Vieillissement, retraites et immigration : les leçons du Japon

La France est en pleine consultation pour une refonte de son système de retraites. Au lieu de brandir « les droits acquis », il vaudrait mieux regarder la situation en face et choisir entre travailler plus longtemps, et accueillir davantage d’immigrants.

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Vieillissement, retraites et immigration : les leçons du Japon

Publié le 24 novembre 2018
- A +

Par Yves Montenay.

Le 4 novembre, je publiais l’article La retraite : droit ou privilège ? qui comprenait 2 points essentiels :

  • le droit à la retraite a beau être juridiquement solide, il ne pourra donner QUE le niveau de pension qui sera matériellement possible,
  • et ce « matériellement possible » suppose qu’il y ait les adultes nécessaires pour que les retraités puissent vivre normalement : j’avais symboliquement précisé « suffisamment de médecins, d’infirmières, de boulangers et de réparateurs d’ascenseurs ».

Les professionnels compétents, comme les démographes, les experts de certaines compagnies d’assurances, de mutuelles ou de gestionnaires de maisons de retraite ont parfaitement compris cette évidence, mais le grand public a été choqué : « un droit est un droit », « un avantage acquis est intouchable ». Et les injures n’ont pas tardé.

D’où le présent article : le plus simple est de voir ce qui se passe ailleurs, et j’ai choisi comme exemple le pays qui a le plus d’avance et d’expérience dans ces domaines, le Japon. Ce pays a en effet le même problème que nous depuis longtemps, et de manière bien plus aiguë, et il est intéressant de voir comment les pouvoirs publics et la population ont réagi.

Un pays qui vieillit depuis longtemps

Le premier ministre Shinzo Abe vient de rappeler que le vieillissement de la société japonaise s’accélère avec la chute des naissances :

  • Il y a chaque année 400 000 décès de plus que de naissances
  • 28 % de la population a plus de 65 ans contre 15 % États-Unis,
  • il y a 70 000 centenaires.

Cela est dû à la combinaison de la chute des naissances, 1,4 enfant par femme et de l’augmentation de l’espérance de vie, qui, avec 84 ans, est la plus élevée du monde.

L’État-providence, largement consacré aux retraites, est financé par l’endettement. La dette est maintenant de 250 % du Produit National Brut (PNB).

C’est l’aspect financier, mais comme exposé dans mon article précédent, se polariser sur les finances cache le problème concret : il n’y a plus assez de personnes au travail pour faire tourner l’économie, et en particulier pour s’occuper des vieux.

Il y a 1,6 offre d’emploi par demande et la population active diminue de 700 à 800 000 personnes par an !

Tout a été essayé : le travail des femmes, les robots et maintenant le recul de l’âge de départ. Sauf…

Il faut donc trouver de nouveaux actifs. Tout a été essayé.

  • La première idée a été de favoriser le travail des femmes, qui étaient traditionnellement professionnellement brimées et s’arrêtaient souvent après le mariage ou le premier (et souvent le seul) enfant. Sous la pression du gouvernement, les grandes entreprises doivent apporter la preuve d’une promotion normale des femmes, et les crèches publiques ou d’entreprise se multiplient.
  • Le plus efficace est d’augmenter l’âge du départ à la retraite. Le gouvernement vient de décider de passer celui des fonctionnaires de 60 à 65 ans et fait pression sur les entreprises pour qu’elles fassent de même. Ceux que la règle actuelle a fait partir à 60 ans sont recherchés et réembauchés. On prévoit d’augmenter la retraite de ceux qui choisiront de partir plus tard, et de supprimer le plafonnement du cumul salaire-retraite. Cela s’est déjà fait en partie spontanément : 12 % des employés japonais ont plus de 65 ans, contre pratiquement zéro en France, et 23 % les plus de 65 ans travaillent.
  • Et bien sûr on multiplie les robots, non seulement dans l’industrie mais aussi pour aider les personnes âgées à domicile, puisqu’il n’y a pas assez d’enfants pour s’occuper des parents. Un actif de 40 ans, lorsqu’il est enfant unique, ce qui est fréquent, a 4 grands-parents et un ou plusieurs arrière-grands-parents… il s’y ajoute bien sûr ses un ou deux enfants. Que l’on parle argent (cotisation ou épargne) ou prestations en nature (garde, soins…), cela fait beaucoup pour un couple. Et, comme dit plus haut, on demande en plus à la femme de reprendre son travail !

Un refus de l’immigration qui n’est plus tenable

Mathématiquement il faudrait donc faire appel à l’immigration alors que 2 % seulement de la main-d’œuvre est née à l’étranger contre 17 % aux États-Unis.

Mais c’était jusqu’à présent tabou au Japon, fier de son unité culturelle et, pour parler franchement, profondément xénophobe.

Y compris, dit-on, pour éliminer Carlos Ghosn, cet étranger dénoncé par ses propres employés à la justice japonaise sans prévenir l’actionnaire principal, Renault, d’une enquête interne à son sujet. Je ne préjuge bien sûr pas du fond de l’affaire. C’est la façon dont elle est apparue qui a jeté un froid dans les milieux internationaux.

Mais l’évolution démographique est maintenant si avancée, avec la diminution programmée du nombre de d’actifs et de parents, que le gouvernement vient d’ouvrir cette soupape.

Très prudemment pour l’instant, jugez-en. L’Assemblée nationale examine actuellement la proposition du Premier ministre de donner des contrats de 5 ans au plus à 145 000 travailleurs étrangers, qui n’auraient pas le droit de venir en famille et qui passeront un examen sur leur niveau de japonais.

« Trop peu, trop tard » ?

Ce n’est évidemment rien par rapport aux centaines de milliers d’actifs qui disparaissent chaque année.

Aller plus loin bouleverserait, dit-on, la société japonaise, d’autant qu’elle est âgée et se défendrait mal contre des remous venus de l’extérieur.

Je rappelle que le pays relativement voisin capable d’offrir des contingents importants d’immigrés est lIndonésie musulmane, et, loin derrière, les Philippines catholiques, mais dont les habitants sont demandés dans le monde entier.

Il aurait mieux valu commencer 20 ans plus tôt comme l’indiquait la démographie. L’intégration ou l’assimilation aurait été plus facile au milieu d’un plus grand nombre d’actifs.

La situation française est heureusement moins dramatique.

Mais celle de l’Allemagne, de l’Italie et de bien d’autres de nos voisins ressemblera bientôt à celle du Japon, ce qui nous impactera : nous serons un jour contraints, directement ou indirectement, de contribuer aux retraites de l’ensemble de l’Europe ou, ce qui revient au même, de partager leur futur marasme.

