5 idées reçues sur le cancer

Journée mondiale contre le cancer : la réputation d’incurabilité du cancer génère une forte angoisse dans le public et fournit un terrain favorable à la diffusion de rumeurs alarmistes et à l’installation des idées reçues.

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5 idées reçues sur le cancer

Publié le 4 février 2020
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Par Richard Guédon.

Première idée reçue : « le nombre de cancers augmente sans cesse » c’est une idée FAUSSE.

Le nombre annuel de nouveaux cas de cancer en France, ce que l’on appelle l’incidence, a augmenté entre 1980 et 2005 mais, depuis 2005, il baisse de 1,3 % par an chez les hommes et s’est stabilisé à 0,2 % par an chez les femmes.

Selon l’Institut National du Cancer (INCa), on estime à 385 000 le nombre de nouveaux cas de cancer pour l’année 2015 en France métropolitaine, 211 000 chez l’homme et 174 000 chez la femme.

En 2015 chez l’homme, le plus fréquent est le cancer de la prostate, 53 900, puis le cancer du poumon, 30 400, puis le cancer colorectal, 23 500.

Chez la femme, le plus fréquent est le cancer du sein, 54 100, suivi du cancer colorectal, 19 500, puis du cancer du poumon, 14 800.

De tous ces cancers le seul dont le nombre augmente est le cancer du poumon chez la femme, en rapport avec l’augmentation massive du tabagisme féminin depuis les années 1970.

La mortalité par le cancer en baisse

Seconde idée reçue : « on meurt de plus en plus du cancer » : c’est encore une idée FAUSSE :

Dans la population générale la mortalité par cancer a baissé de 1,5 % par an chez les hommes et de 1 % par an chez les femmes depuis 1980. Cette baisse s’accélère puisque depuis 2005, elle est de 2,9 % chez les hommes et de 1,5 % chez les femmes. Le nombre de décès par cancer est estimé à 149 500 en 2015 dont 84 100 chez les hommes et 65 400 chez les femmes.

Cette baisse de la mortalité est due au dépistage précoce de cancers débutants plus faciles à soigner (sein, prostate, colon, col de l’utérus, peau) et au progrès constant des traitements anti cancéreux.

La survie s’améliore

La survie s’est améliorée pour la plupart des cancers diagnostiqués entre 1989 et 2010, elle est par exemple de 93 % à 5 ans pour le cancer de la prostate, de 87 % pour le cancer du sein mais seulement de 17 % pour le cancer du poumon.

Les hommes meurent de cancer du poumon, 20 990, de cancer colorectal, 9337, et de cancer de la prostate, 8713. Les femmes meurent de cancer du sein, 11 913, de cancer du poumon, 9 565, de cancer colorectal, 8496.

La compétition pour la guérison

Troisième idée reçue : « le cancer est la première cause de décès en France, devant  les maladies cardio-vasculaires ».

Cette idée est JUSTE et mérite un commentaire : en nombre de décès annuels, le cancer, c’est vrai, a « doublé » les maladies cardiovasculaires en 2014 mais, si l’on peut dire, en marche arrière.

La mortalité par cancer baisse, nous l’avons vu, de plus en plus vite, mais la mortalité cardio-vasculaire baisse encore plus vite. Autrement dit la course à  la guérison est encore plus rapide pour les maladies cardio-vasculaires que pour le cancer ce qui fait de celui-ci la lanterne rouge.

Le rôle de l’âge

Quatrième idée reçue : « on ne sait pas bien pourquoi le cancer a autant augmenté entre 1980 et le début des années 2000, c’est probablement à cause de la dégradation de notre environnement et on nous le cache » : c’est encore une idée FAUSSE même si elle est très répandue.

Cette hausse est parfaitement expliquée par :

  • l’augmentation constante de la population française qui fait augmenter mécaniquement le nombre de cancers
  • l’augmentation du risque de cancer qui augmente exponentiellement avec l’âge : toutes choses égales par ailleurs, le risque d’avoir un cancer est de 10 pour 100 000 personnes à 30 ans, de 100 pour 100 000 personnes à 50 ans et de 1000 pour 100 000 personnes à 70 ans. Or la population française vieillit vite, d’une part à cause du vieillissement des générations nombreuses du baby-boom et d’autre part en raison de l’augmentation constante de l’espérance de vie, en moyenne de 3 mois par an ces 50 dernières années.

