Ligue du LOL : PTDR et MDR en PLS

Avec la Ligue du LOL, le Camp du Bien découvre que le harcèlement, cela peut se pratiquer à toutes les sauces.
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sourire credits dammit jack (licence creative commons)

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Ligue du LOL : PTDR et MDR en PLS

Publié le 13 février 2019
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Un nouveau soubresaut agite le Camp du Bien : il semblerait que certains de ses membres éminents n’aient pas été toujours aussi irréprochables que leur appartenance à ce Camp leur imposait. Stupéfaction : le Camp du Bien abriterait des ordures !

C’est l’histoire d’un groupe de journalistes et de personnes bien introduites sur les réseaux sociaux qui, entre 2009 et 2012, se réunissent pour échanger blagues, photomontages et potacheries politiquement incorrectes puis progressivement de plus en plus ordurières sur des cibles issues de minorités diverses. Comme le relate un récent article de Libération, la Ligue Du LOL, du nom d’un groupe Facebook dans lequel se retrouvaient une trentaine d’utilisateurs populaires de Twitter à l’époque dont plusieurs journalistes parisiens, aurait été le théâtre de campagnes de cyberharcèlement.

À mesure que les témoignages des victimes des agissements de ce groupe se sont fait connaître, l’affaire a rapidement pris de l’ampleur au point de susciter la mise-à-pied de plusieurs des protagonistes dans différentes rédactions. On se pincera en découvrant qu’il s’agissait de journalistes chez Libération, Télérama, Les Inrocks ou encore Slate ou Vice, ces journaux qui ont pourtant toujours porté haut et clair leurs belles valeurs d’humanisme, de respect et de distribution de bisous moralinés via sprinkler sous haute pression de progressisme pulsé.

Les articles se suivent et se ressemblent tous : contrition, petites mains tordues et mots d’excuses foireux, on sent que certains n’en mènent pas trop large alors que, pris les doigts dans le pot de confiture, ils font mine de comprendre enfin ce que « harcèlement » veut dire.

C’est un bien beau déballage auquel on assiste là : une belle brochette de journalistes qui s’estimaient gardiens du Bon Goût et de l’Esprit passaient donc leur temps à se moquer, harceler, tourmenter et persécuter ceux qui avaient la mauvaise fortune de ne pas tomber dans leurs canons, à l’image d’un dîner de cons où Vincent Glad aurait tenu le rôle de Brochant.

Comme à chaque fois où le Camp du Bien se prend les pieds dans le tapis et en profite pour faire un vol plané en s’écrasant bruyamment, tête la première, sur les tapis de l’actualité, ne boudons pas notre plaisir : cette affaire de la Ligue du LOL nous offre une nouvelle fois l’illustration vivante d’une énième cahuzaquerie, cette intéressante figure de style où l’arroseur de moraline se retrouve lui-même arrosé avec toute la force qui sied au comique de situation.

Ce petit instant comique passé, on ne pourra s’affranchir de noter que cette crise n’est pas perdue pour tout le monde. Le Camp du Bien ne perd jamais l’occasion de mettre à profit les déboires de ses militants : à peine la nouvelle d’un harcèlement d’ampleur connue, les politiciens sont sortis du bois, frémissant à l’idée de pousser leur agenda devant ce qui se transforme en véritable boulevard pour eux.

Ici, ce règlement de comptes entre progressistes semble le moment rêvé pour réclamer une nouvelle couche de lois liberticides visant — exemple complètement au hasard — à mettre fin à l’anonymat d’internet : les rédactions bruissaient encore des découvertes du week-end que, déjà, la politicaillerie s’emparait du sujet.

Peu importe que nos Ligueurs n’aient jamais été anonymes ; peu importe que leurs identités réelles sont connues et même affichées sur Twitter ; peu importe que le souci ne se situe absolument pas sur le côté anonyme (qui n’existait donc pas) des harcèlements subis. Puisqu’on a une affaire de harcèlement, que la presse s’en est emparée et que le buzz médiatique est lancé, vite, profitons-en, ce n’est absolument pas putassier, cela ne se verra pas et le racolage gluant effectué passera comme une lettre à la poste !

