10 choses que pensent vraiment les méchants capitalistes

Publié Par Daniel Hannan, le dans Non classé

Indignés et Occupy Wall Street, voici ce que pensent ceux auxquels vous vous opposez.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni

"Gare à vous, les riches! Vos heures sont comptées."

J’ai papoté avec quelques manifestants du mouvement « Occupy » ce matin [à Londres], et j’ai été frappé de voir à quel point ils se plantaient dans les idées qu’ils m’attribuaient en tant que politicien de droite. Dans l’intérêt d’une compréhension approfondie, voici 10 choses que -faites moi confiance- pense la fange conservatrice que je fréquente. Évidemment, je n’espère pas convertir les lecteurs de gauche en un seul billet ; mais ils auront tout de même peut-être une idée plus claire de ce que nous croyons vraiment.

1. Les partisans du marché libre n’ont pas apprécié le sauvetage des banques. Cela pourrait sembler évident : nous sommes après tous, contre les subventions étatiques et les nationalisations. Pourtant, cela étonne souvent les commentateurs qui, par erreur, prennent nos convictions en faveur d’une concurrence ouverte et du libre échange, pour une croyance en la ploutocratie. Il y a une différence du tout au tout, entre être pro-marché, et pro- monde des affaires. Parfois, il arrive que ces deux décisions coïncident ; mais, la plupart du temps, ce n’est pas le cas.

2. Ce qui s’est passé depuis 2008 n’est pas du capitalisme. Dans un système capitaliste, on aurait laissé les mauvaises banques faire faillite, et leurs opérations rentables auraient été rachetées par des concurrents plus efficaces. Les actionnaires, les détenteurs d’obligations et quelques épargnants auraient perdu leurs fonds, mais les contribuables n’auraient pas dépensé un seul centime. (voir ici).

3. Si vous souhaitez que les riches payent davantage, créez un système fiscal avec moins de tranches et plus simple. C’est en partie une question de supprimer des niches (les manoirs enregistrés au nom de sociétés pour éviter les droits d’enregistrement, l’exemption d’imposition sur les plus values mobilières pour les non résidents, etc.). Principalement, cependant, c’est une question de ramener le taux d’imposition à un niveau où l’évasion fiscale ne se justifie plus. Comme le répète Art Laffer à qui veut l’entendre, ça marche à chaque fois. Entre 1980 et 2007, les États-Unis ont réduit les impôts, et ce quel que soit le niveau de revenu. Le résultat ? Les 1% les plus riches, qui payaient 19,5% de toutes les taxes auparavant, en assurent désormais 40%. En Grande-Bretagne, depuis que le taux le plus élevé sur l’impôt sur le revenu ait été ramené à 40% en 1988, la part des impôts sur les revenus du centile le plus riche est passée de 14 à 27%.

4. Ceux de nous qui croient en un gouvernement qui soit moins puissant, ne sont pas motivés par le désir de rendre les riches plus riches. Nous ne le sommes vraiment pas. Pour la plupart, nous ne sommes pas du tout, nous même, dans les tranches qui paient le plus d’impôt. Nos figures de proues, bon an mal an, sont des universitaires aux revenus modestes. Nous croyons que la liberté économique va enrichir le pays dans son ensemble. Oui, les riches pourraient devenir encore plus riches, mais nous ne voyons pas ça comme un argument allant contre l’élévation de la prospérité de la majorité.

5. Nous ne sommes pas contre l’égalité. En général, nous reconnaissons les avantages d’une homogénéité à la scandinave : la criminalité tend à être plus basse, les gens moins stressés, etc. Notre objection n’est pas que l’égalitarisme est indésirable en soi, mais que les politiques nécessaires pour l’imposer impliquent une perte disproportionnée de liberté et de prospérité.