Il y a donc de plus en plus de personnes âgées et, mécaniquement, plus de cancers.

Dépistage et recueil des données

Deux autres facteurs interviennent probablement aussi, mais à un degré moindre :

  • le dépistage précoce de cancers par la santé publique, les médecins libéraux ou par les gens eux-mêmes (auto palpation des seins) permet de découvrir des cas qui seraient probablement restés inconnus.
  • on compte beaucoup mieux qu’avant le nombre réel de cancers, à la fois par le souci que l’on a d’en tenir des registres exhaustifs et par la modernisation des systèmes d’informations.

Les cancers des enfants

Les cancers de l’enfant de moins de 15 ans sont très différents de ceux des adultes. Ce sont surtout des leucémies (29 % des cas), les tumeurs du système nerveux central (24 %) et les lymphomes (11 %). Ils sont heureusement très rares, avec 153 cas par million d’enfants, ce qui représente environ 1750 nouveaux cas par an. Même si les comparaisons dans le temps sont difficiles en raison du très faible nombre de cas, aucune étude sérieuse n’indique une augmentation significative de leur fréquence.

Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’ils sont soignés de mieux en mieux et que le taux de survie des enfants augmente régulièrement. On estime leur taux de guérison à 80 %.

Les vraies causes

Cinquième idée reçue : « les cancers sont causés surtout par la pollution, les pesticides, les produits chimiques, les perturbateurs endocriniens » : cette idée est FAUSSE.

Les véritables causes des cancers sont indiquées avec rigueur sur le site de l’Institut National du Cancer l’INCa.

Le premier facteur de risque de cancer est le tabac, à l’origine de 18 % des cancers.

Ensuite viennent la consommation d’alcool (8 à 9 % des cancers) et les habitudes alimentaires inappropriées : faible consommation de fruits et légumes, consommation excessive de viande rouge et de charcuteries, faible consommation de fibres et excès de sel (encore 8 à 9 %).

Les expositions professionnelles à des substances cancérigènes interviendraient pour 4,5 à 8 %.

L’exposition à certaines infections (estomac, foie, utérus) serait en cause pour  3 % des cancers.

Le manque d’activité physique, le surpoids et l’obésité, l’exposition aux rayons ultraviolets, solaires et artificiels sont responsables chacun de 2 % des cancers.

Enfin, moins de 1 % des cancers serait liés à la pollution de l’air extérieur et intérieur.

On estime ainsi qu’environ 40 % des cancers pourraient être évités.

L’environnement, oui, mais pour le meilleur

Au total, si les humains du XXIe siècle ont de nombreux cancers c’est paradoxalement parce qu’ils sont en meilleure santé qu’avant, parce qu’ils ne meurent quasiment plus en couches, à la guerre, de tuberculose ou de pneumonie. Ils atteignent donc des âges où, statistiquement, ils ont beaucoup plus de risques d’avoir un cancer.

Grace aux progrès dans la prévention, les dépistages, les vaccinations et les traitements, le nombre annuel de nouveaux cancers baisse chez les hommes et est stable chez les femmes, la survie augmente et la mortalité de la plupart des cancers est en baisse, à la notable exception du cancer du poumon chez la femme.

Ainsi l’idée reçue que les cancers sont sous la dépendance de notre environnement est JUSTE mais pas pour le pire, pour le meilleur.

Cet article a été publié une première fois en décembre 2017.

À lire aussi : « Cancer, un traitement simple et non toxique », par le Dr Laurent Schwartz

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  • Ma grand-mère expliquait qu’autrefois, on disait de quelqu’un qu’il était mort « d’un grand mal au ventre » car le diagnostic de cancer n’avait pas été posé, faute de moyens de diagnostic, ou parce que le malade n’avait pas consulté à temps, ou pour autres raisons. Les progrès de la médecine et le dépistage ont ainsi pu faire apparaître une fausse progression du nombre de cas de ce mal.

  • Merci pour cet éclairage sur ce sujet de santé.