On sait en tout cas que les meilleures équipes sont sur le terrain, et travailleront d’arrache-pied pour un internet d’amour et de bisous. Forcément, cela va fort bien se passer et on sait déjà que l’Internet à la sauce française va jouer sur de la soie dans une bonne odeur de vaseline.

De façon générale, on assiste maintenant à une inquiétante mise en abyme du phénomène puisque les journalistes qui ont participé avec délectation à ces agissements il y a quelques années se retrouvent à présent au milieu des feux de l’actualité : leur nom et agissements sont maintenant connus de tous, leurs carrières viennent de prendre des virages particulièrement serrés…

Magie des réseaux sociaux et du comportement de meute de la classe jacassante : plus aucune rédaction ne semble prête à accueillir nos imaginatifs scribouillards. Il y a maintenant fort à parier que leurs boîtes mails et leurs fils twitter se retrouvent rapidement remplis d’insultes et de ce mépris violent qu’ils déversaient jadis sur les cibles de leur choix. Autrement dit, les harceleurs vont très vraisemblablement subir une bonne dose de harcèlement, le Camp du Bien n’ayant jamais été à un paradoxe près.

On ne pourra pas non plus s’affranchir de noter que cette affaire survient dans un pays où le dialogue n’a jamais été aussi délétère : la liberté d’expression n’a jamais été aussi encadrée, corsetée et pour tout dire tabassée tant par les lois qui s’amoncellent toujours dans le sens de sa restriction, que par le contrôle social qui interdit maintenant toute expression d’opinion pouvant froisser l’un ou l’autre flocon sensible qui s’épanchera en hurlements dès que son safe-space aura été frôlé.

Tout ceci reste l’écume des jours mais cette écume est fumante, et elle en dit long sur l’état de la société française dans laquelle la classe jacassante passe un temps considérable à se triturer le nombril dans une boucle auto-alimentée qui sent bon la déconnexion complète au réel.


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  • Tout ceci reste l’écume des jours mais cette écume est fumante

    Et le fumier sent bien bon en comparaison, même le purin fermenté semble être du Dior …

  • Cette histoire est une nouvelle illustration du « faites ce que je dis , pas ce que je fais », une grande spécialité du « camp du bien » qui n’appartient qu’à la gauche bien sur !
    Cahuzac, Strauss-Kahn, Baupin, sans oublier l’occupant actuel du « perchoir » qui a fait une superbe opération immobilière sur le dos de la mutuelle qu’il dirigeait . Une mutuelle bien sur. Ces mutuelles , temples de la démocratie puisqu’elles n’ont pas de clients mais des adhérents, pas d’actionnaires mais des administrateurs ces mutuelles terrains de jeux traditionnel des élus socialistes en mal de revenus facilement gagnés (On se souvient de la MNEF …).

    • Mutuelles, association à but non lucratif, ONG…

      « Couvrez ce bénéfice, que je ne saurais voir. Par de pareils objets, les âmes sont blessées, Et cela fait venir de coupables pensées. »

      • N’oubliez surtout pas les « Fondations », technique en expansion, derrière lesquelles on trouve des « Milliardaires », et aussi de plus modestes comme celles de Hulot etc .

    • Et des intéressements financiers pour les employés…non pas sur les bénéfices (terme honni et interdit pour ces associations loi 1901) …mais sur « résultats » !

    • Cahuzac, Strauss-Kahn, Baupin c’était les politiques du « camp du bien » qui se pissent dessus. La presse du « camp du bien » ne pouvait pas être en reste.

      Cela montre que pour les politiques ou les journalistes, le « camp du bien » n’est pas une vocation mais un fond de commerce.

