La victoire de Hollande est-elle aussi celle de Lauvergeon ?

Publié Par Thibault Doidy de Kerguelen, le dans Économie générale

Soutien fidèle et assidu de François Hollande, Anne Lauvergeon, ex-PDG d’Areva, intrigue auprès de son champion afin de prendre la place de Henri Proglio, Président du CA d’EDF et grand manitou de la politique énergétique de la France.

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Souvenez-vous de cette phrase mémorable, prononcée au journal de 20h de Fr2 par celle qui était à l’époque la toute puissante « PDGère » d’Areva: « À compétences égales, chez Areva, nous embauchons des femmes, des noirs, tout sauf des mâles blancs… »

Anne Lauvergeon, rattrapée depuis par quelques affaires de collusion d’intérêts dans le rachat douteux de société minière ayant beaucoup fait perdre d’argent à Areva mais pas à son entourage, débarquée par Nicolas Sarkozy peu de temps avant la fin de son mandat pour cause d’entrave à la politique présidentielle en matière d’énergie, jubile… Soutien fidèle et assidu de François Hollande, elle intrigue auprès de son champion. Objectif : déboulonner Proglio, Président du CA d’EDF et grand manitou de la politique énergétique de la France pour prendre sa place.

Il faut dire que le « pauvre » (à ne pas prendre au premier degré) Henri Proglio cumule les handicaps. Ami du Président sortant, compétent, indépendant, travailleur, favorable au nucléaire, on l’imagine mal dans le contexte d’un environnement socialiste.

Pour arriver à ses fins, l’ex PDG d’Areva n’a honte de rien (mais ça on le savait déjà…). Voilà qu’elle fait du lobbying auprès des Verts, alliés d’Hollande pour qu’eux-mêmes, de leur côté, fassent pression sur le nouveau Président de la république en ressortant les déclarations de Proglio sur l’accord PS-Verts concernant le nucléaire. Si Hollande, que l’on dit très à l’écoute de la raciste/sexiste anti-blanc et anti-mâle, se laisse influencer par tout ce petit monde (certains « amis » socialistes de Lauvergeon insistant de leur côté sur l’aspect « politiquement marqué » du PDG d’EDF), qui aura-t-il sous la main pour remplacer au pied levé le « grand » chef d’entreprise qu’est Proglio?

Anne Lauvergeon, bien sûr !

Si vous voulez avoir un petit aperçu des appétits et des règlements de comptes qui couvent, lisez cet article, succinct, mais édifiant.

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Sur le web.

  1. Beaucoup d’insinuations, peu d’arguments.

    1. +1
      « Ami du Président sortant, compétent, indépendant, travailleur, favorable au nucléaire, on l’imagine mal dans le contexte d’un environnement socialiste. »
      – Ami du président = indépendant?
      – Travailleur => à 1,6 millions par an, perso je dors plus (temps perdu, j’ai tout le reste de ma vie pour me reposer).
      – favorable au nucléaire => ENCORE HEUREUX avec + de 80% de l’électricité produite par le nucléaire en France, manquerait plus qu’il ai à trouver d’autres sources (imaginez!! du travail à faire!!).

      « débarquée par Nicolas Sarkozy peu de temps avant la fin de son mandat pour cause d’entrave à la politique présidentielle en matière d’énergie »
      -Etant donné que le gouvernement ne voulait pas faire d’ombre à EDF en matière de nucléaire (notamment pour les ventes de centrales), je comprend qu’elle ne soit pas d’accord. (toujours indépendant Henri Proglio?).

      1. Oh oh, un « gauchiste obtus » se serait il perdu en ce lieu de culture et de nivellement par le haut?
        Oui, on peut être ami de quelqu’un et rester indépendant professionnellement. Pour comprendre cela, il faut justement être indépendant dans sa tête et ne pas faire dépendre sa pensée de la collectivité.
        C’est Sarko qui a établi une politique énergétique (n’est ce pas son rôle d’élu de la Nation?) et qui a mis en place Proglio pour appliquer cette politique, pas l’inverse. Dans la mesure où la Lauvergeon, parce que vexée de ne pas être calife, s’est positionnée en opposante, elle a été débarquée. Ce n’est donc pas le gouvernement qui ne voulait pas faire d’ombre à EDF comme vous l’écrivez en inversant le cour de l’histoire, pratique gauchiste s’il en est, c’est EDF qui a été mandatée par le gouvernement pour mener une politique. Quant à « travailleur », je suis bien d’accord que c’est le moins que l’on puisse demander à quelqu’un qui émarge à ce niveau. Sauf que ce n’est quand même pas une généralité et que ce n’est en tous cas pas une valeur retenue comme telle par les socialos.

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