USA : la machine à 1200 dollars qui permet de faire des armes à la maison

Publié Par Contrepoints, le dans Sujets de société

Par Andy Greenberg.

 

ar-15 credits Michael Gilliam (licence creative commons)

ar-15

En 2013, en présentant le premier pistolet entièrement imprimé en 3D, Cody Wilson a prouvé que de nos jours, n’importe qui peut fabriquer une arme fonctionnelle et létale dans son garage en quelques clics. Maintenant, il s’est lancé sérieusement dans la fabrication d’armes « artisanales ». Et cette fois, le résultat n’est pas en plastique.

Le dernier projet libertarien de Cody Wilson est une fraiseuse, qu’il a surnommée le Ghost Gunner et qui est connectée à son PC. Comme toute fraiseuse contrôlée par ordinateur, cette boîte noire d’une trentaine de centimètres de côté utilise un foret monté sur une tête qui se déplace dans les trois dimensions, modelant des formes à partir de blocs de polymères, de bois ou d’aluminium. Mais cette fraiseuse-ci, vendue 1200 dollars (environ 950€) par l’entreprise de Wilson, Defense Distributed, a pour but de créer un objet en particulier : la platine d’un AR-15.

Ce simple petit morceau de métal est devenu l’épicentre du contrôle des armes à feu. La platine est la partie de l’arme qui relie les différents éléments qui la composent, ce qui en fait l’élément le plus réglementé de l’ensemble. Si vous produisez votre propre platine chez vous, cependant, vous pouvez commander sans problème les autres composantes sur Internet, créant ainsi une arme semi-automatique sans numéro de série, sans contrôles d’identité, sans période d’attente, en bref, sans législation à respecter. Certains partisans du contrôle des armes à feu l’appellent une « arme fantôme » (Ghost Gun). Il est tout à fait illégal de vendre cet élément intraçable ; par contre, rien ne vous interdit de le fabriquer vous-même.

L’exploitation des failles dans la réglementation des platines d’armes à feu est loin d’être une idée nouvelle ; certains armuriers amateurs fabriquent les leurs depuis des années. Mais Wilson, qui signe avec le Ghost Gunner une énième provocation envers les lois fédérales, est déterminé à simplifier et à démocratiser le processus. « Cela a toujours été réservé aux armuriers, pas aux utilisateurs lambda. C’est là que le numérique et la tendance à fabriquer les choses par soi-même prend toute son importance. Nous avons développé un outil très bon marché, qui rend l’armurerie traditionnelle accessible à tous. N’importe qui peut la pratiquer à la maison. »

La volonté de Wilson de donner à chacun la possibilité de fabriquer une arme intraçable fait partie d’une mission anarchiste de grande envergure : montrer comment la technologie peut rendre la notion même de gouvernement obsolète. Wilson a passé les deux dernières années à développer des armes à feu qui peuvent être imprimées aussi facilement que de l’encre sur une feuille, déjouant toute tentative de contrôle des armes à feu. « C’est une façon de marquer les esprits des étatistes, une façon d’humilier le pouvoir qui veut vous humilier », explique-t-il.

Les créations controversées de Defense Distributed incluent des chargeurs en plastique et des platines d’AR-15 imprimables en 3D, ainsi qu’un pistolet entièrement imprimable qu’il a appelé le Liberator. Mais Wilson affirme que sa transition de l’impression 3D à la fraiseuse contrôlée par ordinateur, qui forge le métal, participe à la démocratisation des armes létales. « L’impression 3D [d’armes à feu] en plastique, c’était juste un aperçu du futur. Aujourd’hui, on peut utiliser ces machines pour créer une arme qui respecte les standards de qualité auxquels on s’est habitué. Le standard de la communauté des possesseurs d’armes, c’est le métal. »

Le processus de fabrication de cette platine en métal est plus simple, physiquement et légalement, qu’on pourrait le croire. Utiliser le Ghost Gunner pour tailler une platine à partir d’un bloc d’aluminium serait une entreprise longue et complexe, mais la communauté des porteurs d’armes échange des « platines 80% », c’est-à-dire des pièces de métal en forme de platines qui se vendent pour à peine 80 dollars et sont taillées à environ 80%. Il leur faut seulement quelques cavités supplémentaires pour être finalisées. Le bureau de régulation de l’alcool, du tabac et des armes à feu a déterminé que cette limite de 80% d’avancement de la production était le maximum légal pour qu’un élément ne soit pas considéré comme fonctionnel, et ne nécessite donc pas un traçage via un numéro de série gouvernemental. Les 20% restants, c’est-à-dire la finition des platines, ont jusqu’à maintenant été effectués en utilisant des fraiseuses qui coûtent des dizaines de milliers de dollars.

