La BBC entre pédophilie et réchauffement climatique

Publié Par Nick de Cusa, le dans Environnement, Société

La BBC se débat dans trois scandales majeurs simultanés, deux de pédophilie (dont un faux), dont vous aurez peut-être entendu parler, et un sur le « réchauffement climatique », qui, lui, est tenu très discret.

Par Nick de Cusa, depuis la Belgique.

Comment sommes-nous informés, de nos jours ?

Cette question, qui mijote en permanence en ces temps de crise de la presse subventionnée (presse étrangement unanime sur certains points, comme par exemple le besoin de relance par la dette publique) explose soudain à la face du monde, et prend une grande ampleur, car elle touche de plein fouet une organisation réputée (est-ce toujours le cas ?) comme une des plus sérieuses et dignes de foi : la BBC.

Celle-ci est frappée, au moment où vous lisez ces lignes, par trois scandales majeurs : deux dont vous avez peut-être entendu parler, et un dont vous n’entendrez pas parler, pour des raisons qui resteront inexpliquées.

Les deux premiers ont trait à la pédophilie, le troisième au réchauffement climatique.

Dans les deux premiers cas, il s’agit des scandales Jimmy Savile et Lord McAlpine. Savile était un animateur d’émissions pour enfant, et il apparaît désormais qu’il était aussi un pédophile de masse, puisqu’il aurait abusé de centaines d’enfants. Quand l’affaire a émergé, la BBC a eu comme premier réflexe de le protéger. Savile ne sera jamais jugé car il est mort. Le cas McAlpine est presque aussi sinistre : la BBC a diffusé un reportage accusant ce monsieur, dont il se trouve qu’il est un Conservateur, de pédophilie. Accusation lancée, s’avère-t-il maintenant, à tort. Là encore, elle a essayé d’amoindrir l’affaire, mais sans succès, puisque son PDG a dû finir par démissionner. Pleurons pour lui : au bout de 54 jours en poste, il touche 1,3 millions de livres sterling d’argent des contribuables comme parachute doré.

Le troisième scandale, dont vos journaux ne vous parleront pas, est plus grave encore.

Certes, les deux premiers sont atroces. Dans le même temps, ils ne sont pas systémiques, pas intrinsèques à l’organisation elle-même. Ils sont des accidents, terribles bien sûr, mais des accidents.

Le troisième, lui, touche à la façon même dont la BBC approche sa mission centrale, qui plus est mission considérée comme de service public.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit de savoir si un organe de presse ou de médias doit traiter chaque information comme elle se produit, et à chaque fois qu’elle se présente, tenter d’en comprendre la vérité, par investigation et par recoupements, ou alors, si elle doit plutôt prédéfinir une position fixe, sur toute nouvelle information susceptible de rentrer, et quels que soient les événements à reporter qui se présentent par la suite, à n’en donner que la version sciemment décidée au préalable.

Vous, lecteur et public, quel est votre avis sur ce choix ?

Celui de la BBC a été dans ce cas-ci le deuxième : prédéterminer un avis et ne présenter l’information que sous l’angle de cet a-priori. Ce qui signifie aussi ne pas donner la parole à celui qui dévie de cet avis et ne livrer au public que les informations conformes à cette position préalable, ou encore cacher les informations qui vont à son encontre.

La BBC a donc décidé, sans s’en cacher, on peut lui en reconnaître le mérite, de ne traiter de la question du réchauffement climatique que suivant les décisions d’un séminaire préalable, qui a eu lieu en 2006, et auquel ont participé 28 personnes. La BBC a déclaré que ces personnes étaient experts scientifiques.

Ce qui était tenu secret, par contre, était l’identité de ces 28 personnes. Et ça, c’est en contravention des règles mêmes du service public britannique, qui dicte quelles informations générées avec l’argent du contribuable doivent être rendues publiques.

Malheureusement, un juge en avait décidé autrement, autorisant la BBC à ne pas diffuser cette liste de personnes, non sans laisser paraître dans son jugement un biais fortement favorable à la thèse du réchauffement climatique anthropique.

Heureusement, par contre, nous vivons dans une époque ou de telles rétentions d’informations sont de plus en plus difficiles à tenir, et un blogueur coriace et doué, Maurizio Morabito, a trouvé la liste. Qui plus est, il n’a pas eu à recourir à des méthodes clandestines comme le courageux inconnu qui a, probablement de l’intérieur, porté les e-mails du Climategate à l’attention du public. M. Morabito a simplement su chercher au bon endroit, et trouver.

Nous savons donc désormais qui sont ces 28 experts scientifique. Or, que découvre-t-on ?

