempe le jour où Jean Pierre Petit et nos futurs amis d’un autre système solaire (et Raël) nous présenteront d’autres sublimes avancées technologiques. :)

    1. Clair que mentionner le pauvre JPP n’est vraiment pas un gage de sérieux.

      L’info est quand même vraie pour Lockheed Martin, lard ou cochon de leur part ? pour l’instant je ne vois rien de probant dans un sens ou l’autre.

      1. Pour vous c’est quoi un gage de sérieux ?
        JPP a peut être dit des choses tendancieuses, mais au fond ça reste un bon scientifique.

        Alain Prost a déjà eut un accident de bagnole dans le civil, est-ce pour ça que sa carrière de pilote a été discrédité ?
        JPP s’est peut être emballé, mais on ne sait pas à quoi il a eu accès et comment sa pensée s’est construite autours.

        1. l’ordure: « JPP a peut être dit des choses tendancieuses »

          Vous ne connaissez pas les livres du bonhomme visiblement.

          l’ordure: « Alain Prost a déjà eut un accident de bagnole dans le civil »

          Son accident n’a pas duré 6 mois, le temps d’écrire un bouquin complotiste, remplis d’âneries qui prouve que le brave JPP a tendance à prendre des vessies pour des lanternes.

    2. Je ne me serais pas amusé à faire un article genre « les moutons enragés ».

      Jean-Pierre Petit est certes un personnage excentrique et porté sur la théorie du complot, mais scientifiquement c’est un type solide. D’ailleurs, la plupart des inventions « révolutionnaires » que l’on trouve sur les sites conspirationnistes, genre inventions cachées de Tesla ou énergie libre avec des aimants, il est toujours très sévère.

      Si malgré ses fantaisies je l’ai ici cité comme source, c’est parce la conférence qu’il a donnée sur la Z-Machine n’était pas devant un public Tagada-tsoin-tsoin mais à l’Ecole polytechnique, qu’il y parlait de MHD, dont il est l’un des rares spécialistes en France, que l’existence et les performances de la Z-Machine en 2006 étaient tout à fait officielles, ont donné lieu à des publications scientifiques (Malcolm Haines), et enfin parce qu’il y a un lien structurel établi entre Lockheed Martin et les laboratoires Sandia, donc la Z-Machine.

      Je pense donc que mon billet ne mérite pas ces ricanements.

      1. « …ne mérite pas ces ricanements. »
        ————–
        Donc on ne peut plus rire de rien, voire de n’importe quoi ou son contraire. Eh bé.. ça va pas être marrant. ^^
        En tout cas, merci Philippe, JPP est une valeur sure en matière d’amusement, or ça manque souvent à pas mal de monde actuellement. Dommage que d’autres grands comiques style Benveniste ou Pachauri ne soient plus dans les tuyaux de l’actualité pour nous amuser encore.

  31. Si j’ai bien lu cet article, il y a une différence essentielle entre cet « invention » et ITER.
    ITER est censée fonctionner « en continu » alors que ce projet américain paraît ne donner qu’une impulsion quasi instantanée…

  32. Encore! Mais c’est tout les jours maintenant! Par exemple celui la il faisait son post doc a l’X puis est retourner au Canada…
    Generalfusion.com

  33. Je ne suis malheureusement pas scientifique ou physicien mais comment peut on avoir les infrasctuctures capables de résister à 2 milliards de dégrés ? Quelle matière ? Cela m’intéresse.

    Egalement concernant Lockheed, entreprise américaine, n’est on pas en droit de supposer que l’Etat y a injecté secrétement plusieurs milliards de dollars pour cette recherche ?

    1. « infrasctuctures capables de résister à 2 milliards de dégrés ? Quelle matière ? Cela m’intéresse. »

      Le vide. Il faut se rendre compte que cette température est très localisé dans une masse infime de matière, l’énergie se dissipe ensuite dans le plasma (gaz très chaud) qui lui est à une température bien plus raisonnable mais toujours sans contacte avec les parois (maintenu par un champ magnétique).

    2. Pour l’instant, la seule manière de confiner le plasma à très haute température est la suspension par champ magnétique de très grande puissance (électroaimants avec refroidissement cryogénique). C’est pratiquement aux limites de ce que l’on sait faire actuellement. Et on est loin d’avoir résolu les problème d’instabilités et de fuites.