Les leçons pour la France et l’Europe

On comprend mieux l’ouverture aux Syriens d’Angela Merkel, qui n’est pas seulement due à ce qu’elle est fille de pasteur.

L’éloignement religieux et même scolaire (pas le même alphabet par exemple) avec les Allemands est un peu analogue à celui entre Indonésiens et Japonais.

Le travail d’accueil nécessaire est donc considérable et parfois difficile. Matériellement d’abord : apprendre la langue et telle ou telle spécialité professionnelle côté migrants, offrir les personnes nécessaires côté allemand. Psychologiquement également. Les Allemands s’y sont mis et 30 % des réfugiés récents travailleraient déjà.

La France est en pleine consultation pour une refonte de son système de retraites. Au lieu de brandir « les droits acquis », il vaudrait mieux regarder la situation en face et probablement choisir entre travailler plus longtemps, et accueillir davantage d’immigrants tout en se méfiant tout à la fois de l’angélisme et du rejet.

Et accueillir signifie aussi former et faire travailler. Ce dernier point est l’objet de tabous :  levée des interdictions qui poussent au chapardage et aux trafics, « smic d’insertion », tutorat… Et, en face, le strict respect de la loi, comme ordonné par TOUTES les religions, quoiqu’en disent les ignorants des deux bords.

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  • accueillir des migrants…..ouiiiii , bien sur , la bonne idée que voilà ….avant d’en arriver là , je préconise de mettre au travail les millions de chômeurs que nous avons en France ; on pourrait aussi enrayer le trafic de drogue pour couper les vivres aux dealers et les inciter à travailler après les avoir former plutôt que de vivre d’alloc en tout genre et de délinquance ; on peut reculer l’âge de la retraite pour les métiers les moins pénibles ……il y a beaucoup d’options , il suffit d’avoir un gouvernement qui a les c……s pour mettre ça en place ;

    • @ véra
      OK! Je comprends bien que la France (comme le Japon) veuille conserver sa franchitude (comme dirait Ségolène). Mais bon! Il faut bien faire avec la globalisation et la mondialisation!… Ce qui est assez contraire avec votre préférence nationaliste pour vos chômeurs français.
      J’ai travaillé en France et y ai payé (bonbon!) mes cotisations sociales, à une période (pas longtemps: le prélèvement administratif étant exagéré): j’y touche donc une modeste pension de retraite même si je n’ai jamais été Français! C’est la règle (que la France a signé comme toutes les autres) dans l’Union Européenne.
      Sinon, dans mon pays, +/- 50% de la population est « étrangère » et cela ne pose pas trop de problèmes!
      Quant à la drogue, je ne connais aucun pays qui ait résolu tous les problèmes!

      • ça ne pose pas trop de problème car parmi ces 48 % de la population « étrangère », il y a 16 % de portugais, 8 % de français, les deux plus gros contingents (wiki). dommage que l’article ne détaille pas plus les autres étrangers (des allemands, des belges ?…).
        en revanche, le paragraphe de la religion permet d’expliquer bien des choses : 70 % de chrétiens, 27 % sans affiliation religieuse… 2 % de mahométans.
        ce ne sont pas les étrangers en général qui posent problème, mais certains étrangers en particulier.

        • Très juste. On parle du refus de la Pologne d’accepter les quotas de migrants que Bruxelles tentent d’imposer. Mais c’est faux car il y a 1,5 million de migrants Ukrainiens en Pologne qui ont fuit les Russes dans la zone est, et ceux venus y chercher du travail. De plus ce pays accueille tous les migrants chrétiens du Moyen-orient. Ce sont les musulmans qu’il refuse!

    • Les dealers font partie du circuit économique et puisqu’il est HT bien plus efficace que le commerce classique !

  • Bonjour
    Comme toujours, il ne faut pas penser immigration dans un état providence, mais dans un système libéral.
    Quand on dit; On veut pas payer pour les étrangers, en faite le pb c’est plutôt le niveau de redistribution délirant en France qui est problématique. Dans un systeme libéral, il n’y a pas d’allocation diverse, soins gratuits et autres écoles gratuites. Un étranger travaille et sinon repart. Pour ce qui est la délinquance un état régalien fort, efficace, irait mettre les délinquants à leur place; en prison. Quant à la culture, ma voisine peut bien se balader en burqa, cela m’est indifférent, si un état de droit est respecté.
    PS Quant à l’article, il est quand même constructiviste. Laissons la société s’organisée d’elle même sans prise en charge des migrants top-down.

    • @ gillib

      Il y a un paradoxe dans votre commentaire: dans un système libéral, on ne parle pas trop d’un état fort (ni trop autoritaire)!

    • En france l’immigration « travail » atteint péniblement les 7%, conséquence du regroupement familial ,associé une politique de croissance par la consommation , consommation solvabilisée par les aides sociales basés sur les prelevement obligatoires..
      Le systeme social français est incompatible avec l’immigration de populations pauvres.
      Les enfants de la deuxième generation adhérent peu au systeme républicain , englués dans des « cultures » religieuses et familiales
      qui fabriquent leur exclusion ..
      Si l’immigration semble résoudre le probleme numerique de remplacement des générations , restent les problèmes sociaux induits par ces facteurs et qui sont a l’origine de la chute de la chancelière allemande.;
      Remplacer les générations par l’immigration très bien a condition
      d’un niveau de compatibilité sociale minimum.
      Les GVT européens montrent le probleme, nié au nom d’un humanisme affiché mais qui ne se partage pas dans les chaumières.
      Le resultat : le populisme décrié au nom de valeurs auxquelles les peuples n’adhèrent plus, est porté au pouvoir.;
      peut on les en blâmer?

    • Ah!!
      Pour moi une école gratuite « FORTE » (tout le contraire de ce que nous avons) fait partie des missions régaliennes de l’Etat, tout comme former (linguistiquement entre autre) les migrants que la France accueille!! Pour la Burqa, je n’en veux pas!!! Le voile passe encore mais la Burqa est une insulte!

      • non pour moi l’instruction ne fait pas partie des missions régaliennes
        quand a l’éducation c’est aux parents de la faire

      •  » la Burqa, je n’en veux pas!!! Le voile passe encore mais la Burqa est une insulte!  »

        En attendant toutes ces politiques qui visent à interdire le port de la burqa sont du grand n’importe quoi. On veut juste cacher la merde au chat par la facilité en s’en prenant seulement aux conséquences plutôt qu’aux causes. Comme de laisser des quartiers de banlieue devenir des zones de non droit où la pègre fait sa loi et où les islamistes imposent leur charria.