6. À propos, l’intervention de l’État ne semble pas non plus un moyen efficace pour promouvoir l’égalité. Selon les indicateurs les plus élémentaires – taille, apport en calories, mortalité infantile, alphabétisation et espérance de vie – la Grande Bretagne est devenue une société plus égale depuis la calamité de 1066. Il est vrai qu’il y a une cinquantaine d’années, cette égalisation s’est arrêté, et certaines tendances se sont inversées. Il existe plusieurs théories contraires, mais une chose est indéniable : l’augmentation récente de l’écart de richesse s’est déroulée dans une époque où l’État contrôle, plus que jamais, une grande part des richesses nationales.

7. Arrêtons l’idée reçue selon laquelle être de gauche signifierait être du côté des gens ordinaires, et être de droite signifierait défendre les élites privilégiées. Il est difficile de penser à une seule taxe, ou bien à une seule règlementation, qui ne finissent pas par privilégier certains intérêts au détriment de la population. La raison est la suivante : les gouvernements continuent à croître à cause des « gains dispersés et des coûts concentrés » : les gens sont généralement plus conscients des gains qu’ils perçoivent que des taxes qu’ils payent.

8.Le capitalisme, avec toutes les imperfections qu’il comporte, est le système le plus équitable jamais essayé. Dans un système basé sur les droits de la propriété et des contrats librement consentis, les gens réussissent en fournissant un service honnête aux autres. Bill Gates est devenu riche en enrichissant des centaines de millions d’entre nous : je suis en train de taper ces quelques mots en utilisant l’un de ses programmes. Il a tiré parti de notre échange, augmentant marginalement sa fortune, et c’est également mon cas (plus d’aise). Par contraste, dans un système géré par l’État, ce sont des tiers qui se retrouvent en position de distribuer les petits cadeaux.

9. En parlant d’équité, rappelons-nous que ce mot n’est la propriété d’aucune entité politique. Quelle parité entre les salaires du secteur privé et public ? Que diriez-vous d’être équitable avec nos enfants, auxquels nous avons légué un endettement sans précédent ? Pourquoi ne pas être équitable avec l’enfant qui abandonne l’école à 16 ans, commence à payer ses impôts et celui-ci qui, grâce aux subventions, va à l’Université ? Pourquoi ne pas être équitable avec les chômeurs, que les entreprises ne peuvent pas se permettre de recruter à cause de la protection sociale dont jouissent les employés en place ?

10. N’oublions pas non plus l’éthique. C’est une vertu que de décider de faire une bonne action, mais pas d’y être contraint. Choisir de faire des dons aux œuvres de charité est méritoire. Payer des impôts et taxes est moralement neutre (voir ici). Il y a des preuves qui suggèrent que, quand les impôts et taxes augmentent, et que l’État restreint l’espace disponible pour la société civile, les gens donnent moins pour des bonnes causes.

Et voilà camarades. Je ne m’attends pas à ce que les tentes installées devant la cathédrale Saint-Paul soient repliées cette nuit. Mais peut-être que nous nous sommes au moins engagés honnêtement sur certains débats, plutôt que de parler chacun dans le vide. ¡Hasta la victoria siempre!

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Sur le web

Traduction : Florian H. pour Contrepoints.

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  1. merci monsieur le politicien de droite britannique,vous m’avez bien fait rire.tant de mauvaise foi concentrée!on comprend que vous n’aimez pas les riches,que le renflouement des banques vous a choqué,et que depuis 2008 ce n’est pas du capitalisme auquel nous assistons.dire que l’on croyait le contraire,sommes nous sots.en france nous avons un candidat neuf qui parle comme vous:il considere que le pays a été tres mal géré par nicolas sarkozy pendant des années.cet homme neuf, porteur d’espoir nous proposes enfin les reformes qui nous manquaient.il est de droite comme vous,il n’aime pas les banques,bref je voterai surement pour lui.son nom est sarkozy nicolas

    1. Toujours aussi ignorante Marie… Pourtant il n’est pas difficile de se renseigner sur les causes de la crise et les positions libérales (par ex. sur les renflouement des banques), sur contrepoints.org, sur objectifliberte.fr, sur minarchiste.wordpress.com, sur mises.org (les meilleures analyses, si vous parlez anglais) et bien d’autres encore.