    3. « mais comment peut on avoir les infrasctuctures capables de résister à 2 milliards de dégrés ? Quelle matière ? Cela m’intéresse. »

      heuuu, en théorie aucune matière connue ne le peut, cette température est locale (sur la cible), souvent confinée dans le vide ou par magnétisme.
      voir programme LMJ du CEA, la cible fait 2mm et se trouve dans un cylindre en or, lui même positionné dans une « chambre d’expérience » sous vide.

  34. si c’est aussi crédible que ça: http://goo.gl/K5P5O7

    alors ils nous sortiront un scoop le 1er avril prochain sans doute… MDR !

  35.  » Lorsque l’on sait que pour produire une réaction de fusion, il faut obtenir une température de 100 millions de degrés  »

    J’ai pas fait le tour de tout les commentaires; mais pour la fusion thermonucléaire de l’hydrogène en hélium il faut environ 12 millions de degrés. le centre du soleil est de 15 millions.

    D.J

    1. En fait l’article parle de fusion de l’hydrogène lourd. Qui est bien de 100 millions de degrés.

      D.J

    2. Il y a 2 paramètres à prendre en compte pour « amorcer » le pétard : la température et la pression.
      Selon le dispositif, en particulier le confinement magnétique, la température peut varier…

    3. C’est fou comme ça me fait penser au film ironman…

  36. Exemple typique de fausse naïveté, de charlatanisme, de sorcellerie du 21éme siècle. Il y a de par la terre des milliers de physiciens qui planchent sur la fusion nucléaire et une firme détiendrait la connaissance tout en la gardant secrète !
    Whaouw…….c’est le pitch du prochain Blake et Mortimer ?

    1. 100% d’accord avec vous …c’est aussi crédible que ça: http://goo.gl/K5P5O7

      1. En quoi cet élève n’est-il pas crédible?

        1. On a affaire à des gens qui ne comprennent pas que l’on maitrise la fusion et que le problème est d’avoir un COP > 1

        2. votre question est-elle sérieuse ?? Si vous pensez à la véracité de cette imposture il faudra nous expliquer alors pourquoi on investi des milliards dans le projet ITER mené par les meilleurs spécialistes et savants du domaine et qu’à coté un écolier nous fabrique la même chose dans une boite en plastique …!!

          Si c’était VRAIMENT le cas ne pensez vous pas que cela aurait eu un retentissement autre que ce canular !! soyons un peu sérieux !! on voit de tout sur le net et plus c’est gros mieux ç’est crût apparemment !!

          1. « votre question est-elle sérieuse ?? »

            Bien sûr que oui.

            « véracité de cette imposture »

            Qu’est-ce qui vous permet de parler ainsi?

            « dans une boite en plastique »

            Je pense qu’il y a du verre aussi.

          2. Vu l’étendue de votre ignorance je pendrais un ton un peut moins arrogant si j’étais vous. Un particulier peut faire de la fusion dans son appartement depuis longtemps, ça s’appelle un « fusor »:

            http://lmgtfy.com/?q=fusor

            Il y a bien fusion nucléaire cependant c’est totalement impossible de produrie de l’électricité avec pour deux raisons:

            – on injecte énormément plus d’énergie dans le dispositif que d’énergie créer par la réaction
            – il n’y a rien qui permet de récupérer cette énergie

            Le gros problème à résoudre est que le bilan énergétique soit positif, donc que:

            énergie injectée < énergie produite * rendement récupération énergie

            affin que l'on ai un gain d'énergie, donc que l'on puisse produire de l'électricité.

  37. Les industries de l’armement sont largement dépendantes de l’état et du DARPA aux US qui a été à l’origine d’internet entre autres. La plupart des découvertes fondamentales viennent du secteur et des dépenses publiques dont l’armement. Einstein lui même était un chercheur du secteur public.

    La raison, c’est que seul l’état s’engage sur des décennies dans des programmes de recherche qui produisent les innovations génériques de bases utilisables par le secteur privé selon diverses déclinaison. Le transistor par exemple est issu des recherches de la NASA qui n’a rien de privé.

