Des milliers de générateurs diesel pour compenser l’éolien !

L’éolien « propre » n’est rendu possible que par l’utilisation d’énergies dites sales, comme le diesel.

Par Richard North depuis Bradford, Royaume uni

De temps en temps, écrit Christopher Booker avant-hier dans The Telegraph, on tombe sur une nouvelle si hallucinante, si inattendue […] qu’il semble dur pour les lecteurs d’accepter qu’elle est vraie.

C’est le cas de celle qu’il a rapportée pour la première fois le mois dernier, sous le titre « Nos lumières resteront allumées, mais ça va nous coûter une fortune ».

Le sujet en était un programme mis au point par le réseau d’électricité National Grid, pour résoudre ce qui a longtemps été un des problèmes les plus insolubles créés par le plan du gouvernement de dépenser 110 milliards de livres sterling en 7 ans pour bâtir des dizaines de milliers d’éoliennes supplémentaires. Le problème est de garder équilibré le réseau à haute tension, quand il doit encaisser toutes ces fluctuations sauvagement imprévisibles de la vitesse du vent.

Générateur diesel

La réponse trouvée par le réseau National Grid, uniquement rendue possible par les dernières technologies informatiques et le « cloud« , est de connecter des milliers de générateurs au diesel, contrôlés à distance par le réseau, pour fournir un secours presque instantané quand le vent chute.

Comme on peut le voir dans des rapports récents, telle l’ébauche de consultation sur « la réserve d’équilibrage par le côté demande et la réserve d’équilibrage supplémentaire » ceci part maintenant dans la direction d’un des programmes les plus bizarres et les plus ambitieux jamais générés par l’obsession de nos politiciens pour les éoliennes.

C’est la nouvelle que nous avons dévoilée début juillet, quand nous avons découvert que les propriétaires de générateurs diesels sont incités, par des subventions astronomiques, à les rendre disponibles pour le réseau. Ces subventions sont équivalentes à 12 fois le tarif en vigueur pour de l’électricité conventionnelle et même, en de très rares occasions, jusqu’à 15 000 livres sterling par megawatt heure, soit 300 fois le tarif normal de 50 livres sterling par MWh.

Initialement, cette « réserve opératoire à court terme » envisageait de ne se reposer que sur les générateurs de secours existants, la plupart propriété d’établissements publics comme des hôpitaux, des prisons ou des installations militaires, qui gagneraient des centaines de millions de livres payées par les contribuables par  le biais d’une « taxe furtive » sur les factures d’électricité.

Mais l’aubaine ainsi proposée est si lucrative que des douzaines d’entreprises privées, avec des noms comme Renewable Energy Generation et Power Balancing Services, se précipitent pour encaisser en construisant des « centrales électriques virtuelles », capables de générer jusqu’à 20 MW ou plus, sachant qu’elles peuvent s’attendre à toucher 47 000 livres sterling ou plus en « paiements pour disponibilité » pour chaque mégawatt de capacité, avant même d’avoir généré la moindre unité d’électricité.

Comme nous l’avons rapporté, cette solution pour le problème « d’équilibrage du réseau » créé par l’éolien a pour pionniers les États-Unis. La première entreprise à mettre en place une « centrale électrique virtuelle » au Royaume-Uni a été UK Power Reserve, gérée par un ancien gouverneur de l’Oklahoma, qui a été stupéfait de découvrir que les subventions offertes en Grande Bretagne sont sept fois supérieures à celles disponibles dans son État natal.

La semaine dernière, Christopher Booker a contacté National Grid, le régulateur Ofgem et d’autres, pour obtenir une estimation du montant que nous allons avoir à payer pour ce système « d’équilibrage ». La réponse générale a été que celui-ci n’est pas encore assez avancé pour permettre de donner une estimation de coût globale. Concrètement, le National Grid nous demande donc de signer un chèque en blanc.