ClimategateQu’entre autre, on trouve l’église anglicane, le directeur de campagne de Greenpeace, et aussi celui de Greenpeace Chine (!), le MEDEF britannique (CBI), le géant allemand de l’électricité RWE (branche renouvelables), une obscure organisation asiatique d’investissements « durables » (ArSia), la confédération des sociétés d’assurances (tiens tiens, des « financiers » que la BBC aime tant), le pétrolier BP (eh oui, pourtant, on sait que les méchants pétroliers sont derrière les « sceptiques« ), les États-Unis d’Amérique en la personne d’un représentant de leur ambassade (!), pour n’en citer que quelques-uns. Le reste de la liste, en plus de quelques scientifiques étrangement esseulés, est un mélange détonant d’activistes des droits de l’homme et de la pauvreté, et de ces organisations troubles et mal définies qui ont le cul entre deux chaises, entre le caritatif et le club d’investisseurs bien introduits, comme il semble en pulluler tant dans le grouillant petit monde du « durable ».

Mention spéciale à Mike Hulme, de l’Université d’East Anglia, le noyau des manigances révélées par l’affaire du Climategate.

Mention rigolote à un dénommé John Plowman, responsable des programmes comiques à la BBC. Je n’invente rien. À voir le reste de la liste qui a gravé dans le marbre la vérité indépassable sur le climat d’une planète entière, on est en droit de penser que M. Plowman est finalement le plus à sa place dans toute cette histoire.

Il y aurait encore beaucoup à écrire sur bon nombre de ces intervenants.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette incroyable plaisanterie, je ne saurais trop vous recommander de voir ce qu’en disent nos partenaires Richard North et Anthony Watts (et les commentaires de leurs lecteurs), ainsi que James Delingpole. Cette affaire est désormais connue sous les noms de « BBC 28″ et de « 28Gate ».

Il est intéressant que Phil Jones, de l’université d’East Anglia, un des chefs conspirateurs pris la main dans le sac à l’occasion du Climategate, avait glissé dans un de ses e-mails, je cite : « la BBC objective et impartiale (ho ho) ». On comprend désormais mieux le « ho ho ».

Grâce à M. Morabito qui a levé un coin du voile, nous comprenons désormais un peu mieux comment est fabriquée l’information qui nous est servie toute préparée sur ce sujet.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je me demande s’il ne vaut pas mieux aller creuser et fouiller un peu plus par soi-même, au-delà de ce que nous prémâchent la presse et les médias officiels.

Laisser un commentaire

  1. Le « réchauffement »…un vaste sujet, qui doit, sans doute, cristalliser ce qui se fait de mieux en désinformation !

    Comme souvent, je redonne le nom du site sur lequel (entre autres) il faut aller, et lire une information bien différente de celle des « médias officiels » : http://www.pensee-unique.fr

    De plus en plus de scientifiques quittent le GIEC, cela leur permet de s’exprimer librement…(!)

  2. { Ce qui était tenu secret, par contre, était l’identité de ces 28 personnes.}
    nous mentionne Nick de Cusa ?

    Voici, telle que publiée via Internet, la liste du HALL of SHAME BBC 2006 !
    Notez quelques médias sérieux en UK ont écrit …ce que nous ne lirons jamais sur les gazettes continentales, bien trop mouillées par les scandales et connivences avec ces idéologues et ces manipulateurs d’opinion publique !
    Voyez aussi la « qualification scientifique » de ces experts chargés de nosu désinformer par touches répétées ?
    = = = = = = = = = = = = = = = = = = =
    CCNet 13/11/12
    Blogger Reveals Secret 28 Who Greened The BBC
    How The Green Lobby Changed BBC Policy

    [The BBC crisis] is like watching the collapse of a small totalitarian state, its dark secrets – previously known only to terrified inhabitants – being finally subjected to vivid light. Some of the more famous and eloquent inhabitants even dare to speak out as a regime implodes. The implosion was bound to happen at some point, as inevitable as the crisis that engulfed out-of-control newspapers the summer before last or the one that continues to challenge the banks. –Steve Richards, The Independent, 13 November 2012..
    http://www.independent.co.uk/voices/comment/bbc-scandal-the-seeds-of-disaster-lay-in-a-bloated-management-structure-8306993.html
    = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