    1. le transistor provient des laboratoires BELL au nouveau mexique, pas de la NASA.

      Vous faite une confusion entre étatisme et engagement.

      En faite, seul l’état peut allouer les ressources nécessaires à faire vivre des chercheurs dans un environnement propice à la recherche.
      Les entreprises innove pas beaucoup là dessus, et profitent de doctorant qu’elles embauchent à la suite de leurs thèses. Seulement le doctorant ne peut faire ses recherches et fertiliser sa thèse que sous l’égide de l’état.
      Un chercheur doit être libre, ne sait pas le temps que ça va lui prendre, tout avoir à sa disposition, et accessoirement avoir un salaire pour se consacrer pleinement à ses recherches sans se soucier de comment se loger ou manger ; seul l’état (ou des structures atypiques comme GOOGLE) peut offrir cela.

      Dans une entreprise il y a le planning, l’obligation de résultat, la peur de l’échec, la soumission à une hierarchie qui meme sympa doit faire du reporting et point d’avancement réguliers, bref, pas glop pour un geek.

      1. Stéphane Boulots

        Seules quelques très rares sociétés privées ont un business qui repose sur la recherche, la plus grand partie dégagent leur valeur de la qualité d’exécution et se différencient par de l’innovation, qui mélange R&D et confrontation avec le réel (retour clients, tests, marketing, études concurrentielles etc…)

        Cependant, la grande majorité des multinationales entretiennent un pôle de recherche pure, qui est d’ailleurs souvent une collaboration avec des organismes publics.

        En général, ces groupes consacrent entre 3 et 5% de leur CA à de la recherche pure, plus pour les sociétés dont le client principal est public (industries d’armement, informatique et télécom, énergie …)

        http://www.loreal.fr/recherche-innovation/notre-modele-dinnovation/les-chiffres-cles-de-la-recherche-et-innovation.aspx
        http://www.geglobalresearch.com/
        http://research.microsoft.com/en-us/
        https://research.google.com/

        1. C’est ce que je disais, on ne peut citer de tete qu’une petite dizaine d’entreprise sur la planète.
          Et encore, elles ont des axes de R&D précis, et cherchent dans la direction imposées par les études de marché.

          Pour etre rentable et performant, il devient alors nécessaire d’embaucher un thèsard dont l’objet de R&D est son sujet de thèse, ou absorber une start-up ou une petite entreprise pour s’approprier la brique manquante à la réalisation.
          Il y a des sociétés spécialisée là dedans (veille techno) pour mettre en phase les entreprises sur un sujet.
          Si le donneur d’ordre est vraiment plus gros que le « sachant », il l’absorbe .

          Finalement, les stratégies d’entreprises sont assez analogues à la nature…

          1. Stéphane Boulots

            Le nombre est bien plus important qu’une dizaine, en fait depuis les années 70, et sous l’impulsion de la NASA au début, les réseaux se sont créés entre les universités et les organismes de recherche, d’abord US, puis en Angleterre, en Chine, en Inde … et est très imbriqué.

            Ces entreprises font de la recherche dans des domaines connexes mais pas forcément ni uniquement dans leur cœur de métier.

            Google est une des rares sociétés à en faire de la pub éhonté, mais toutes les multinationales sont sur ce créneau : le business est rentable per se à partir du moment où la boite a une taille critique.

            https://static.googleusercontent.com/media/research.google.com/fr//pubs/archive/38149.pdf

            Vous verrez que le domaine de compétence est bien plus large que l’informatique.

            A part en France, où on reste Cartésien et socialiste (donc puriste) et où on continue à nier le rôle social et civilisationnel des entreprises.

            Il faut voir que le concept de ‘thésard’ est un pré carré Français … si vous jetez un œil à comment ca se passe au MIT, vous verrez une énorme différence.

            Les startups ne travaillent pas sur de la recherche, mais uniquement sur de l’innovation (mise en pratique)

            Si vous regardez bien, presque toutes les entreprises multinationales technologiques de plus de 50 milles employés ont un pôle de recherche distinct de la R&D.

  38. Une entreprise d’armement qui produit un réacteur d’énergie propre… On est sûr que ce n’est pas tiré d’une certaine série de films avec un héros en armure rouge et jaune? 😀
    Comme quoi la fiction est souvent tellement proche de la réalité.