La plus fiable des estimations que l’on puisse trouver est via une citation du National Grid suggérant que, d’ici deux ans, le coût pourrait être d’un milliard de livres sterling par an, ajoutant 5% à des factures d’électricité qui sont déjà en pleine explosion. Sans l’ombre d’un doute, nous assistons là à l’une des distributions d’argent gratuit les plus infaillibles de notre temps. Et une des entreprises en question se montre heureuse de décrire le système comme « de l’argent pour rien ».

Mais l’ironie finale, bien sûr, c’est que ces générateurs diesel crachent presque autant de CO2 par unité électrique produite, que n’importe laquelle de ces centrales au charbon que nos politiciens veulent voir taxées et régulées jusqu’à ce qu’elle disparaissent. Ceci doit être une plus haute forme d’insanité, quand l’éolien « propre » n’est rendu possible que par l’utilisation du diesel « sale ».


Sur le web. Traduction : Contrepoints.

  1. Pierre Boulle est à relire, le bon leviatan par exemple ou miroitements.

  2. hippolyte canasson

    C’est pas gentil de bouder un cadeau des égologistes.

    Les groupes électrogènes sont là pour, quand il n’y a plus de vent, permettre aux promeneurs de gouter les instants d’accalmie en faisant un piquenique barbecue. Pour la grillade des brochettes c’est devant le tube d’échappement et la cuisson des œufs sur le capot.

  3. Les shadoks sont au pouvoir en EURSS on dirait…
    Allez, pompez, pompez…

  4. si j’ai bien compris on fait tourner les éoliennes avec des groupes électrogènes , il n’y a rien a dire , c’est l’équivalent d’une pompe a chaleur , vous voyez vraiment le mal partout !

    1. Ma grand-mère avait l’habitude de dire qu’il ny a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Vous en êtes l’illustration parfaite.

      1. c’est le principe utilisé par la voiture hybride , la recupération des énergies gratuites au freinage ou dans les descentes, bon ou pas bon ?

        sur le plan énergétique c’est très bon , par contre le prix de revient est très mauvais aujourd’hui d’où les subventions .

        1. hippolyte canasson

          @futurofman,

          Pas bon, pas bon, le seul critère est le critère économique qui inclut l’énergie consommée en amont.

          Le prix est très très mauvais, ce qui présente l’avantage de correspondre à une clientèle friquée et snob qui peut se permettre cette coquetterie.

    2. sauf que la pompe à chaleur tourne en France avec de l’électricité( de nos centrales nucléaires)que l’on veut supprimer

      1. que cela soit de l’énergie nucléaire ou autre n’a pas d’importance seul le cout final est a regarder pour voir l’utilité du système et sur le long terme .

        1. hippolyte canasson

          @Picard, @ futurofman,

          Une pompe à chaleur air-air a un COP (rendement) d’autant plus bas qu’il fait froid dehors.
          Au plan énergétique, hors subvention-crédit d’impôt, cela s’amortit sur une durée voisine de la durée de vie des matériels et avec une maintenance plus lourde hors de la portée du bon bricoleur.

          Le cout final global est donc très discutable.

  5. J’ai déjà mentionné dans mon blog le cas de l’île de Marie-Galante. Cette île n’est pas connectée à la Guadeloupe qui dispose d’une puissante centrale électrique au fioul lourd. A Marie-Galante, il y a une dizaine d’années (je n’ai aucune idée de la situation actuelle) il y avait une petite centaine d’éoliennes de conception particulière car il faut pouvoir les coucher au sol en cas d’alerte cyclonique. L’usine de régulation est directement reliée à la centrale électrique au gasoil léger (diésel) située en bord de mer près de Folle-Anse alors que les éoliennes se trouvent de l’autre côté de l’île exposé aux alizés. Bref, un investissement colossal pour une île d’une douzaine de milliers d’habitants. Il existe un site pouvant être aménagé en retenue collinaire afin de pomper de l’eau quand il y a du vent et de turbiner la même eaux aux heures de pointe ou quand il n’y a pas de vent. Le problème est que ce site doit disposer d’eau douce et requiert donc une autre retenue près du niveau de la mer pour stocker l’eau et la réacheminer ensuite par pompage dans la retenue collinaire. Investissements hors de prix et irréalisables. La seule solution eut été de pomper de l’eau de mer mais la moindre fuite, même avec un liner approprié, serait catastrophique pour la nappe d’eau douce de l’île. Résultat : le kW électrique à Marie-Galante est extrêmement couteux car la centrale électrique fonctionne 24h/24 compte tenu de l’intermittence du vent. Juste pour l’anecdote, l’île de Marie-Galante est dite « l’île aux cent moulins » qui servaient autrefois à broyer la canne à sucre. Dans certains sites anciens on remarque près des moulins une aire de forme circulaire qui était utilisée pour le broyage de la canne par des zébus tournant en entrainant la broyeuse. C’était en quelque sorte le moteur diésel de l’époque … On régresse !

