Le boulevard de Macron

Gilets Jaunes, propagande déchaînée, armée redéployée et élections européennes qui s'approchent ? Vite, Macron plonge le pays droit vers le chaos.
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Emmanuel Macron by Amaury Laporte(CC BY-NC 2.0)

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Le boulevard de Macron

Publié le 22 mars 2019
- A +

Par h16.

La petite tactique politicienne, classique, a fonctionné : le pourrissement du mouvement par l’intérieur et ses inévitables gauchisteries ainsi que par l’extérieur via l’intervention calculée des casseurs auront amplement permis de complètement décrédibiliser le mouvement des Gilets jaunes. Le gouvernement peut se réjouir.

Ou disons, le gouvernement peut se réjouir sur le papier : alors qu’il a été au bord du gouffre en décembre, que la panique pouvait clairement se lire dans les décisions hâtives et mal boutiquées du pouvoir, le voilà maintenant en territoire plus connu et mieux balisé. Après 18 semaines d’un essoufflement clamé chaque semaine, le gouvernement décide d’agir fermement…

À force de dégradations et moyennant le limogeage d’un fusible parfaitement accessoire, le soutien du peuple aux manifestants s’évapore. Entre leurs revendications, passées très très vite d’un « Les impôts ça suffit » à un « Augmentez les impôts des méchants riches », et les exactions des casseurs menées d’abord en parallèle de leurs manifestations puis, maintenant, avec un support de plus en plus affirmé par une part croissante des Gilets jaunes eux-mêmes, la grogne fiscale s’est muée en mouvement de protestation tous azimuts avec une composante collectiviste et anti-capitaliste majoritaire, comme le pays en produit maintenant régulièrement depuis des décennies.

De façon toujours aussi calculée, on appréciera à sa juste valeur l’entrée de l’armée dans la danse politique du moment. Alors qu’il semblait impensable qu’on puisse pacifier ou sécuriser avec l’armée le moindre bâtiment civil sur le territoire national à partir du moment où il était malencontreusement placé dans un quartier sensible, il semble maintenant tout à fait idoine de la faire intervenir pour des bâtiments dans des quartiers à l’émotivité différente.

La froide réalité est qu’au-delà de l’effet d’annonce de l’actuel gouvernement, il s’agit simplement de placer des troufions devant quelques « bâtiments républicains » pour assurer un semblant de sécurité et espérer focaliser l’action des forces de l’ordre « traditionnelles » sur les débordements possibles. Autrement dit, on s’interroge sur ce qui pourrait vraiment se passer si, d’aventure, lesdits militaires se retrouvaient face à des foules violentes et des casseurs déterminés.

Et pendant que le gouvernement s’en donne donc à cœur joie dans l’emploi plus ou moins judicieux de la force de coercition propre à l’État, l’opposition parlementaire est globalement inaudible ou d’une crédibilité elle-même si ténue qu’elle rend tout son discours grotesque.

La droite, devenue un blob visqueux depuis sa perte de colonne vertébrale idéologique il y a des années de cela, est maintenant en train de lentement sécher sur place ; seul un optimisme qui confine à l’opacité mentale permet de trouver dans Wauquiez ou les autres « ténors » de droite le moindre espoir d’un renouveau conservateur (sans même parler de libéral) ou, encore plus simplement, une idée d’opposition parlementaire crédible. Le redressement de la droite parlementaire ne peut décemment passer par un type qui inspire moins confiance que ces publicités gluantes qui promettent « des femmes chaudes à 3 km de chez toi » ou les « trucs étranges pour maigrir que les médecins détestent ».

Quant au fatras qui sert de gauche, il est tout aussi peu crédible : ses représentants n’ont pas caché leurs sympathies (et nettement plus si affinités évidentes) pour les engeances les plus délétères du mouvement des Gilets jaunes, ce qui rend grotesque leurs couinements émis à présent contre la mobilisation de l’armée.

Il n’y a donc officiellement aucune opposition.

Le Grand Débat, pour sa part, n’aura essentiellement impliqué qu’une petite frange de la population de retraités, calme et pondérée, peu ou pas concernée par les revendications initiales ni évolutives des Gilets jaunes, et n’a abouti à rien de concret si ce n’est entériner la scission maintenant claire de la société française avec d’un côté, les vaches à lait payeurs d’impôts, et de l’autre, tous ceux qui traient et boivent goulûment.