        • Mais justement la burqa est le symbole visible du refus des lois et des coutumes françaises, et de l’intention d’imposer en France les leurs! Vous devriez réfléchir avant d’écrire!

          • La burqa est le symbole de rien du tout, et c’est vous qui y mettez des intentions fallacieuses. Foutons la paix aux musulmans, ils nous foutrons la paix en retour. Je pense que la plupart ne veulent que vivre en paix en famille, avec leur tradition.

          • @ Virgile,

            Pour vous tous coupable jusqu’à preuve du contraire. Qui vous permet d’affirmer que porter la burqa est forcement synonyme de non respect des lois et d’imposer sa religion aux autres? Quand aux coutumes, chacun devraient pourvoir être libre de choisir ses propres coutumes même si elles ne correspondent pas au standard de la région.

            Vous pestez sans arrêt contre les socialistes, mais finalement vous êtes comme eux. Un bon collectiviste qui veux que tout le monde pratiques les mêmes coutumes, d’imposer la pratique des religions seulement celles qui vous conviennent et d’imposer pour tout le monde les mêmes tenues vestimentaire selon vos critères.

  • L’expansion de la population ne peut pas être le but d’une société , ça n’a pas de sens..surtout dans notre société aux millions de chômeurs et d’assistés.
    Le Japon , il ne faut pas l’oublier est une île , espace limite donc population limitée.

  • il manque une reflexion sur la robotisation .
    lorsque les Autoroutes ont été cédé à des concessions pour les gérer… La 1ére methode a été de suprimer 35 % du personnels a l’issue du degraissage du personnels ont fait des bénéfices a 2 chiffres..Nous ne pouvons pas continuer dans ce sens là..marché du travail faible , croissance pratiquement nul , salaires tirer vers le bas ….nous avons un probleme économique , si l’on ne peut vivre de son travail et consommer . Vous créer la fallite du système… Je ne suis pas contre l’immigration mais qu’elle soit choisi suivant les besoins du pays .. quand à ceux qui viennent que dans le seul but de profiter .. dehors ils n’ont pas leurs places ici…vérifier le protocole de l’immigration du Canada , Australie !!!
    la reflexion si l’humain est remplacé par la robotisation , celle ci doit etre compensé par les charges Sécurité Sociale .caisse de retraite etc…Sinon nous Aurons 2 figures dans notre société soit une personne travaille
    et l’autre fera quoi ? ..Il ne faut pas rêver les pays dont la main d’œuvre la moins et qu’ils ne peuvent consommer , ils seront obliger d’augmenter leurs salaires comme cela se passe en Chine …

    • Bonjour Lou 17
      La robotisation permet des gains de productivité qui est bénéfique pour tous. Je comprends les salariés qui ont perdu leur travail d’autant que le chômage est important en France. Mais le chômage n’est pas dû aux robots mais plutôt à l’état providence. Baissons les impôts et le chômage disparaitra.
      PS Si les autoroutes ont supprimé 35% du personnel, peut-être qu’il y avait 35% de personnel en trop?
      PS’ Travailler dans un station de péage à respirer des gaz d’échappement tout la journée, c’est peut-être mieux de mettre un robot?

    • La robotisation pour expliquer le chômage…
      J’imagine que les économies des pays d’Europe qui sont en situation de quasi plein emploi comme l’Allemagne (3,5%) ou le Royaume Uni (4%) ne sont pas robotisées…

      • Ils le sont plus que la France!

      • Forcément, ils construisent leurs autoroutes avec de petites cuillères. On peut tous le constater de visu en se déplaçant…

        • Ca fait très longtemps que je ne suis pas retourné au Japon, mais j’avais constaté que pour les travaux de génie civil urbain, ça avait un petit côté administration française : 5 qui regardent, 1 qui dit ce qu’il faut faire, et 1 dans le trou à se démener, contractuel en stage probablement…

    • L’état a lourdement augmenté ses prélèvements sous formes de taxes. Donc réaction, les sociétés optimisent et finissent par dégraisser.

    • ils font du bénéfice à deux chiffre et enterrent l’argent bien sûr..

  • J’aurais aimé que vous abordiez le problème des retraites par le biais de la capitalisation individuelle. Bien sûr aussi que si l’espérance de vie augmente, comment ne pas allonger le moment du départ à la retraite, mais par définition les retraites par capitalisation laissent le choix.
    Quant au « vivre ensemble », c’est important – même si vous ne voulez pas aborder ce problème – d’avoir tous les mêmes valeurs. C’est sur que dans un Etat de droit, il importe de respecter la loi, mais les valeurs familiales inculquées dans le plus jeune âge est primordial aussi.
    Notre civilisation et son avancée par rapport à ceux qui n’ont pas les mêmes, s’est faite avec notre loi judéo-chrétienne, je n’en veux pour preuve que la relation tabou au mensonge, qui, ailleurs serait appelé « ruse ». Comment avancer dans notre société sans avoir confiance dans son voisin et là, cette relation fait toute la différence.
    Bien sur, on peut signer des contrats, mais encore faut-il pouvoir en faire respecter les règles par une Justice qui le fait de moins en moins, suite à des travers idéologiques d’appréciation.

    • Bonjour P Michon
      Le vivre ensemble.. justement c’est le pb de l’état providence qui CONTRAINT la population à vivre ensemble, à mettre tous en commun, à redistribuer le fruit de son travail d’une manière arbitraire. Dans un système libéral, l’état se contente de préserver la liberté de chacun. Chacun chez soi, le voisin ne vient pas vous dire de manger 5 fruits et légumes, ou bio, ou hallal.
      Ouvrez les yeux, l’état peut nous imposer ses caprices, pourquoi pas la charia ? Il en a les moyens.

      • Pour le moment, il tente d’imposer un écologistan…

        • Et bien oui, ceux qui sont pour un état qui intervient partout, qui donne des instruments liberticides à l’état, en pensant comme JLM imposer leur vision du monde, car c’est le bien, risque de se retrouver un jour en minorité et de se voir imposer des choses très désagréables. On peut avoir la dictature du prolétariat, ou une théocratie, ou le retour des colonels. F Mitterand parlait du coup d’état permanent, il aurait dû abolir la V° mais il s’y trouvait bien. Quand au second tour des présidentielles on se retrouvera avec JLM et MLP on sera dans la m.rde.

    • Pourquoi pas d’adhésion ou de réfutation sur ce post ?