Cependant, les fraiseuses assistées par ordinateur sont en pleine transition : de la fabrication industrielle, elles s’adaptent à une utilisation personnelle et accessible. Le Shapeoko ou le Nomad, par exemple, coûtent quelques milliers, voire même quelques centaines d’euros seulement. Le Ghost Gunner a été bâti à partir de micro-contrôleurs Arduino à 20 dollars, une tête sur mesure et un foret en acier. La machine de Defense Distributed ne peut pas modeler des pièces aussi grandes que celles de ses concurrents, mais sa petite taille la rend plus solide et précise, lui permettant de façonner une platine complète à partir d’un bloc taillé à 80% en une heure environ. Wilson dit que cette tâche serait impossible avec des fraiseuses bas de gamme pour amateurs, mais qu’elle ne requiert pourtant pas non plus un matériel à plusieurs milliers de dollars. « Nous rendons la fabrication infiniment plus facile », dit-il.

Ambitions subversives mises à part, Wilson ne cache pas le fait que le Ghost Gunner est un projet à but lucratif. Contrairement aux projets d’impression 3D passés de Defense Distributed, cette fraiseuse permet à l’entreprise de Wilson de financer ses activités annexes. Il souhaitait proposer des pré-commandes de la machine via une campagne Indiegogo ou Kickstarter, mais ces sites interdisent la vente d’armes ou d’outils pour les fabriquer.

Depuis le lancement de Defense Distributed, en 2012, Wilson a prouvé son talent pour jeter de l’huile technologique sur le feu politique, des armes imprimables en 3D sans le moindre contrôle à un logiciel de blanchissement d’argent grâce aux Bitcoins. Sa dernière innovation promet d’être tout aussi controversée : il lancera le Ghost Gunner juste après un débat en Californie touchant à un projet de loi interdisant la fabrication de toutes les armes sans numéro de série. Cette loi, appelée le « Ghost Gun Ban » et proposée par le sénateur Kevin de Leόn plus tôt dans l’année, a pour objectif de criminaliser à la fois l’impression 3D et la finition de platines à 80% sans un numéro de série déterminé par le gouvernement, et ce dans l’État entier. La loi a été approuvée par le Sénat et l’Assemblée de l’État, mais soumise à un veto en janvier par le gouverneur Jerry Brown, qui a affirmé qu’il « ne [voyait] pas en quoi l’ajout d’un numéro de série à une arme à feu artisanale [améliorerait] la sécurité publique ».

Ce veto représente encore une déception pour les partisans de la prohibition comme le sénateur De Leon, qui ont déjà averti des dangers des platines faites maison. « Les nouvelles technologies qui permettent à n’importe qui de fabriquer une arme posent cette question : ces armes sont-elles faites par des individus dangereux [par exemple…] des criminels et des personnes mentalement instables ? », a demandé De Leon lors d’une conférence de presse en janvier. « La menace est réelle. Nous commençons à observer une industrie émergente et un marché des armes fantômes […] personne ne sait qu’elles existent, jusqu’à ce qu’un crime soit commis avec. »

Il s’avère que la police pense qu’un AR-15 construit de cette façon a été utilisé par John Zawahri, 23 ans, pour tuer cinq personnes à Santa Monica l’an dernier avant d’être lui-même abattu par la police. Zawahri avait des antécédents psychiatriques et sa demande de permis de porter des armes avait été refusée auparavant. L’arme semi-automatique qu’il a assemblée est de plus illégale en Californie.

Après le veto du gouverneur concernant le Ghost Gun Ban, la fraiseuse de Wilson pourrait rendre ces armes intraçables bien plus accessibles au grand public, et Wilson ne s’en dédouane pas, confrontant même directement les prohibitionnistes. Il est même allé jusqu’à déposer une demande de copyright pour l’expression « Ghost Gun » (arme fantôme), un geste qui pourrait limiter son utilisation légale par les prohibitionnistes.