Cette fumisterie inutile ne débouchera, au mieux, que sur quelques bricolages sociétaux ou, au pire, sur de nouveaux impôts, et s’est doucement dégonflée dans l’indifférence quasi-générale avec un exercice égotique ridicule où l’on a pu voir Emmanuel Macron discourir en roue libre avec quelques dizaines d’intellectuels pris en otage de sa politique de gribouille.

Les élections européennes approchent à grands pas et on assiste à un véritable déferlement d’une propagande aussi onctueuse que le nectar sirupeux des plantes carnivores. Il faut voir le « clip de campagne » (ou l’un d’eux au moins) de la République En Marche pour mesurer l’ampleur de ce qui se joue actuellement avec ce côté tragi-comique dans le grotesque qui donne cette impression d’halluciner debout :

Avec cette propagande en mode « gens alliages & toutes options » dont on avait déjà observé le fleurissement délirant dans un précédent billet à base de Captain Europe et d’Eurolapins consternants, on retrouve la dichotomie artificielle « Moi ou le chaos » qui en dit plus long sur la façon dont Macron et son équipe considèrent les électeurs que sur le réel état des lieux de l’Union européenne en général et de la France en particulier.

Bref : avec une opposition en carton, des électeurs propagandisés à mort et de toute façon éparpillés aux quatre vents, une abstention qui va encore fricoter dans les gros pourcentages, la probabilité n’est pas nulle que le parti présidentiel s’en sorte honorablement, et ce malgré l’état déplorable du pays et la direction catastrophique qu’il prend.

Et alors que le fossé démocratique continue de se creuser de jour en jour, on se demande exactement comment ces nouvelles dispositions (militaires), comment ces clips de campagne, comment cette propagande et comment ces non-propositions de réformes fiscales permettront d’améliorer la situation du pays.

Avec deux sous de bon sens, on comprend surtout que c’est exactement l’inverse qui va se produire. Le boulevard qui s’ouvre devant Macron nous mène droit vers les pires options.

Ce pays est foutu.
—-
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  • CPEF hélas.

    Il y a bien des boulevard Patton : quand oseront-ils un boulevard Macron ❓
    Osez osez…

    • @ MichelC
      Le Général G.Patton mérite bien son boulevard! La postérité décidera pour le boulevard E.Macron.

    • Macron rejoindra rapidement la poubelle de l’histoire comme la plupart de ses prédécesseurs comme un cailloux jetez dans le torrent…

    • Osez, c’est à cela que l’on les reconnait.
      Macron, général Micron …

    • Il y a déjà la Place Benalla dans le 5e à Paris…

    • Patton a libéré la France, la Belgique et le Luxembourg !

      • Heureusement, et nous lui somment reconnaissants.
        Lui, il le mérite son boulevard, ou son avenue.
        J’avais pourtant utilisé le verbe oser pour signifier une ironie.
        Parce que très souvent, on finit avec une place d’un homme polytocard français en débaptisant une rue. Il y aura donc bien des gens du kamp du bien pour le proposer. Ils oseront, c’est certain.

    • Macron biberonné au marxisme ne peut qu’enfoncer encore plus la France, c’est ce qui se produit

  • En regardant l’émission de Paris Première, les deux animateurs représentatifs de la gauche socialiste et de la droite conservatrice ont une idée commune du rejet du libéralisme appelé de plus en plus couramment néolibéralisme.
    Dans les deux cas les arguments fournis se rapportent à des aspects sécuritaires, la mondialisation est selon eux la source de tous les dérapages sociaux ou identitaires selon une lecture de droite ou de gauche, la violence n’étant que la conséquence de ces dérapages.
    Dans ce contexte les forces politiques et mouvements libéraux ne devraient pas en rester à des principes purement philosophiques de liberté mais apporter des réponses très concrètes et réalistes sur ces points.
    Un exemple très sensible est l’immigration, doit-on ouvrir les frontières au nom de la liberté et de la solidarité, ou au contraire les fermer au nom d’islam violent, intolérant contraire à la philosophie libérale.
    L’habilité de Macron concernant les gilets jaunes est de rassurer les français, à quand une « propagande » libérale pour convaincre un plus grand nombre d’électeurs sur la base d’un discours plus réaliste.