      Mais bon, peut-être préférez-vous rester dans votre ignorance crasse et vous battre contre des moulins à vent, des idées que vous attribuez aux libéraux alors que ce ne sont pas les leurs.

      PS: quand vous déciderez-vous enfin à commencer vos phrases par une majuscule et mettre des espaces après les points ou les virgules? C’est excessivement pénible à lire. Déjà que le fond est d’une nullité abyssale, si en plus la forme est tout aussi mauvaise…

      1. OK, mais pourquoi ne pas bannir les serial trolleurs, surtout quand ils utilisent de multiples identités? Ce genre de commentateurs pourrit les discussions et n’apporte rien au débat.

      2. mateo pauvre choutte,les vrais libéraux laissent les gens libres d’utiliser ou pas des majuscules.si vous etes fatigué ne lisez pas.quant au debat vous ne supportez pas de contradictions donc il n’y en a pas beaucoup.les bonnes idées du libéralisme gagneraient a etre defendues plus honnetement.comme vous je suis pour une baisse des depenses et des prélèvements de l’etat.la ou je diverge avec vous c’est que vous etes complaisants avec le systeme financier actuel et vous pensez que tous les etres sont forts et capables de s’en sortir par eux memes.iln’y a pas d’un coté des pays socialistes qui ont echoué et de l’autre des pays libéraux qui ont échoué parce que ce n’etaient pas de vrais libéraux.quant aux pays qui réussissent le plus ce sont ceux les plus pragmatiques.je suis d’accord avec la pluspart d’entre vous sur le fait qu’il faut une grande dose de liberalisme economique en france.apres ,ergoter sur le fait que les banques trichent parce qu’il y a trop de reglementations ou parce qu’il n’y en a pas assez,je vous laisse faire de la masturbation sur place

        1. « vous etes complaisants avec le systeme financier actuel et vous pensez que tous les etres sont forts et capables de s’en sortir par eux memes » -> « idées que vous attribuez aux libéraux alors que ce ne sont pas les leurs. »

          Merci de confirmer ce que je disais. E le répète: REN-SEI-GNEZ-VOUS.

          PS: vous êtes aussi libre d’utiliser le mot « chien » pour désigner une imprimante, et moi je suis libre de dire que la façon dont vous écrivez est insupportable.

        2. marie georges : « ergoter sur le fait que les banques trichent parce qu’il y a trop de reglementations  »
          —————-

          Si les banques « trichent », c’est à vous à dire lesquelles et quelle tricherie, quand, à qui, quelle gravité de l’acte, s’il y a ou non procès, condamnation, emprisonnement…
          Pour l’instant, vous vous contentez de radoter comme un perroquet tout le temps la même rengaine, comme si répéter mille fois une affabulation et finir même par y croire la transformerait en vérité. Vous êtes vraiment lourde ! Et votre façon grotesque d’écrire et de mettre des ponctuations à la vas-y que je te pousse et de même s’en enorgueillir, ça frise la débilité profonde.

    2. je crois que M. Hannan a oublié d’ajouter un truc: il ne soutient absolument pas la politique de Nicolas Sarkozy. Et si vous preniez un peu de temps pour parcourir ce site, vous verrez qu’il n’est pas de mauvaise foi dans ce texte (et arrêtez de croire que les gauchistes sont par essence de bonne foi et les libéraux par essence de mauvaise foi, c’est horripilant et témoigne d’un grand manque de respect)

      1. les gauchistes sont d’aussi mauvaise foi qu’une grande partie des libéraux.pas de dogme!pas de paranoia,ceux qui sont forts sont ceux qui débattent sans virulence avec de vrais morceaux d’arguments(benfranklin par exemple,meme si je ne suis pas d’accord avec tout).et je ne suis pas de gauche

        1. @ Marie Georges: Vous pensez que tout le monde n’est pas assez fort pour s’en sortir seul… Et vous pensez que ca vous differencie de liberaux(lol)? Ou vous vous en servez comme excuse pour un intervantionisme despotique et infantilisant?
          Vous pensez que les liberaux sont convaincus que toute association ou toute generosite est condamnable ou perverse ou contre productive?
          C’est juste une question (et l’etalage de mon mepris aussi, mais ca vous le saviez je suppose…).
          Tartuffe!

