La gauche, cette imposture historique

Publié Par Claude Robert, le dans Politique

Par Claude Robert.

IlL(imposture de la gauche rené semble qu’il soit devenu salubre d’analyser et de qualifier ouvertement le comportement de nombreux ténors de la gauche française, ce comportement qui consiste à la fois à faire preuve de malhonnêteté, de mépris et de cynisme. N’est-il pas urgent de déconstruire la gauche française, cette imposture historique qui se drape continuellement dans des notions de social pour ne pas montrer qu’elle poursuit inlassablement et méthodiquement des objectifs qui sont d’une toute autre nature ?

Quand François Hollande consacre la plupart de son discours post-élections européennes à accuser autrui (l’Europe, la Droite), à mentir sur ses propres intentions et sur celles de l’Europe, à mentir sur les causes des difficultés économiques de la France, il fait en effet à la fois preuve, respectivement, de malhonnêteté (il se disculpe sur le dos d’autrui), de malhonnêteté intellectuelle (en pratiquant de la désinformation en matière de politique et en matière d’économie), de cynisme vis-à-vis des Français qui ne comprennent pas suffisamment les faits pour déceler la supercherie, et de mépris vis-à-vis des Français qui eux s’en rendent compte et dont il piétine complètement la dignité.

Quand Ségolène Royal nous disait il y a quelques années, lorsqu’elle s‘était présentée contre N. Sarkozy aux présidentielles, que « l’endettement de la France n’est pas un problème », elle cumulait là aussi la malhonnêteté intellectuelle (à moins qu’elle ne fût même pas au courant mais ce serait lui faire injure que de le supposer), le cynisme, car elle faisait l’hypothèse qu’une majorité de Français la croirait, et de mépris parce qu’elle faisait fi des Français qui étaient capables de comprendre qu’elle racontait n’importe quoi. Plus récemment, quand, le soir des municipales, elle s’était accaparée un certain nombre de recettes libérales qu’elle mettait en avant pour sauver la face devant le fiasco du PS, alors que ce genre de recettes avait été constamment rejeté par son propre camp parce qu’elles étaient justement libérales, elle associait encore une fois le mensonge en récupérant les solutions efficaces jadis combattues afin de couper l’herbe sous les pieds de ses opposants, le cynisme, parce qu’elle faisait le calcul que sans doute la majorité des téléspectateurs serait dupe, et le mépris, parce qu’elle se moquait sans vergogne de la partie de la population qui ne s’en laisserait pas conter. À cela s’ajoutait bien évidemment le mépris provenant du langage corporel avec cette assurance péremptoire et ce maintien du buste et du cou qui vous fait sentir combien le peuple est loin du compte et ne peut pas comprendre toutes ces choses.

Quand A. Montebourg déclame sur un ton tonitruant des propos qui laissent croire qu’il suffit de nationaliser une entreprise en difficulté pour préserver des emplois, il fait lui aussi à la fois usage du mensonge, puisque nationaliser peut donner l’illusion à court terme de maintenir une activité alors que celle-ci devient un coût pour la collectivité et que cette nationalisation ne résout en rien les problèmes de compétitivité de l’entreprise en question (ce n’est en fait que pure posture idéologico-cosmétique), de cynisme, car il profite de l’inculture économique d’une bonne partie de la population pour lui tenir un discours fallacieux, et de mépris, car il fait l’impasse sur la partie avertie de la population dont il sait qu’elle est imperméable à ses racontars.

Quand Michel Sapin déclare au soir des municipales que le message des Français n’est pas clair et que ces derniers « veulent peut-être plus d’écologie », il cumule là encore le mensonge, car il sait très bien que le principal problème est clairement l’emploi, le cynisme, et le mépris, pour les mêmes raisons précédemment citées. Il en est de même lorsque P. Moscovici nous fait croire qu’un frémissement au niveau du chômage ou de la croissance lui paraît imminent.

Quand des ministres socialistes s’insurgent contre M. Valls parce qu’ils ne reconnaissent plus les marqueurs socialistes dans la politique du gouvernement, alors que celle-ci n’a cessé d’être contreproductive jusqu’à présent, ce sont encore les mêmes recettes odieuses qui sont utilisées.

Il ne s’agit là bien sûr que de quelques échantillons tirés d’une multitude d’événements similaires, le nombre d’exemples que l’on pourrait pointer du doigt pour démontrer cette capacité à mentir, à être cynique et à mépriser en même temps les citoyens étant quasiment infini.

Depuis combien de temps cette élite socialiste, cette « noblesse d’État » nous nargue de la sorte et nous enfume quotidiennement ? Depuis combien de temps se comporte-t-elle comme si elle ne pensait qu’à durer, à se maintenir à son poste quel qu’en soit le prix pour le pays ? Combien de temps encore allons-nous devoir supporter ces postures méprisantes, ces mensonges grotesques, ce cynisme lamentable, ces discours insultants ? Cet usage combiné du mensonge, du cynisme, et du mépris ne devient-il pas intrusif à la longue ?

