Le prix de l’inégalité par Joseph Stiglitz

Publié Par Baptiste Créteur, le dans Lecture

Dans Le Prix de l’Inégalité (Les liens qui libèrent, 2012), Joseph Stiglitz ne fait que ressasser des théories étatistes et égalitaristes aussi fausses qu’abjectes.

Par Baptiste Créteur.

Quand on est économiste, qu’on a reçu un Nobel et que c’est la crise, on a une belle opportunité pour sortir un livre. Joseph Stiglitz a choisi « Le prix de l’inégalité » pour donner son avis, que l’on peut résumer en quelques mots : la consommation est faible parce que les inégalités s’accroissent et que les revenus des pauvres diminuent, la faute aux crédits qu’on ne veut plus leur consentir parce qu’ils ne pourraient pas les rembourser et aux salaires et transferts sociaux trop faibles. La faute des riches, qui ne veulent pas prêter ou donner leur argent sans contrepartie.

Donc, la solution, d’après le prix Nobel d’économie, c’est d’augmenter le salaire minimum, de taxer les riches pour donner aux pauvres, et d’accorder un pouvoir plus grand aux syndicats pour être bien sûr que les salaires augmentent. Notre Robin des Bois des temps modernes estime que le fait que les revenus des riches ont augmenté plus vite que ceux des pauvres est d’autant plus problématique que les revenus des plus riches ne ruissellent plus vers les plus pauvres, et est lié au fait qu’aujourd’hui « la richesse d’une personne ne dépend plus de sa contribution à la société mais de sa capacité à s’accaparer les revenus des autres ». Évidemment, pour lui, le meilleur moyen d’éviter que des individus ne s’accaparent les richesses des autres, c’est d’augmenter les transferts sociaux et d’obliger les banques à accorder des crédits à des gens qui ne pourront jamais les rembourser… Mieux vaut, dans la grande forêt de Sherwood mondiale, octroyer aux pauvres l’argent des riches que laisser les riches gagner plus d’argent que les pauvres. Ça n’a jamais aidé une économie à mieux fonctionner, mais ça peut faire vendre des livres (s’il reste quelques sous aux pauvres) et gagner des élections.

D’un point de vue utilitariste, ce qu’oublie Stiglitz, c’est que l’augmentation des salaires ne sert à rien si la productivité n’augmente pas elle aussi. Augmenter le salaire minimum, c’est le moyen le plus sûr de priver les individus les moins productifs d’un emploi et les rendre dépendants des transferts sociaux, dont le financement pèsera sur la compétitivité des entreprises. Quand Stiglitz affirme que l’argent des riches est moins utile à l’économie car ils épargnent plus, il néglige également l’investissement et l’entrepreneuriat que cet argent pourrait financer.

Du point de vue des principes, Robin des Bois propose que les riches soient spoliés de leurs revenus (qu’ils ne méritent pas, bien entendu) pour mieux financer son fantasme d’une société égalitaire. L’État est pour lui le bon génie qui corrige les erreurs d’un marché forcément défaillant car ne fonctionnant pas comme il le souhaiterait : « Dans une économie moderne, l’État établit et fait respecter les règles du jeu. Il donne aussi les ressources. Et par le biais des impôts et des dépenses sociales, corrige la répartition du revenu qui émerge du marché. ».

La différence fondamentale entre l’allocation par le marché et l’allocation par l’État, c’est que le marché repose sur le consentement des individus là où l’État repose sur la coercition. Or, le seul critère de moralité des revenus est l’absence de coercition, pas le niveau d’inégalités.

Et non content de vouloir choisir comment dépenser l’argent de ceux qui le gagnent, monsieur le prix Nobel veut choisir comment ils le gagnent : la finance serait le secteur le plus lucratif et attirerait les plus brillants, qu’il faudrait plutôt orienter vers la recherche, la médecine et, évidemment, le service public, jugé « indispensable à l’économie« .

Joseph Stiglitz ne fait donc que ressasser des théories étatistes et égalitaristes aussi fausses qu’abjectes pour pondre des mesures anti-crise et, accessoirement, un livre. Comme vous, monsieur Stiglitz, « je suis sûr qu’il n’est pas trop tard pour que ce pays change de cap et retrouve les principes essentiels d’équité sur lesquels il a été fondé« , et cela suppose de ne pas vouloir faire payer aux individus le prix de l’égalité :

« La nouvelle « théorie de la justice » demande que les hommes contrecarrent « l’injustice » de la nature en instituant parmi les hommes une injustice inconcevable au point d’en devenir obscène : priver « ceux que la nature a favorisés » (i.e. les talentueux, les intelligents, les créatifs) du droit aux bienfaits de leur travail (i.e. du droit à la vie) – et accorder aux incompétents, aux stupides, aux paresseux, le droit de jouir sans effort de récompenses qu’ils n’auraient pas pu produire, pas pu imaginer, et dont ils ne sauraient pas quoi faire. » (Ayn Rand, « Philosophy : Who Needs It »)

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  1. Il est vrai qu’un prix Nobel d’économie ne peut sortir que des inepties…
    Bon OK depuis Obama on peut avoir des doutes mais ;)
    Cette phrase me laisse perplexe  » c’est que le marché repose sur le consentement des individus là où l’État repose sur la coercition »

    Je corrige : c’est que le marché repose sur le consentement de quelques nantis là où l’État repose sur la coercition voulue par le choix des urnes.
    Et vue les dernières crises, c’est certain les marchés, les banquiers, les traders et les politiques sont vraiment brimés par des lois imbéciles…

    L’accumulation d’argent est devenue une fin en soit, même s’il te faudrait plusieurs vies pour en profiter

    Parmi les créatifs, l’auteur inclue-t-il les escrocs, les voleurs, les rentiers, les spéculateurs, les patrons d’Enron, de Lehman Brothers, etc…).

    Une chose me fait quand même sourire, c’est que pauvre ou riche quand tu dois mourir, l’argent ne te sauve pas mais tu as l’immense satisfaction d’être le plus riche du cimetière….

    Une chose me fait quand même sourire, c’est que pauvre ou riche quand tu dois mourir, l’argent ne te sauve pas mais tu as l’immense satisfaction d’être le plus riche du cimetière….

    1. « L’État repose sur la coercition voulue par le choix des urnes » : et alors ? Une action immorale, quand bien même elle serait voulue par la majorité, reste une action immorale. La démocratie ne peut pas justifier le vol ou le meurtre. Une démocratie qui s’affranchit de la morale est vouée à la destruction.

    2. Le prix Nobel en économie ne vaut pas grand chose en fait. Il n’y a aucune uniformité idéologique parmi les lauréats et les conditions d’octroi sont assez subjectives. Krugman a été récompensé pour ses travaux sur le commerce international tandis que Stiglitz pour ceux sur les asymétries d’informations (à moins que je me trompe…). Si avoir un prix Nobel en Economie faisait de vous une référence alors on devrait aussi appliquer les thèses de Hayek ou Fridman.

      Pour le reste de votre argumentaire, il est désespérant de bêtises.