  2. « Il y a une différence du tout au tout, entre être pro-marché, et pro- monde des affaires. Parfois, il arrive que ces deux décisions coïncident ; mais, la plupart du temps, ce n’est pas le cas. »

    Les gens qui, dans les médias, défendent le marché, ont la plupart du temps un intérêt clairement identifié pour le faire, d’où la confusion entretenue dans l’opinion. Un exemple: on entend souvent des gens dire que le marché locatif est trop réglementé et réclamer une suppressions des obstacles pour expulser un locataire indélicat. Jamais on entend les même personnes dire qu’il serait juste de supprimer le préavis imposé au locataire pour quitter son logement en contrepartie. A la longue, on finit donc par assimiler libéralisme et déréglementation à l’avantage exclusif des détenteurs de capitaux.

    « Nos figures de proues, bon an mal an, sont des universitaires aux revenus modestes. » Merci ici de confirmer ce que je pense: le libéralisme est d’abord une théorie universitaire, dont le sous-produit est une vulgate utilisée par des politiciens défendant des intérêts privés.

    1. Hueb : « Un exemple: on entend souvent des gens dire que le marché locatif est trop réglementé et réclamer une suppressions des obstacles pour expulser un locataire indélicat. »
      ——————–
      « des gens », « souvent », qui ça, des noms SVP ? La moindre des choses quand on fait une affirmation extraordinaire c’est de donner des preuves extraordinaires.
      Mais bon, venant d’un gauchiste, je ne parierai pas un kopek sur sa réponse.

      1. http://www.contrepoints.org/2011/11/09/54639-immobilier-un-plan-de-rigueur-a-moitie-convaincant

        ou encore…

        http://www.contrepoints.org/2011/09/27/48026-immobilisation-generale-pour-le-logement

        Notez bien que je suis plutôt d’accord avec l’argument. Ce que je relève, c’est qu’il est très souvent mis en avant tandis que ses corollaires, qui participeraient du même objectif (fluidifier le marché immobilier) mais qui ne bénéficieraient pas aux mêmes personnes, sont eux soigneusement passés sous silence.

        1. Hueb,
          dans aucun exemple que vous citez, il n’est question de déréglementer l’expulsion comme vous cherchez à insinuer avec votre homme de paille : « réclamer une suppressions des obstacles pour expulser un locataire indélicat ».
          Vincent Benard par exemple montre chiffres à l’appui que l’Etat ne fait pas appliquer lois EXISTANTES sur les expulsions et implique que cette absence de l’état de droit contribue à la rareté du marché de locations au détriment du plus grand nombre, locataires ET propriétaires, ce qui est une logique irréfutable. Il n’a jamais et encore moins « souvent » demandé moins de lois sur l’expulsion, il demande qu’on applique simplement les lois.

          Or vous vous permettez d’exagérer et de caricaturer cette position libérale parfaitement logique, juste et justifiable sur le plan moral et économique. Si vos arguments étaient si solides, vous n’auriez pas besoin de déformer systématiquement la position de vos interlocuteurs en leur faisant dire ce qu’ils n’ont pas dit.

          1. Dans le premier lien que je vous donne, on dénonce « la surprotection des locataires, qui impacte directement le niveau de garanties demandées par les propriétaires ».
            Toi parler français?

            Bon de toute façon je commence à croire que vous ne lisez pas mes posts puisque vous m’accusez de caricaturer un argument avec lequel je suis d’accord (cela ne fera que la 4e fois que je vous le répète).