Mais au fait, cette notion d’intrusivité, serait-elle vraiment si éloignée que cela de la notion de totalitarisme ?

Sur le web

  1. Évidemment.
    Mais les plus agressés sont les moins nombreux, et l’école de la République fabrique tous les jours les ignares de demain, qui, dans le meilleur des cas, sauront que quelque chose cloche, mais jugeront à l’emporte pièce à défaut des connaissances nécessaires pour détricoter et construire d’autres options!

  2. Très bon texte.

    On devrait rassembler les différentes époques et les pouvoirs en place. Je pense que l’on retrouverait les mêmes ingrédients.

    Je sais que le libéralisme « croit » en l’humain et que le socialisme croit plus à l’asservissement de celui ci.

    Toutefois, je m’interroge sur cette nature humaine à refaire les mêmes erreurs. N’allez pas croire que les gens ne savent pas. Ils ne veulent pas savoir. Nuance.

    Le PS, demi Dieu, demi diable, protège et détruit pour donner le pseudo équilibre aux cerveaux de ces veaux.

    Les libéraux veulent libérer, sauver les veaux. Essayez de libérer un mouton attaché toute sa vie !

    Les Français sont handicapés, la politique corrosive. Le libéralisme est inutile. Je propose une thérapie de groupe. Une petite PNL et plein d’energie positive.

    1. « Je sais que le libéralisme « croit » en l’humain et que le socialisme croit plus à l’asservissement de celui ci. »

      Faux, vous ne savez pas. Je ne dis pas ça méchamment, hein, mais en vérité, nous ne croyons pas spécialement dans l’humain. Nous croyons dans la liberté.
      Vous nous dites que les humains sont stupides et se comportent comme des moutons. Vrai, dans ce pays. Mais si ils avaient eu la liberté de s’éduquer librement, donc autrement que dans un système de pensée unique diriger d’une main de fer par l’Etat, parlerions nous actuellement des mêmes humains?
      Et d’ailleurs, si ces mêmes humains, avec la même éducation fallacieuse prodiguer par un Etat traitre, avaient finalement accès a la liberté de s’informer librement, sans le filtre de la presse subventionnée, serait ce toujours les mêmes humains? Sont ils réellement cons, ou seulement mal éduqués/informés?

      Le pari est simple, la plupart des gens n’ont pas forcément l’envie ou même simplement le temps de s’informer en profondeur, c’est tout l’interet de rendre l’information plus difficile d’accès. Mais on le voit avec internet, il y a beaucoup plus de citoyens qui s’informent plus avant, car c’est plus simple et plus rapide. Mais si ces informations étaient publiées librement dans des journaux à grand tirage, à la télévision ou sur des grandes chaines de radio, qui vous dit que ça ne changerait pas en profondeur nos concitoyens?

      La clé, c’est la liberté. Si les gens avait la liberté de devenir cons, ils le seraient peut être moins souvent.
      Aujourd’hui on les y force.

      1. La liberté est un plaisir de riche, d’humain au cœur pur. Le seul moyen d’etre sauvé est de trouver un humain capable de sacrifier sa liberté pour sauver celle des autres….

        1. La liberté n’a pas besoin d’un homme providentiel « […]capable de sacrifier sa liberté pour sauver celle des autres ». Votre remarque est typiquement française : le culte de l’homme providentiel. Napoléon, de Gaulle, Mitterrand, Sarkozy, etc.
          Et si vous vous preniez en main, tout seul, comme un adulte mature et responsable ?

          On peut tout à fait être pauvre et libre. La liberté n’a rien à voir avec le cœur : c’est un état d’esprit et une condition qui permettent de maximiser les potentialités d’enrichissement (pas uniquement financier) de tous les individus d’un groupe social.

          1. Exactement. D’ailleurs les « grands Zommes » sont plus souvent des dictateurs que des liberateurs.

            Il faudrait comprendre, que si on réclame simplement notre liberté, on l’aurait. Ne nous leurrons pas, si nous la perdons, c’est pas parce qu’on nous l’enlève, c’est parce qu’on la renie en suppliant nos dirigeants de la prendre (et ces derniers sont trop heureux de profiter de l’occasion). Ne renoncez plus a vos libertés, et on arrêtera de vous les voler. Attendre l’Homme Providentiel, c’est de la paresse.

            Et au passage, même les riches ne sont pas libres. S’ils fuient si nombreux c’est que visiblement, ils ne sont pas si libres que ça.

    2. Pas vraiment faux même si votre constat est accablant et sans espoir.

  3. Le plus gros reproche que l’on puisse faire à la droite c’est justement de s’être couchée lamentablement devant cette gauche dont vous décrivez parfaitement les travers.
    Nous en payons le prix aujourd’hui, plus de la moitié du pays croyant « réellement » aux sornettes socialistes alors comme on dirait chez SFR :
    « …. et c’est pas fini !  » malheureusement.