    1. on régresse…ou on s’adapte en fonction des technologies disponibles

    2. C’est très intéressant et amusant , merci.
      On peut en retenir aussi que le projet a été mal conçu dans cette île; mais pas que le modèle est à priori à rejeter.

  6. Le jour où les clients d’EDF ou des Entreprises Locales de Distribution ne financeront plus la pyramide des collectivités touchant une partie des contributions au développement des énergies renouvelables alors ce jour là plus personne ne voudra d’éoliennes…

    Voir les commentaires du blog sur la ville « pilote » de Montdidier

    http://blogs.mediapart.fr/blog/teuladerene/290713/energies-eoliennes-par-collectivite-locale-0

  7. Le sujet de l’énergie nécessite des compétences qui ne se trouvent pas derrière la patte du dernier âne rencontré!
    Que de réflexions sans fondements dans ces expressions et que de méconnaissances pour l’auteur de l’article.
    En tout état de cause, l’avenir repose sur les ENERGIES RENOUVELABLES et le STOCKAGE LONGUE DUREE de la CHALEUR et de l’ELECTRICITE fournies par ces captages d’ENR!
    Et, pour cela, il faut engager des recherches dans la durée afin d’aboutir à un GAP TECHNOLOGIQUE à notre portée en quelques décennies!

    1. En quoi je vous prie, cet auteur fait-il preuve de méconnaissance ? Il ne fait que citer les faits évidents sur les coûts et les profiteurs du système.
      Quant à vos ENR, vous pouvez vous les administrer en suppositoire, puisque aucune découverte en science fondamentale ne permet d’espérer le stockage de grandes quantités d’énergie à un horizon raisonnable.
      Au mieux, vous prenez vos désirs pour des réalités, au pire vous êtes un escroc.

    2. Quel mode de stockage ?

      1. Mécanique (STEP, air comprimé), chimique (H2, CH4), thermique (trivial)…
        Voir le lien ci-dessus (par exemple) et fouiller pour se rendre compte de l’état des lieux de la recherche, des potentialités et des réalisations.

        1. Je travaille au CNRS, en partenariat avec le CEA on a réalisé des batteries forte puissance. Le truc à la pointe, nanostructuration 3D, terres rares, techno plasma, salle blanche etc…

          Résultat, c’est pas terrible mais ça coute une blinde.
          Cherchez pas le complot Judeo Maçonnique des Annonakis pour expliquer le fait qu’on ne stoque pas l’energie. On y arrive pas, c’est tout. Et franchement on est pas optimistes quand aux marges d’évolution, alors l’autre Bernard avec ces quelques décennies de recherche c’est juste du vent.

          Désolé.

          1. Le stockage pas cher, on connait déjà :
            Physique, sous forme d’eau, contenue par un barrage.
            La procédé est bien connu des suisses, qui s’amusent à nous entuber chaque nuit qui passe…
            Le seul problème est le manque de vallées à noyer…

        2. Si vous avez un bon génie qui réalise vos souhaits, souhaitez la maîtrise de la fusion, ou la fusion aneutronique, ou la fission sans risque de fusion, pas le stockage de l’électricité!