    • Je vois un peu partout justifier l’inconséquence des gouvernants par la mondialisation.

      Est-ce la mondialisation qui décrète que l’on doit rouler à 80 km/h ?

      • @ alan
        Non, évidemment!
        Pas du tout! Les politiciens maîtrisent bien la rhétorique (vraie ou fausse) en France (métropolitaine), l’étranger, c’est plus complexe, alors le monde !!!!!!!

    • Pourquoi se fatiguer à donner des réponses à des questions si complexes, quand la solution est toute simple ?
      On voit bien que fermer les frontières est difficile, voire impossible, et en plus très coûteux. Mais l’appel d’air n’est pas créé par le laxisme éventuel aux frontières. Il est créé par l’Etat-providence, par les avantages promis à tout nouvel arrivant. Fermons le robinet, ou alors laissons la solidarité volontaire se manifester. Que ceux qui militent pour l’arrivée en masse de migrants leurs offrent gîte et couvert, le temps de s’intégrer suffisamment à la société pour devenir autonomes, si ça leur chante. Mais arrêtons les AME, AMI, subventions aux associations lucratives sans but et toutes les autres dépenses du budget liées aux étrangers (irréguliers, en plus, un comble), et vous verrez qu’il n’y aura plus de problème.
      L’avantage de cette approche, c’est qu’elle n’est pas difficile à faire accepter (il faut surtout mettre l’accent sur le droit des bénévoles à continuer leurs actions humanitaires, mais sans subventions publiques).

      • Je ne mets nullement en doute la pertinence de votre réponse mais je dis qu’il n’y a pas dans le discours politique libéral de réponse immédiates et structurées compréhensibles par un nombre suffisant d’électeurs.
        Combien y a-t-il de libéraux en mesure de répondre d’un même son de cloche à ces questions sur un plateau de télévision ?
        Personnellement je n’ai vu que Gaspard Koening qui cependant ne représente que lui-même sans référence à un quelconque mouvement libéral.
        Ayons conscience que le libéralisme a été diabolisé par l’ensemble de la classe politique et des médias et qu’il y a besoin d’un immense travail de pédagogie et de dé diabolisation.
        Ce n’est pas par la philosophie du libéralisme qu’il est possible d’y parvenir mais par une une plateforme commune aux différentes sensibilités libérales comportant des objectifs et des solutions aux problèmes des français dont l’immigration, le climat, l’éducation, la nourriture ….

        • Vous avez raison, mais « en même temps » © vous avez tort.
          L’argumentaire que je viens de produire plus haut est sorti directement des principes de la philosophie libérale, je ne me suis pas trop foulé les méninges…
          Il faut à la fois énoncer les principes (liberté, responsabilité, droit…) et de suite après expliquer comment ces principes se retrouvent dans la vie de tous les jours, ce qu’ils apportent de concret.

          Le problème n’est même pas le libéralisme et son accueil par les politiques, médias ou la population, c’est le remplacement de la réflexion et des débats d’idées par l’émotionnel et le « coeur ». Il est devenu impossible d’avoir un dialogue construit. Le précédent billet de H16 va déjà dans ce sens. Un des derniers billets de Charles Gave sur l’IDL également. Il faut se ré-approprier la place publique, ni plus ni moins. Libéraux ou pas, d’ailleurs…

          • @ durru
            Oui, les Français moyens (+/- 2/3 de la population) ne doivent plus croire beaucoup au « sauvetage » de leur pays (et de leur situation personnelle) par la politique à laquelle ils deviennent donc indifférents. Nostalgiques de périodes plus glorieuses (bien que moins faciles ou riches), ils rêvent d’un tribun à la De Galle qui parvenait à les convaincre que l’Algérie méritait son indépendance après une guerre « contre » de plusieurs années!
            Paradoxal, sans doute! Mais avec un discours solennel bien senti (à la De Gaulle), on pouvait rattraper le coup, au moins dans les familles où il n’y avait pas un jeune-homme qui n’en était pas revenu!
            C’est ce nationalisme fier qui leur manque que ni L’Union Européenne, pour qui, ce n’est qu’une des 27 étoiles symbolisées sur le drapeau, ni son rôle ou son influence au plan mondial, ne peut compenser: le mythe de la France qui ne se cultive qu’entre Français, ce qui permet d’y croire et d’entretenir ce mythe, chassant alors pour un moment, la réalité!
            Ce n’est pas en ne bougeant pas et en ne faisant rien que la France va enrayer sa descente (devenue objectivable par les chiffres et les classements internationaux): un réveil national énergique devient urgent!