    • Tellement à contre-courant des infos habituelles dans les medias audiovisuels, et de nos élus. Encore merci.(mais je savais tout cela)

  • Qu’en est-il des hémopathies , des leucémies chroniques et surtout des lymphomes que l’on rencontre de plus en plus dans les services d’hématologie ??? Il n’est pas faux d’avancer que leur accroissement est lié à la pollution au sens large du terme…

    • il faut donner des chiffres d’abord..si on commence une discussion sur une impression ou une conviction ça ne peut pas mener bien loin.

      • http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/129/?sequence=9

        En conclusion, l’augmentation de l’incidence des cancers de l’enfant souvent
        évoquée dans les médias a été inconstamment rapportée et ne peut pas être
        considérée comme établie. En revanche, le lien éventuel entre des expositions
        environnementales et plusieurs types de cancer de l’enfant, notamment
        les hémopathies malignes et les tumeurs cérébrales, est de mieux en mieux
        documenté. Seules les expositions aux radiations ionisantes à forte dose ont
        une responsabilité démontrée. Le rôle d’agents infectieux a également été
        bien démontré dans les lymphomes de Burkitt et les maladies de Hodgkin
        (EBV) et il est fortement évoqué dans les leucémies aiguës et, à moindre
        degré, dans les tumeurs cérébrales. Des arguments s’accumulent pour suggérer
        le rôle des faibles doses de rayonnement, notamment d’origine naturelle, des
        champs magnétiques à extrêmement basse fréquence, des pesticides, et de la
        pollution atmosphérique générée par le trafic automobile. À l’origine ou non
        d’une augmentation décelable d’incidence, l’environnement est probablement
        en cause dans un certain nombre de cancers de l’enfant.

        Bon et la question n’est pas vraiment de savoir si la pollution cause des cancers la question de de savoir si les choix de sociétés qui aboutissent à cette pollution sont des progrès en dépit de ces cancers.

    • « Il n’est pas faux d’avancer que leur accroissement est lié à la pollution au sens large du terme… »
      Attention, la présence d’une corrélation (càd 2 valeurs qui évoluent dans le même sens en même temps) n’est pas une preuve d’une relation de causalité (càd que l’augmentation d’une de ces valeurs soit à l’origine de l’augmentation de l’autre). Si je vous dit: « depuis 15 ans le nombre de personnes se déplaçant à vélo en ville et le nombre de lymphome augmentent, la pratique du vélo est à l’origine de l’augmentation des lymphomes », cela vous paraît ridicule? Vous avez raison, mais c’est pourtant le même mécanisme d’association que vous venez de faire dans votre commentaire. Même chose concernant les autres hémopathies…

      Si on considère les lymphomes, le nombre de cas a été multiplié par 2 en 30 ans (Wikipédia). Cependant, on sait que leur incidence augmente avec l’âge, or la population vieillit… On sait que leur survenue est favorisée par une dépression de l’immunité que celle-ci soit la conséquence d’une autre maladie (ex HIV, …) ou d’un traitement (chimiothérapies, radiothérapie, traitements anti-rejet des greffés, …). Certains agents sont directement favorisants: dioxine (un polluant certes, mais hautement contrôlé de nos jours), mais également, et surtout, virus d’epstein-bar, HTLV-1, HHV8, bactérie helicobacter pylori…etc Or globalement, le nombre de personnes exposées à ces agents infectieux a augmenté beaucoup plus (échanges inter-humains, voyages en zone d’endémie…etc) que l’exposition aux polluants qui a diminué.
      Il y a donc bcp d’autres éléments que la pollution qui ont pu favoriser l’augmentation du nombre de lymphome.
      D’ailleurs, la pollution a diminué en France et en Europe occidentale depuis 15- 20 ans. Beaucoup de cours d’eau ont vu réapparaître des espèces de poisson qui y avait disparu (par ex). Par contre, l’exposition aux autres facteurs est plus facile qu’auparavant.
      L’étude de cohorte AGRICAN commencée en 2005 et devant se poursuivre jusqu’en 2020, étudie la survenue de cancer chez les agriculteurs, premiers exposés aux pesticides. Elle montre globalement la moindre survenue de cancer chez eux par rapport à la population générale. Deux cancers sont en excès: le mélanome (rôle de l’exposition au soleil ce qui est logique) et les cancers du sang. Et encore, pour ces derniers leur incidence chez les hommes est 11% inférieure par rapport à la population générale.

      • « il n’est pas faux … »
        On pourrait dire (abusivement) aussi que l’accroissement est lié à l’augmentation de produits bio. Ce que je ne pense pas non plus. Mais corrélation n’est pas obligatoirement causalité.