    3. « En tout état de cause, l’avenir repose sur les ENERGIES RENOUVELABLES et le STOCKAGE LONGUE DUREE de la CHALEUR et de l’ELECTRICITE fournies par ces captages d’ENR!
      Et, pour cela, il faut engager des recherches dans la durée afin d’aboutir à un GAP TECHNOLOGIQUE à notre portée en quelques décennies! »

      Que de réflexions sans fondements dans ces expressions et que de méconnaissances. Le sujet de l’énergie nécessite des compétences qui ne se trouvent pas derrière la patte du dernier âne rencontré !

      1. Condamner les pauvres à la pauvreté énergétique et au rationnement pendant juste « quelques décennies », on ne va pas chipoter.

        1. Je dirais même plus : pauvres que les escrolos auront créés, vu l’explosion des couts du travail, la hausse des prix…

    4. hippolyte canasson ferré

      @ Bernard,

       » Le sujet de l’énergie nécessite des compétences qui ne se trouvent pas derrière la patte du dernier âne rencontré!  »

      Oui, bravo et mille mercis pour votre démonstration de compétence(s).

    5. Lol… Dire que le « renouvelable », c’est l’avenir, c’est comme un coco disant que l’avenir est au communisme…

      On ne saura jamais de quoi l’avenir sera fait.
      Si ça tombe, demain, une comète s’écrase sur Terre, il y a une pandémie, une guerre thermonucléaire ou des découvertes qui font que la question des ressources n’aura plus le moindre intérêt…

    6. Dans quelques décennies nous constaterons mais trop tard que nous aurons été les victimes d’un abus de conscience, mais l’argent aura changé de poche et le GAP sera financier, au profit des exploitants de l’énergie verte ( couleur dollar n’est-ce pas !? )…

    7. Stocker l’électricité est un objectif de recherche depuis 200 ans (depuis l’invention de la première batterie). Celui ou ceux qui y parviendrais deviendrais milliardaires en peut de temps. Donc si personne n’y est arrivé jusqu’ici c’est que c’est probablement très difficile ou extrêmement coûteux. Croire que parce que l’état va dépenser des milliards sur un expérimentation est une garantis de réussite c’est comme croire au père noël…

  8. Le marché carbone, c’est plus de 100 milliards de $ en 2012, dont un gros pourcentage en commissions dans la poche des banksters, Goldmann Sachs et autres. Trader de l’air, miam… même un journal réchauffiste gauchiste comme Rolling Stones s’est fendu d’un article pour dénoncer cette escroquerie planétaire.
    Pas étonnant que ces éco-tartuffes vont tout faire pour maintenir l’arnaque climatique le plus longtemps possible, y compris en installant des milliers de moteurs diesels émetteurs de gaz sataniques pour, soit-disant, réduire les émissions de… CO2.
    La fraternité des alarmistes du RC exagéré (aka la FARCE) est acculée avec la bulle de l’énergie verte qui a explosé en plein vol, il faut s’attendre à de plus en plus d’absurdités de ce genre mais en crescendo.

  9. Il faudrait faire un bilan comptable précis de l’ensemble éolien +générateurs de secours pour se faire une idée impartiale; et aussi un bilan prévisionnel.

    1. Vous voulez faire peur aux clients !?

  10. L’auteur de cet article et les décideurs qui suivent son opinion oublient de préciser que les éoliennes sont parmi les générateurs les plus souples pour agir sur l’équilibrage du réseau. Vous allez me dire « tant qu’il y a du vent ! ». Certes. Pour les générateurs diesel, c’est « tant qu’on fait le plein. »
    De plus le caractère imprévisible du vent est de plus en plus un faux problème : la météo donne de très bonnes prévisions pour le lendemain jusqu’à des échelles de quelques kilomètres. Plus les parcs éoliens seront étendus, plus leur production sera régulière et prévisible.
    L’équilibrage du réseau par les éoliennes demande à sur-dimensionner les infrastructures pour accepter qu’elle marchent en charge partielle pendant une partie importante du temps. On le fait déjà sans discuter pour les centrales thermiques. Pousser les générateurs diesel n’est qu’un choix politique peut-être encouragé par une urgence sur le plan logistique, mais absolument pas un impératif technique.