      • La solution est tout sauf simple.
        Oui l’Etat providence aide peut être à l’appel d’air…
        Mais sans aide, il est de toute façon probable que les migrants viendraient en masse si le pays était grand ouvert.
        En supposant que la solidarité soit, disons, faible :
        Quel gouvernement laisserait des centaines de milliers de gens affamés dans la rue ? Combien coûterait l’organisation des retours et qui paierait ? Les migrants mourraient-ils de faim tranquillement sans gêner personne ? Les moins diplomés trouveraient-ils tous du travail facilement ?
        Y a t-il une réponse crédible à ces questions ?
        Quitte à dépenser de l’argent public pour les migrants, je préfèrerais que l’aide soit directement envoyé dans les pays d’émigration pour leur développement, pour que les gens puissent rester.

        • Regardez du coté de la Suisse. Il y a quelques années, pour inviter quelqu’un, il fallait se porter garant pour 20000 CHF. Il fallait s’engager sinon la personne n’avait pas le visa.
          La solution est que les gens disposant des fonds formant garantie et billet de retour illimité puissent venir librement. Cela va déjà écrémer.
          Les autres viennent clandestinement, mais n’ont droit à rien de la part de l’état. S’ils trouvent du boulot suffisamment rémunéré, ils peuvent rester, mais doivent se tenir correctement, et payer les moult impôts… Seuls les « natifs » ont droit à quelque chose de la part de l’état.
          Ce qu’il faut c’est amorcer un mécanisme un peu plus libéral et plus sain que l’actuel qui est vraiment malsain, les mafias en profitant.
          L’autre axe, c’est d’arrêter d’exporter des produits subventionnés en Afrique et ailleurs, ce qui étouffe toute entreprise individuelle.
          Arriver à une situation parfaite ne sera pas possible.

          • Je ne voudrais pas vous décevoir, mais cela existe en France dans les mêmes mesures.
            Pour que mon fils français et sa compagne cambodgienne puisse nous rendre visite il y a deux ans, j’ai du remplir un tas de papiers dans lesquels je m’engage financièrement pour les loger, subvenir à leurs besoins médicaux et à leur retour, documents validés par le maire, mon fils possédant un appartement en France, il m’a fallu une copie de la taxe foncière à joindre au dossier.
            Résultat, 3 sur 4 ont obtenu un visa, l’ainé des enfants n’a pu venir parce que né dans un autre pays que la France ou le Cambodge.
            D’après les autorités française, le ‘situation n’était pas claire’…
            Je n’ai pu voir mon petit fils qu’en photo.

            Il va venir cette année et la course aux papiers est déjà commencée…

            • Je confirme, pour emmerder les citoyens honnêtes, il n’y a pas mieux que l’Etat français. Le même traitement était de mise pour les européens de l’Est avant l’entrée de leurs pays dans l’UE (oui, même après que l’entrée soit actée, mais pas effective).
              Mais ne vous mettez pas trop à rêver, ce traitement n’est pas mis en place pour le regroupement familial. Si votre fils avait déclaré vivre en France et faire venir le reste de la famille, ça serait passé crème.
              Sans parler des illégaux, qui, une fois sur le territoire, ont droit à toutes sortes d’aides et du soutien de toutes les associations lucratives sans but qui s’y sont spécialisées.

              • Vous soulignez avec raison l’absurdité de la situation française, c’est à peine mieux dans les autres pays. Il suffit d’une personne pour faire venir tout le reste de la famille, voire les cousins et neveux, avec peut-être un peu de triche dans les documents.
                Les clandestins sont tout simplement avantagés.

        • Si vous aviez raison, il y aurait plus de migrants illégaux à aller dans des pays plus proches et/ou plus riches. Ce n’est pas le cas. Pourquoi ?
          Quant à dépenser mon argent pour enrichir des despotes sanguinaires, non merci.