    • Dans la décision individuelle pour sa retraite, il me semble qu’il y a en France une difficulté que je n’ai pas rencontrée en Asie, ni ailleurs : les gens sont rarement capables de faire en France un calcul de business. Dans les choix, le politiquement correct et le transfert du bébé à quelqu’un « qui sait » et auquel on puisse faire confiance — donc à l’état — prime, et de loin, sur tout autre critère. Et évidemment, l’état ne cherche pas à ce que ça change…

  • vous voulez pas dire le contraire?
    « Il y a chaque année 400 000 décès de plus que de naissances »

    d’ailleurs,
    si on pouvait m’éclairer sur ce sujet
    « La dette est maintenant de 250 % du Produit National Brut (PNB). »
    est-ce une cause ou solution à nos problèmes, j’arrive pas a trouver de source simple.

    • Cette dette est détenue par les japonais. Cela veut dire que les retraites sont socialisées par le biais de la dette. Un peu comme si un impôt spécial était levé pour financer les retraites.

  • Une drôle d’invention que la retraite, sûrement un truc de banquier comme les vacances, n’est ce pas idiot que de prendre des vacances alors qu’il existe déjà le weekend ?
    Faut changer tout cela et créer le congé maladie définitif..ainsi plus besoin de faire des économies pour sa retraite, a quoi bon être proprietaire et fini ces usines a gaz de retraites inégalitaires de vol en bande organisée des cotisations

  • Vous en voulez combien ?
    Nous étions 40’000’000 a ma naissance, nous sommes 67’000’000 aujourd’hui, et 80’000’000 en 2080…
    Pourquoi pas, après tout ?
    Mais pour en revenir au sujet, vous croyez vraiment que les retraites seront, grâce aux ‘mesures courageuses’ de nos énarques, d’un niveau confortable en 2080 ?

    citation :
     » Pour qu’une société vive, il faut que dans sa vie chaque citoyen produise en moyenne plus qu’il ne consomme, que le solde soit positif.
    Dans ce cas l’accroissement de la population, par naissance ou immigration, enrichit le pays car les vivants se suffisent économiquement à eux-mêmes et n’ont pas besoin de vivre au crochet d’un autrui qu’il faudrait faire venir ou empêcher de partir.

    Mais quand chaque nouveau citoyen contribue en moyenne négativement à la société en consommant plus qu’il ne produit, davantage de population ne fait qu’empirer les choses.
    Et pourtant moins de population ne peut pas sauver le pays ; au mieux cela retarde un peu l’inévitable chute : le pays mange son capital, et retournera à la barbarie une fois ce capital épuisé. « 

    • Bien sur, d’abord gérer le pays en motivant les « forces vives » à rester en France, pas s’expatrier !
      Tous les étudiants futurs entrepreneurs qui vont chercher fortune ailleurs, puis les retraités dont les faibles avoirs patrimoniaux sont trop taxés et enfin tous les capitalistes qui vont eux aussi émigrer vers des pays où ils seront mieux considérés.
      Ce sont vraiment des forces vives et ils s’en vont. Déjà, sans parler de la retraite, la France a tout faux. Combien de temps faudra-t-il pour que cela devienne évident pour le plus grand nombre et qu’une classe politique éclairée vienne au pouvoir ?

  • L’immigration de remplacement n’est pas une bonne réponse au problème de vieillissement de la population. La seule réponse valide est de favoriser la natalité de la population autochtone. Cela a déjà été fait après la deuxième guerre mondiale en France, et il y a eu un boom démographique. Les propagandistes de l’invasion migratoire, ne sont que des gauchistes qui travaillent pour le gros capitale totalitaire dont l’objectif est de réduire les peuples en esclavage.

    •  » Les propagandistes de l’invasion migratoire, ne sont que des gauchistes qui travaillent pour le gros capitale totalitaire dont l’objectif est de réduire les peuples en esclavage.  »

      Et ça c’est le gros cliché des xénophobes d’extrême droite qui chope de l’urticaire en entendant rien que le mot migrant. On peut-être très bien favorable à l’immigration notamment pour combler en partie le déficit de naissance et assurer en partie le taux d’actif pour assurer les retraites de demain sans pour autant être de gauche et d’être favorable à  » une invasion migratoire  » irresponsable.

      Les politiques qui visent à favoriser la natalité ne suffise pas non plus à combler le vieillissement de la population. La France qui a un taux de natalité l’un des plus élevé si ce n’est le plus élevé des pays industrialisés, reste toujours insuffisant pour combler le vieillissement de la population. La Suède qui a une politique familiale généreuse bien plus que la France a un taux de natalité plus faible que cette dernière.

      L’immigration comme le fait savoir l’auteur, n’est pas la solution au problème de vieillissement de la population mais une des solutions parmi d’autres.

      • Vous oubliez qu’il y a 7 millions de gens sans emploi à temps plein et une armée de fonctionnaires qui glandent car on on embauche 2 pour faire le travail d’un seul. En remettant l’économie sur les rails de la croissance le pays ne manque pas de main d’oeuvre, contrairement à ce que vous affirmez!
        Pour votre information: Tokyo 9 millions d’habitants 13.000 fonctionnaires municipaux. Paris 2,2 millions, mais 54.000 fonctionnaires!

        •  » En remettant l’économie sur les rails de la croissance le pays ne manque pas de main d’oeuvre  »

          C’est justement quand l’économie va bien avec un quasi plein emploi que souvent la main d’oeuvre manque. En Suisse avec un taux de chômage à 2,8% beaucoup de secteurs sont en manque de mains d’oeuvre qualifiées ce qui obligent les employeurs à recruter de la main d’oeuvre étrangère notamment les frontaliers.

          Dans vos 7 millions de sans emploi en France; beaucoup ne trouvent pas de travail car ils n’ont pas de qualification. Et c’est aussi un problème pour beaucoup d’entreprises en France qui ne trouvent pas d’emplois qualifiés malgré que le chômage est élevé.

  • L’immigration n’est aucunement un problème, et je rejoins le commentaire de @gillib, le problème ce sont les aides sociales. A tous ceux qui sont contre l’immigration, supprimez les aides sociales , supprimez les avantages en nature financés par les autres (cmu, tarif social élec, logements sociaux etc…) et vous verrez comme par hasard l’immigration se réguler d’elle même. Vous verrez des gens motivés pour travailler et respectueux de notre culture venir chez nous. A contrario, tous les parasites, certaines catégories de cultures incompatible avec la notre devraient rapidement retourner chez eux ou être condamnés a vivre comme des rats.

    •  » certaines catégories de cultures incompatible avec la notre devraient rapidement retourner chez eux  »

      Si je suis d’accord avec l’ensemble de votre commentaire; mais en quoi leurs cultures devraient obligatoirement être compatible avec la nôtre du moment que ces personnes respectent nos lois et n’essaient pas de l’imposer aux autres?