    3. http://www.contrepoints.org/2010/10/14/3833-le-prix-nobel-qui-en-est-bien-un

      « Je dois confesser que si on m’avait consulté sur la question d’établir un Prix Nobel d’économie, je me serais exprimé fermement contre.

      « [D'abord je] craignais qu’un tel prix [...] tendrait à accentuer le mouvement vers la mode scientifique.

      « Cette inquiétude, le comité de sélection l’a brillamment réfutée en décernant le prix à quelqu’un aux vues aussi peu à la mode que les miennes. [...]

      « [La seconde raison] est qu’un Prix Nobel confèrerait à un individu une autorité qu’en économie nul homme ne devrait posséder.

      « Ceci est sans conséquence en sciences naturelles. Ici l’influence d’un individu est d’abord une influence sur les autres spécialistes ; et ceux-ci le tailleront en pièce rapidement s’il excède sa compétence.

      « Mais l’influence d’un économiste qui compte est une influence sur les profanes : politiciens, journalistes, fonctionnaires et le public en général.

      « Il n’y a pas de raison pour qu’un homme qui a effectué une contribution remarquable à la science économique soit omnicompétent sur tous les problèmes de la société – comme la presse tend à le traiter jusqu’au moment où il pourrait lui-même en finir persuadé. [...]

      « Je suis dès lors presque enclin à suggérer que vous requériez de vos lauréats qu’ils prêtent serment d’humilité, une sorte de serment d’Hippocrate, pour ne jamais se prononcer publiquement sur des questions qui dépassent leur champ de compétence.

      « Ou du moins rappeler au lauréat le sage conseil d’un des plus grands hommes de notre sujet, Alfred Marshall, qui écrivait :

       »Les étudiants en science sociale doivent craindre l’approbation publique : le Mal est avec eux quand tous les hommes disent du bien d’eux. » » Friedrich Hayek, Discours au banquet de remise des prix Nobel, 10 décembre 1974, source, traduction libre, (d’après  »Les Prix Nobel en 1974 », Editor Wilhelm Odelberg, [Nobel Foundation], Stockholm, 1975)

    4. Je trouve pathétique ces gauchos qui pensent que leurs assertions idéologiques portent la preuve de leurs propos et que c’est à leurs adversaires de démontrer qu’ils ont torts.

      Ah oui, ils sont omniscients et ont compris le monde de façon intuitive et les autres sont des idiots.
      N’importe quoi.
      Et le pire, c’est que ce genre de comportement prétentieux et égocentrique (pour des gens qui disent vénérer l’altruisme) se généralise.

    5. « Les urnes » veulent, certes, la coercition contre son prochain, ça oui, mais croyez vous qu’elle peuvent contrôler l’usage qu’en fera l’Etat ? Sincèrement ?

      1. «l’État repose sur la coercition voulue par le choix des urnes.»

        En plus, ce genre d’assertion qui veut que « l’état, c’est nous » porte en elle le germe du totalitarisme, vu que si « l’état, c’est nous », on n’a plus de raison de critiquer l’action de l’état qui est la « notre », même s’il nous massacre.
        Toute critique doit être alors considérée comme de la schizophrénie…

        Et je parie que Necropaul n’a jamais été manifester ou n’a jamais critiqué « son » action…

    6. « L’État repose sur la coercition voulue par le choix des urnes »

      Choisir tout les cinq ans un chauffeur de car dans la même confrérie et prétendre conduire le car c’est amusant.

    7. « le marché repose sur le consentement de quelques nantis »

      Ah bon. Vous n’êtes pas consentant vous quand vous achetez un produit ou un service? Et ceux qui achètent votre production, eux non plus ne le sont pas? Ou alors on est tous des nantis!

    8. « L’accumulation d’argent est devenue une fin en soi »

      Réflexion totalement stupide et gratuite. Vous n’en savez rien et en quoi cela vous affecte? Vivez comme vous l’entendez et arrêtez de toujours prêter de mauvaises intentions aux autres pour justifuer de leur piquer l’argent qu’ils ont honnêtement gagné. Quant à ceux qui se sont mal comportés, il y a une police et une justice pour çà, point final.

  2. Sauf que ce que Stiglitz préconise, la France l’applique depuis des années, et pour cause, c’est l’idole des profs d’économie de Sciences Po.
    En France, sur 56% de dépenses publiques, 30 sont de la redistribution.
    Le budget 2013 prévoit d’alourdir un peu plus la fiscalité sur les ménages de la tranche d’IR à 30% donc les « riches ».
    Et ça ne marche tjs pas => l’investissement est au point mort, la consommation ne se porte pas très bien non plus.

    Donc M. le prix Nobel on fait quoi maintenant, on continue d’appliquer les recettes de l’échec ou bien on change de paradigme ?

    Ce type est une crasse notoire, ce n’est pas un économiste mais un idéologue, exactement dans la veine des « économistes » français type alternatives eco.

    1. « Sauf que ce que Stiglitz préconise, la France l’applique depuis des années »

      Et la Grèce aussi, dont Stiglitz a été la principale source d’inspiration en matière de politique économique!

    2. Merci de ne pas convoquer Sciences Po à tout bout de champs et hors de propos. De nombreuses tendances économiques y sont représentées, bien que les Autrichiens et les libéraux sont bien moins nombreux.

      Bref, à faire des généralités, on avance nulle part.

  3. Toujours les mêmes poncifs, le nez dans le guidon et la pensée unique.
    Pour changer, lisez plutôt « La pyramide sociale – monstrueux défi »,
    Ce n’est pas un Nobel qui l’a écrit mais ça vous changera.
    Une analyse de la pyramide sociale, mettant en évidence des aspects de la condition humaine allant bien au-delà des questions soulevées jusqu’ici par la libre-pensée, comme par la pensée philosophique, politique, économique, scientifique, sociale, religieuse … ; défiant le pragmatisme, le romantisme, la superstition, la foi, la compassion, les certitudes des unes comme des autres.
    De la richesse à l’exclusion sociale aujourd’hui et à la barbarie demain.
    Une vision aussi libre que décoiffante de fondamentaux trop souvent négligés.

  4. L’auteur a oublié de nuance son propos. Certes Stiglitz est en gros pour une politique social-démocrate au forceps et criticable sur certains aspects, mais l’essentiel du livre porte sur la critique du corporatisme américain et ses effets néfastes sur l’économie. Tout n’est pas à jeter dans stiglitz.

      1. En effet , il ne voit qu’une des faces du corporatisme , le corporatisme privé et il idéalise un peu trop le rôle des acteurs publics et des organisations sociales. C’est sûr qu’il a pas l’air d’être un grand amateur du public choice. Mais sur sa critique du corporatisme privé, je le rejoins parfaitement.

        1. « Mais sur sa critique du corporatisme privé, je le rejoins parfaitement. »

          C’est le même dans le publique (les humains sont pareils) à la différence qu’ils ont la police et la justice avec derrière les élus et les intéressés pour vous forcer à consommer leurs « produits » ou/et payer même si vous ne les voulez pas.

          Personne ne vous force à acheter du microsoft par contre vous n’avez pas le choix d’une école qui plonge dans les stats PISA malgré un doublement du budget depuis 20 ans en augmentation constante.