    1. « parmi les générateurs les plus souples »

      Ah oui, c’est tellement « souple » qu’on doit parfois payer pour se débarrasser de ce surplus d’énergie! Vous allez me dire que c’est le Système mal conçu qui donne les mauvaises incitations? Bon, admettons.

      Mais est-ce que vos éoliennes participent à la stabilité en fréquence?

    2. Oui et que fait-on lorsque la météo annonce un anticyclone sur l’Europe entière ?

      Bref que fait-on lorsqu’il n’y a pas de vent ou un vent de faible puissance !?

      En utilisation ordinaire, des éoliennes qui tournent déjà à 75 % du temps pour ne produire que 20 à 25 % de leur puissance installée.

      La production est fonction aussi de la puissance du vent, si l’éolienne tourne 2 fois plus vite, elle produit 8 fois plus et donc à l’inverse ( ce qui est la majorité du temps ) elle produit huit fois moins tout en tournant…

      Il ne faut donc pas considérer le seul facteur présence du vent mais aussi force du vent, ce que beaucoup ont tendance à ignorer ou oublier !?

    3.  » Plus les parcs éoliens seront étendus, plus leur production sera régulière et prévisible. »
      Cette fable nous a déjà été dite souvent ces dernières années, notamment sous la forme des 3 zones climatiques françaises, océanique, mer du nord, méditerranée, qui se compléteraient. La réalité est toute autre, et par exemple ce matin à 10h45 les éoliennes françaises produisaient 241 Mw, soit 3% de la puissance installée, il n’y avait de vent nulle part !

      1. Encore mieux : le gag du « foisonnement ».

        Faire croire aux gogos qu’avec 3 (trois) variables indépendantes, on « foisonne », je pensais pas qu’ils oseraient… ils ont osé.

    4. les éoliennes… en soutien du réseau?

      vous fumez de la bonne!

      l’éolien est sur le réseau uniquement du fait de l’obligation d’achat.Il a priorité sur le réseau, quelle que soit la demande<
      le jour où on obligera les renouvelables à réguler, tous les acteurs seront en faillite illico.
      De plus, dans les décomptes, à part le surcoût, les subsides, personne ne chiffre le coût des centrales qui ne peuvent vendre ,alors qu'elles ont été prévues dans le plan d'équilibrage.
      c'est à tel point que non seulement ,les centrales flamme sont fragilisées financièrement, mais en plus, même les TEP, pourtant vantées comme la solution de stockage(il n'y en a pas d'autre d'ailleurs) sont en faillite cirtuelle, et RW a menacé d'en fermer en Allemagne.
      Solution,:on va indemniser les producteurs classiques pour les pertes dues aux renouvelables, mais on va aussi subsidier les centrales TEP

      des fous
      dangereux.

      1. @ corrector et joletaxi : même en plein vent on peut toujours arrêter une éolienne. Si les règlements l’interdisent même quand la demande est insuffisante, c’est juste idiot. La meilleure des technologies ne peut rien contre ça.
        @ A P et DS : quand la météo annonce un anticyclone sur l’Europe entière, c’est presque une semaine à l’avance. Bien assez pour faire chauffer les grosses centrales thermiques « propres » (nucléaires… mouais, bon…), voire planifier à la baisse les activités industrielles. Et en plus il y a du soleil pour les capteurs solaires et pour ceux qui partent en congés. Ce que la météo ne sait pas encore prévoir, c’est les rafales dues aux phénomènes locaux, à des échelles inférieurs à 10 km, mais qui ont peu d’impact sur la production à l’échelle d’un département.