    Par contre je ne trouverai pas cela étonnant si un non-spécialiste du nucléaire arrive à faire fonctionner un réacteur de fusion nucléaire avant les spécialistes. Les spécialistes sont souvent tellement proche du sujet qu’ils manquent de recul, et ont du mal à trouver des solutions qui dévient de leur spécialisation.

  39. Un article intéressant, dommage qu’il dégénère dans son dernier paragraphe:

    « Le très vraisemblable développement de la fusion nucléaire par l’avionneur militaire Lockheed Martin », il faudrait se renseigner un peu plus avant de qualifier de la sorte l’annonce de Lockheed Martin. La communauté scientifique internationale (et ses gueuletons subventionnés) sont très critiques quant aux informations publiées, notamment à cause du manque de données détaillées sur certains éléments clés. La taille du réacteur limitée à un camion laisse également dubitatif, considérant les infrastructures (turbine à vapeur pour générer l’électricité, circuit cryogénique pour refroidir le réacteur) indispensables.

    « des états planificateurs ne cherchent jamais que dans une direction prévisible »: les chercheurs devraient donc faire de la recherche sur des sujets invraisemblables et sans direction en espérant tomber par hasard sur l’invention du siècle? Depuis quand la recherche est-elle une loterie?

    Enfin, « chercheurs subventionnés et en gigantesques travaux de BTP qui s’avèreront inutiles, désolant exemple de keynésianisme scientifique »: je ne sais même pas quoi répondre. Bien sur la recherche publique n’est pas parfaite, et les entreprises privées sont à l’origine de biens des découvertes, mais de la à dénigrer de la sorte les chercheurs. Si toutes les avancées scientifiques étaient réalisées par des sociétés et brevetées pour des considérations d’argent, la situation serait sans doute beaucoup moins rose…

    1. Je pense que vous vous méprenez sur sa critique de la recherche publique. Il critique ici le fait que « sans hésitation » des chercheurs se sont mit à dépenser des milliards dans un projet pluridécennale qui tente principalement de résoudre le problème par la force brute la ou des organismes plus petits, don des organismes publiques, ont des solutions bien plus prometteuses avec des expérimentations bien moins chères:

      http://nextbigfuture.com/2014/11/dynomak-fusion-details-and-summary-of.html

      1. « des états planificateurs ne cherchent jamais que dans une direction prévisible »

        Oui c’est assez hénaurme, on se demande bien si ce monsieur a travaillé lui même dans la recherche publique ou privée, ça sent bon le préjugé propagandiste.

        On attend d’ avoir un peu plus d’infos de cette entreprise.

        En Italie aussi, un génie fait de la fusion, mais on en sait pas plus :

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalyseur_d%27%C3%A9nergie_de_Rossi_et_Focardi

      2. @Un lecteur

        Effectivement, dépenser des milliards peut paraître énorme, mais ce genre de projet de grande envergure est souvent indispensable pour résoudre ces problèmes. Il existe peut-être des solutions moins chères ou plus efficaces, mais en attendant de les trouver, investir de l’argent dans des technologies aussi importantes que la fusion atomique ne me paraît pas un « désolant exemple de keynésianisme scientifique ». Laisser intégralement la recherche à des entreprises privées, aussi efficaces soient-elles, n’est pas une stratégie viable.

        1. Ma critique n’entre même pas dans le débat publique/privé mais dans la stratégie en elle même. Vous devriez lire l’article que j’ai linké et me dire si, selon vous, il est plus intelligent de mettre des milliards dans un seul projet ou dans des dizaines de petits projets concurrents plus des recherches dans des domaines connexes comme les supraconducteurs.

          1. Fort vrai. J’ai juste du mal à imaginer que tous ces états, épaulés par nombre de scientifiques, aillent se risquer à investir autant d’argent sans avoir réfléchi préalablement à l’intérêt de leur projet et aux possibles alternatives. J’ai peut-être tort, mais je pense qu’un projet énorme comme ITER est plus à même, et ce malgré toutes les lourdeurs administratives et autres pertes de temps/argent, de produire des résultats probants, documentés et accessibles que n’importe quelle entreprise.