          Chiffres aisément vérifiable même chez les intéressés:
          http://www.contrepoints.org/2012/09/04/96211-le-cout-dun-eleve-ou-comment-gagner-des-milliards

          Quand MS fait de la merde vous n’achetez plus et ils sont obligé de corriger le tire ou de disparaitre au profit d’un autre, quand l’ednat fait la même chose la seule réponse c’est de vous piquer encore plus et d’empêcher la concurrence. (Le privé est limité et vous avez déjà payé pour un « produit » dont vous ne voulez pas)

          1. Je suis d’accord avec vous , mais cela n’est pour cela que j’accepterai le corporatisme privé. Je pense que l’état devrait occuper un champ beaucoup plus restreint qu’aujourd’hui !

          2. « mais cela n’est pour cela que j’accepterai le corporatisme privé »

            Il suffit de ne pas acheter et d’aller voir la concurrence (qui existe forcément quand le droit est respecté). Pour l’état au contraire vous avez le « choix » tout les 5 ans entre les mêmes types issus de et travaillant pour l’état.

            Dans un cas vous avez le choix, pas dans l’autre.

          3. « Quand MS fait de la merde vous n’achetez plus et ils sont obligé de corriger le tire ou de disparaître »

            C’est bien le cas avec le bug de l’an 2000, Vesta, et tous les virus possibles autorisés par MS, mais à aucun moment ils n’ont été menacés dans leur hégémonie.

      1. « Pas tout mais presque! »

        Les 26 lettres de l’alphabet y sont quand même correctement représentées. C’est un début même si elle ne sont pas dans le bon ordre.

  5. Bon article, avec une réserve concernant le pauvre Robin des Bois, lui qui volait à l’état (le seigneur) pour rendre aux citoyens appauvris par les taxes.

  6. Tordons le cou à un mythe persistant : Robin des bois ne volait pas les riches, il volait l’état pour rendre aux pauvres l’argent volé à travers les impôts insupportables.

  7. Ah Stiglitz, ce très grand visionnaire : il avait dit que Fanny Mae et Freedy mac avaient une chance sur 500 000 à trois millions de faire faillite et manque de bol, les deux entités para étatiques ont fait effectivement faillite. Et ce mec ose publier des livres en se targuant d’être économiste ?

  8. Avec tout le respect que je vous doit, ne vous connaissant pas, avez vous vraiment lu le livre? Ou comme la plupart de mes amis passés comme moi en école de commerce avez pris le soin de vous dégager du filtre déformant de notre formation? Car vos conclusions sont hâtives! J’avais des réserves avant de lire ce livre car on a collé une image de gauchiste à Stiglitz. Mais on peut espérer qu’un Nobel et Universitaire essaye de travailler avec rigueur et honnêteté intelelctuelle. Il parle d’ailleurs de ses débats avec l’école de Chicago et Friedman… Stilglitz analyse en américain bon connaisseur de l’histoire économique de sont pays et ancien président du Council of Economic Advisers de Clinton qu ia pas trop mal réussi sa présidence d’un point de vue économique non? Et surtout à propos de ce que vous lui prêtez comme propos sur les riches, vous déformez vraiment ce qu’il écrit! Ou alors nous n’avons pas lu le même livre! Stiglitz par des phénomènes d’externalité des marchés qu’on ne peut nier, comme la recherche de rente, concept reconnue en économie. Il montre que le fait que les 1% aux US ont la majeure partie de leurs revenus non issu du travail mais des dividendes et capitaux et de ce fait du fait de la baisse du taux d’imposition votée sous W Bush le déséquilibre que cela a créé. Un exemple est l’imposition de Romney à 14% par ce mécanisme. On parle des Etats-Unis là! Entre 14% et 75% de taxation il y a peut être un niveau plus juste sans être spoliateur non? Je suis sûr que vous êtes honnête intellectuellement , relisez vraiment le livre et ne le caricaturez pas! :-)

    1. « Un niveau plus juste sans être spoliateur » : il n’y a pas d’autre niveau juste que celui établit par le marché, sans intervention étatique. La spoliation suppose l’intervention illégitime de la force publique. Si certains s’enrichissent abusivement, c’est précisément à cause du collectivisme, à cause du socialisme de connivence, à cause du manque de marché concurrentiel, comme on le constate dans la plupart des pays sous-développés.

      Définition n°1 : les marchés seuls ne peuvent pas produire d’enrichissement sans cause.

      « Des phénomènes d’externalité des marchés qu’on ne peut nier, comme la recherche de rente ». A propos des externalités négatives que les marchés produiraient, on note que Stiglitz oublie consciencieusement de parler des externalités positives largement supérieures, notamment leur faculté d’élever la croissance à son potentiel maximum. Quant à la rente, les marchés concurrentiels sont incapables de la produire. Une rente est nécessairement versées par l’Etat (cf les nobles d’ancien régime) : c’est un usage illégitime des recettes fiscales. La rente publique explique les déficits, le niveau des prélèvements obligatoires, le délitement économique et social d’une nation.

      Définition n°2 : la rente est toujours la conséquence de la spoliation fiscale étatique.

      Pour des raisons qui lui appartiennent, Stiglitz a fait le choix de faire de la politique de la pire des manières, c’est-à-dire en devenant un idéologue collectiviste, au lieu d’en rester humblement à l’économie. A cause de ce choix malheureux, il est totalement décrédibilisé dans le domaine économique.

      Définition n°3 : Stiglitz est un clown.

      1. Le doigt du « sage » socialiste dégouline du sang de ses victimes : ce doigt doit être coupé et ce qui reste du « sage » socialiste déporté sur la lune.

    2. Ouf, enfin le commentaire que j’attendais.
      Je retrouve dans votre commentaire l’évocation du livre que j’ai lu alors que l’auteur semble transformer le texte de Stiglitz afin de mieux le critiquer.
      Les pensées de l’auteur sont à peine dissimulées mais les propos de Stiglitz, biens déformés « les riches GAGNENT leur argent, les pauvres on leur DONNE »
      Bien évidement, je pense que Stiglitz, n’a pas LA solution mais plusieurs points essentiels (lois votés pour les puissants et leurs intérêts, donc, au détriment des autres par exemple) me paraissent indiscutable.
      Me suis-je peut être juste trompé d’endroit pour lire un avis sur le livre. L’objectivité est elle de rigueur ici ?

  9. Quel amas d’inepties et d’assertions non justifiées, m. Crétel !

    He quoi, L’amérique de Bill Clinton avait une économie florissante, des taux de prélèvement très inférieurs à l’Europe, un budget en équilibre.
    Bush arrive, baisse encore ces taux de prélèvement, dérégule à tout va, et ça ne pouvait pas louper, l’économie mondiale se casse la figure.
    Bien entendu, pour vous, prétendus libéraux, il est hors de question d’analyser les causes de cette crise, il est interdit d’essayer de faire parler les chiffres, de remettre en question les dogmes des économistes des 18° et 19° siècles, de mettre en doute l’honnêteté foncière des ‘robber barons’ des temps modernes ?
    Mieux vaut rejeter en bloc toute tentative de critique du système, la traiter d’abjecte, c’est plus simple et ça évite de réfléchir.