        • Mais vu que les produits bios sont moins sains que le conventionnel, cela pourrait peut-être se justifier, la bouillie bordelaise est un poison!

      • Exactement. Une corrélation entre deux variables peut souvent signifier non qu’il y a une relation de causalité entre les deux mais qu’il y en a une avec une troisième (ou plus) en amont. Et ces variables supplémentaires peuvent être encore inconnues. Les statistiques peuvent être précieuses pour fournir des pistes mais tant que l’on n’a pas un schéma explicatif « mécaniste », il faut rester prudent.
        Et bien entendu le fameux effet cocktail doit être apprécié en tenant compte de l’ensemble des facteurs de risques et des facteurs favorables. C’est ainsi que l’on peut souvent constater que des travailleurs exposés « à risque » mais bien suivis et à revenus meilleurs que la moyenne peuvent se porter beaucoup mieux que la moyenne (cas des travailleurs du nucléaire !).

  • Merci de démonter les idées fausses, mais largement promues par les écologistes politiques. Il en est de même du réchauffisme anthropique…

  • Le lien dans l’article vers l’INCa est intéressant, mais à lire avec un oeil critique : les facteurs de risques cités (tabac, alcool, obésité, etc,…) ne représentent qu’un total de 54% des cancers !
    Et en suivant les liens du site de l’INCa, il est facile de tomber sur des articles sur les pesticides et les cancers dont un extrait
    « Ainsi, une augmentation du risque de cancer de la prostate
    est décrite chez les populations rurales ou agricoles par rapport
    à la population générale (excès de risque de 7 à 12 %), dans un contexte professionnel, chez les applicateurs
    de pesticides (excès de risque de 12 %), et les
    ouvriers d’usines de production de pesticides (28 %) ».
    Cependant, il est également écrit qu’en raison de la multitude de facteurs, il est toujours délicat d’établir des causalités avec certitudes; d’où l’importance de continuer les recherches bien sûr. Libre à chacun de suivre le principe de précaution, mais quand le fermier balance à tout va des pesticides quelque soit le vent, la liberté de l’un empiète sur celle de l’autre.
    Et bien sûr, prendre en compte l’accumulation des substances, l’effet cocktail aussi, et les facteurs de risques individuels, c’est pas facile.
    Concernant les cancers, il y aura normalement une recrudescence dans 5 à 10 ans concernant les cancers du poumon et autres mésothéliomes : l’amiante aura fait son oeuvre.

    • ah certes , mais on change de registre de la grande peur des pesticides qui provoque LES cancers..à
      les pesticides représentent un risque professionnel…

      pas la même chanson..

      bien sur chacun peut respecter le principe de précaution quand votre voisin allume sa cheminée et balance des particules mortifères, démarre sa voiture etc etc…
      et pourquoi ne pas instaurer une quarantaine pour tous les gens qui voyagent.interdire les mouvement de marchandises qui ont aussi leur lot de nuisances ( et ne sont pas un des causes mineures de modification des sains écosystèmes!)

      le principe de précaution… vous me semblez l’appliquer quand ça vous chante..et le cocktail de quoi.. on vit DEJA dans un cocktail…

      oui il faut continuer les recherches..là je suis d’accord..

      tout est d’ailleurs dans le balance à tout va…non il traite sa culture..si il suit les règles et si tu n’as aucun élément de preuve pour dire ça nuit à ta santé…va te faire voir…

      si je vous comprends bien vous admettez enfin que les pesticides en l’etat actuel des connaissances sont un problème négligeable de santé public… et restreint pour le moment aux risques professionnels..ou pas???

      attention si des risques professionnels sont pour vous une raison de prendre des précautions..
      on va rigoler.. pas de routes? pas de construction en béton? en bois?
      moi je vous dis il faut continuer les études..effet cocktail aussi..
      je vois déjà votre attitude de dédain..sauf que ma remarque est valable…

      donc vous avez peur des pesticides…bla bla bla et en conclusion vous avez peur des pesticides…
      j’espère quand vous parlez à tous les allumés vous tenez les m^me propos..
      pour le moment seul les effets professionnels semblent établis..

      pour les risques professionnels il y a en outre un truc…

      le boulot sera fait…donc il ne s’agit pas de trouver ce qui présente aucun risque mais le moins de risque pour faire le boulot…

      et comme en outre le coût joue un rôle et la santé a bel et bien un prix…

      qu’il est doux d’avoir peur, qu’il est facile d’utiliser l’absence de preuve comme un argument..

      vous ne serez JAMAIS convaincu..

      moi je peux l’etre..