          2. c’est une blague ? Dans le contexte où la « surprotection des locataires » a été employé, il n’a jamais été question de « réclamer une suppressions des obstacles pour expulser un locataire indélicat », mais de critiquer le fait que l’Etat n’applique PAS SES PROPRES LOIS sur l’expulsion. Les gens qui veulent moins-de-réglementation n’ont jamais demandé moins-de-réglementations-sur-les-expulsions, chose dont vous leur accusez sans la moindre preuve, toi avoir compris la différence ?

            Et que vous soyiez d’accord ou pas avec un argument que vous avez caricaturé, ça change quoi au fait que vous l’avez caricaturé ????
            Vous êtes tout le temps d’accord avec ceux qui caricaturent le libéralisme, donc ça rendrait cette caricature valable? bah !

      2. http://www.contrepoints.org/2011/11/09/54639-immobilier-un-plan-de-rigueur-a-moitie-convaincant

        ou encore

        http://www.contrepoints.org/2011/09/27/48026-immobilisation-generale-pour-le-logement

        Notez que je suis plutôt d’accord avec l’argument, je constate juste qu’on oublie soigneusement ses corollaires qui pourtant tendent vers le même objectif (fluidifier le marché locatif) – comme quoi les écolos n’ont pas le monopole du tri sélectif.

  3. Face à l’évasion fiscale, on a le choix entre baisser son froc et l’imposition sur les hauts revenus, comme le suggère le point 3, ou lutter contre l’évasion et les paradis fiscaux. Et d’ailleurs, de hauts taux d’imposition ne sont pas synonymes de crises, bien au contraire (cf http://socioeconomie.wordpress.com/2011/11/27/a-combien-sont-imposes-les-plus-riches/)

    point 4, le manque de règles adaptées ayant mené à du n’importe quoi, il semble clair à la plupart des chercheurs qu’il faut plus d’État ou du moins plus de règles afin d’encadrer que moins. Je pense surtout que les indignés s’indignent du manque de répartition de richesses (répartition qui arrive avec un imposition souvent lourde car redistributrice de richesse): en effet, un pauvre a plus de proba de dépenser une certaine somme qu’un riche, car le pauvre en aura besoin pour vivre tandis que le riche la placera plus que ne l’investira dans des biens manufacturés (et là, force est de constater que ça crée plus d’emploi et risque moins les emplois ces derniers temps)

    Le point 6 est affligeant, comparer une nation sur 10 siècles alors que les données dispo ne sont pas complètes pour 90% des cas et sans tenir compte de l’évolution du système démocratique, scientifique et des guerres montre le manque de bonne foi

    point 7: je pense surtout que les gens de gauche veulent une société plus juste quitte à l’imposer par le droit en refusant d’accepter les paradis fiscaux, la fraude et le détournement des règles, tandis que ceux de droite pensent plus qu’il est impossible d’empêcher cela et préfèrent par exemple baisser ces taxes pour que les fraudeurs acceptent de jouer le jeu.

    point 8: le capitalisme le système le plus juste ? si on met de côté les millions de chomeurs mis sur la touche après s’être donnés sans compter pour leur boite alors que les traders qui ont mené les entreprises à virer ont récupéré leurs bonus en moins d’un an…

    point 9: la protection sociale serait la source du chomage, et la société était meilleure quand on envoyait des enfants dans les mines, les pauvres pouvaient librement rapporter de l’argent à leur famille. Ah le bon temps ;) La société doit-elle assurer de bonnes conditions de vies à ses citoyens ou faciliter les bénéfices des entreprises ? Car entre aujourd’hui et il y a 150 ans, on est passé d’un capitalisme où le bénéfice était réparti entre investissement, employés et actionnaires à un bénéfice laissant de côté les employés… La société aurait peut-être moins à les protéger si les entreprises avaient respecté les règles.