    He bien, malgré vos oukases, Krugman et Stiglitz l’ont fait, ont reconnu les (rares) idées préconcues qu’ils avaient pu avoir dans le passé, ont démontré, preuves et chiffres à l’appui, les erreurs commises par les politiques de tous bords, les occasions ratées, les abus, et leurs prédictions se sont révélées exactes à 2 ou 3 ans dans plus 75% des cas.

    A contrario, tous les ‘pundits’ conservateurs imbus de Ayn Rand nous donnaient des prophéties susceptibles de ruiner à court terme tous ceux qui les suivaient.

    Et maintenant, Romney propose encore des réductions d’impôts qui vont encore accroître le déficit américain et précipiter une nouvelle crise, comme l’a fait l’ineffable Osborne. Mais comme le disaient Greenspan, Krauthammer et Dick Cheney, les déficits n’ont pas d’importance quand ils sont créés par une administration républicaine. Par contre, quel bon prétexte pour mettre des bâtons dans les roues des démocrates.

    Pour revenir à la France, et malgré nos taux de prélèvement bien plus élevés, nous avons gardé un arsenal de régulations suffisant pour nous éviter au moins la crise de l’immobilier. Mais nos banquiers et autres capitalistes ont voulu profiter de la dérégulation qui s’étendait ailleurs, alors ils ont prêté de l’argent à Bernie Madoff, aux banques grecques et espagnoles. Ils ont laissé la bride sur le cou de Jérôme Kerviel. Et ils ont été bien contents que notre état spoliateur les renfloue et leur permette de garder leurs dividendes et leurs primes.

  10. Tant de véhémence dans vos propos envers stiglitz m’exaspère. Au delà de ses idées concernant la redistribution que l’on peut aisément contester, stiglitz aborde un sujet qui me semble essentiel; le lobbyisme qui gangrène nos institutions, aujourd’hui un grand chef d’entreprise pèse plus sur le pouvoir politique que des centaines ou des milliers de citoyens du pays en question. Vivons nous dans une réelle démocratie ou dans un monde biaisé par l’argent? L’individualisme passe au-dessus de toute cohésion sociale, ne seriez vous pas les instruments de cette machination visant à enrichir les toujours plus riches?

  11. Je ne sais pas par quelle prétention intellectuelle tu te donnes la liberté de critiquer ce livre écrit par quelqu’un qui a probablement une infinie et meilleure compréhension des forces et des mouvements macroéconomiques de ce monde, parce que j’ai pouffé à chaques phrases idiotes que tu as écrite en vomissant ta pensée cancérigène de libertarien.

    Qui croit encore que ce qu’Ayn Rand a écrit vaut la peine d’etre retenu?

  12. Vous le traiter d’idéologue alors que, vraisemblablement il n’y a que des endoctrinés  »de droite » dans cette section de commentaires. Au lieu de le réfuter sur le fond, et par des faits, vous remettez en cause sa notoriété sans réel fondement. J’imagine votre gueule de lycéen, très courageux derrière votre clavier. J’aimerais bien vous voir débattre avec lui.

    1. jmcp : »Au lieu de le réfuter sur le fond, et par des faits, vous remettez en cause sa notoriété sans réel fondement. »
      ——————————-
      La « notoriété » de Stiglitz n’existe que chez ceux qui se contentent de son hagiographie servie par les médias gauchistes.

      Il suffit de voir Stiglitz foirer intégralement son audit de Fannie Mae et Freddie Mac (à l’origine de la méga crise des subprimes) pour avoir la preuve que cet économiste de gauche, qui n’a jamais créé une seule richesse de sa vie ni pris aucun risque ni jamais investi un seul sou de son propre argent n’a aucune crédibilité pour prédire quoi que ce soit autre que ce qu’on lui commande de dire, un parfait idiot utile pour les politiciens.
      Soit dit en passant, à la même époque où Stiglitz glaussait sur la prétendue santé éclatante de Fannie Mae et Freddie Mac, les tenants de l’école autrichienne avait déjà alerté sur une faillite imminente, notamment Peter Schiff ou encore Ron Paul devant le congrès même, donc Stiglitz avec ses modèles macro-économiques de merde, ne pouvait pas sortir le joker « on ne pouvait pas savoir ».

      « Notoriété », remise en cause sans « réel fondement », dites-vous ? Quelle bonne blague !

      1. miniTAX: Je dois vous donner raison sur l’affaire Fannie Mae et Freddie Mac. Déja là, quoique à mon avis insuffisant pour le discréditer dans sa totalité, vous avancez un argument qui déja vous donne plus de crédibilité que d’autre commentaire plus haut, et l’article y compris.

        Cela étant dit, la crise des subprimes de 2008 et la situation actuelle qui mène les USA vers le précipice fiscal découle bel et bien sur les problèmatiques que soulèvent Stiglitz dans ce livre. Il est loin d’être le premier à le faire d’ailleurs, comme Krugman ou Galbraith l’on fait avant lui. Pendant ce temps, les « tenants de l’école autrichienne », qui ont contribués énormément à la création du problème, continue de nier les chiffres qui pourtant parle d’eux-mêmes.

        Pour ce qui est de sa notoriété, avant d’en répliquer quoique ce soit, je vous prierais de me dire quel est votre parcours académique pour vous donner le droit de spéculer de la sorte. Outre son prix nobel, il a étudié au MIT et enseigné à Stanford et Colombia, en plus d’avoir été président de la BM. Si vous croyez qu’il est possible d’avoir un tel parcours en étant un idéologue fini et un idiot, cela ne vaut même pas la peine que je discute avec vous, en tout respect.

        1. jmcp : « Pour ce qui est de sa notoriété, avant d’en répliquer quoique ce soit, je vous prierais de me dire quel est votre parcours académique pour vous donner le droit de spéculer de la sorte. »
          ——————————-
          Je suis polytechnicien, astronaute et dompteur de lions, et ??? Ca change quoi sur le fait que Stiglitz, comme l’immense majorité des économistes académiques n’a jamais été fichu de faire une seule prédiction juste ? (ceux qui en sont capables sont traders et non économistes !) Rien du tout, alors vos sempiternels arguments d’autorité ne démontrent rien, à part le fait que vous n’en avez aucun de valable.
          Du reste, et vous, quel est votre parcours académique pour spéculer sur la prétendue « notoriété » de Stiglitz (qui soit dit en passant n’a jamais été Président de la World Bank mais bon, on n’en est plus à un arrangement près avec la vérité n’est ce pas)?

          —————————–
          jmcp : « la crise des subprimes de 2008 et la situation actuelle qui mène les USA vers le précipice fiscal découle bel et bien sur les problèmatiques que soulèvent Stiglitz dans ce livre.  »
          —————————–
          la crise des subprimes (les prêts toxiques encouragés par l’Etat) n’a aucun rapport avec le précipice fiscal (trop de dépenses et un endettement record de l’Etat) et aucun rapport avec les thèmes du livre (les inégalités). Stiglitz est un keynesien, il considère que l’excès de dépense de l’Etat est la solution et pas un problème. Bref, en une seule phrase, vous cumulez au moins 4 contre-vérités, bravo, champion !