      • Mais c’est bien ce que erima dit. Vous sortez une phrase de son contexte pour stigmatiser. Ce n’est pas une méthode libérale mais de gauche!

        • Si l’incompatibilité est un problème pour le bon fonctionnement des sociétés occidentales on pourrait pendant que vous y êtes interdire tout les partis politiques dont l’idéologie est incompatibles avec les valeurs libérales. Idem pour interdire la liberté d’expression si elle n’est pas compatible pour ces mêmes valeurs.

    • « L’immigration n’est aucunement un problème, et je rejoins le commentaire de @gillib, le problème ce sont les aides sociales [..] »


      @erima : Le problème ce sont effectivement les aides sociales (Elles dispensent les gens de l’obligation de faire leur maximum pour survivre par leurs propres moyens, elles incitent les gens à vivre sur le dos des autres, et elles rendent les gens de plus en plus capricieux.)
      MAIS AUSSI les réglementations (exemples : Code du travail, salaire minimum) qui mettent des battons dans les roues des gens honnêtes, en les empêchant de bosser ou d’embaucher.
      MAIS AUSSI les lois politiquement correctes (et les assos subventionnées) qui suppriment la liberté de critiquer les immigrés ou fils d’immigrés et de les discriminer.
      MAIS AUSSI la propriété publique. Exemple : les rues appartiennent à tout le monde, même aux personnes jugées indésirables. Du coup, c’est illégitime de discriminer ces personnes. Si au contraire les rues appartenaient à des propriétaires privés, cela serait parfaitement légitime pour ces propriétaires ou corpropriétaires de discriminer les personnes qu’ils jugent indésirables.

  • Je suis assez étonné que vous ne sembliez pas envisager que les robots et l’IA vont, rapidement, diminuer la quantité de travail des humains et qu’en conséquence, je ne vois pas pourquoi nous aurions besoin d’immigrants ?
    Mais si l’on a besoin d’immigrants, ne peut-on choisir une partie de nos immigrants, comme le font le Canada et les USA par exemple (connaissances ou capital disponible ?), ne serait ce que pour rééquilibrer nos populations ?

    •  » Je suis assez étonné que vous ne sembliez pas envisager que les robots et l’IA vont, rapidement, diminuer la quantité de travail des humains  »

      Une vieille rengaine qui date de deux siècles. Déjà aux 19ème siècle il y avait cette polémique des machines qui remplaçaient les ouvriers. dans votre remarque vous omettez l’innovation qui créeront demain des métiers qui n’existent pas encore. C’est ce qui s’est passé depuis la révolution industriel. Des métiers ont disparu pour être remplacé par de nouveaux. Des emplois furent détruit par l’automatisation mais l’innovation est passé par -là. Si la robotisation était un problème pour l’emploi les effets négatifs se ferait déjà sentir sur les taux de chômage partout en occident. Et pourtant c’est pas le cas pour de nombreux pays comme la Suisse l’Allemagne, les USA ou l’Autriche qui ont un un quasi plein emploi..

  • Encore un auteur qui n’a toujours pas compris que nous avons 7 millions de personnes sans travail pérenne? Il vaut mieux faire en sorte qu’ils en obtiennent un plutôt que recourir à l’immigration qui en augmentera le nombre!

  • «  » »et accueillir davantage d’immigrants tout en se méfiant tout à la fois de l’angélisme et du rejet. » » »

    La lecture de Y.Monteray serait plus acceptable s’il arrêtait de vouloir se placer au milieu de l’angélisme et du rejet. Depuis, 40ans, nous vivons à l’Ouest dans une politique angélique de l’immigration. La politique du rejet que critique Monteray n’existe virtuellement pas, et les quelques velléités n’existent que depuis quelques mois (US, Italie, Pologne, Hongrie…) soit trop juste pour avoir quelque effet.
    En fait, YM devrait surtout critiquer la politique angélique, plutôt que de nous faire croire que ses propositions s’opposent à une imaginaire politique du rejet en place !

    Sa proposition du visa francophone en est un bel exemple : C’est plutôt ce qu’a fait la Pologne en accueillant les Ukrainiens au lieu du tout venant. Or une telle proposition serait retoquée par les juges et l’UE ! La France n’ayant plus de souveraineté face aux traités, elle ne pourrait pas défendre sa particularité linguistique.

    YM semble décrire l’angélisme comme le refus d’appliquer les lois. Et le rejet comme l’interdiction de l’immigration. Le juste milieu serait donc d’appliquer les lois ET d’accueillir.

    Génial.

    Sauf que j’aimerais savoir par quoi il faut commencer : appliquer les lois ? supprimer la législation sociale française ? accueillir à bras ouvert et à fond perdu ?
    Car si les lois ont fini par ne plus être appliquées, je doute que le reste finisse par réussir.

  • Bonjour,
    Encore une fois, pas d’équilibre quel qu’il soit sans responsabilité individuelle. Donc immigration ou pas, ce sera le mur, inévitable, incontournable. D’ailleurs le pare-choc de la France est en cours de déformation, signe que nos « élites » devraient garder leurs leçons de moraline bien au chaud dans leur cervelle vide.

    Expliquez donc pour quelle raison il faudrait déplacer des populations, alors qu’elles peuvent très bien travailler chez elles ce qui nous coûterait moins cher, puisque pondre des mômes cela pollue, alors les importer cela polluera autant. Que les machines aillent aux populations du tiers-monde, notre mission étant de garder du savoir-faire pour pouvoir exporter.
    Cela ne pourra se faire qu’avec de la liberté d’entreprendre et pas avec de nouveaux impôts comme cela se passe en ce moment.

    • Encore un point important : on nous chante que les robots vont prendre tous les emplois, qu’il n’y aura rien à faire. Dans cette hypothèse, que feront les migrants ❓ Casser les robots ❓

      Quelqu’un nous raconte des sornette. Qui ❓

  • Merci à Yves Montenay de traiter, comme toujours, avec autant de compétence et de clarté le cas du Japon, sujet qui semble ne pas intéresser les lecteurs qui se sont exprimés jusqu’à présent puisqu’ils ne parlent que de l’autre volet du sujet, à savoir la réflexion sur le cas de la France.