        1. (Note : je suis ingénieur, pas politicien ni économiste. Si les ingénieurs gouvernaient le monde, le monde serait en faillite mais tout le monde mangerait à sa fin. J’espère que vous aimez les pâtes…)

        2. c’est du second degré ou quoi?

          vous n’avez aucune notion de la régulation d’un réseau, ou bien, vous vous foutez du monde.
          quand à vos prévisions,savoir à quelle heure et où va souffler le vent ,avec quelle force, vous avez un copain nostradamus sans doute

          http://notrickszone.com/2013/07/26/as-dog-days-of-summer-grip-europe-german-windparks-and-consumers-take-a-massive-hit/

          http://notrickszone.com/2013/04/28/wind-power-in-germany-puts-out-only-a-small-fraction-of-rated-capacity-in-april-standby-plants-losing-money/

          quant à arrêter une centrale flamme, vous n’avez pas la moindre idée des contraintes et des coûts dun arrêt à froid et du redémarrage d’une centrale.
          La vérité est que pas une centrale flamme ne s’arrête, ne parlons même pas des centrales nucs, et seules les centrales gaz rapides sont arrêtées.
          Quand une éolienne produit, une capacité conventionnelle s’efface du réseau, mais elle n’est pas arrêtée pour autant.

          une gabegie sans nom.

          1. Joletaxi : « savoir à quelle heure et où va souffler le vent ,avec quelle force, vous avez un copain nostradamus sans doute ».
            Je ne pense pas que les navigateurs qui sillonnent les mers et les océans consulte Nostradamus. Ils consultent des services météo très pointus et ils s’en portent très bien.
            Sinon, c’est quoi « un arrêt à froid » d’une centrale thermique à flamme ?

          2. Pas de second degré dans mon premier commentaire, juste un idéalisme pragmatique. Désolé si l’expression « faire chauffer les centrales » était imprécise, je ne supposait pas redémarrer sur un arrêt à froid. Et d’accord, il peut y avoir des nuages pendant une période sans vent.
            Il est évident que la production moyenne d’un parc éolien ou solaire est nettement inférieure à la puissance installée. Il serait malhonnête de comparer les coûts des énergies sur la base des puissances installées. Ma

          3. …. Mais ça ne peut pas être en soit un argument contre l’énergie éolienne

        3. « même en plein vent on peut toujours arrêter une éolienne »

          Bien évidemment! Par sécurité, on DOIT pouvoir arrêter une éolienne quel que soit le vent. C’est un impératif de conception. Personne (à ma connaissance) ne dit que les éoliennes ne peuvent techniquement pas s’arrêter!

          Le problème n’est pas là.

          « Si les règlements l’interdisent même quand la demande est insuffisante, c’est juste idiot. »

          Non, ce n’est pas ça du tout.

          L’éolien est payé par rapport à une production : plus ils produisent, plus ils sont payés, même si la production arrive au pire moment, même si personne ne veut de cette production.

          Donc les éoliennes ne sont pas stoppées. Aucun règlement n’interdit à un producteur de stopper des éoliennes, mais les incitations économiques font en sorte que les éoliennes ne soient pas stoppées, même quand le prix de l’énergie est négatif.

          « La meilleure des technologies ne peut rien contre ça. »

          Les tarifs réglementés sont en cause ici, pas la technologie (pas directement).

          Mais la technologie est indirectement, intrinsèquement en cause : si la technologie était économiquement compétitive, jamais un tel système de rachat obligatoire n’aurait été mis en place.

  11. Hallucinant, mais tellement prévisible.

    Les partisans des éoliennes admettaient du bout des lèvres que, bon, mettons, OK, des fois, la variabilité imprévisible de la production pouvait être un problème. Problème pour lequel il existe une solution : le cloud, l’intelligence du réseau…

    L’intelligence du réseau, c’est ça. Les « nuages » c’est bien gentil mais il y a un moment il faut passer au concret.

    Et le concret se va pas sentir la rose.

    1. Philipulus

      il se fait que j’ai un voilier, et que je suis donc « en première ligne » pour profiter des services très pointus de météo.
      c’est à tel point que d’heure en heure, on sait à tout endroit la force, la direction, du vent et son évolution, un vrai miracle.
      Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez visiblement pas.

      Et un arrêt à froid d’une centrale flamme pose de gros problèmes techniques et coûte cher, raison pour laquelle, on ne les arrête jamais que pour réparation, ou maintenance prévue.