          ————————————
          jmcp : « Pendant ce temps, les « tenants de l’école autrichienne », qui ont contribués énormément à la création du problème, continue de nier les chiffres qui pourtant parle d’eux-mêmes. »
          ———————————–
          Quel tenant (un nom peut-être ?), quelle contribution, quel problème, quels chiffres ? Pour l’instant, à part brasser du vent avec de vagues accusations gratuites à prix de gros, vous ne dites rien. Si vous croyez pouvoir faire illusion avec des platitudes, vous vous mettez le doigt dans l’oeil.

          1. miniTAX: Première rectification, Joseph Stiglitz a été économiste en Chef de la BM de 1997 à 2000. Mille excuse si j’ai été imprécis en prétendant qu’il était président, il n’en demeure pas moins que c’est un titre pas banal pour un économiste.

            Oui, je considère qu’il faut avoir un minimum de bagage en économie pour ce permettre des critiques virulentes et si peu nuancés envers un homme mondialement reconnu (cela vous déplaira surement, il n’en demeure pas moins que c’est le cas). Alors vous avez toute la légitimité du monde de ne pas être en accord avec sa vision interventionniste de l’économie, toujours est-il que jusqu’à preuve du contraire, il a certainement une plus grande crédibilité en matière d’économie que vous. Et pour ma part, je ne considère avoir de grande notoriété en matière d’économie, même si c’est étroitement en lien avec mon domaine d’étude. C’est pour cela que je me garde une gène de critiquer aveuglement tous les spécialistes meilleurs que moi lorsqu’il publie ce genre d’essai, qu’ils concordent avec mes opinions ou non.

            Maintenant, pour ce qui est des Subprimes, du Fiscal cliff et des inégalités, vous n’êtes pas sans savoir que ces problématiques sont intimement liés, bien que distinctes. L’endettement de l’État américain découle en partie des renflouments qu’il a fait des banques en faillites, qui eux sont en grande partie dû aux subprimes. Si vous auriez lu le livre, ce que je commence à douter, vous auriez compris que l’État américain et sa politique monétaire est largement influencé par des lobbys extérieur, dont le secteur bancaire et financier.

            Au terme de tout cela, il semble évident que nous avons pas les mêmes convictions et la même vision des choses, particulièrement sur les enjeux sociaux et économiques. C’est normal et bien légitime. Cependant, malgré nos divergences, il faut rester lucide et pas traiter un gars de sa trempe d’idiot. Pour moi, ca ne fait pas de sens.

    1. Votre conformisme, votre absence d’esprit critique. voilà tout ce qu’il faut pour faire un bon petit idiot utile du système interventionniste et mercantiliste.

      1. Elle est bonne celle là! Pas d’esprit critique. Et vous dites ça sans me connaitre. Au contraire, je pense être la seule personne ici doté d’un esprit critique, qui fait la part des choses. Je dis pas que Stiglitz a la vérité infuse et qu’il est dieu en personne. Mais je lui reconnais tout de même crédibilité, comme je le fais lorsque je rencontre des économistes plus libéraux. Un esprit critique est justement d’arrêter de traiter n’importe qui d’idiot parce qu’il a une opinion divergente, et de savoir tirer les pours et les contres d’un argumentaire, M. Bardwell.

        1. Et je tiens cependant à me confesser, je ne suis pas francais et je ne savais pas que contrepoints était un journal à tendance libertarien. Je crois comprendre que peu de gens seront d’accords avec ce que j’avance ici, et que au lieu de susciter un débat de manière civilisé, je risque de me faire traiter d’idiot jusqu’à ce que mort s’en suivre. Je m’excuse donc de cette incursion et je ne juge aucunement en mal mes cousins francais.

          1. @jmcp
            Ne soyez pas si obséquieux, le débat contradictoire, civilisé ou pas n’a jamais posé problème ici, alors ne projetez pas les travers des officines « progressistes » (où toute pensée dissidente est censurée) sur nous.
            Mais quand on prétend débattre, la moindre des choses, c’est d’apporter des éléments factuels et non se contenter d’accuser gratuitement et de se défiler piteusement quand on vous demande de prouver. A part du vent et vos pénibles et constants procès d’intention à deux balles, je ne vois toujours aucune preuve de votre phrase « les « tenants de l’école autrichienne », qui ont contribués énormément à la création du problème, continue de nier les chiffres qui pourtant parle d’eux-mêmes. ». Nada, que dalle, zilch. Merci donc pour l’enfumage.

            PS. pour rectifier, je n’ai pas traité Stiglitz d’idiot, je l’ai traité « d’idiot utile », nuance importante qui semble vous échapper.

  13. miniTax: Techniquement, c’est vous qui avez fait allusion aux « tenants de l’école autrichienne », parce que personnellement, je préfère parler des tenants du néolibéralisme en général, dont les chicago boys de Friedman, les libertariens comme Ron Paul que vous avez mentionné, ainsi que les principaux acteurs politiques de cette mouvance comme Thatcher et Reagan. Vous comprendrez que cela ne se limite donc pas seulement à la pensée autrichienne d’Hayek, par exemple.

    Ceux-ci sont évidemment contre la redistribution de la richesse, l’intervention de l’État dans les dynamiques du marché, l’atteinte au libertés individuelles, et j’en passe. Par contre, ce ne sont évidemment pas ceux-là qui « nient les chiffres » comme je le sous-tend. Il s’agit plutôt des dirigeants des think thank américain et des lobbys financier, qui profite de la situation actuelle, et qui considère que le niveau d’inégalité aux États-Unis est exagéré. C’est en ce sens là que je prétend qu’ils nient des chiffres qui pourtant parle d’eux-mêmes, car le taux d’inégalité aux États-Unis est alarmant. À partir de là, il y a tout un débat à savoir par quels moyens on peut régler celà, et je crois que c’est là que nous nous entendons pas. Il reste que la problématique n’est pas à négliger.

    1. jmcp : « je préfère parler des tenants du néolibéralisme en général, dont les chicago boys de Friedman, les libertariens comme Ron Paul que vous avez mentionné, ainsi que les principaux acteurs politiques de cette mouvance comme Thatcher et Reagan »
      ———————————
      Friedman, Ron Paul et les Chicago boys sont libéraux, point barre et non « néolibéraux », quoi que ça puisse vouloir dire. Et aucun de ceux que vous citez n’ont en quoi que ce soit de rapport avec les crises actuelles : les Chicago boys ont fait du Chili l’économie la plus prospère d’Amérique du Sud, Thatcher et Reagan ont été à l’origine de formidables périodes de croissance de leurs pays, tous ayant hérités d’économies en ruine après des années de socialismes.
      Bref, vous balancez un terme qui ne veut rien dire (cf les nombreux articles sur Contrepoints qui expliquent pourquoi), juste parce que c’est à la mode, pour coller une étiquette sur des choses que vous ne maîtrisez pas, tu parles d’un esprit critique !