  4. Exactement même attitude chez Marine Le Pen : elle prend les gens pour des ***** et se trompe hélas rarement !

  5. On pourrait dire la même chose des hommes politiques de droite, sauf quelques exceptions (Madelin par exemple).
    La classe politique française toute entière sort du même moule.

    1. Madelin a laissé tomber.

  6. Cet article apporte peu alors qu’il y aurait beaucoup a dire.
    Un essayiste de gauche de tament équivalent écrirait exactement le même article sur la droite française sans davantage convaincre.

    1. Bonsoir,
      Je ne suis pas tout à fait d’accord.
      Il est évident que le mensonge et la malhonnêteté sont partagés à gauche et à droite. Cela dit la droite ne porte pas au sein de sa doctrine (ce qu’il en reste tant elle s’est diluée dans le constructivisme et le socialisme ces 30 dernières années) le mensonge.
      Le mensonge est une caractéristique intrinsèque du socialisme car il ne s’appuie pas sur l’observation et les faits mais sur un idéal. Cet idéal est vendu comme humaniste et social. C’est un peu la quête éternelle du paradis perdu. Donc cet idéal justifie tout : du mensonge des hommes politiques aux camps du Goulag…

      1. « Le mensonge est une caractéristique intrinsèque du socialisme car il ne s’appuie pas sur l’observation et les faits mais sur un idéal.  »
        Bien des socialistes tiennent exactement ce discours sur les libéraux.

        1. Ce n’est pas parce que l’on prétend que la Terre est carrée qu’elle le devient. Il y a juste un problème avec le socialisme : il ne résiste pas à l’épreuve des faits et de la réalité. Mais évidement Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

          Pour comprendre je vous invite à lire ce texte d’Anatole Leroy-Beaulieu (1895) qui est encore d’actualité : http://www.institutcoppet.org/wp-content/uploads/2014/01/Anatole-Leroy-Beaulieu-Pourquoi-nous…pdf

        2. Je trouve un peu facile ces arguments, parce qu’ils ont prévisibles et largement utilisés par la gauche.

          Primo, le socialisme n’a jamais nulle part fait preuve de son efficacité, le libéralisme si.

          Deusio, j’avais fourni des argumentaires libéraux imparables à une personne de gauche avec l’aide d’une série d’article de très haute facture, dont le discours ci-dessous d’Anatole Leroy-Beaulieu qui est une perle rare, il m’avait répondu de même : « je peux te trouver des textes qui disent exactement le contraire ».

          Cela prouve quoi ?

          Que la dialectique a supplanté chez les socialistes (la gauche) l’épreuve des faits.

    2. Voilà encore un enfumeur de la rue de Solférino qui nous pratique son relativisme cynique et mensonger ci-dessus dénoncé avec justesse.

  7. En se limitant à la gauche, cet article fait aussi preuve de cynisme et de mépris. Un article plus objectif reprendrait la même méthodologie pour tous les gouvernements depuis 30 ans…

    1. A aucun instant je n’ai pris les exemples de l’article pour les seuls socialistes officiels. A chaque instant j’ai eu un exemple de socialiste de droite en tête. L’exercice de style m’a beaucoup plu.

  8. avant je faisais partie des agressés, j’ai fermé mon entreprise (3 collaborateurs, et 1 apprenti ). je travaille seul en tant que tâcheron pour les mêmes clients , j’ai réduit mes heures de travail de moitié ,j’ai droit a des congés, j’ai droit au chômage . du repos ,des promenades, pénard, quoi ! je suis devenu un bon socialiste ,je me suis mis du côté de la redistribution, je ne suis pas le seul dans ce cas ,et le problème vas s’amplifier en 2015 , suivant le cas en 2017 ,nous redeviendrons peut être libéraux . allez bon courage a tous .

  9. Combien de temps va -t-on supporter les socialistes ???
    Tant que les français croiront à leurs calembredaines !!!
    Et comme les français sont de beaux fainéants pour la plupart qui rêvent de vivre facilement sans efforts… alors ils voteront encore longtemps pour ces magiciens de la vie facile … Et tant pis si les générations futures seront dans la mouise à payer une dette qui ne leur appartient pas… Les socialistes ont déjà inventé le concept de « justice intergénérationnelle »… Ceux de demain doivent accepter de payer pour ceux d’aujourd’hui !!!

  10. Excellent, car la gauche n’a pas pour objectif de redresser ou améliorer un pays ou de fournir des avancées « progressistes » à un peuple. Mais seulement de marquer son territoire comme le ferait un animal avec ses déjections, dans le but de laisser son empreinte sur les peuples et les sociétés. Dans un seul intérêt bien compris par tous, ennemis ou thuriféraires, la pérennité de son propre système de pensée et d’occupation de ses membres qu’on appelle historiquement depuis maintenant un siècle la nomenklatura.

    En créant des besoins, des obligés, des structures humaines même si celles-ci sont inutiles et ceux-ci improductifs, la gauche créé une synergie parasite qui peut s’entretenir longtemps, par l’emprunt ou l’impôt par exemple.

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