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Contrepoints à la Société du Mont Pèlerin

Publié le 5 octobre 2018
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Cette semaine, la rédaction de Contrepoints est présente à la réunion de la Société du Mont Pèlerin.

Une occasion unique pour plonger au cœur de la pensée libérale d’aujourd’hui, et pour approfondir les liens entre compétition, innovation et la poursuite du bonheur – le thème de l’édition 2018.

Frédéric Mas, présent sur place, travaille à extraire pour vous la substantifique moelle de ces interventions et rencontres. Il nous donnera un aperçu du foisonnement d’idées qui dure depuis trois jours maintenant à Gran Canaria, par une sélection de certaines interventions.

Vous pouvez trouver le programme détaillé de la semaine ici :

https://mps2018.es/program-full-description/

Dès le premier jour, l’importance de la liberté pour le progrès et de la croissance économique est au centre du débat. Les présentations d’Erik Beinhocker, Matt Ridley, Adam Martin, Viktor Vanberg, entre autres, nous rappellent qu’aussi bien en matière d’innovation technologique que d’institutions politiques, les meilleures idées émergent via l’expérimentation, la sélection du plus adapté par l’évolution, la coopération et la compétition de plusieurs cerveaux… pas par l’intelligence supérieure d’un architecte omniscient.

Écouter William Easterly, Marian Tupy, Adam Martin, entre autres, met en lumière l’importance de toujours choisir la liberté et la collaboration bottom-up à la coercition et l’interventionnisme, aussi bien pour accompagner le développement de pays et la recherche des meilleurs gouvernements que pour résoudre le problème de surpopulation. Enfin, l’optimisme est à l’honneur lors de la soirée, avec un entretien informel entre Matt Ridley et Peter Thiel.

Les interventions du deuxième jour tournent nos regards vers la culture et les liens sociaux. Avec Tara Smith, du Ayn Rand Institute, il s’agit de prendre conscience de l’importance du lien entre libertés intellectuelles (liberté de pensée, liberté d’expression) et libertés économiques. Plus tard dans la journée, c’est Deirdre McCloskey qui insiste sur l’importance des idées pour l’explosion de la croissance économique, et Virginia Postrel qui nous exhorte à nous intéresser aux liens entre économie et culture. Alain Bertaud et Sandy Ideka nous ont présenté ensuite le futur des villes, lieux de créativité par le désordre, mais aussi terrains de jeux des urbanistes et des planificateurs fous.

Et les prochains jours s’annoncent tout aussi prometteurs ! Ici, les plus grands penseurs du monde libéral se retrouvent pour partager leur amour de la liberté, pour confronter leurs idées et créer les idées de demain.

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  • Un ami très proche, né en 1940, a suivi les cours de N. Hayek à Freiburg im Breisgau dans les années 60.
    Je ne connaissais pas du tout, mais mon ami en avait tant parlé que le jour où j’ai découvert des oeuvres en français j’ai eu l’impression de l’avoir toujours connu.
    La citation préférée de mon ami :
     » Wir verdanken den Amerikanern eine große Bereicherung der Sprache durch den bezeichnenden Ausdruck weasel-word. So wie das kleine Raubtier, das auch wir Wiesel nennen, angeblich aus einem Ei allen Inhalt heraussaugen kann, ohne daß man dies nachher der leeren Schale anmerkt, so sind die Wiesel-Wörter jene, die, wenn man sie einem Wort hinzufügt, dieses Wort jedes Inhalts und jeder Bedeutung berauben. Ich glaube, das Wiesel-Wort par excellence ist das Wort sozial. Was es eigentlich heißt, weiß niemand. Wahr ist nur, daß eine soziale Marktwirtschaft keine Marktwirtschaft, ein sozialer Rechtsstaat kein Rechtsstaat, ein soziales Gewissen kein Gewissen, soziale Gerechtigkeit keine Gerechtigkeit – und ich fürchte auch, soziale Demokratie keine Demokratie ist.  »
    (Wissenschaft und Sozialismus)

    « Nous devons aux Américains un grand enrichissement de la langue avec l’expression significative  » mot-belette  » .
    De même que le petit prédateur peut prétendument aspirer tout son contenu dans un œuf, sans préciser par la suite que cette coquille est vide, les mots-belette sont ceux qui, ajoutés à un mot, le privent de tout contenu et de sens.
    Je pense que le mot-belette par excellence est le mot social . Personne ne sait ce que cela signifie vraiment. La vérité est qu’une économie sociale de marché n’est pas une économie de marché, un État de droit social n’est pas un État constitutionnel, une conscience sociale n’est pas une conscience, la justice sociale n’est pas la justice ;
    ainsi je crains aussi que la démocratie sociale ne soit pas une démocratie. « 

  • Je suis néo-libéral, très proche d’Hayek. Mais… j’ai deux interrogations : 7 mds d’individus sur la planète, tous consommateurs, produisent des monceaux de déchets. Comment un ultra-libéralisme, c’est-à-dire un libéralisme non borné par le politique, peut-il résoudre ce problème fondamental ?
    Deuxio : l’être humain étant par nature un prédateur en compétition avec l’autre (humain ou, plus largement, vivant) pour l’acquisition des ressources, comment tenter la régulation pour que la coopération l’emporte afin que les vivants ne s’écharpent pas ?