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      jmcp : « Il s’agit plutôt des dirigeants des think thank américain et des lobbys financier, qui profite de la situation actuelle, et qui considère que le niveau d’inégalité aux États-Unis est exagéré. »
      ————————————-
      « Dirigeants des think thank (sic) américain », ça ne veut rien dire, surtout qu’il y a bien plus de cercles de réflexion gauchistes que de droite aux USA et que les premiers, notamment de la mouvance écolo, ont infiniment plus de pouvoir (il n’y a qu’à voir le budget du WWF ou du Sierra Club et de leur accointance avec Al Gore ou l’EPA) sur les politiques. Comme on peut s’y attendre, vous n’avez pas pu un seul exemple pour étayer votre accusation grotesque sur les économistes autrichiens, pas pu citer un seul nom de l’école autrichienne qui ait pu être lié aux crises actuelles (alors que par exemple, Stiglitz qui a totalement foiré le diagnostic des subprimes, lui est trempé jusqu’au cou, et ne parlons même pas de Krugman, le prophète aux milliers de prédictions foireuses et keyniaisien chéri des gauchistes).

      ——————————————
      jmcp : « C’est en ce sens là que je prétend qu’ils nient des chiffres qui pourtant parle d’eux-mêmes, car le taux d’inégalité aux États-Unis est alarmant. »
      —————————————
      Alarmant pour QUI, par rapport à quand et à qui ???
      Pas pour les Américains en tout cas. Il suffit de voir les multiples enquêtes d’opinion pour voir que leur préoccupation première, c’est le chômage, la dette, la violence, la faible croissance mais certainement pas les inégalités. C’est simple, pour me contredire, il vous suffit de trouver un sondage, un seul qui classerait les inégalités parmi les premières préoccupations des gens. On peut être certain que vous ne pouvez pas, alors vous brassez du vent, comme dab.
      Bref, vous raisonnez sans aucune perspective et vous cherchez à résoudre un non-problème. L’ignorance en action, bonjour les dégâts.

    2. jmcp: « chicago boys de Friedman, les libertariens comme Ron Paul que vous avez mentionné, ainsi que les principaux acteurs politiques de cette mouvance comme Thatcher et Reagan »

      C’est amusant: alors que le monde « s’enfonce dans l’enfer libéral » et est « cerné de toute part » , le seul exemple que sortent les socialauds à longueur de journée sont les chicago boy, le chili, Thatcher et Reagan. Enfin, des versions propagandistes de ces histoires évidemment.

      Comme si les gauchos étaient resté bloqué irrémédiablement dans les années 1980 pour la propagande et 1917 pour le programme politique et économique.

      Je le sais parce que j’étais socialauds très longtemps à l’instar de mon père ex-communiste qui m’a encore ressorti « les Chicago ragnagna » il y a quelques mois.

      Depuis j’ai énormément appris sur l’économie et à cheval sur trois pays j’ai pu vérifier les différences idéologiques et leurs effets sur les populations. Je suis devenu libéral, les seul qui savent encore de quoi ils parlent.

      jmcp: « car le taux d’inégalité aux États-Unis est alarmant »

      C’est le premier pays d’immigration au point que la population à changé très rapidement (il faut du temps pour faire d’immigrés pauvre une classe moyenne) et les pauvres y sont plus riche qu’en France.

      So what ?

      1. Des arguments factuels, j’en n’ai, ne vous en faites pas. Mais hélas, je vois bien combien bornés vous semblez être, et que c’est peine perdu sur cette page, comme j’en ai fait mention plus haut. Vous avez votre vision des choses et je respecte celà.

        Bonne continuité, vive Jean-Marie Lepen.

        1. ————————————————————————-
          jmcp: « Des arguments factuels, j’en n’ai, ne vous en faites pas. »
          ————————————————————————-

          Merci mais je connais encore mon catéchisme socialiste sur le bout des doigts.

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          jmcp: « Bonne continuité, vive Jean-Marie Lepen. »
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          Rien que ça démontre que vous êtes un âne, vous confondez tout dans un grand merdier d’idéologie propagandiste made in France. C’est comme si vous accusiez les verts d’EELV de connivence avec Total ce qui démontre à quel point vous n’avez que des slogans en fait de culture.

          Si il vous reste quelques facultés de penser par vous même. Les libéraux sont:

          -Contre le sauvetage des banques
          -Contre le capitalisme de connivence (multinationales adossée aux états, complaisances législative, monopoles, subventions etc. etc.)
          -Contre les déficits et les dettes, un état n’a PAS à vivre à crédit sur le dos de la population et de leurs enfants sauf guerre etc. etc.
          -Contre les subventions de la presse qui la phagocyte aux pouvoirs. (1.5 milliards en France)
          -Contre les lois liberticides (relative à l’immigration entre autre LOL!)
          -Pour les droits fondamentaux de tous sans distinction aucune de races, couleurs, religions etc. etc.

          Vous vous êtes:

          -Pour la gauche Française qui n’est qu’une des deux têtes antidémocratique de l’oligarchie française, la république liberticide du copinage, du chômage, des privilèges et de la faillite (38 ans sans un seul budget positif et parler de la faillite du « libéralisme » dans le pays classé 167eme du monde pour les impôts, 62eme pour la liberté économique avec un état à 56% du PIB, faut –vraiment– être lavé du cerveau)

          Vu le nombre d’âneries et de slogans pré-mâchés que vous sortez vous avez une culture économique et politique proche de zéro. Si vous restez quelque mois ça devrait s’améliorer mais il faut avoir un capital intellectuel voir scientifique au départ. (ça aide pour l’examen des faits)

        2. jmcp: « Vous avez votre vision des choses et je respecte celà. »
          ——————————————–
          La vision, c’est comme l’anus, tout le monde en a, là n’est pas la question. La question, c’est si cette vision est étayée par un minimum de faits et de culture : http://www.contrepoints.org/2013/02/01/113276-la-science-fiction-de-stiglitz-le-prix-de-la-prodigalite

          Pour l’instant, vu l’inexistence de vos arguments, on peut conclure votre croyance de « la notoriété de Stiglitz » repose sur du vent.

          Soit dit en passant, JM Lepen, et a fortiori sa fille, sont national socialistes, rien à voir avec les libéraux !!! Vous avez quel âge mental pour ne pas savoir des choses aussi élémentaires ?

          1. Bon dieu vous semblez tout prendre comme une attaque personnelle… Respirer par le nez un instant! Mon commentaire sur Le Pen était totalement gratuit et hors contexte, raison pour laquelle il était à prendre au 2e degré. Je sais quand même faire la différence entre les libéraux et l’extrême droite nationaliste.

            Et oui, j’ai des arguments, mais comme je vous ai dit, vous allez me discréditer jusqu’à la fin. Je préfère jeter la serviette que d’élaborer un long argumentaire de 3 pages sur des faits réels, mais qui au final mettront nos deux conceptions opposés en conflit.