    January 26th 2006, BBC Television Centre, London

    a) Specialists:
    Robert May, Oxford University and Imperial College London
    Mike Hulme, Director, Tyndall Centre, UEA
    Blake Lee-Harwood, Head of Campaigns, Greenpeace
    Dorthe Dahl-Jensen, Niels Bohr Institute, Copenhagen
    Michael Bravo, Scott Polar Research Institute, University of Cambridge
    Andrew Dlugolecki, Insurance industry consultant
    Trevor Evans, US Embassy
    Colin Challen MP, Chair, All Party Group on Climate Change
    Anuradha Vittachi, Director, Oneworld.net
    Andrew Simms, Policy Director, New Economics Foundation
    Claire Foster, Church of England
    Saleemul Huq, IIED
    Poshendra Satyal Pravat, Open University
    Li Moxuan, Climate campaigner, Greenpeace China
    Tadesse Dadi, Tearfund Ethiopia
    Iain Wright, CO2 Project Manager, BP International
    Ashok Sinha, Stop Climate Chaos
    Andy Atkins, Advocacy Director, Tearfund
    Matthew Farrow, CBI
    Rafael Hidalgo, TV/multimedia producer
    Cheryl Campbell, Executive Director, Television for the Environment
    Kevin McCullough, Director, Npower Renewables
    Richard D North, Institute of Economic Affairs
    Steve Widdicombe, Plymouth Marine Labs
    Joe Smith, The Open University
    Mark Galloway, Director, IBT
    Anita Neville, E3G
    Eleni Andreadis, Harvard University
    Jos Wheatley, Global Environment Assets Team, DFID
    Tessa Tennant, Chair, AsRia

    b) BBC attendees:
    Jana Bennett, Director of Television
    Sacha Baveystock, Executive Producer, Science
    Helen Boaden, Director of News
    Andrew Lane, Manager, Weather, TV News
    Anne Gilchrist, Executive Editor Indies & Events, CBBC
    Dominic Vallely, Executive Editor, Entertainment
    Eleanor Moran, Development Executive, Drama Commissioning
    Elizabeth McKay, Project Executive, Education
    Emma Swain, Commissioning Editor, Specialist Factual
    Fergal Keane, (Chair), Foreign Affairs Correspondent
    Fran Unsworth, Head of Newsgathering
    George Entwistle, Head of TV Current Affairs
    Glenwyn Benson, Controller, Factual TV
    John Lynch, Creative Director, Specialist Factual
    Jon Plowman, Head of Comedy
    Jon Williams, TV Editor Newsgathering
    Karen O’Connor, Editor, This World, Current Affairs
    Catriona McKenzie, Tightrope Pictures
    Liz Molyneux, Editorial Executive, Factual Commissioning
    Matt Morris, Head of News, Radio Five Live
    Neil Nightingale, Head of Natural History Unit
    Paul Brannan, Deputy Head of News Interactive
    Peter Horrocks, Head of Television News
    Peter Rippon, Duty Editor, World at One/PM/The World this Weekend
    Phil Harding, Director, English Networks & Nations
    Steve Mitchell, Head Of Radio News
    Sue Inglish, Head Of Political Programmes
    Frances Weil, Editor of News Special Events

    1. Nick de CusaNick de Cusa Auteur de l’article

      Pour être clair, cette liste est dans le lien vers Anthony Watts et celui vers Delingpole, dans l’article. Votre intervention est peu claire, mais pour résumer, comme je l’ai écrit, cette liste est en effet connue depuis 2 jours grace au blogueur Maurizio Morabito. Je ne sais pas si vous avez lu l’article. En tout cas vous avez l’air d’accord puisque vous écrivez (je crois) à peu près la même chose.

  3. Mots du climat.
    Au début on a eu le « global warming », warming est trop près de warning pour être innocent. Mais ne nous alarmons pas, examinons la suite.
    De global warming, réchauffement global, on passe à réchauffement climatique ; Global est subtilement subtilisé, de là à croire que le réchauffement n’est plus global il y a un pas, je le franchis.
    Notre réchauffement, à la suite probablement d’un peu de raison dans les esprits précédemment échauffés, devient dérèglement climatique. La notion même de réchauffement est à son tour escamotée.
    Le présupposé est que le climat a été réglé. Par qui, par quoi, où, quand, comment, personne le dit.
    En contradiction patente avec les archives naturelles, rendues lisibles par des historiens et des scientifiques, on introduit subrepticement la notion de dérèglement. En livrant cette idée de dérèglement aux hommes politiques qui, manquant de grain à moudre faute d’avoir prise sur les réalités tangibles en font leur beurre qui ne fond pas comme neige au soleil. Au bout des arguments, les réchauffistes en arrivent à dire, sans rire, que les mesures à prendre sont à prendre, même si les prendre ne sert à rien, parce qu’on ne sait jamais, et que principe de précaution oblige.
    Bref, des religions proposent le paradis, le GIEC lui proposent l’enfer si on ne baisse pas le thermostat.