      Mais ça ne peut pas être en soit un argument contre l’énergie éolienne

      si vous le dites

      http://notrickszone.com/2013/04/28/wind-power-in-germany-puts-out-only-a-small-fraction-of-rated-capacity-in-april-standby-plants-losing-money/

      sur vomigorax, un ingénieur (un vrai celui-là) est venu à plusieurs reprises expliquer les règles d’équilibrage d’une réseau.
      cherchez Pellen,vous y trouverez toutes les explications techniques qui montrent que au délà d’un certain pourcentage de production erratique, il n’est plus possible d’équilibrer un réseau.
      Ne parlons pas de l’aspect financier, il suffit d’aller voir ce qui se passe en Allemagne.

  12. Il serait inintéressant de comparer ce qui est comparable. La situation du réseau et le mix en GB n’a rien à voir avec la réalité française… Contrepoints est un journal habitués à la malhonnêteté intellectuelle et à la désinformation. Le sensationnel fait lire… Pour ce qui est de la France le diesel ne compense pas l’éolien… L’énergie éolienne contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, car son processus de production électrique ne génère ni déchet ni gaz à effet de serre. Elle contribue également à l’indépendance énergétique du pays, car elle injecte sur le réseau l’énergie qu’elle a produit en convertissant la ressource naturelle du vent, disponible en quantité illimitée à l’échelle humaine.

    Ainsi, chaque kWh éolien produit permet d’éviter l’émission de gaz à effet de serre issus de la consommation d’une énergie fossile.

    Dans son bilan prévisionnel de l’équilibre offre-demande de
    l’électricité 2007, le Réseau de Transport de l’Electricité (RTE) a souligné :

    « Malgré l’intermittence du vent, l’installation d’éoliennes réduit les besoins en équipements thermiques nécessaires pour assurer le niveau de sécurité d’approvisionnement souhaité. On peut en ce sens parler de puissance substituée par les éoliennes. »

    L’électricité éolienne remplace ainsi, outre la production issue des centrales thermiques, les capacités de production thermique qu’il aurait été nécessaire de mettre en œuvre sans la contribution des énergies renouvelables. En 2011, c’est plus de 3,13 millions de tonnes de CO2 qui ont été évitées grâce à la production éolienne.

    De plus, l’électricité issue des éoliennes est d’autant plus précieuse que sa production suit nos besoins : les variations saisonnières de la production de l’électricité éolienne concordent avec notre consommation.

    En hiver, la consommation moyenne d’électricité est plus importante, tout comme la production éolienne. La France rejette ainsi beaucoup plus de CO2 en hiver et l’éolien lui ne cesse de battre des records de production dans le même temps comme le montre le dernier rapport sur le bilan électrique de l’année 2012 publié par RTE.

    Pour en savoir plus : http://fee.asso.fr

    Ps : Pour ceux qui pensent que l’éolien coute cher…les énergies fossiles sont aussi massivement subventionnées cela n’est pas propre à l’éolien… Par ex http://www.terraeco.net/Energies-fossiles-le-paradoxe-des,44476.html

    1. incroyable comme cette propagande ,cette escroquerie peut avoir infiltré la société.
      cela fait deux années consécutives que le parc allemand et anglais ont délivré moins de 10 % de leur capacité installée en novembre et décembre.
      cela ce sont des faits.
      mais dans l’univers des petits hommes verts, il y a du vent et du soleil à la demande.
      la vérité est ici
      http://notrickszone.com/2013/03/04/germanys-wind-performance-was-just-as-bad-as-great-britains-sun-and-wind-are-often-awol/

      paraît que certains sorciers indiens faisaient tomber la pluie gr^ce à des danses et des incantations, fauit peut-être les engager pour faire lever un bon vent?

    2. « Dans son bilan prévisionnel de l’équilibre offre-demande de
      l’électricité 2007, le Réseau de Transport de l’Electricité (RTE) a souligné :
      « Malgré l’intermittence du vent, l’installation d’éoliennes réduit les besoins en équipements thermiques nécessaires pour assurer le niveau de sécurité d’approvisionnement souhaité. On peut en ce sens parler de puissance substituée par les éoliennes. » »

      C’est le coté comique troupier de RTE.

      RTE n’est pas une source fiable, désolé pour vous.

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