L’enseignement public coûte de 30 à 40% plus cher que le privé

Publié Par Alexis Vintray, le dans École & éducation

En s’appuyant sur les chiffres officiels du ministère de l’Éducation Nationale, l’iFRAP estime que la différence de coût entre public et privé est de 30 à 40%.

Par Alexis Vintray.

EducationUne étude de l’iFRAP montre que, à résultats égaux, l’école publique coûte nettement plus cher que le privé. En s’appuyant sur les chiffres officiels du ministère de l’Éducation Nationale, la fondation estime que la différence est de 30 à 40%, même en intégrant les dépenses des familles. Dans le premier degré, la différence par élève est de 1.951€, et même de 2.788€ dans le second degré.

Les chiffres de l’iFRAP ne sont en rien surprenants et se confirment rapidement : un élève de classe préparatoire dans le public coûte 14.000€ à la collectivité chaque année. En comparaison, les frais de scolarité dans un établissement hors contrat comme Ipesup se montent à 7.500€ (2007, source).

Comment expliquer de tels écarts cependant ? Selon les experts de l’iFRAP, trois raisons expliqueraient cet écart : le coût des retraites publiques, des investissements en infrastructures plus importants dans le public et un encadrement de personnels techniques également plus coûteux dans le public. Mais cela n’explique qu’une partie du surcoût : sans eux, l’enseignement public resterait 1313 euros plus cher à l’école élémentaire et 721 euros plus coûteux dans le second degré. « Au total, le surcoût du public atteindrait 1,5 milliard d’euros par an alors que les résultats du privé sont comparables voire un peu meilleurs que ceux de l’école publique», concluent les auteurs de l’étude.

Suggérons une explication de l’écart résiduel, la mauvaise gestion générale de l’Éducation Nationale. Comment un paquebot de 1,1 millions de fonctionnaires pourrait-il être géré efficacement depuis la rue de Grenelle, sans délégation ? Une administration pléthorique qui multiplie les emplois fictifs et ne sait même pas combien de personnes elle emploie !

Vous pouvez acheter le dossier complet de Société Civile en ligne sur le site de l’iFRAP.

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  1. Je note qu’un aspect est occulté sur les « résultats » : la sélection à l’entrée. En effet, quand le privé ne prend que les « meilleurs » c’est tout de suite bien plus facile… Pour info c’est en ZEP que le public dépense le plus pour des résultats pas toujours probant, certes, mais pour un idéal républicain.

    Sans compter que pour les prépas IPESUP propose à 8.900 € (site 2011) une seule classe de PC* ?!

    J’admet que le public est amplement perfectible mais ne caricaturons pas cela ne fait rien avancer si ce n’est les bénéfice de quelques officines.

    1. Rah, la bonne blague classique, « idéal républicain » contre « sélection » et blablabla…
      La réalité est rigoureusement inverse : ce n’est pas le public qui récupère ce dont le privé ne veut pas, c’est le privé qui récupère les rebuts du public : les turbulents exclus à répétitions de l’ed nat et les élèves qui coulent dans le public.
      La sociologie des parents d’élèves est différente, bien sur, mais enfin gens qui comparent les établissements à l’ed nat ne sont pas des idiots, ils en tiennent compte, qu’est-ce que vous croyez ?

      Le privé ne sélectionne pas, il refuse du monde parce que le mammouth le lui impose ; si l’ed nat ne faisait pas ça, et bien , vous devinez facilement ce qui se passerait… le privé ouvrirait des classes en ZEP et le public serait encore plus minable. Malgré (ou à cause ?) de la sélection que pratique le mammouth (la plus féroce des sélections : par l’échec et « l’orientation » ).