      • moi je peux l’être.. Mais ce ne sera pas par Pantone…

      • Jacques, vous déformez mes propos.
        Je parle de principe de précaution pour les pesticides, dans une mesure raisonnable, vous me parlez de mise en quarantaine. Sommes-nous dans le même registre de précaution ? Non, pas du tout.
        Travailler en sécurité, c’est : travailler avec des risques acceptables en étant conscient de ces risques.
        L’effet cocktail existe, est démontré et est très difficile à évaluer et mesurer, et c’est aussi pour cela que j’ai écris très clairement « il est toujours délicat d’établir des causalités avec certitudes; d’où l’importance de continuer les recherches bien sûr », heureux de voir que vous me rejoignez sur ce point.
        Info bonus : une substance est dite dangereuse si : 1) elle est classifiée dangereuse ou 2) s’il existe une valeur limite d’exposition.
        Info bonus : un pesticide est une substance biocide. L’être humain est un organisme vivant. Il peut, selon les modes d’actions du produit, avoir interaction entre l’organisme humain et les composants de ce produit.
        Suis-je contre les pesticides ? Non, mais pour leur limitation au strict minimum, avec les garanties nécessaires pour la santé des consommateurs, des riverains et des agriculteurs.

        • non..les garanties « nécessaires » à la santé des populations..
          on ne PEUT pas fonctionner comme ça…

          compte tenu que dans la TRES grande généralité avec des exceptions que je connais mal façon banane l’utilisation des pesticides n’a pas d’effet démontré sur la santé des gens, en clair qu’on observe aucun signal épidémiologique prendre des mesures des précaution supplémentaires pour les pesticides ne repose sur rien de concret..

          on observe par contre si ma mémoire est bonne des excès de leucémies infantiles autour des sites industriels.. curieusement…

          au fait
          « Ainsi, une augmentation du risque de cancer de la prostate
          est décrite chez les populations rurales ou agricoles par rapport
          à la population générale (excès de risque de 7 à 12 %), dans un contexte professionnel, chez les applicateurs
          de pesticides (excès de risque de 12 %), et les
          ouvriers d’usines de production de pesticides (28 %) ».

          il faut aussi donner les surrisques pour les ouvriers agricoles non applicateurs et les ouvrier d’usines ne produisant pas de pesticides.. par exemple… c’est un minimum..
          et ce genre d’info est remis à sa place par le moindre de nombre de cancers chez les agriculteurs..
          problème peut être…urgence fais moi rire..

          j’étais un utilisateur de pesticides…pas un type ayant des interets dans l’industrie..
          j’ai regardé ce genre e données..

        • vous voulez fonder votre action sur vos a priori..
          le simple fait de considérer les pesticides de synthèse alors qu’un type comme moi tentera de s’en tenir d’abord à une formulation pratique de pesticide en dit long… sinon ça dit tout…

          principe de précaution pour les pesticides?
          non pour toute substance chimique ça ferait sens!!!

          votre position est idéologique..
          point barre..

          jamais il ne me viendrait à l’idée de considérer les pesticides de synthèses en bloc..

          info bonus… qu’un truc soit dangereux n’aide pas vraiment…à savoir si on doit s’en passer..

          que le glyphosate soit un produit utilisé depuis des dizaines d’année soit la cible en dit long..
          que l’angle d’attaque pour l’interdire soit toujours des risques hypothétiques et non des constats épidémiologiques en dit long…jamais satisfaits jamais convaincus que non pas que c’est sans risque mais que le risque est acceptable…

    • Les agriculteurs n’appliquent pas leurs produits synthétiques par grand vent… Il faudrait arrêter de fumer de la moquette.
      Maintenant, un excès de 7%, mais quelle horreur, c’est la fin du monde… Cetroporrible :mrgreen:

      • Vous êtes un grand naïf 🙂
        Un fermier ira pulvériser dès que le vent lui semblera suffisamment faible ou fort (pas assez de vent n’est pas bon) dépendant également du produit à pulvériser (taille des gouttes) et de l’humidité et ensoleillement. Et quand il aura commencé son champ, je vous invite à le suivre pendant toute la durée de la pulvérisation pour être sûr qu’il l’interrompt si jamais les conditions changent ou que des bourrasques surviennent.
        Sans compter que les agriculteurs doivent parfois faire au mieux, ou au moins mauvais… quand le temps est dégueu, il profite de chaque instant de répit pour y aller…
        Il n’est pas mentionné un « excès » de 7%, mais une variation statistique de 7%, ce n’est pas la même chose. Mais imaginez que 7% de vos blagounettes soient drôles, ce serait déjà énorme !

        • Pantone a bavé: « Vous êtes un grand naïf »

          …déclare celui qui veut que des bureaucrates interdisent massivement des produits dont la science est incapable de démontrer clairement les effets sans aucune idée des conséquences. Ils ont eu tellement de succès avec le chômage qu’est ce qui pourrait mal tourner ?
          .
          Les mêmes idéologues se gavent sans états d’âme de soja qui contient des doses massive de phytoœstrogène un perturbateur endocrinien puissant, mangent des légumes « non traités » bourrés de mycotoxines (25% des cultures mondiale touchées) ou de cuivre extrêmement toxique puisqu’il est autorisé en bio et de phytothérapie « sans danger puisque naturelle » qui fait des ravages sur le foie des Chinois.
          C’est à mourir empoisonné pas sa propre idéologie de rire.
          .
          Selon un article scientifique publié en 2013 par l’hôpital Xinqiao de Chongqing, sur les 24’111 lésions hépatiques médicamenteuses recensées entre 1994 et 2011, 18,6% s’expliquaient par l’absorption de remèdes d’herboristerie chinoise.

        • « dès que le vent lui semblera suffisamment faible ou fort (pas assez de vent n’est pas bon) »

          Il faut un minimum de vent pour pulvériser ? Première nouvelle.
          Il faut surtout qu’il n’y ait pas trop de vent, à la fois parce que l’efficacité du produit sera alors maximale, et pour éviter les pertes (ça coûte un certain prix), et aussi pour éviter d’empoisonner les voisins.

          Je connais un peu le milieu, et le sujet (euphémisme), et je n’ai JAMAIS lu ou entendu qu’il faille une vitesse de vent minimum pour appliquer un produit phytosanitaire.

          Du reste, la réglementation parle bien d’une vitesse maximale de 3 sur l’échelle e Beaufort (19 km/h), pas d’une vitesse minimale, cf par ex. https://www.syngenta.fr/sites/g/files/zhg141/f/defi-2-codix-2-cereales-essentiel.pdf?token=1579564519

          Sinon, évitez de parler de « fermiers » quand vous parlez des professionnels : fermier signifie locataire (exploitant un bien en fermage). On parle plutôt d’agriculteur, d’éleveur, de céréaliculteur, etc.

          • Extrait d’une publication du Centre de référence en agriculture et en agroalimentaire du Québec intitulée La dérive des pesticides :
            prudence et solutions :
            « Par contre, il est fortement déconseillé de traiter en l’absence totale de vent; il pourrait y avoir concentration des produits au-dessus de certaines zones en raison d’un phénomène d’inversion »
            Voilà.

            • Que voilà une réponse bien livresque, tellement bien cachée (dans une revue manifestement anti-phytosanitaires, au passage) que personne, surtout les premiers intéressés, n’est au courant… sauf les trolls, bien entendu.

        • « dès que le vent lui semblera suffisamment faible ou fort (pas assez de vent n’est pas bon) »

          Première nouvelle… cf ma réponse en attente de modé.

        • Les agriculteurs ne sont quand même pas des idiots.
          Répandre des produits phytosanitaires dans de mauvaise conditions a un double cout: 1/ gaspillage du produit qu’il faut mettre en plus grande quantité pour compenser, 2/gain futur diminué par la baisse de rendement que va entraîner une application inadéquate sur la culture.
          L’agriculteur paie de sa poche les produits qu’il répand sur ses cultures, cultures qui constitueront ses revenus!!
          Il va donc faire en sorte que cela lui rapporte le plus en lui coutant le moins. C’est une des raisons qui ont permis l’optimisation de l’utilisation des intrants dans l’agriculture…

        • Celui dit, celui qui l’est :mrgreen:
          Vous prenez les agriculteurs pour des blaireaux qui vont traiter sous l’orage (ô désespoir, c’est le cas de le dire…).
          Ils sont connectés à internet, et sont abonnés aux services de Météo France, ce qui va leur permettre de savoir s’il faut traiter ou pas, abonnés à des services satellites, ils savent ce qui se passent dans leurs champs, ils vérifient sur place. Bref, ils n’ont pas attendu les zozos zinzins écologistes de service pour être des économes.