    1. Il faudra bien quelqu’un pour répondre à toutes ces âneries…
      « lutter contre l’évasion et les paradis fiscaux » : et je propose même qu’on confie la lutte à des politiciens et hauts fonctionnaires, qui bien sûr n’ont rien à voir avec cette évasion, ni eux ni leurs amis financiers.

      « le manque de règles adaptées » : 1) vous pouvez nous définir une « règle adaptée » ? 2) qui les mettra en place et surveillera leur application ?

      « il semble clair » : et bien détaillez nous donc le processus de la crise. Avec précision.

      « le pauvre en aura besoin pour vivre tandis que le riche la placera plus que ne l’investira dans des biens manufacturés » : et c’est quoi la différence entre un placement et un investissement ?

      Le point 6 dit explicitement que les inégalités s’accroissent depuis 60 ans que l’Etat met son nez dans l’économie. Et ça se mesure très bien.

      point 7: je pense surtout que les libéraux veulent une société plus juste en laissant faire les syndicats et les consommateurs dans un Etat de droit, tandis que les dirigistes veulent imposer leur vision du monde à tout le monde dans un Etat bureaucratique.

      point 8 : un contre-modèle qui fonctionne ? On cherche toujours…

      point 9 : la société était meilleure quand seuls les syndicats défendaient les ouvriers, et que ceux-ci géraient seuls leurs sociétés de secour mutuel, ça, c’est clair. La société aurait peut-être moins à les protéger si l’Etat avait respecté les règles.

    2. Sans même rentrer dans les détails, on peut vous rétorquer que vous glissez sous le tapis une question essentielle.

      Ces règles, que vous appelez à respecter, sont-elles justes ?

    3. Depuis quand « la société » a-t-elle un rôle ? Est elle une entité ?
      La société n’existe que par l’observation des échanges sociaux entre individus. Vouloir lui donner une personnalité ou un but est, au mieux, infantile.

      La société, par le biais des individus qui la compose, s’adapte à toute forme de règles censées la régenter. Au final, c’est toujours l’individu qui prévaut. TOUJOURS ! Créez des impôts et toute personne capable de les éviter le fera (c.f. nos chers législateurs).

      Quant au différents points…

      – Evasion fiscale : la nouvelle marotte à la mode (merci Sarkozy d’ailleurs). L’évasion fiscale est un leure. Tout comme les théories de « manque à gagner ». Ca n’existe juste pas dans la réalité. Rien ne prouve que si l’argent n’avait pas été placé à l’étranger il aurait pris la même valeur. En quoi quelqu’un aurait il une « dette » envers un état en particulier ? Je n’estime pas appartenir à la France, et le fruit de mon labeur encore moins. Je suis, par la force des choses, employé français, mais c’est à moi d’estimer quelle doit être la destination des richesses que je créé par mon travail.

      – Le coup des « chercheurs »… Chercheurs en quoi ? Parce que dans le domaine économique, le seul type de recherche valable (émanant de véritables économistes, Prix Nobel entre autre) qui existe pointe plutôt vers une diminution des règles. Dans le domaine politique, dont la recherche serait la philosophie, on arrive à la même chose. Finalement, hors des « économistes » à la Strauss Kahn ou des « sociologues » et autres bonimenteurs, personne ne croit sérieusement que plus de règles va régler quoi que ce soit. Encore plus amusant, ceux qui souhaitent créer ces règles sont ceux qui n’y seront de toute manière pas soumis… Belle exemple d’équité !

      – Merci BenFranklin pour avoir rappellé qu’il n’existe aucune différence entre Investissement et Placement d’un point de vue économique. Mais je pense que Fil croit à l’existence des fameux « investissements à haut rendement et sans risque ». De plus, il semble que Fil préfère une personne qui dépense son argent à tort et à travers à quelqu’un qui épargne (parce que ce n’est pas le niveau de revenu qui pousse à l’épargne, je suis bien placé pour le savoir).

      – Pour le point 6…. Non… sérieusement ?