« Si Kevin de Leόn ne devait pas en entendre parler, ces efforts seraient inutiles. Ce que je veux, c’est offrir ce monde aux politiques. Notre stratégie est d’incarner et de réaliser leur cauchemar, leur donner le monde dont ils parlent », explique Wilson.

Et si sa fraiseuse est utilisée pour créer des armes incontrôlables qui mènent à la violence, comme pour John Zawahri ? Wilson répond qu’il a déjà répondu à cette question quand on la lui a posée à l’époque des armes imprimables : la violence potentielle est le prix à payer pour la liberté. « J’ai la conviction que ça fait partie de ce que le peuple mérite, un idéal républicain cohérent et respectueux des libertés civiles. »

« On peut avoir une brosse à dents sans numéro de série, et on peut avoir un fusil d’assaut sans numéro de série. C’est important pour moi. L’arme à feu intraçable est ce pour quoi je me bats », termine Wilson.


Traduction Lexane Sirac pour Contrepoints de « The $1,200 Machine That Lets Anyone Make a Metal Gun at Home »

  1. Ca coûte quand même bien cher par rapport à une transaction discrète dans certains quartiers.

    1. la Kalash à 800€ , en provenance directe d’ex-Yougoslavie et avec un numéro de série qui est de toute façon inconnu des forces de police 🙂
      pas la peine de s’embêter à acheter tout le bastringue pour ( mal ) fabriquer soi-même son arme.

      1. Mal? Une fois que vous avez le soft et le plan, vous cliquer sur OK, vous attendez 1h, vous assemblez, vous avez votre fusil d’assaut.

        Ça parait difficile de se louper.

        1. après il faut quand même se procurer tout le reste pour faire l’assemblage 🙂
          parce que le dispositif proposé ne fabrique que la partie centrale de l’arme. En France on va avoir du mal à acheter légalement le reste des pièces..
          sinon c’est vrai que le procédé à l’air intéressant , surtout que ça doit pouvoir fonctionner , avec les bons softs, pour fabriquer d’autres choses.

          1. En l’occurrence le mec est américain.

            En France, pour les autres pièces non métaliques, ça doit bien pouvoir se faire avec une imprimante 3d. Pour le reste des pièce en acier, et bien à ce stade, vous avez déjà une fraiseuse, donc bon…

            L’important, c’est que contrôler les armes n’est plus suffisant pour contrôler les populations. Et ça, ça change potentiellement beaucoup de choses.

        2. Heu , c est de nouveau un délire journalistique qui ne s applique qu au USA, ici c est culasse et canon qui sont tracées

          On pouvait déjà avant le faite pour autant que l on trouve un atelier qui me faisait mais pour rester légal fallait soi même presser le bouton stars de la CNC

    2. Se procurer une arme illégalement est facile mais 1) cela vous met en situation de vulnérabilité (puisque c’est un crime) et 2) l’arme en question peut vous être retirée, donc retour à la case départ.

      L’intérêt ici n’est pas d’avoir une arme, mais la possibilité d’en créer une n’importe quand, et qui plus est de façon légale.

      Le cauchemar incarné des hommes d’Etat. On peut s’attendre à ce qu’ils fassent tout ce qui est possible pour l’interdire, mais il restera la potentialité aux gens, c’est-à-dire une sourde menace sur le système.

      1. je ne suis pas sur qu’en France , il soit légal de posséder une arme faite artisanalement et sans numéro de série.
        quoique ! il doit bien exister une norme européenne définissant une arme. Si la fabrication artisanale ne correspond pas à la norme européenne , ce n’est pas une arme … euh non, je crois pas que ça marchera 🙂

        1. Vous pouvez avoir légalement tout le matos chez vous, fabriquer l’arme quand vous en avez besoin, puis la démonter ensuite. Vous serez en infraction pendant la période très brève ou vous en avez besoin.

          1. Vous pouvez achetez une arme au marché noir et vous en débarrasser ensuite. Concrètement à part le coté technophile je ne vois pas ce que cela change.

