La leçon de Thanksgiving Day

Les Pèlerins du Mayflower n’eurent besoin que deux années pour se rendre compte que le socialisme ne fonctionne pas. Même pas un peu. Même pas une fois. Même pas par hasard. Pas du tout. Jamais.

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La leçon de Thanksgiving Day

Publié le 28 novembre 2019
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Par la rédaction de Contrepoints.

Ce jeudi 24 novembre, comme chaque quatrième jeudi du mois de novembre, les familles des États-Unis fêtent le Jour d’Action de Grâces en dînant d’une dinde aux airelles avec des patates douces et de la tarte au potiron pour dessert. Tout le monde connaît l’origine de ce menu : la commémoration de la survie des colons du Mayflower, après une première année de famine et de maladie, grâce aux dindes sauvages et au maïs fournis par les Indiens Narranganset et Wampanoag.

Ce qu’on sait moins c’est qu’il s’agit là également d’une histoire qui oppose la propriété privée à la propriété collective. En décembre 1620, les Pèlerins débarquaient à Plymouth Rock. Ils pensaient que la propriété privée était à la base de l’avarice, de l’égoïsme et de la désunion. Pour cette raison, ils décidèrent que tout le travail se ferait en commun et que les fruits de celui-ci seraient répartis de manière égale. Tout cela devait conduire à la prospérité et à l’amour fraternel.

Cependant, dans la description des événements qu’il en fit dans son Of Plymouth Plantation, le gouverneur de la colonie William Bradford explique comment cette expérience socialiste réalisée au sein d’une communauté pourtant « idéale » composée d’hommes sobres et pieux, illustrait la vanité de la prétention de Platon et d’autres de ses illustres successeurs à vouloir fonder une société heureuse et florissante sur la communauté des biens.

Bradford décrit clairement comment la réalité de l’expérience d’une égalité forcée des conditions et des récompenses du travail entre tous se traduisit par la confusion, le mécontentement et l’inefficacité au sein de la colonie.

L’expérience fut donc un échec complet.

Ce que les colons obtinrent ce fut la pauvreté, l’envie et la rancune. Et la famine en prime. Après deux ans, ils décidèrent de diviser la terre et de donner à chaque famille sa parcelle correspondante. Chacun devenait libre de disposer de sa récolte et de la commercer comme il l’entendait. La production augmenta de manière significative et la joie revint dans la communauté.

Les récoltes de 1623 furent excellentes, et en novembre les colons célébrèrent une grande fête où ils invitèrent les Indiens qui les avaient aidés dans la détresse et avec qui ils entretenaient désormais des relations commerciales. À cette occasion, ils rendirent grâce à Dieu pour la récolte.

Les Pèlerins du Mayflower n’eurent besoin que de deux années pour se rendre compte que le socialisme ne fonctionne pas. Même pas un peu. Même pas une fois. Même pas par hasard. Pas du tout. Jamais.

Reste la question de savoir si les socialistes de tous les partis d’aujourd’hui ne le savent pas ou, au contraire, le savent pertinemment bien et pour cela n’ont de cesse d’attaquer la propriété privée. Car il est très difficile de dominer des propriétaires, alors qu’il est aisé de réduire en esclavage ceux qui ne le sont pas.

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  • L’opposition cruciale, entre Libéralisme et Socialisme, expliquée à la lumière des Pèlerins du Mayflower. Très efficace !

    • Les 2 grands avantages du socialisme : faciliter la conquête du pouvoir (demain on rase gratis) et conservation de ce pouvoir aussi longtemps que les citoyens ne s’aperçoivent pas qu’ils ont été roulés dans la sciure !

  • Article très intéressant ; j’ignorait totalement la tentative collectiviste des pères pèlerins.

  • Un second échec de communisme volontaire est l’expérience des Kibboutzim israéliens.
    http://www.objectifliberte.fr/2007/09/gary-becker-le-.html

    J’évoquai en 2007 la seconde leçon de thanksgiving (et du kibboutz):

    http://www.objectifliberte.fr/2007/12/usa-pourquoi-le.html

    « John Stossel appelle cette page de l’histoire américaine la « leçon oubliée de Thanksgiving ». Il y en a selon moi une autre, tout aussi importante.

    En 1623, la faiblesse des technologies accessibles aux cultivateurs de nouvelle Angleterre condamnait la collectivisation à la faillite rapide, ce qui força tout naturellement l’Amérique à faire le choix d’une société fondée sur la liberté, l’entreprise et la propriété privées.

    A l’opposé, au XXème siècle, lorsque les expériences collectivistes furent imposées à de nombreuses populations, les technologies accessibles à ces régimes, malgré le retard d’investissement que les pays communistes accumulaient au fil du temps, leur permirent d’éviter les famines extrêmes, sauf, naturellement, lorsque les dirigeants communistes s’en servirent comme d’une arme de répression de la paysannerie insoumise. Le communisme mit donc bien plus longtemps à s’effondrer, car les fragments de technologies péniblement copiés à l’ouest permettaient aux régimes communistes de reculer le « seuil de douleur » qui aurait rendu les soulèvements massifs inévitables.

    Les libéraux ne doivent donc pas croire que la bête immonde est morte à cause de ses échecs et crimes du passé : plus le progrès technologique – qui nait de la compétition des entreprises dans un monde libéral – ira croissant, plus les gens pourront avoir l’impression que le collectivisme, rampant ou déclaré, n’est pas un facteur de misère insurmontable. Si nous venions à négliger de combattre les idées communistes avec détermination, si la mémoire du passé se brouillait à l’excès, alors nous serions, plus que les générations passées, vulnérables face à de nouvelles tentatives d’asservissement. »

    • Votre commentare est très pertinent. La capitalisme, parce qu’il fonctionne et qu’il permet aux individus d’accumuler du capital est la cause de sa perte: dès que les citoyens ont quelques pots de confiture dans leur armoire, il y a de suite un démagogue qui va s’en servir pour acquérir/augmenter son pouvoir étatique jusqu’à l’épuisement de la confiture qui s’en suivra inmanquablement…

  • Je ne sais pas si cet exemple est le plus parlant pour parler de l’échec du socialisme. La réalité était un peu plus nuancée. Le Maryflower comptait 35 individus sobres et pieux et 67 aventuriers. Pas certain que ces derniers partageait l’idéal des séparatistes. Ils étaient sans famille et se plaignaient de devoir travailler pour les enfants d’autrui c’est à dire ceux des séparatistes. Les séparatistes devaient être plus solidaires entre eux puisqu’ils partageaient le même idéal religieux. C’était donc mal emmanché ! Ce qui explique avec les conditions externes épouvantables que l’expérience fut aussi courte.
    D’ailleurs par la suite, même après la distribution des terres, de nombreuses difficultés accablèrent la communauté : divisions et exclusion, querelles avec les indiens, nombreux cas de débauches…eh oui la variété humaine accentuée par l’arrivée de renforts européens.

    Tout ce que l’on peut conclure c’est qu’un groupe ne peut pas forcer ceux qui ne partagent pas leur idéal.

  • Ils le savent très bien, mais c’est justement pour réduire les gens à l’esclavage qu’ils persistent.

  • l est très difficile de dominer des propriétaires, alors qu’il est aisé de réduire en esclavage ceux qui ne le sont pas.
    leçon à faire à tous les Socialistes

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