            1. un projet énorme comme ITER est plus à même de produire des résultats probants

              Comme le MINITEL, si je comprends bien…

              1. Heu… le Minitel ne fonctionnait pas bien?

              2. Le minitel est argument à 2 balle est prouve une seule chose : votre méconnaissance du sujet de base, et du sujet pour lequel vous le brandissé.
                Le seul et unique échec du minitel est d’avoir été bloqué par des énarques, ce qui l’a empêché de migrer sur des stations matériels non propriétaire.
                Contestez et dire que le minitel ne servait à rien revient à remettre en cause l’internet lui même.

                1. Pendant des années, grâce au Minitel, j’ai pu imprimer mes propositions et mes contrats d’assurance à mon bureau, ce qu’aucun autre système ne permettait à l’époque.

                2. Combien de milliards en argent public, déjà, le Minitel ? et pour quel résultat ? c’est l’exemple même du projet né dans les hautes sphères sur décision d’une poignée de fonctionnaire, coûteux et vite dépassé. Et le Minitel fonctionnait avec un (ou quelques) serveur largement centralisés à travers toutes les informations transitaient. Lol. Tout le contraire d’internet.

            2. Ce que vous ne comprenez pas c’est qu’avec ITER si les chances sont proches de 100% qu’il arrive à son objectif, c’est à dire maintenir un plasma confiné ou se produit des réactions de fusion, cela nous aura couté énormément cher pour pas grand chose.
              Vous ne comprenez pas que les politiciens sont persuadé qu’avec assez d’argent on trouve toujours la bonne solution du premier coup. Il suffit de voir à quel point les centrales hypothétiques dont accoucherait ITER sont jacobines dans leur esprit, tel le Minitel. Elle seraient si grosses que la production électrique serait totalement centralisé, quelques une suffiraient pour un pays comme la France.
              A l’inverse les startup cherchent des solutions plus flexibles, plus petites, plus outside the box, certaines échoueront, certaines qui paraissaient prometteuses il y a quelques mois semble maintenant déjà obsolètes, d’autres donnent des résultats prometteurs…
              Vous devriez libre Taleb sur l’antifragilité.

              1. Je vous rejoins sur les start-ups, seulement la différence avec ITER c’est que les start-ups sont constituées de passionnés, de freelances pour qui les portes des grandes entreprises sont fermés faute de CV calibré.

                Force est de constater que ce sont souvent les plus créatifs, et que si ils étaient encadrés par les bonnes personnes (docteurs, physiciens ou autre) ils pourraient être très profitables.

                à titre d’exemple, la NASA n’arrivait pas trouver de solution pour le lubrifiant de certains conduits des moteurs de saturne-V, ils ont lancé un appel national, et ce sont des surfeurs qui ont trouvé (ou du moins inspiré) la solution aux motoristes.
                Pas très loin de nous, sur le 380 AIRBUS a eut le même soucis avec une pièce en alliage de titane, des montagnes de paperasses, de certification qualité fournisseur, d’audit, de traça…au final les pièces cassaient, non pas par mauvaise fabrication, mais par manque de maitrise physique. Ils ont lancé un appel d’offre mondial, et une petite PME Japonaise qui a répondu. Aujourd’hui c’est cette PME sans mini cooper et autre fiat 500 qui fabrique la pièce de série, la seule qui a le savoir-faire.

                il y a des leçons à en tirer.

                1. C’est souvent un défaut dans l’établissement du cahier des charges. Et le nez dans le guidon, on manque de recul.
                  Dans le même ordre d’idée, chez un grand avionneur, il y a des gestionnaires de projet qui gèrent de plus en plus leur écran, et de moins en moins la question primordiale. Ce qui fait qu’un aérodynamicien concevra une aile hyper-sustentée permettant des performances de décollage et d’atterrissage vendues aux « acheteurs sur plans » (disons un business jet pouvant décoller d’une piste de 1200 mètres avec les pleins pour traverser l’Atlantique) et qui revient du bureau d’études commandes avec des fentes tellement occupées par les biellettes et les vérins que le Cz max prévu ne sera pas respecté…

                  1. C’est exactement ça. Peut etre avec des charger d’affaire techniques genre hamac, qui supervisent un peu tout et fond le liens entre service.

