Il faut privatiser Pôle Emploi

Il faut privatiser Pôle emploi et transformer le statut des agents publics en salariés du privé, véritables agents commerciaux.

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Il faut privatiser Pôle Emploi

Publié le 4 septembre 2020
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Par Laurent Sailly.

« L’accompagnement et le placement des demandeurs d’emploi est mal assuré malgré une augmentation des moyens en personnel et en budget ». 

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la Cour des comptes en 2015. « Je plaide pour un renforcement des effectifs de Pôle emploi dans le cadre du plan de relance si on veut avoir un accompagnement de qualité des demandeurs d’emploi », ajoutait la ministre du Travail Élisabeth Borne au quotidien Les Échos fin juillet 2020.

Depuis la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC force est de constater d’une part que le taux de sortie (reprise de l’emploi) grâce à Pôle emploi ne s’est pas amélioré et, d’autre part qu’aucune économie d’échelle n’a été réalisée : les dépenses de fonctionnement et de personnels représentent 83 % du budget hors versement des indemnités.

Les 54 500 agents des 965 agences Pôle emploi absorbent 65 % du budget (5 milliards d’euros) versus 30 % en Allemagne. 20 % du budget seulement sont consacrés aux programmes d’aide et de retour à l’emploi versus plus de 33 % au Royaume-Uni.

Pôle Emploi, une administration au service d’elle-même

Il faut privatiser Pôle emploi et transformer le statut des agents publics en salariés du privé, véritables agents commerciaux. Leurs rémunérations dépendraient alors de leurs performances, c’est-à-dire de leur capacité à trouver un emploi aux chômeurs dont ils doivent assurer le suivi.

Bien sûr, il conviendra de revoir les obligations des chômeurs dans cette démarche de reconduite à l’emploi. Car la privatisation ne suffira pas sans une modification de leur accompagnement.

Aujourd’hui, le suivi individualisé tel que le pratiquent les agents de Pôle emploi est inadapté et inefficace. Il faut passer à la contractualisation de la relation entre Pôle emploi et le chômeur.

Cette contractualisation permet de responsabiliser le chômeur et de déterminer des objectifs précis ainsi qu’un dispositif de sanctions : réduction de l’indemnisation temporaire en cas de rendez-vous manqué, suspension temporaire de l’allocation chômage en cas de refus d’un emploi, dispositif complémentaire de sanctions à la disposition du conseiller.

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  • 2 petits bémols à cet article:
    – les sanctions citées à la fin existent déjà
    – je préfère libéraliser plutôt que privatiser un monopole, avec une transition vers le salaire complet et la liberté de choix en matière d’assurance chômage.

    • C’est vrai elles existent, mais sont-elles vraiment appliquées et suffisantes pour décourager les chômeurs « professionnels » ?

      • Disons que les justificatifs raisonnables d’absence à un rdv, le refus de réponse à une offre (car inadaptée à son profil) dépendent toujours de la situation…et du conseiller.

        On retrouvera les mêmes limites quelque soit le statut de l’assurance chômage

      • Mes excuses je ne sais plus écrire:
        *quel que soit le statut…*

        • . . . . éparpillé par petits bouts, façon puzzle, quand on en fait trop, je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile !

    • Oh que oui. Les « privatisations » menées par des magouilleurs politiques ont trop de chances de se transformer en monopoles subventionnés.

  • Pour la petite histoire, il y a 28 ans j’ étais chômeur et un passage à l’agence locale un vendredi m’a permis de trouver une offre d’embauche intéressante, comme apprenti menuisier. Je relève la référence de l’annonce et je me pointe devant un guichet en présentant la référence pour obtenir l’adresse de l’atelier. Réponse de l’ agent: » ah ben mais non hein, cette annonce est réservé au moins de 18 ans! »
    Son écran d’ordinateur était légèrement tourné vers moi, j’ai pu lire l’adresse de la menuiserie. J’y suis allé tout de suite. Le patron m’a dit qu’il ne leur avait jamais donné de conditions à l’embauche et qu’il attendait depuis plus de 6 mois. Je commençais mon apprentissage le lundi suivant.

    • Il est plus sage de s’adresser à une société d’intérim qu’à pôle emploi. D’ailleurs si il fallait une réforme l’affiliation à une boîte d’intérim devrait être obligatoire et automatique.

    • J’ai mis une fois les pieds chez Popaul en recherchant mon premier boulot.

      J’avais décidé de travailler dans l’informatique et savait que mon profil était recherché car en phase avec l’évolution de l’informatique. Le recruteur m’a sorti ses listes de postes d’informatique totalement dépassées par l’évolution des techniques (pupitreur, programmeur, analyste programmeur …) en se demandant à quel poste pouvait correspondre mon profil d’ingénieur en traitement du signal avec 9 mois d’expérience dans des centres équipés de technologie moderne.

      Il n’y avait bien sur qu’une 50 d’offres par semaine dans les journaux spécialisés – le recruteur ne pouvait pas être au courant.

    • tous ceux qui ont eu à faire avec pôle emploi ont été sévèrement déçus du résultat…à l’inverse de vous aider ils vous foutent plutôt des bâtons dans les roues avec comme argument choc la radiation pure et simple si vous ne respectez pas leurs règles…bref un nid de petits despotes qui prennent leur pied à vous laisser dans la merde.

  • Ou de l’inefficacité des services publics … avec leurs déplorables résultats. Rassurons-nous, les grands Moyens arrivent avec du « pognon de dingue(s) ». Inutile d’aller en Grèce pour les vacances, elle arrive chez nous !