          Vous les prenez pour des blaireaux, mais on se demande qui est le blaireau. Vous n’auriez pas une idée ❓

          • Ais-je dit « traiter sous l’orage » ? Non.
            (je devrais créer une formule plus courte tellement je dois l’utiliser… genre un raccourci clavier où je taperais SM : Stop Mensonges).
            Ais-je dit que les agriculteurs ne suivaient pas la météo avec les moyens technologiques modernes et des modélisations ? non. (tiens tiens…des modélisations.. choix de données, traitements, corrections, biais, ô mon dieu…)

            Je dis que, lorsque les champs doivent être traités à une période donnée, les agriculteurs doivent composer avec la météo et ses aléas. Que s’ils sont X hectares à faire et qu’il leur faut Y heures pour le faire, ils choisiront à un moment de « prendre le risque » entre 2 averses ou malgré une météo changeante et de pulvériser alors que les conditions ne respectent pas les prescriptions légales en la matière. (Il n’est pas question ici de savoir si oui ou non ces dispositions sont trop restrictives ou pas).

            J’ai l’impression d’expliquer à un enfant un truc très simple… Heureusement je suis bon pédagogue, mais ça fait bizarre.
            Si vous avez compris, vous aurez une sucette MichelC.

            • Et pour le blaireau ❓

            • Avez-vous déjà vu le travail des agriculteurs??
              A la différence du salarié dont l’activité est régentée par un code pléthorique, l’agriculteur est souvent en auto-entreprise. Si ses salariés (quand il en a) sont contingentés en matière d’heure et de rythme de travail (selon leur convention collective), on sait que tout se négocie sur le terrain. Qui plus est, c’est souvent le patron qui est aux manettes quand il y a de l’activité le soir (voire la nuit) ou très tôt le matin.
              L’agriculteur s’adapte à la météo, certes. Mais la plupart du temps cette adaptation se fait aux dépends de plages horaires pendant lesquelles la plupart des salariés sont dans leur lit ou dans leur canapés… Cette adaptation ne se fera jamais en faisant n’importe quoi qui engendrera un surcout ou une perte de rentabilité future.

  • Tout cela mérite en effet d’être souligné. Je trouve cependant dommage de ne pas insister encore plus sur l’effet âge. Toutes choses étant égales par ailleurs (notamment les facteurs de risques majeurs comme le tabac), il est clair que le risque de cancer croit avec l’âge, ce qui fait qu’une population vieillissante voit son taux de cancer augmenter, tout comme d’ailleurs pas mal de maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson…) qui ne sont rien d’autre que le signe que les capacités de défense et de réparation de l’organisme décroissent avec l’âge.

  • Sur la pollution de l’air, les chiffres de l’Inca balaie les hypothèses farfelues colportées depuis quelques années sur les soit disant 42000 morts dues à la pollution atmosphérique…

    • c’est avant tout absurde de parler de morts dus à la pollution..quand on est infoutu ou presque d’associer UNE mort avec la pollution!!!

      on va le répéter parler en espérance de vie…en précisant deux situation serait plus parlant.. et préciser que parfois ce sont des calculs théoriques reposant sur des hypothèses serait encore plus utile…

  • Merci pour cet article mesuré… courage à toutes les personnes qui se battent face à cette maladie qui reste certainement plus grand fléau de notre pays concernant les maladies.. Mais plus le temps plus la recherche fait des progrès pour lutter contre cette cochonnerie qu est le cancer ! J ai perdu un membre de la famille il y a pas longtemps du cancer du pancréas à 58ans! Courage aux familles et aux malades en espérant que le cancer ne soit qu un lointain mauvais souvenir d ici peu de temps

  • Je commence à avoir marre que mes réponses soient envoyées en modération… spécialement quand je réponds à Guillaume P….