        • On se heurte éternellement au même écueil : l’argent envoyé « en Afrique » fini…en Suisse, au Luxembourg etc…
          C’est perdu.
          Reste à faire comprendre, et ce ne peut être que part la résistance obstinée dénuée de tout sentiment des pays Européens/occidenaux , qu’il est inutile de venir.
          Sinon ne pas s’étonner de toues ls conséquences: déstabilisation dans tous les domaines.

    • il n’y a pas de libéralisme en france, la france a les mêmes instituons et administration que la chine

      • @ claude henry de chasne

        De fait! Je n’ai jamais pensé que la France était un pays particulièrement accueillant, population et administration confondues!

        • L’administration n’est accueillante pour personne. Surtout quand on lui donne l’ordre d’être inflexible, tatillonne etc…en s’appuyant , au départ, en les aggravant certes, sur les lois issues de l’Europe.

          CHDC mentionnait la France en terme d’état…uniquement.

          Quant aux Français : vous êtes très on/off : que diriez vous si je proclamais, à l’emporte pièce, que les Luxembourgeois sont tous des receleurs de la fraude financière internationale…s’apparentant ainsi à la mafia ?

          Manichéen n’est-ce pas ? Vrai ? Probablement très stupide…?

          Je suis contre l’Europe actuelle mais j’apprécie les habitants de tous les pays d’Europe et n’ai aucun problème particulier avec eux (et pas que : en tant que voisin de la Suisse qui s’en sort très bien sans le machin).

          Ne pas tout mélanger.

          L’Europe « actuelle » n’est pas forcément la solution, même si en sortir parait être une solution qui se rapproche d’un parcours du combattant avec plein de souffrance (économiques) à la clef.

          Monde complexe. La réponse est-elle pour autant la vision pro-européenne de macron ? Vision simpliste également…

          Regardez comment Xi Jinping pousse ses pions sur l’échiquier Européen en jouant l’un contre l’autre (comme chaque pays Européen le fait d’ailleurs).

  • Je pense que cette bataille a au moins ouvert une voie d’eau géante dans le croiseur « Media ».

    Ils font tout ce qu’il peuvent pour écoper, clament que le désamour pour leurs fadaises est une attaque à la liberté de la presse. Mais avec toute la flotte sale qu’ils ont embarqué, ils sont hors de combat et pourrait bientôt sombrer corps et âmes.

    • Ne vous inquiétez pas pour les médias, ils vont bientôt récupérer des sous à chaque lien qui pointe vers leurs site, sans avoir besoin de lever le petit doigt. Ca leur donnera une magnifique « redevance GAFA » qui les rendra indépendant des contingences comme « trouver un lectorat ».

    • Pour soigner son électorat, le gvt vient de créer un fond « de soutien » pour la sécurité des sites et manifestations culturels, comme…la presse et les médias d’info politiques et générales, grands groupes privés !
      L’aide, payée par le ministère de la culture, est plafonnée à 500 000 euros par an par bénéficiaire (!), quelle que soit la nature des dépenses prises en charge. En plus de toutes les subventions.
      Décret no 2019-203 du 18 mars 2019.

  • Le boulard de Macron, surely?
    Que d’efforts pour précipiter son pays de la falaise.
    CPEF

  • @ guy40800 , les musulmans sont déjà en place dans les structures , présidentielle et ministères , les futures affaires style benalla ce n’est que le commencement !!! la minorité silencieuse est en route !!

    • Oui et alors ?
      Pas de de problème dans l’entre-soi de Contrepoints pour comprendre « On va dans le mur » ou « Ce pays est foutu » mais ce discours est inaudible pour 98% des électeurs.
      Les idées libérales (que je partage) n’ont aucune chance de convaincre même si elle s’appuient sur nos illustres politiques ou philosophes des siècles derniers.
      Un discours libéral devrait aujourd’hui apporter des réponses concrètes aux inquiétudes sociales et identitaires des français, les objectifs recherchés et les moyens pour les atteindre.
      Ces inquiétudes concernent notamment :
      – la politique migratoire
      – le dit réchauffement climatique et la transition énergétique
      – l’éducation et les programmes scolaires
      – l’organisation et le rôle de l’Europe
      – ………
      Qui et comment faire évoluer la France avant qu’il ne soit trop tard ?