    Pour revenir au Japon, la question de l’immigration devient de plus en plus impossible à cacher en raison de la situation démographique que l’article expose fort bien. J’écris « cacher » car il y a déjà une immigration au Japon mais elle est à moitié niée… comme tout ce qui gêne dans un pays dont les autorités ne firent pas apparaître pendant des décennies sur les plans de Tokyo le nom du quartier de San’ya parce que c’était une sorte d’inavouables « bas-fonds » …

    Cette immigration « cachée » est essentiellement composée de :
    – « Coréens », dont une bonne partie sont des descendants de Coréens qui étaient venus, de gré ou de force, au Japon avant la dernière guerre, à l’époque où la Corée était une possession japonaise : deux, voire trois générations après, leurs descendants ne sont toujours pas assimilés bien que parlant japonais et généralement pas le coréen et vivant comme les Japonais…
    – Chinois qui, comme les autres immigrés, exercent d’abord les métiers – que ne veulent pas pratiquer les Japonais – appelés « les 3 K » : « Kiken » (dangereux), « Kitanai » (sales) et « Kitsui » (stressants) ; ils le font encore souvent dans des conditions précaires et clandestines, comme le montrait par exemple le beau film de Mitsuo Yanagimachi, « About Love, Tokyo » (1993) ;
    – pendant quelque temps essentiellement au cours des années 1990, il y eut une immigration iranienne au Japon : fréquentant régulièrement le pays, je m’en était ému auprès d’une amie japonaise, lui faisant observer à quel point les valeurs musulmanes (et non persanes) étaient incompatibles avec celles du Japon en ajoutant que le Japon devrait plutôt privilégier des Vietnamiens ou des Philippins, a priori plus « intégrables » ; je l’entends encore me répondre que « Tout ça, ce sont des « gaijin » [terme moyennement courtois pour dire étrangers, le terme correct étant « Gaikokujin »] : visiblement, au bout de 5 à 10 ans, les Japonais se sont rendus compte que, au sein de l’humanité non-japonaise – donc bien inférieure : la xénophobie, fût-elle courtoisement exprimée, étant bien enracinée dans cette nation -, il avait « gaijin » et « gaijin », certains posant visiblement plus problème que d’autres…

    20 à 30 ans plus tard, le Japon est au pied du mur, comme l’article le montre fort bien. Or, si les Japonais se sont (un peu) plus ouverts au monde, notamment parce que de plus en plus d’entre eux voyagent à titre individuel, qu’il y a chez un certain nombre d’entre eux une réelle curiosité, voire un intérêt ou une (grande) connaissance d’autres civilisations, il n’en reste pas moins que ce pays reste une sorte de « bloc compact » dans lequel il est très difficile de s’insérer et encore plus de s’intégrer : sous ses airs de pochade drolatique, les propos du livre d’Amélie Nothomb, « Stupeur et tremblements » (1999), reste fondamentalement valable. Sans parler de la langue japonaise dont l’apprentissage est difficile, je puis en témoigner.

    Le peuple japonais et son gouvernement sont-ils prêts à élaborer une « politique d’immigration maîtrisée » qui semble être devenue inévitable ? Leur atout est de ne pas être soumis aux diktats d’une autorité supranationale apatride et irresponsable comme l’UE et d’être une île encore assez isolée (mais quand même de plus en plus accessible à partir de la Chine) : ceci permet de définir souverainement des critères de sélection et ainsi éviter de faire venir des populations – en elles-mêmes évidemment aussi respectables que d’autres – mais porteuses de valeurs incompatibles avec celles de la civilisation japonaise : au risque de faire hurler les tenants de la bien-pensance, je vise en premier les musulmans, y compris les Indonésiens ou les Malaisiens qui sont en majorités moins « rigides » que d’autres peuples musulmans. Mieux vaut donner la priorité à d’autres peuples, en priorité des Asiatiques non musulmans, comme les Chinois, les Philippins et les Vietnamiens.

    Mais ce ne sera quand même pas facile car le Japon n’a pas l’expérience de la « fréquentation massive » de populations étrangères, à part la période 1900-1945 qui fut marquée par une accumulation d’atrocités, notamment vis-à-vis des Coréens (« femmes de réconfort », déportations en masse de travailleurs, politique d’éradication de la langue et de la civilisation coréennes), des Chinois (massacres massifs et multiples dont celui de Nankin est à présent un peu connu chez nous pour tant d’ignorés et de cyniquement niés, expériences médicales de l’Unité 731, etc.), des Philippines (atrocités de 1942 à 1944) ou des Vietnamiens (famines terribles dues au remplacement de rizières par des cultures pour l’industrie de guerre du Japon), etc. Bref, essentiellement au cours des années 1930 et 1940, les Japonais ont massacré pas moins de 30 millions de Philippins, Malais, Vietnamiens, Cambodgiens, Indonésiens et Birmans, dont au moins 23 millions étaient ethniquement chinois. On sait le parcours parfois cahoteux et malaisé des nations européennes en matière d’immigration, y compris celles qui eurent des empires coloniaux et donc une longue relation (et pas toujours hostile) avec des peuples très différents. Rien de cela pour le Japon, à part des expériences hostiles voire atroces (cf. supra).

    Ce pays arrivera-t-il à surmonter ses handicaps, et suffisamment et à temps pour pallier sa situation démographique catastrophique ? Selon une source japonaise, le Japon comptait 2 217 000 étrangers à la fin 2008, soit 1,74 % de la population totale, avec une augmentation de 50 % sur dix ans. Les Chinois représentent le groupe le plus important (30 %), avec 655 000 personnes, suivis des Coréens (589 000), Brésiliens (313 000), Philippins (211 000) et Péruviens (60 000). Ces personnes vont-elles s’intégrer et pouvoir devenir des Japonais au plein sens du terme ? La route sera longue quand on sait que des populations ethniquement japonaises, les « Burakumin » sont discriminées depuis des siècles et aujourd’hui encore parce que descendant de personnes qui exerçaient des professions jugées autrefois « impures » (gens du spectacle, bourreaux, croque-morts, équarrisseurs, bouchers, tanneurs, abatteurs d’animaux, etc.)

    NB : ce problème démographique se profile en Corée du Sud où l’intégration des Sino-Coréens et des quelques milliers de réfugiés de Corée du Nord est pour le moins compliquée… L’homogénéité ethnique et culturelle a longtemps constitué un atout pour ces pays ; mais, trop poussée, elle devient un handicap pour intégrer des immigrants dont ces pays ne peuvent plus éviter la nécessité.

    Loin de moi l’idée de vouloir donner des leçons, ce qui personne ne doit faire, même un spécialiste que je ne suis pas dans ces matières. Mais la complexité des situations et des enjeux doit faire réfléchir.

    • Bonjour liger
      Merci pour votre post, mais je n’ai jamais vu le problème d’une démographie faible dans un pays.
      C’est un pb pour le gouvernement; moins de citoyens, moins de contribuable, moins de pouvoir, mais d’un point de vue individuel, il y a des coté positifs avec un chômage inexistant, une pression foncière qui chute (à Tokyo le prix de l’immobilier est un pb), plus de coût scolaire, délinquance qui chute, etc..
      Vous voyez beaucoup de bonne choses.