            1. Et bien, vous n’êtes plus obligé de passer par des gens louches, de financer des réseaux mafieux voir terroristes, de prendre des risques pour vous procurer l’arme.

              Et aussi, vous pouvez posséder une arme sans que personne ne soit au courant.

              Surtout, ça fait disparaître le besoin de réseaux structurés. Cela rend beaucoup plus difficile pour le gouvernement d’empêcher les citoyens de posséder des armes. Et donc beaucoup plus difficile de soumettre la population.

              M’est avis que dans certaines zones Irakiennes, les populations civiles seraient contentes d’avoir accès à un truc comme ça ces temps-ci. Ou bien les résistants Allemands des années 40.

      2. l’intérêt de pouvoir créer une arme légalement est très limité : il suffit que le législateur en entende parler, s’empare du sujet, vote une loi, et tout à coup, c’est illégal d’en créer.
        l’intérêt est donc de pouvoir créer une arme discrètement.

        1. Même si le législateur rend la chose illégale, comment faire appliquer la loi quand tout ce qui est nécessaire c’est de posséder une fraiseuse? Ça parait compliqué d’interdire les fraiseuses.

          L’intérêt de pouvoir créer une arme intraçable légalement, c’est que ça fait chier le gouvernement au moins pour quelques temps. Et ça, c’est déjà, en soit, une chose louable. Au-delà de ça, ça permet de prouver que la société ne devient pas un chaos horrible quand la population dispose d’armes non-contrôlées.

          Rappelons nous que le contrôle des armes est historiquement le premier pas vers le totalitarisme. Alors tout ce qui peut mettre du plomb dans l’aile à ce genre de mythe est bon à prendre.

    3. Ou la fabrication d’un zip-gun artisanal, monocoup voire jetable.
      Pour tirer sur une cible à moins de 5 mètres, c’est pas complexe.

    4. C’est bien beau la « transaction discrète », mais il faut entrer en contact avec des gens pas fréquentable, les trouver d’abord, négocier ensuite, et enfin obtenir vraiment la marchandise voulue, sachant qu’en cas de problème tu devra te débrouiller tout seul …
      Et puis la kalach, ça reste de la m***e

  2. Donc au final, le plastique thermofusible ne serait pas le matériaux idéal pour fabriquer une arme?

    Quelle surprise!

    1. Une boite (Croate, me semble-t’il, mais je peux me tromper) fabrique des armes entièrement en céramique (munition comprises) depuis plusieurs années maintenant et ça fonctionne très bien. Avec une imprimante 3d on est pas forcément obligé d’utiliser du plastique.

      1. « Avec une imprimante 3d on est pas forcément obligé d’utiliser du plastique. »

        Avec une « imprimante 3D » (terme vague qui regroupe des technos différentes) haut de gamme non.

        Avec une machine pas cher à fabriquer des figurines, si.

        Je n’ai jamais été contre les armes fabriquées par des machines généralistes, juste les armes en plastoc.

        1. C’est comme tout, si attend un peu, les prix vont baisser, les technos s’améliorer. L’impression 3d n’en est encore qu’a ses balbutiements.

          M3D par exemple, qui a explosé son objectif sur kickstarter, cherche déjà à mettre au point une imprimante 3d capable d’utiliser de la céramique pour moins de 300$, certes de petite taille. On nous annonce quand même 10,9 x 13,3 x 16,6cm. Suffisant pour un flingue. Reste à voir si le résultat sera suffisamment solide pour supporter les contraintes.

          Evidemment ce n’est qu’un exemple, mais des gens bossent la-dessus, et ces technos sont loin d’avoir réaliser leur potentiel.

          1. Est-ce qu’une imprimante 3D saura un jour fabriquer toute seule un canon rayé?

  3. une fraiseuse pilotée par ordi quoi…
    c’est vraiment une imprimante 3 d?

    une fraiseuse ne peut pas faire touts les objets , l’imprimante peut faire une boite dans une boite…pas pareil…

    Est ce juste pour réfuter ceux qui disaient qu’on ne pouvait pas fabriquer d’arme à feu vraiment efficace avec une imprimante 3 D?