      • @guy40800

        Je discute régulièrement « politique » avec une collègue. Je lui signifie souvent qu’elle ne prend pas suffisamment de recul pour apprécier convenablement ces « inquiétudes sociales et identitaires ». Parfois j’ai l’impression de la convaincre. Malheureusement son sentimentalisme reprend rapidement le dessus. Alors que je lui ai déjà tant expliqué qu’il ne fallait pas se laisser aller aux passions. Quand il est question de l’intérêt général, il faut préserver la raison.

        Les politiques et tous leurs colporteurs soufflent sur les passions. La Raison est inaudible. Vos français, guy40800, sont devenus fous car ils se complaisent dans l’ignorance et la passion. Comme des enfants, officialisés adultes par la loi, ils ne comprennent pas que leurs intérêts personnels ne correspondent pas forcément à l’intérêt général.

        • « Malheureusement son sentimentalisme reprend rapidement le dessus. Alors que je lui ai déjà tant expliqué qu’il ne fallait pas se laisser aller aux passions. Quand il est question de l’intérêt général, il faut préserver la raison. »
          C’est l’essentiel.

    • l’affaire bennala est une histoire de cul… vous verrez

  • Braves Français. Dûment décornés, tondus de près, culpabilisés d’avoir encore quelque chair, nous voici terrifiés par l’ombre des Zeuresombres.
    Allons de ce pas nous mettre en broche. Parce que s’il nous reste une qualité, c’est notre persistance dans la connerie.

  • H16 vous ne répondez pas à la question du moment: Macron peut-il faire du ski ce Week-end ?

  • Danser ou Skier, c’est le plus important !
    Peut on au moins espérer un fin bien gore où des élus pourront enfin profiter eux mêmes des leurs idées géniales (et sans vaseline) ?!
    Moi je vois bien un fin avec des élus qui ne peuvent plus sortir de chez eux à moins de se prendre un pavé. Finalement cela équilibrera la violence. Et forcément quand on commence à se défendre le léviathan n’est pas content.

    • @ golum
      Ben oui! Une démocratie, c’est, théoriquement, un pays ou les habitants font plus que critiquer! Les Français critiquent beaucoup mais s’engagent très peu puis s’étonnent de recevoir moins … contre rien!

  • Clip de campagne de LREM : osez l’immobilisme!! prenez des risques, continuer comme avant!! Soyez audacieux, votez pour les mêmes vielles lunes!!

  • Alors qu’il semblait impensable qu’on puisse pacifier ou sécuriser avec l’armée le moindre bâtiment civil sur le territoire national à partir du moment où il était malencontreusement placé dans un quartier sensible, il semble maintenant tout à fait idoine de la faire intervenir pour des bâtiments dans des quartiers à l’émotivité différente.
    Bien vu!

    • quartiers difficiles et zones de non droit ont de beaux jours devant eux ; ce n’est pas un macron qui ira les emmerder , il les aime trop pour ça ;

  • Et si le boulevard se terminait en impasse ? Macron a provoqué la Nation, elle risque de s’en souvenir aux européennes et l’adolescent qui voulait enfiler le costume de Bonaparte ne sera jamais le premier président de l’Europe, son ambition réelle…

    • @ Roven
      Ce serait ridicule!
      Les Français n’ont pas encore assimilé que les élections européennes envoient votre député choisi à Bruxelles (Strasbourg, de temps en temps) où il va voter pour des règles européennes que la France appliquera!
      Ça n’a rien à voir avec E.Macron!
      Donc saboter les élections européennes ne nuira pas à E.Macron et ne vous apportera rien du tout!

  • Foin de tous ces points de frottement et discussions pratique.
    Notre choix fondamental est entre:
    a- l’homme d’abord.
    ou
    b- la nation d’abord.

    Le choix « a » est celui de la Liberté à tout prix; de l’expression de toutes les minorités; de l’individualisme forcené; du consumérisme débridé. Ce choix transcende l’idée de Nation et de culture.
    Le choix « b » est celui de ma Nation, de ma famille avant tout; du sacrifice et de la solidarité volontaires; de l’effort, du respect et du partage de ce dont nous avons hérité; de l’échange calculé avec les autres nations.
    L’Europe « b », « Westphalienne », à été l’Europe des Nations si fertile mais si prompte à la guerre. Nous lui préférons aujourd’hui l’Europe « a » de l’homme absolu, libre, malade d’égalitarisme, en lévitation dans un monde idéal porté par la technologie futuriste.