  • En tant qu’ancien dirigeant d’une société de 350 personnes j’ai toujours fait contacter pôle emploi avant chaque recrutement. Ils ne nous ont jamais répondu… L’administration se sert d’abord des moyens publics pour elle-même, il n’y a pas que pôle emploi qu’il faut privatiser, tout ce qui n’est pas régalien devrait l’être d’urgence avant que notre pays soit paralysé par des tombereaux de réglementations extravagantes, que même l’administration ignore parfois, et des impôts excessifs… L’argument selon lequel une prestation privée serait plus coûteuse est fallacieux : le bénéfice (éventuel) de l’entreprise est toujours inférieur au coût des gaspillages de moyens public, effectifs surabondants et mal formés, mauvaises décisions, etc.
    L’obstacle à une réforme profonde est que le français moyen est perdu dans un monde qui le dépasse, il attend de plus en plus d’un État prétendument protecteur, qui le gruge en fait. De plus, la masse des fonctionnaires est devenue un électorat conséquent qui consolide l’étatisme. Les profiteurs de la République ont de beaux jours devant eux, au moins jusqu’à la faillite, qui déclenchera une austérité qui enfin réveillera les citoyens…

  • ayant eut affaire a eux (il y a longtemps, ca s appellait encore ANPE) je dirais que la solution est probablement plus radicale : suppression

    Ils n ont absolument aucune valeur ajoutée. C est un traitement purement administratif. Pour l immense majorite des chomeurs ils ne servent a rien voire soit un poids (etre convoque pour discuter des gens qui n ont aucune idee de votre metier et qui dans certaisn cas vous prennent de haut). Pour une minorite qui a reellement besoin d une aide, ils auront rien car leur agent doit s occuper de 150 personnes -> pas le temps de faire du personnalisé

    La solution serait plutot de:
    – reduire les allocation chomages pour eviter que rester a la maison soit plus rentable que de travailler -> pas d indemnite > au smic
    – avec l argent economisé, reduire les cotisations
    – consacrer les ressource de pole emploi sur les egnes qui en auront besoin : chomeur de longue duree ou a risque (ex pas de diplome et licencie apres 30 ans au meme endroit)

    • Tout à fait : SUPPRESSION. Et que les « conseillers » bons à rien qui peuplent ce mammouth inutile et néfaste aillent pointer au chômage, comme tout le monde.

  • Privatiser pôle emploi.. C’est comme privatiser la sncf, ça sert à rien, il n’est pas prévu de faire du profit… Faut donc supprimer,et laissez cela aux sociétés d’assurances.

  • quel que soit les emplois que j’ai occupé dans ma vie , cela n’a jamais été grâce à ce truc qu’est pole emploi ; quand on se prend en main , quand on veut vraiment bosser , du boulot , on le trouve ;

    • « quand on veut vraiment bosser , du boulot , on le trouve  » oui et non
      On a 2 problemes en france. Vous avez des emplois non pourvu car il n y a pas assez de personnes capable de les occuper (si vous cherchez un expert en physique nucleaire ou en mecanique spatiale, ca court pas les rues) et vous en avez d autres qui sont tellement mal payes que personne n en veut.
      Quel interet d aller travailler a paris si le salaire vous permet meme pas de vous loger ? surtout si cet emploi n a aucune perspective (vous etes au smic et vous y resterez)

      Il y a plus de 3 millions de chomeurs en france, il faut pas croire qu il y a 3 millions qui veulent juste profiter du systeme

      • vous oubliez les RH, nombre d’entre eux préfèrent prendre des diplômés pas toujours aptes au travail plutôt que des gens avec de l’expérience mais pas de diplômes, c’est un mal très français.

        • Oui et non. Les sur-diplômés ont du mal à trouver du boulot, et les RH sont bien sur prêt à embaucher des diplômés au salaire d’un non diplômé.

          La conclusion est que on forme trop de jeunes ou que notre économie de permet même pas d’exploiter leur potentiel. (Les 2 vraisemblablement en fonction de la filière).

  • Premier conseil d’un agent de pôle emploi à une personne licenciée et qui souhaite faire une formation ou souhaite retrouver rapidement du travail,c’est d’attendre et de profiter du système…
    Il ne faut pas le dire mais c’est la réalité!

  • privatiser oui mais après une purge méritée . . .

  • PÔLE EMPLOI, UNE ADMINISTRATION AU SERVICE D’ELLE-MÊME :
    une tautologie, TOUTES les administrations en France ne sont qu’au service d’elles mêmes, elles fonctionnent en circuit fermé

  • Dans le même ordre d’idées, je connais un jeune homme qui a le statut de travailleur handicapé (et il est réellement handicapé). Il s’est inscrit à un organisme associatif qui est censé trouver du travail aux handicapés, qui ne lui a encore rien proposé. Comme il n’est pas feignant, il cherche aussi de son côté, hors l’association. Celle-ci l’ayant appris, il a été rayé de leur liste…

  • Monsieur Laurent Sailly, l’ultracrepidarianisme c’est le fait de donner son avis alors même que l’on y connait rien. Votre article en est un bel exemple : sachez que si Pôle emploi est un EPA (Etablissement Public à caractère administratif) il se trouve que les salariés de Pôle emploi on un contrat de travail de droit privé. Il ne reste qu’environ 3% de salarié de Pôle emploi à avoir un contrat de droit public. On doit cela à l’histoire de cette institution.
    Documentez-vous avant d’écrire de telles énormités.
    Bien cordialement

  • Apparemment, la Cour des Comptes a oublié que la majorité des agents de Pôle emploi sont déjà des salariés de droit privé, moins de 10% sont encore agents publics, résultat de la fusion de 2008 entre l’ANPE et l’assedic. Inquiétant tout de même cette ignorance/oubli…

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