    Bon ensuite quelle est la finalité?
    Autant pour s’amuser à faire des prototypes ou des objets à l’unité ça semble intéressant voire irremplaçable …là je ne vois pas à moins d ‘imaginer être un antisystème ou anticapitaliste comme ça.

    se construire une voiture avec une » imprimante » 3D ensuite?

    mais pourquoi ne pas aller acheter un fusil?

    Ils sont vraiment cons dans les pays pauvres il suffirait à un petit crève la faim de se payer une imprimante 3D et des cellules solaires pour l’alimenter en électricité, les matériaux et zou il pourrait se faire tout ce qu’il veut GRATUITEMENT..

    1. « une fraiseuse ne peut pas faire touts les objets , l’imprimante »
      …non plus!

      1. oui, mal dit disons qu’une fraiseuses pilotée par ordinateur n’est pas vraiment une imprimante 3D…

        mais bon sang, à part un challenge technique idiot ça sert à quoi? et quel intérêt? ça démontre quoi?

        1. Qui a dit que c’était une imprimante 3d? C’est une fraiseuse, il faut s’en servir comme une fraiseuse. Vous achetez des blocs de métal et vous taillez dedans. C’est comme si on vous présentait une nouvelle brosse à dent et que vous nous répondiez que ça fait un mauvais coupe-ongle.

          Si vous avez besoin d’une imprimante 3d, vous achetez une imprimante 3d, si vous avez besoin d’une fraiseuse, vous achetez une fraiseuse. Personne ne prétend que l’un puisse remplacer l’autre.

          1. oui vous avez raison, je suis encore hypnotisé par la lecture d’articles passionnés sur la fabrication d’arme en plastoc par des imprimantes 3D…mais quel est le but ici?

            qu’est ce que le fait d’avoir une machine permettant de fabriquer un machin comme une arme est censé prouver? montrer ou suggérer?

            Ma vraie question à part un challenge technique assez monomaniaque, quel intérêt?

            J’ai la vague impression qu’il y a l’idée de combattre big brother,lobby des armes à feu, d’etre « autonome », ce genre de choses…

            une arme c’est juste un bout de métal…et oui si vous acheter une fraiseuse pilotée par ordinateur vous pourrez fabriquer un bidule en métal…alors quoi…

            1200 euros..c’est cher… donc ça ne rend pas indépendant, tout ce qu’on a chez soi d’utilitaire ou presque est fabriqué à bas cout en grande série par des gens peu payés…ce qui rend à priori le fait de le faire soi même comme économiquement idiot …alors quoi…

            don je répète..Ma vraie question à part un challenge technique assez monomaniaque, quel intérêt?

            un truc marrant dans le regitre
            http://www.funnyordie.com/videos/f7e436323e/never-make-your-own-pencils

            1. 1200€ c’est pas cher pour une fraiseuse précise.

              Votre intuition me semble juste, c’est un acte de mulitantisme. Permettre a n’importe qui de posséder une arme intracable et faire un pied de nez au gouvernement, tout dn pouvant dire: »Vous voyez? Y’a des armes non contrôlé partout, et c’est pas le Zaïre. »

              1. Oui il faut que ça soit assez précis c’est certain … mais il y a déjà des armes partout et on a aussi l’exemple américain, et vous constatez que beaucoup d’américains participent à ce challenge, alors que pour le moment avoir une arme aux usa est facile…
                A mon humbe avis cet article est à la croisée de trop de choses pour constituer une info  » profitable » , il y a la fascination des armes , la technophilie et le défi , un objet à la mode et de plus nouveau , un soupçon de résistance antigouvernementale, pimenté de allez vous contrôler ça…

                J’aurais pas dû le lire cet article, je reconnais qu’en spectateur cette passion m’intrigue un peu…je présume que comme toute passion, c’est inexplicable…

                la question du contrôle des armes est pourtant un vraie question à poser du point de vue libéral non?

              2. Ça ne sert qu au USA ou le lower fini est la pièce traçable ici c est canon et culasse donc ça ne sert a rien car cette pièce la est en vente libre et avant suffisait de finir soi même ces ébauche de lower pour être en règle au USA mais faut le faire soi même

  4. Passionnant, je dois confesser que j’en rêvais. Pour autant, demeurent quelques problèmes :
    -le canon d’une arme se doit d’être rayé, avec un pas précis. La réalisation de telles rayures nécessite un outillage bien précis et ceci alors que le canon appartient aux éléments d’armes soumis à restriction.
    -il convient de ne pas oublier le traitement thermique.
    -les munitions, toutes aussi prohibées, nécessitent un procédé de fabrication encore plus complexes et la poudre.