    Faites votre choix. Le reste suivra.

    • La dictature des minorités n’est PAS « la Liberté à tout prix ». Pas pour la majorité, en tout cas. Et sans responsabilité individuelle, il n’y a pas de liberté.
      Sinon, « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

      • Une dernière phrase bien banale et bien fausse!
        Le principe de Société est évidemment un principe de négociation de mes libertés.

        • Elle est fausse, bien sûr. C’est pour ça qu’elle a traversé les siècles… Benjamin Franklin vous remercie pour votre condescendance.

  • Ce clip publicitaire pour « renaissance » est tout simplement honteux! Je ne sais pas si M. Macron aura un boulevard comme il l’espère, mais pour l’instant il a une avenue qui est bien mal en point!

  • 70 % des français sont assistés et socialisés, les politiques leurs parlent, les 30 % restant paient en fermant leur gueule. Le problème ce n’est pas les 80 km/h , l’identité nationale, l’immigration contrôlée ou ce genre de connerie, c’est le vol organisé. Faites du black ou barrez vous et laissez les crever la bouche ouverte.

  • « Ce pays est foutu »
    Je le crains aussi.
    Une des principales cause me parait-être la médiocrité de nos hommes politiques la lâcheté. Ils ne défendent aucunes valeurs, aucun programme, pas la moindre idée. Le LR n’existe plus, chacun est allé lécher consciencieusement ce qu’il pouvait de dans le Macronibus Circus.

    • LR existe mais change. C’est la fin de l’UMP initiée par Chirac et Juppé. Rebâtir un parti libéral conservateur, n’est pas facile, mais il n’est pas interdit d’essayer. B. Retailleau s’y est mis. Réussira-t-il? A suivre et à aider.

  • Triste obstination!
    Croyez vous encore que le terre est plate?

  • Il n’y a de boulevard pour personne, seulement des culs de sacs.Le pays sur le déclin et la décadence, miné par l’étatisme , le socialisme , l’immigration massive et l’islam est entré en phase terminale. Combien de temps? Difficile à dire, mais pas au delà de 10 ans. Ce qui nous guette? au choix: la guerre civile ou la partition. Beaucoup partagent cette idée, mais difficile de réunir ceux qui veulent changer le cours de cette histoire tragique.

  • ce sera le chaos donc

  • La droite, devenue un blob visqueux depuis sa perte de colonne vertébrale idéologique il y a des années de cela »
    Ce n’est pas prêt d’être terminé. Macron a de fortes probabilités d’être réélu. S’il y avait eu un président et/ou un gouvernement de droite depuis Mitterand , ils auraient été qualifiés de « fasciste » et « ultra-libéral ».

  • Les commentaires sont fermés.

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Ce doit être un effet de la pensée complexe jupitérienne qui veut ça, une pensée complexe dont je suis à l'évidence complètement dépourvue, mais le fait est que selon mon point de vue, les déclarations élyséennes, toujours très enflammées, toujours très littéraires, se succèdent avec une belle cadence sans vraiment coller logiquement les unes aux autres.

Ceci avec le risque non négligeable de voir se poursuivre inlassablement la hausse de la dette et des dépenses publiques françaises que le FMI, après beaucoup d'autres organismes, vien... Poursuivre la lecture

Malgré des divergences de ton (agressif à l’égard de Biden lorsqu’il s’exprime devant les seuls représentants de la communauté française aux États-Unis, moins pugnace lors d'évènements officiels avec le président de la première puissance mondiale), Macron a peu ou prou déroulé un discours protectionniste lors de sa visite aux USA : après les années de porte-parole d’un libre échangisme sans limites, le président a redécouvert lors de la crise du covid les vertus de la réindustrialisation, à l’instar de tous nos partenaires commerciaux.

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La montée en puissance des nationalismes américain et chinois est en train de prendre en étau l’Union européenne et de broyer sur son passage les principes du libre-échange.

Emmanuel Macron, en déplacement aux États-Unis, a critiqué les mesures « super agressives » de Joe Biden en matière de politique industrielle. Dans le collimateur du président français, l’Inflation Reduction Act, qui prévoit de subventionner les entreprises américaines à hauteur de 51 milliards de dollars au détriment de leurs concurrentes, en particulier européenn... Poursuivre la lecture

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