      Pour les petits, les anonymes, les jeunes, le bien et le mal a encore un sens. Probablement car ils croient au mirage de ces politiques et de cette presse. Et bien non : les politiciens de droite, gauche ou extrême n’importe quoi sont tous les mêmes. Et les journalistes ne valent pas mieux. Ces gens ont décidé de faire carrière pour avoir le pouvoir – et par tous les moyens, et surtout pas le « bien ».

    • Merci, ces choses doivent être rappelées. Curieusement aucun journaleux ne s’est penché sur les mutuelles de Bretagne, La composition du conseil d’administration a l’époque des manœuvres illégales de Ferrand. Socialos ? Franc Mac ? qui ont fermes les yeux sur l’intérêt de l’entreprise et les règles la régissant. Il y a prescription bien sur, Mais la culture générale des citoyens est l’avenir de la démocratie.

    • Où encore de René Teulade à la tête de la Mutuelle Retraite de la Fonction Publique qui se servait dans la caisse!

  • La ligue du LoL n’est jamais qu’un sous-groupe de la Presse du LoL !

  • Bel article. Merci.

  • Ce que je trouve dangereux, c’est le contrôle social exacerbé et les cris d’orfraie dès que l’on touche à un poil d’un être incapable de s’assumer ou même de se railler, voire de réagir sans une pétition ou un #.

  • Merci pour cet excellent article nécessaire sur ce sujet d’actualité.

  • Cette ligue a bien m*rdé. Des gens du microcosme médiatique parisien avec un réel pouvoir de nuisance selon moi.
    Mais qu’ils soient d’un camp ou d’un autre, au final, comme le dit l’article, il y a autant de mauvaises personnes dans les deux camps; donc par extension aussi dans le camp libertarien. Logique, on est tous humains (sauf les lézards qui contrôlent le monde)

  • Tout ça c’est juste la même chose que le mur des cons dans une salle de repos d’un tribunal.
    SO WHAT !
    Tout espace privé est justement fait pour cela. Et quand bien même quelqu’un trouve que c’est trop pour son petit ego meurtris, il en sort et puis ça va. Et si au bout du compte tout le monde se barre de tel communauté parce que cela devient lourd du fait d’un fada qui pousse le bouchon au delà du raisonnable, eh bien il finit tout seul. Et cela s’arrête là.
    C’est toujours le même principe qui est à l’oeuvre, en économie comme en relation sociale, une sorte de loi de l’offre et de la demande qui trouve son équilibre dans la mesure de ce qui est acceptable.
    Il n’y a pas de quoi en faire un fromage.
    Maintenant, je suis d’accord avec H16, on nage en pleine cahuzaquerie.
    Cela ferait bien le fromage d’un Molière avec de quoi nous repondre un Tartuffe 2!
    Serviteur!

  • Ils sont surtout prêts à toutes les bassesses pour sauver leur emploi, il y en a un qui survit déjà chez Slate et devient un promoteur du langage inclusif…

  • J’espère pour ses abrutis (celui qui se fait prendre est, par définition, un abrutis) qu’ils n’avaient pas de crédits immobiliers en cours … Engagés dans le « Camp du Bien », maintenant qu’ils puent le souffre, ça va être compliqué de gagner sa vie ailleurs que chez McDo …

  • Ça fait plaisir quand même que ces gens se libèrent du carcans de la pensée divine,ils sont enfin eux même comme pour ces juges du mur des cons ,la France est en train de se liberer de la gauche menteuse , même macron se libére en parlant vrai…ment a côté de ses pompes de luxe LoL

  • y a des types qui ont été méchants avec des femmes sur un réseau social..

    ce qui signifie qu’ils ont juste écrit et rendu plus ou moins public des propos qu’ils avaient l(habitude de tenir en privé…

    certes odieux sans doute…

    et je ne dois pas n’en avoir rien à foutre…
    ce ne sont pas les m^me qui tentent de m’expliquer au leur opinion vaut mieux que la mienne?
    et qui me traitent de nazi car..je n’en ai rien à foutre?

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