      • je suis d’accord , les politiques natalistes sont incohérentes..
        si la planete est menacée c’est bien par l’augmentation des populations , rien d’autre..
        Il est ridicule d’encourager financièrement les gens a avoir plus d’enfants , favoriser donc la surpopulation et la surconsommation pour apres les contraindre consommer moins d’energie par exemple

      • @gilib : merci de votre commentaire

        Je ne suis ni économiste ni démographe et me bornerai donc à quelques réflexions sur les conséquences négatives de la dénatalité sans donner dans une « gérontophobie » quelconque :
        – moindre dynamisme scientifique, intellectuel et économique : en moyenne, les chercheurs et autres personnes à l’origine d’innovations, de créations d’entreprises, de manières innovantes de s’organiser, etc. sont jeunes, les moins de 40 ans y étant surreprésentés, sachant qu’un facteur objectif est le mode de fonctionnement du cerveau qui n’est pas le même selon l’âge ;
        – poids croissant des dépenses de santé reposant sur un nombre décroissant d’actifs, le recul de l’âge de la retraite ne paraissant pas suffire pour compenser ceci, d’autant plus que tout le monde ne peut pas travailler jusqu’à 70 ans, même dans un pays où l’état sanitaire de la population est remarquable ;
        – dans les pays qui cherchent à compenser en tout ou partie ce vieillissement par le recours à l’immigration, on sait les difficultés d’intégrer des populations dont les systèmes de valeurs sont nettement différents, voire opposés, à ceux des pays dans lesquels elles s’installent.

        Il sera intéressant de voir comment le Japon, puis d’autres pays connaissant la même situation (Corée, Taïwan, Allemagne, Suède) feront face à une situation inédite dans l’histoire de l’Humanité ; ceci doit d’ailleurs amener chacun – moi le premier – à faire preuve de beaucoup de prudence et de modestie dans les analyses et réflexions, quelle que soit ses convictions ou suppositions…

        Bonne soirée

        • D’abord, merci de votre témoignage.
          Sur la question du dynamisme, je ne pense pas que c’est en jouant sur la taille globale de la population qu’on augmente le nombre de personnes prenant des initiatives et construisant une force économique à la période de leur vie où elles sont efficaces. Le facteur primordial est à mon avis la proportion de la population prête, formée et motivée pour tenter l’aventure. Doubler, tripler, quadrupler cette proportion sont des objectifs parfaitement envisageables, tandis qu’ils sont dénués de sens quand on veut multiplier la population parmi laquelle les aventuriers vont se déclarer. Simplement, pour cela, il faut mettre en avant la réussite individuelle et en coopération, laisser profiter ceux qui réussissent des fruits de leur succès, et donner aux autres l’envie de les imiter plutôt que leur redistribuer une part de ces fruits, en leur faisant ainsi croire qu’on répare une injustice qui aurait fait réussir leur voisin plutôt qu’eux.

          • @MichelO : merci de votre réponse.
            Ce que vous proposez est effectivement indispensable mais je ne suis pas certain que cela suffise : il y a notamment la question de la conformation du cerveau et de son évolution avec l’âge. Je n’en dis pas plus n’ayant pas de connaissances médicales, étant seulement certain que c’est une vraie question.
            Une autre question se pose : chaque individu agit et décide logiquement d’abord en fonction de ses intérêts, quelle que soit sa part d’altruisme. Je ne formule pas de jugement de valeur, me bornant à rappeler un truisme. À ce compte, ne peut-on craindre que, consciemment ou inconsciemment, une population de plus en plus âgée donne moins d’importance à des investissements préparant l’avenir, ce qui aurait à terme des conséquences néfastes ?
            Encore une fois, j’en reste aux questions n’ayant pas les connaissances pour trancher avec l’autorité – fondée ou infondée – de certains… dont vous n’êtes pas.
            Bon dimanche !

        • Nous sommes d’accord, une natalité dynamique a des avantages.. et des inconvénients.
          Sortons d’une logique constructiviste, que l’état reste neutre, et arrête sa politique nataliste; supprimer les allocations familiales, supprimer le quotient familial dans les impôts et mettre une flat tax per capita, supprimer les ayants droits pour l’assurance maladie, supprimer la pension de réversion pour la veuve (veuf), faire payer la scolarité et les études supérieures etc.. Que les familles payent enfin le vrai prix.

          • @gillib : je suis d’accord avec votre première phrase, moins avec la suite.
            Comme vous le savez, un des arguments de la politique familiale est que les enfants paient directement ou indirectement la retraite des générations précédentes, y compris des personnes n’ayant pas d’enfant. Étant dans ce dernier cas, je me sens d’autant plus à l’aise pour défendre le principe d’une politique familiale quitte à discuter de ses modalités.

            • Attention je ne défend pas une politique anti nataliste comme les chinois en 90 avec des amendes au delà de 1 enfants, ni les politiques de stérilisation en Inde dans la même époque avec les effets positifs que l’on constate, au détriment de la liberté des couples d’avoir les enfants qu’ils désirent dans la limites de leur capacité.
              Une politique neutre, une non-intervention de l’état.
              Le problème de la retraite n’est pas un pb dans une société saine financièrement, sauf dans le cas de la retraite par répartition qui est basée sur la contrainte et un système de Ponzi toxique des le départ.

              • @gilib : je n’ai pas voulu caricaturer votre position, soyez-en assuré.

                Je me borne à dire que, directement ou indirectement, les retraites sont payées par le travail des générations suivantes ; dès lors, une politique familiale est équitable et correspond aux intérêts bien compris de tous les habitants du pays concerné.

                J’ai du mal à imaginer que les enfants des autres pays vont accepter de m’entretenir lorsque je ne pourrai plus travailler, même si je leur brandis à la figure mes certificats d’investissements : n’étant pas économiste, je ne vais pas outre… mais il faudra une argumentation bien construite pour me convaincre du contraire.

                Encore merci de votre courtoisie, laquelle contraste heureusement avec l’attitude de certains intervenants dans ce fil de discussion.

                Bonne soirée,

                • Vous pensez collectif, français vs étranger, pensez plutôt investisseur vs investisseur. Le libéralisme élargit le champ des possibles. Le collectivisme rétrécit les choix possible. En 1950 il y avait 100 millions porteur d’actions, en 2010 il y en 1 milliards. Il y a moins d’actifs franco-francais (retraite par répartition) mais on s’interdit de s’ouvrir au développement mondial qui caracole à 7-8% par an. Regardez le CAC 40 qui était à 6900 en 2000 il est à 4950 ce jour alors que le Dow Jones était à 10000 et est aujourd’hui à 25000. Et je ne parle pas du marché chinois ou du CHF.