  40. L’écart est tellement gigantesque entre ce qu’annonce Lockheed et ce qu’on sait sur Iter que je ne vois que deux possibilités (en dehors de toute considération scientifique) :
    soit c’est un coup de bluff de Lockheed,
    soit ils sont géniaux chez Lockheed ET tous débiles chez Iter.

    1. Soit vous êtes mal informé, LM est loin d’être le seul à expérimenter des idées originales pour faire fonctionner la fusion:
      http://nextbigfuture.com/2014/11/dynomak-fusion-details-and-summary-of.html

      1. Cet article a l’air très intéressant, mais il est long et en anglais, il me faudrait un condensé en français 😉

        J’ose espérer que si dans 10 ans LM ou d’autres produisent de l’énergie commerciale à base de fusion, Iter aura entre temps changé son fusil d’épaule…

    2. Il ne s’agit là que d’une annonce. Ils disent peut-être vrai, peut-être sont ils réellement sur le point d’aboutir. Ou bien il s’agit d’un coup pour faire mousser l’action à Wall Street, en ce moment ça brasse des milliards avec beaucoup de vent par là bas. Wait and see

    3. peut être un peu des 2…

  41. Il faut arrêter de taper sur Iter, projet sur lequel la France est loin d’être seule. Si on y dépensait ne serait-ce que la moitié de ce qu’on dépense pour des « renouvelables » SANS AVENIR, on irait sans doute plus vite pour ouvrir les verrous technologiques… et juger réellement de la faisabilité de la fusion contrôlée.
    Et la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides mériterait elle aussi des financements de recherche au lieu d’en laisser le bénéfice à d’autres pays. On ne m’enlèvera pas de l’idée que l’arrêt politique de Superphénix est une faute majeure au parfum de trahison.

    1. Perso je ne suis pas rassuré par les RNR…du sodium à 500°C qui côtoie de l’eau j’ai toujours trouvé ça dangereux.
      Je ne suis pas spécialisé sur ce type de réacteur, j’imagine que tout a été fait pour éviter l’accident, mais de mémoire lors d’essais il y en a eu, donc…
      Les réacteurs au thorium fonctionnent un peu sur ce principe, ça a l’air prometteur en tout cas, l’Inde l’utilise et les Chinois investissent massivement dans ces programmes.

      ITER, ça reste un ramassis de moutons pour une poignée de chercheurs passionnés. Rien en sort, comme le RJH, le RES et d’autre trucs sur le même site (et tout AREVA en faite). Les chercheurs sont bridés et se fond mettre des bâtons dans les roues par des process et autre directives RH / QSE à la con.

      par exemple un chercheur occupé à démarrer sa réaction doit être concentré sur son travail, alors quand une pétasse vient le voir 3 fois par jour pour le presser de rendre les propositions de son service pour réduire le risque d’accident du travail, sinon l’indicateur du mois va en prendre un coup…ça fout les boules.

      Personnellement j’ai fait 2 propositions : mettre un panneau « attention eau chaude, pré-regler avant de mettre la main » sur tout les robinets dans les chiottes, et effectuer un contrôle périodique des feutres pour s’assurer qu’ils fonctionneront si il y a un incendie (les feutres qui servent à marquer les bureaux vides lors de l’évacuation).

      j’ai été félicité pour ça, et mes propositions ont été mise en place ! à coté de ça mes chaines de mesure neutroniques n’avancent pas…

      1. Dans la technologie moderne, tout est dangereux, mais il faut savoir ce que l’on veut. La question est: peut-on réduire ou maîtriser le risque ou non ?
        Après tout, le nombre de morts par chute de cheval ou accident de carriole était semble-t-il au moins aussi élevé proportionnellement que ceux de la circulation automobile actuelle.
        Vous semblez être dans le bain: faites nous profiter de votre expérience.

        1. Entièrement d’accord avec vous.
          expérience…en faite je m’aperçois que c’est un peu partout pareil dès l’instant où il y a une organisation pyramidale, et un nombre de salariés élevé.

          1. oh le cas de la fonction publique est spécial et hallucinant… la façon d’aborder les accidents de travail, le compte rendu aux « élus » avec des stats doivent avant tout mettre en valeur leurs actions..kafka…

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