            J’ai voyagé à quelques reprises en France, j’adore ce pays et j’ai un énorme respect pour les francais, By the way. Mais non, je ne connais pas l’histoire politique de même que la scène politique francaise dans son entière totalité. Je préfère jouer la carte de l’honnêteté et admettre que je ne suis ni une sommité en économie et en Politique, même si c’est mon domaine d’étude. Si je n’ai donc pas la notoriété pour justifier les propos de Stiglitz, je n’ai pas la notoriété pour le discréditer et le contredire. Jusqu’à preuve du contraire, vous non plus d’ailleurs…

            En tout respect que je vous dois, Salutations.

          2. @jmcp
            « Si je n’ai donc pas la notoriété pour justifier les propos de Stiglitz, je n’ai pas la notoriété pour le discréditer et le contredire. Jusqu’à preuve du contraire, vous non plus d’ailleurs… »

            Parce qu’en plus il faudrait qu’on abandonne la raison pour se fier à la notoriété de la personne qui avance les arguments?

          3. jmcp:  » je n’ai pas la notoriété pour le discréditer et le contredire. Jusqu’à preuve du contraire, vous non plus d’ailleurs… »

            Si ce n’est que ça on vous laisse volontiers la philosophie de Beyoncé fortement pourvue en notoriété mais de notre coté on se fie plutôt aux études et aux faits.

            Chacun son truc camarade. Vous c’est les gourous et leurs nombre d’adorateurs, nous c’est la raison et la réalité.

            Faits: Les pays les plus libre économiquement s’en sortent le mieux, les économie les plus administrée sont les plus sinistrées !
            Indice de liberté économique:
            http://www.heritage.org/index/ranking

            Faits: La liberté économique va avec la liberté civile, les pays les plus démocratique sont ceux qui sont aussi les plus libres:
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie#Classement_2010.5B2.5D

            Faits: une économie libre est plus efficace, permet de faible taux de chômage, des prestations sociale et salaire élevés et une dette faible exemple: Suisse, Luxembourg, Norvège, Nouvelle Zélande etc etc.

            On a une liste énorme des comme ça, mais bon, on ne fait pas boire quelqu’un qui n’a pas soif :)

  14. F. Bastiat: Pas nécessairement . Être sceptique à l’égard de ce qu’il dit est tout a fait comprenable et légitime, surtout si vous êtes libéraux évidemment. Mais un peu plus de nuance et de « raison » serait peut-être de mise. Il a pas tort sur toute la ligne, tel est l’argument que j’essaie de mettre en perspective depuis 1001 post. Ceci dit, il ne faut pas tous avaler aveuglement ces paroles, ce que je ne fais pas soit dit en passant.

    1. llmryn: Honnêtement, je suis en accord avec tout ce que vous venez de dire. La raison et les faits,c’est aussi la dessus que je base mes raisonnements, je peux vous le garantir.

      Pourquoi les États-Unis ne font pas partit de liste que vous énumérez ? Parce qu’ils ont un déficit démocratique et économique, qui s’explique, pas seulement mais entre autre, par un haut seuil d’inégalité. Tel est le sujet de départ si je me souviens. Un tel déficit n’existe pas justement en norvège ou en nouvelle-zélande, parce qu’ils ont un système plus social-démocrate que purement néolibéral. On peut aimer ou pas, mais force est de constater que le portrait social et économique de ces nations est plus admirables, je trouve.
      Bref, pourquoi je n’aurais pas soif, si je suis d’accord avec vous ?

      1. jmcp: « Parce qu’ils ont un déficit démocratique »

        Entièrement d’accord.

        jmcp: « qui s’explique, pas seulement mais entre autre, par un haut seuil d’inégalité. »

        Par contre la pas du tout.

        Distribuez l’argent des capitalistes du 19eme au peuple pour atteindre l’égalité et vous n’avez pas de révolution industrielle et pas d’augmentation de la richesse globale.

        Un riche ne dort jamais, il consomme, emploie, créé, il veut des immeubles, des produits de luxes (des emplois), des entreprises pour créer plus de richesses. Cette concentration d’argent permet l’investissement et le développement. Distribuez son argent et il sera simplement consommé sans développement parce que tout l’or des riches ne fera jamais que quelques dizaines d’euro par tête.

        jmcp: « parce qu’ils ont un système plus social-démocrate que purement néolibéral.  »

        Pour redistribuer il faut gagner, pour gagner il faut laisser les gens libre de créer de la richesse et donc laisser aussi les incitations à la création (devenir riche). C’est ce que font ces pays et que ne fait pas la France pour qui tout gain est forcément un scandale et « un vol du peuple ».

        « Néolibéral » ça ne veut rien dire, ils ont des systèmes économique libéraux ce qui leurs permet de créer plus de richesses et de dynamisme. La dessus se greffe un modèle social qui fait TRÈS attention à ne pas tuer cette liberté économique sous divers prétextes dont l’inégalité.

        Dans une tribu il faut choyer les meilleurs chasseurs parce que c’est eux qui fournissent à manger à tous.

        jmcp: « Bref, pourquoi je n’aurais pas soif, si je suis d’accord avec vous ? »

        Je retire cela, vous semblez à l’écoute et sincère.

        J’ai mis 20 ans à me débarrasser de mon socialisme et des mythes qui l’accompagnent, je n’espère pas vous convaincre mais vous donner au moins quelques faits qui contredisent ces mythes.

        Je reste profondément humaniste et n’ai absolument pas changé de but politique.

        1. Un exemple qui démontre les méfaits d’une trop grande régulation:

          France 3200 pages de code du travail: 25% de chômage des jeunes.
          Suisse 40 pages: 3%.

          Le socialisme méconnait totalement la dynamique de l’économie pour ne comprendre que la re-distribution d’un gâteau supposé fixe.

          En faisant d’un employé un risque pour l’entreprise et en augmentant les taxes (à outrance) pour redistribuer on asphyxie les entreprises donc on créer plus de chômeurs et de pauvres, donc on a besoin de plus de prélèvements, c’est une spirale descendante.

          Les entreprises Française ce sont adaptée à cette « écologie » dégradée: elles n’engagent plus le jeunes par encore productif et elles se débarrassent des anciens qui le sont moins et sont devenus trop cher. (Une exception française à ce point)

          D’où re-interventionnisme et taxes qui asphyxient etc. etc. .. spirale infernale. (LOL la taxes sur les CDD, l’exemple parfait)

          Le libéralisme c’est un état fort qui assure au mieux ses fonctions régaliennes (droit fondamentaux) ! Ce n’est pas une dérégulation totale ou la loi de la jungle.

        2. Merveilleux. Nous semblons enfin d’accord sur bien des choses.

          Cependant, je vais vous poser une seule question, et je la pose de très bonne foi sans vouloir vous pièger, votre réponse m’intrigue tout simplement.

          Si on dit que l’on prône le libre-marché, donc on adhère au principe de l’offre et la demande, right ? Ainsi donc, si l’on soutient l’offre en respectant les libertés des riches, comme vous en faites mention et jusque là c’est bien justifiable, que fait-on pour soutenir la demande ? Si la masse populaire (pour reprendre un cliché du mouvement Occupy Wall Street, le 99%) est trop endetté, n’a pas accès à un minimum de services sociaux, et que un écart se creuse entre cette masse de gens et ces élites, comment assurer une prospérité économique?