    1. A vérifier. La loi Américaine n’est pas la même que la Française. Mais c’est sûr qu’il reste du boulot. Mais à mon avis, le point le plus bloquant en France, c’est qu’il ne doit pas être aussi facile (ni aussi légal) de se procurer des platines AR15 80%.

      1. Sans parler du problème de la possession de l’arme une fois assemblée.

      2. Non, le plus difficile reste la réalisation du canon et des munitions. Croyez-moi, cela fait un certain temps que je me documente à ce propos..

        1. Mais il est dit dans l’article que seule la platine est faite avec cette machine. Les autres parts sont commandées dans des magasins classiques aux US, sans difficulté puisque ce sont les platines qui sont contrôlées.

          1. Aux Etats-Unis, efectivement. En France, les chargeurs, culasses, canons s’avèrent tout autant prohibés.

            1. En l’occurence, il s’agit d’Americains.

              1. Sans doute mais pour ma part je vis en République Populaire du Frankistan, d’où le petit bémol et la petite précision nécessaire pour nos compatriotes.

    2. La machine pour faire le canon et le traitement doit coûter un saladier, sans compter l’espace nécessaire.

  5. J ‘allais commenter dans votre sens Simon,le canon raye d’une arme est une piece de haute precision,le pas des rayures;je n ai pas pu trouver sur le net des infos expliquant ce qui doit etre un genre d alesoir pour leurs usinages.
    Une arme issue d on ne sait quel eventuel mefait?veiller a ne jamais vous faire attraper avec!

  6. Excellente nouvelle.

    Tout ceci n’en est qu’à ses débuts, avec le temps dans quelques années les outils se perfectionneront et s’amélioreront, permettant la confection d’une arme de qualité comparable à celles fabriquées par l’industrie militaire.

    C’est une très bonne chose, les seuls qui doivent avoir peur de cette situation sont les criminels et l’institution étatique.

    Il faut rééquilibrer le rapport de force entre la mafia étatique et les citoyens. Tout évènement qui réduit la suprématie de l’état doit être encouragé et continué.

    1. pourquoi ne pas militer simplement pour le droit des citoyens de détenir des armes?

      1. le problème étant que « voyez ces crypto anarchistes qui fabriquent des armes en loucedé , il faut interdire en conséquence » .

        1. Et mettre des « DRM » dans les « imprimantes 3D ».

          Comme dans Photoshop, il y a un filtre anti-billets de banque.

          1. « pourquoi ne pas militer simplement pour le droit des citoyens de détenir des armes? »

            N’importe qui de pragmatique sait déjà que l’aboutissement de tout gouvernement, quel qu’il soit, est le totalitarisme.

            L’auto-defense et la possibilité d’être armé est une condition sine qua non pour parler de liberté.

            En France, il est déjà pratiquement impossible d’aborder la question des armes sans se faire traiter de fou, dangereux ou dérangé et avec le gouvèrnement limite parano-totalitaire en place, ll est complètement illusoire d’envisager ne serait-ce une seconde une législation à l’américaine ou même à la Suisse concernant les armes à feu.

            La législation actuelle est lourde, limitant fortement la liberté fondamentale de l’homme à posséder des armes et ne sert strictement à rien, car les criminels auront toujours des armes et s’en fichent pas mal des pseudo-lois crées par nos politiciens corrompus.

            « Et mettre des « DRM » dans les « imprimantes 3D ». »

            C’est là l’avantage de l’open-source, personne ne peut mettre de DRM.

  7. Voilà « The Reason », nouvelle arme de poing en métal produite par une imprimante 3D. Cette technologie incroyable avance à grands pas et risque de redéfinir drastiquement la pertinence des législations sur les armes à feu et bien d’autres produits. Plus d’infos sur The Reason dans cet article : http://reason.com/blog/2014/10/27/meet-the-reason-a-new-metal-3d-printed-g

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