    • @Guillaume P :
      Tiens Guillaume P, quel bonne surprise.
      Ais-je déclaré que je voulais que les bureaucrates interdisent massivement quelque chose ? Non pas du tout.

      Mensonge, insultes, détournement du sujet (l’herboristerie chinoise) précèdent la réflexion chez vous, et celle-ci se fait attendre.
      Mon commentaire sur la croissance infinie ne voulant pas se poster sur l’autre page alors je me permets de la poster ci-dessous :
      Vous écrivez qu’il « était absolument évident que la croissance infinie que les gauchistes » blabla : euh… vous vous rattrapez au branche du bonzaï là… Mais peut-être avez-vous raison… après tout, cela a été dit d’un un média de gôche bien connu : contrepoints.org/2019/07/18/349318-vive-la-surpopulation
      ou encore ici : contrepoints.org/2013/07/03/129780-la-croissance-illimitee

      Voilà. Sinon, comme l’a dit Schopenhauer, il ne faut pas s’engager dans une controverse avec le premier venu. Dorénavant, vous repassez en mode « oubliette ». Bien sûr, il vous est loisible d’étaler votre rage baveuse sous mes commentaires.

      • Pantone a écrit: « Ais-je déclaré que je voulais que les bureaucrates interdisent massivement quelque chose ? »

        Je vous cite : « principe de précaution pour les pesticides […] pour leur limitation au strict minimum ».
        .
        Quant à la « croissance infinie » ou vous aviez cru lire que j’affirmais que c’étaient les gauchistes qui la prônaient, elle est le symptôme de votre analphabétisme fonctionnel: vous savez lire et écrire, mais ne comprenez rien aux textes que vous lisez et êtes incapable de suivre un développement logique.
        .
        C’est ainsi que vous mettez des liens qui n’ont pas de rapport voir qui contredisent même votre point de vue, un comble ! 🙂

        • Limiter n’est pas synonyme d’interdire. Vous avez déjà prouvé pas plus tard que hier (natalité négative) votre manque de maitrise de concepts simples.

          Quand vous écrivez « La croissance n’est pas « infinie » comme les déclament les imbéciles socialistes, », que faut-il comprendre ? Le savez-vous seulement ? Comprenez-vous seulement le sens du torrent de rage et de haine irrationnel qui sort de votre tête ?
          Aucun slogan socialiste de ma part.
          Et encore une fâcheuse imprécision de votre part (vos raisonnements et démonstrations titubent en s’appuyant sur des mots et concepts non maîtrisés) : vous mélangez social et socialiste.

          Au revoir et restez-vous même !

          • Mais les agriculteurs sont déjà limités par les prix des produits qui sont de moins en moins efficaces…
            Pourquoi donc vouloir les limiter encore plus ❓ À moins de vouloir tout interdire ❓

          • Pantone a écrit: « que faut-il comprendre ? »

            La chose évidente suivant le reste de la phrase, le sens commun, le contexte, le lieu ou vous êtes, la cohérence et la logique.
            .
            Pantone a écrit: « Aucun slogan socialiste de ma part. »

            Tout le monde ici constate le contraire.
            Je pense qu’il faut être un peu cinglé pour jouir d’autant de votes négatifs tout en prétendant défendre la même chose que ceux qui vous notent ainsi.
            .
            Hormis vos provocations réussies, vous êtes un interlocuteur médiocre. Comme les mots les concepts vous échappent vous sombrez souvent dans des arguties et les discussions ne mènent nulle part.
            .
            Pantone a écrit: « Limiter n’est pas synonyme d’interdire. »

            Parfaite illustration !
            La phrase est correcte, mais ça n’a aucun sens.
            Il faut bien une liste de produits et doses interdites par le législateur pour « limiter au strict minimum ».

      • Honnêtement, Il y a quelques chose de pathologique dans votre manière de raisonner, c’est ainsi que vous arrivez à vous déclarer « libéral » au milieu d’un torrent de slogans socialistes, d’affirmer que vous ne voulez pas d’interdiction juste après avoir prôné une « limitation au maximum » et que vous vous perdez jusqu’à l’absurde dans les développement les plus basiques.

      • Seriez-vous atteint du SRAS ou du Commentavirus pour baver ainsi Pantone ❓

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