          La création de richesse est primordiale, nous en convenons. Là ou c’est plus litigieux, c’est en ce qui a trait à la redistribution. C’est là ou je pense que l’État a un rôle de régulateur, ce que je crois vous semblez ne pas être d’accord. Mais on s’approche d’un consensus, c’est bon signe !

          1. ——————————————————————————
            jmcp: « Si la masse populaire (pour reprendre un cliché du mouvement Occupy Wall Street, le 99%) est trop endetté, n’a pas accès à un minimum de services sociaux »
            ——————————————————————————

            La masse populaire travaille si il y a des emplois et n’a pas besoin de « minimum sociaux », donc elle consomme forcément (donc créé de la demande) et elle ne coute pas à la collectivité.

            -Vous laisser le million au riche du village, il construit une usine les habitants travaillent s’enrichissent et consomment, il deviennent des sources de richesses pour d’autres entreprises (boulangerie etc)

            -Vous prenez le million « inégalitaire » au riche pour le distribuer, pas d’usine, tous aux chômage, ils deviennent des charges pour le village et il fini sinistré.

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            jmcp: « et que un écart se creuse entre cette masse de gens et ces élites »
            ——————————————————————————

            L’écart ne veut rien dire et ne sert à rien sauf à alimenter la jalousie et la spoliation des biens d’autrui par le biais de l’état. Dans l’exemple du village précédent l’écart est énorme, en faire la priorité c’est réduire à néant toutes possibilité de développement.

            Ce n’est parce que les médias parlent en boucle d’un sujet qu’il est pertinent ni vrai, les inégalités ce sont réduites drastiquement même sur les dernières 60 année, la France est sinistrée par manque d’entreprises et d’emplois causé par le trop plein de dette et d’états pas par les inégalités.

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            jmcp: « C’est là ou je pense que l’État a un rôle de régulateur, ce que je crois vous semblez ne pas être d’accord. »
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            La tâche de l’état c’est d’assurer le terreau pour que la société fonctionne bien. Elle s’occupe des tâches régalienne qu’elle doit assurer au mieux. Exemple: La justice est sinistrée niveau budget en France, tâche régalienne mal assurée, donc impossibilité de la création de richesse dans de nombreuses zone de non-droit comme les cités qui de source de richesses deviennent des charges pour la société.

            Dans ces zones créer est quasiment impossible vu l’insécurité des biens et des personnes.

            On a donc choisi le volet socialiste: on a déversé des milliards d’aides sociales dans ses zones et ils sont toujours au même point 20 ans plus tard. Les humains sont hyper efficace pour tirer parti et s’adapter aux situations. Entre une entreprise avec des risques énorme et toucher des allocations et faire de petits trafics il n’y a pas de choix.

            Ce n’est pas une vocation des gens des cités, c’est « l’écologie économique » socialiste du lieu qui ne permet –que– cela.

            Socialement la tâche de l’état (pour les libéraux classique) c’est de déléguer le minimum social pour que les gens ne soient pas à la rue à des organisme sociaux privé qui s’en sortent mieux que les publique à moindre cout. (Cas par exemple de la suisse avec les assurances maladies vs la France et le trou de la sécu)

            Il y a encore beaucoup à dire mais c’est intéressant.

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            jmcp: « C’est là ou je pense que l’État a un rôle de régulateur, ce que je crois vous semblez ne pas être d’accord. »
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            Je vais préciser (J’ai du temps libre :) ), l’état doit assurer les tâches régalienne et le faire le plus efficacement possible (pour ne pas devenir un parasite sur le dos de la société) et elle peut aussi instaurer un minimum social pour que les plus faibles ne soient pas dans la misère.

            Si l’état doit absolument garantir l’égalité devant la loi elle n’a absolument pas à intervenir sur le plan de l’égalité des biens, .

            -D’une part parce que cette « égalité de biens » c’est le vol de certains pour la redistribution à d’autres en négation complète avec les droits fondamentaux. (Un sacré levier pour gagner des voix et devenir une république bananière en plus, cf: le populisme démagogique de la classe politique française)

            -Que cette manière de procéder tue les incitations et la création de richesse, donc la prospérité à long terme des gens même qu’elle prétend aider. Elle engage une spirale d’appauvrissement.

            -Parce que tous les essais fait en ce sens confirment que c’est mortel pour les sociétés humaines (communisme) et qu’une fois le dénis des droits fondamentaux engagé la limite deviens de plus en plus floue à mesure que la société s’appauvrit.

            Les médias français qui sont bien les derniers à défendre des théories marxiste en Europe ont choisi d’appuyer sur les inégalités et d’attiser la jalousie, l’envie et la démagogie populiste. En d’autres temps d’autres médias ont réussi à attiser la haine contre les juifs nantis ou n’importe quel catégorie humaine. Parfois c’est voulu, parfois c’est juste de l’imbécilité mais ça marche toujours parfaitement.

            Sur le plan de la réalité jamais les inégalités n’ont été aussi réduite, nous vivons par contre une crise grave des états qui vont bien être obligé de réduire la voilure et de s’occuper enfin des tâches régalienne plutôt que de devenir des parasites qui vivent au détriment de la population et de leurs enfants. (Chaque bébé devant 26’000 euros à la naissance et la charge fiscale sur le PME montant jusqu’à 65%: des taux féodaux)

            Force est de constater que cette tâche de questionnement est quasiment absente des médias Français au profit de ce populisme mortifère.

  15.  » Robin des Bois  » et  » Gaucho « .
    Quels adjectifs réducteur qui dénote un manque de respect en outre qui biaise et sabote tout dialogue honnête dès le départ!

    1. Coteri: « Quels adjectifs réducteur qui dénote un manque de respect en outre qui biaise et sabote tout dialogue honnête dès le départ! »

      Un article n’est pas un « dialogue » et le populisme démagogique de Stiglitz est un monument de malhonnêteté. C’est le même populisme utilisé en d’autre temps pour fustiger les riches juifs qui « contrôlaient le monde au détriment du brave peuple », la même méthode, le même fond enrobé dans un joli emballage moderne.

      Vous pourriez éventuellement vouloir justifier les moyens par la fin après tout le paradis vaut bien une messe mais les recettes de Stiglitz ont notoirement conduit des centaines de millions de gens à la pauvreté, la famine et au goulag.

      l’interventionnisme à outrance, la spoliation et la redistribution de force ne marche pas n’a jamais marché, elle détruit la prospérité, appauvri les peuples et supprime les libertés.

      Robin des bois c’est encore très gentil.

  16. Le raisonnement qui est tenu précédemment est totalement erroné. Ce dont parle Stiglitz, c’est du revenu des riches, et pas des entreprises, or globalement les investissements nouveaux sont financés par les entreprises et non par les actionnaires, qui ne perçoivent qu’un résidu (dividendes distribués). Son point de vue est qu’il faut taxer les revenus des riches, et non celui des entreprises, ce qui est effectivement efficace si ce revenu est ensuite intégralement distribué aux pauvres (plus grande propension à consommer). En revanche, c’est vrai, il ne faut pas augmenter le salaire minimum, mais ce n’est pas ce que propose Stiglitz.