      – Point 7 : merci de définir « juste ». Si quelqu’un travaille plus (et gagne plus), il mérite donc d’être plus lourdement touché, voir mis à l’index, parce qu’il a plus produit que ses congénères ? Arrêtons avec les caricatures de très riches etc… C’est idiot. Mais une personne de la classe moyenne peut s’enrichir ou s’appauvrir en fonction de son volume de travail. Il serait donc nécessaire de « punir » la personne qui épargne et travaille plus afin de permettre à celle qui a d’autres priorités (toutes aussi louables que le travail ou l’épargne) de soutenir ses propres choix ? Belle leçon d’équité encore une fois…

      – Point 8 : « les millions de chomeurs mis sur la touche après s’être donnés sans compter pour leur boite »… S’ils se sont donnés sans compter (ce qui me surprendait vu que moi-même je ne me donne que parce que je compte justement), ils n’auront aucun mal à se donner sans compter pour trouver autre chose. Maintenant, si on reste raisonnable et réaliste, ces chômeurs sont effectivement des « victimes » non pas d’un système mais d’un monde qui va vite. Toutefois, je doute qu’ils retrouvent du travail si on décourage ceux qui sont capable de leur en fournir un de le leur donner. Mon employeur ne m’emploie, ni me garde, par charité et je ne travaille pas pour ses beaux yeux. S’il devait me virer demain, je trouverais autre chose (peut être au bout de longtemps, mais peu importe). Si je devais partir demain (pour d’autres cieux plus cléments), c’est lui qui devrait qurelqu’un pour me remplacer (il aura moins de mal que moi certes).

      – point 9 : Ha oui… C’était tellement mieux AVANT… C’est vrai qu’à l’antiquité les bénéfices étaient équitablement répartis entre esclaves et propriétaires. A moins que ce ne soit le moyen-âge avec une répartition équitable entre les seigneurs et les serfs. Ou alors l’époque bénie du corporatisme où les différents corps de métier offraient de riches revenus à leur sous-traitants. Ha non, il doit s’agir du XIXème siècle de Zola alors… Cette époque de meilleure répartition n’a JAMAIS existée, mais elle arrive…

      L’écart entre riches et pauvres n’a jamais été aussi faible (hors caricature entre un indigent et le PdG d’une entreprise du CAC40 qui reviendrait à comparer le roi à un mendiant). La diminution de cet écart ne viend pas des règles, mais bien de l’enrichissement global de la population qui permet, dès que possible (hors création d’oligopoles par l’état), de diviser la richesse des très riches entre les justes riches tout en augmentant celle des plus pauvres. Au délà, je dirais même que la chose qui gène n’est pas la richesse, mais le fait de ne pas faire partie des plus riches et donc désirer que tout le monde soit pauvre. Ceci est un vice et s’appelle la jalousie.

      1. « Je n’estime pas appartenir à la France »

        La France n’est pas l’Etat français.

        Sinon, d’accord avec vous, vous ne devez rien à tous ces scribouillards qui nous emmerdent à longueur de journée, ni à la France d’ailleurs.

  4. Prenez vos responsabilites: Virez le troll ou virez ceux qui lui donne a bouffer . A quoi sert de jouer au papa aur une discussion comme ca? Moi je nourris le troll, virez moi pour faire un exemple si necessaire…

    1. « mais en fait il ne s’agit que de faire peser sur le contribuable les dettes de ces machins privés à but lucratif qui ne peuvent pas faire faillite. Même soutenues par les états, elles restent non nationalisées, c’est quand même un comble !  »

      Si les banques font toutes faillite, comment l’Etat, qui ne peut pas pour le moment sortir la planche à billets, finance son endettement sinon en faisant exploser les impôts ?

      D’autre part, personne n’oblige les Etats à s’endetter. Ce sont les politiciens qui le font, pour acheter des voix aux élections.

      PS : si vous avez la nausée en lisant Contrepoints, cassez-vous ailleurs. Allez sur des sites maoïstes ou castro-guévaristes par exemple, où vous pourrez bouffer de la bonne merde !