                • Relisez Zola, T Raquin et Dr Pascal, tout le petit personnel avait des économies et des rentes SOLIDES. a cause du Franc or qui n’a pas connu d’inflation pendant un siècle. Sans parler du respect de la propriété privé, sans la SAFER et autre loi 1948.

                • Et je ne parle pas des impôts sur la fortune, impôts fonciers, impôts sur les travaux, impôt sur les plus value, travaux obligatoires, contrat léonin sur les fermages sur les locations etc…

  • Je ne pourrai pas répondre à tous les commentaires mais voici, pour commencer, un commentaire sur l’immigration française.

    Les « 7 % d’immigration de travail » correspondent à ceux qui entrent parce qu’ils sont demandés.

    Cela n’empêche pas qu’une partie des autres immigrants (regroupement familial, étudiants…)travaillent. Il suffit de regarder autour de soi et de poser des questions. Certes le chômage est plus important (mais loin d’être total) chez les jeunes, mais en général cela s’arrange au moment du mariage, les 2 étant très liés. C’est souvent la fiancée ou la sœur qui trouve un boulot à celui qui était au chômage, et donc en trafic ou chapardages

  • 2e réponse aux commentaires.

    Dire que la situation est bonne au Japon parce qu’il y a peu de chômage, peu d’étrangers et que le prix de l’immobilier baisse à Tokyo (et tombe à zéro dans beaucoup de petites villes, ruinant de nombreuses familles), c’est oublier les très nombreux vieux trop âgés pour travailler et n’ayant pas d’enfant (ou étant trop nombreux par enfant) et surtout ne trouvant pas d’adultes pour s’occuper d’eux

    • Bonjour Y Montenay
      Il n’y a pas de bonne solution, soit avoir bcp de jeunes au chômage et en déshérence, soit des vieux isolés.
      Il n’y a pas de bonne solution, alors le mieux c’est que l’état reste à sa place, laisse le marché agir, les gens libres de régir leur vie.
      Il n’y a pas d’intérêt général, il n’y a que des intérêts particuliers.

      PS Peut-être que la population japonaise se trouve très bien comme cela, mais votre article parle du point de vue des politiques (Shinzo Abe) et autres spécialistes. Personnellement je fait plus confiance au génie inventif des humains qu’à la médiocrité des politiques.

  • Le plus efficace est d’augmenter l’âge du départ à la retraite. Le gouvernement vient de décider de passer celui des fonctionnaires de 60 à 65 ans

    Dans un pays comme le Japon, ou la plupart travaillent jusqu’à 75 ans, c’est vraiment top phorrible…
    Et s’ils se mettaient à travailler jusqu’à 80 ans ❓ Pas de stress comme ponctionnaire, non ❓ Histoire de montrer l’exemple…
    À cet âge, on ne leur demande pas de tailler un crayon chaque seconde…. Un peu de respect envers les têtes blanches…

  • – Il est difficile de comprendre pourquoi il faudrait faire appel à l’immigration, au Japon comme en France ou ailleurs. Les japonais peuvent délocaliser ce qu’ils ne peuvent plus produire et engranger des royalties.
    – Il est économiquement plus pertinent de développer des emplois près des populations concernées que de déplacer des populations culturellement incompatibles.
    M. Montenay aime les immigrés, mais comment les fréquente-t-il ? (ses enfants sont-ils allés dans une école de « nique ta mère » ? Habite-t-il dans le 9-3 ?
    – Ces postures intellectuelles étayées par une analyse économique fondée sur une économie circulaire, dans laquelle le gâteau se partage, les emplois se partagent, si il n’y a pas assez de personnes pour prendre leur part d’emplois, il faut en trouver, cela ne tient pas la route économiquement.

  • Article minable qui explique pourquoi les “libéraux “ sont inaudibles. En quoi avoir plus de bras, qui plus est sans éducation et musulmans, est un gage de progrès pour un pays? Mao disait “une bouche, c’est deux bras”. C’est un peu ce que l’article vend. Productivisme stupide. Mieux vaut jouer sur la qualité de ses citoyens que la quantité. Que le Japon soit à 60 millions n’est pas un problème. Les Japonais seront plus riches per capita.
    Cette course à la masse humaine est destructrice, et le Japon l’a bien compris.
    Le problème n’est pas que le Japon ait moins de personnes, mais que le tiers monde croisse de façon exponentielle sans rien offrir à ses enfants. Seule la liberté d’entreprendre dans les pays pauvres réglera ce problème, ainsi qu’une amélioration du sort de la femme (études, travail et non une poule pondeuse en pays musulmans). L’immigration est un désastre culturel et économique pour les pays d’accueil comme pour les pays de départ.

    • MERCI POUR VOTRE QUALIFICATIFS D « MINABLE » ! RÉFLÉCHISSEZ UN PEU : CE N’EST PAS LES 60 MILLIONS QUI POSENT UN PROBLÈME, MAIS LE FAIT QUE CE SERONT EN MAJORITÉ DES VIEUX. LA PRODUCTION BAISSERA, ET IL NE RESTERONS PAS AUSSI RICHE « PER CAPITA ». ET SURTOUT, ENCORE UNE FOIS, CE N’EST PAS UNE QUESTION D’ARGENT MAIS DE MOYENS HUMAINS : ce que vous dites conduit à faire soigner et nourrir des centenaires par des nonagénaires !

      • Ils seront toujours riches car ils bénéficieront de la rente de leurs investissements, et par ailleurs leurs besoins auront diminué avec l’âge.

    • @niki ; il est regrettable que vous soyez aussi agressif et grossier (ex : « article minable »), surtout vis-à-vis d’une personne courtoise dont les articles sont toujours bien documentés et argumentés (ce qui n’implique pas qu’on doive être du même avis) dans un débat complexe. C’est une attitude détestable et indigne d’un débat qui peut être animé mais doit rester courtois.

  • Bonjour,

    Un point notable est que la dette japonaise, bien qu’énorme est détenue majoritairement par des japonais.
    Face au problème de vieillissement, il faudrait peut être penser à passer à un système par capitalisation plutôt que de rester sur de la répartition. Chacun économiserait pour sa propre retraite. Il n’y aurait plus de problème de manque d’actifs. De plus, le capital à fructifier pourrait être investit en grande partie dans de la dette du pays. La dette française serait alors détenu que par des français.
    Finalement la seule grande difficulté réside de le passage entre répartition et capitalisation. Il ne peut y avoir de transition brutale.

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