    • C’est simple : vos déchets, vous les gardez chez vous 🙂
      De cette manière, vous devrez faire l’effort de ne pas en produire.
      Et comme tout effort a un coût…

    • On ne peut séparer le libéralisme et l’état.
      Le libéralisme est une libre activité dans des règles garanties par l’état, mais non assurée par ce dernier; je m’explique:
      Dans le cadre automobile, l’obligation d’assurance, la détention du permis de conduire, le contrôle technique, la sécurité routière, certaines normes environnementales comme les catalyseurs ainsi que les taxes destinées à couvrir les frais de ces régulations sont nécessaires , et du rôle de l’état.
      Quelle assurance, quel garagiste, quel type de voiture ou de carburant, quel centre de contrôle doivent être des choix absolument libres, et toute mesure étatique spécifique pour fausser cette concurrence est injuste (bonus-malus selon le véhicule, taxes différenciées des carburants…)
      Une ville qui limite l’accès de certains véhicules a son centre n’est pas vraiment antilibérale, on ne peux taxer d’antilibérale la Californie qui a interdit l’essence plombée en 1970.

      Antilibérale par contre est la santé, où tout, de l’assurance aux soins (parcours santé), n’est pas simplement régulé, mais fourni par l’état.
      Il n’y a aucune alternative à la Sécu et, pour ceux qui financent, son corollaire l’urssaf !
      Et la médecine libérale ? A part quelques princes du Qatar qui payent de leur poche, c’est la sécu qui rembourse le principal alors ils suivent leur règles…

      Je me rappelle une histoire d’un gars qui voulait faire visiter sa ville aux touristes à bord d’un vélo ‘rickshaw’.
      Les taxis, tour-opérators et la ville le lui ont interdit pour défendre certains monopoles.
      C’est antilibéral.
      Le rôle de l’état (ou des autorités) est de demander au jeune entrepreneur un contrôle technique du vélo, une assurance pour protéger les personnes transportée, éventuellement un permis de conduire un autre véhicule terrestre pour attester de sa connaissance du code de la route, et roulez jeunesse !
      D’où l’intérêt de l’état dans le processus, comme garant des intérêts des clients et du pédaleur en cas de litige, et ce au moyen d’une justice libre et indépendante.
      L’état a donc toute sa place dans un système libéral tant qu’il y reste, à sa place…

      • Et qui va décider des limites de sa place? Vous sans doute?
        Non, l’état vous demande de voter, pas votre avis!
        L’état décide comme un grand garçon et vous, vous êtes prié d’obéir!
        La France n’étant rien moins que libérale, il y a des chances qu’on ne tienne pas compte de votre avis!

        • Ais je prononcé une seule fois le mot f-rance ?
          Et même sans le prononcer, tout mon argumentaire est à charge contre son système qui, comme le stalinisme, finira un jour (pas si lointain j’espère) !
          En tous cas, chaque année plus nombreux, nous y travaillons, aidés en cela par la déliquescence de l’état…

      • Pas d’accord. Liberté/Responsabilité.
        Si vous voulez la liberté vous devez assumer la responsabilité. Dans vos exemples on peut à chaque fois dire que l’Etat n’a pas à se mêler du business (le conducteur du vélo), mais devra se juger de manière sévère et impitoyable celui qui aura causé un accident par négligence.
        Pas de liberté / pas de responsabilité. On vit dans le confort de l’Etat-nounou qui nous laisse nous abrutir de drogues et de télé. Ainsi, notre société devient progressivement décadente, certains disent se « féminise », en ne laissant personne assumer ses actes. La France est aussi la championne de la création des petites entreprises, comme une forme de soupape pour ceux qui n’en peuvent plus de vivre en camisole.

        • C’est pas ce que j’ai dit.
          Ce n’est pas l’état qui doit juger; l’état doit garantir et financer l’existence d’un système judiciaire dont les ressources ne peuvent dépendre des affaires jugées.
          La justice seule tranchera le litige entre un entrepreneur et son client, le jugement sera forcément basé sur un code pénal.

          Ce qui me dérange, c’est qu’il y a ici et ailleurs bien trop de lois destinées à nous asservir, a justifier la coercition, à défendre la bureaucratie, pour les quelques qui règlent les litiges privés.

      • Bref, vous déclarez libéral ce qui vous arrange.

        PS 1 : pour info, je considère, moi, que le contrôle technique, dans sa forme actuelle, est du capitalisme de connivence ; cette obligation, n’est absolument pas fondée en terme de sécurité routière ; l’entretien du véhicule devrait être laissé à l’entier choix de son propriétaire, en liaison avec le concessionnaire.
        PS2 : l’interdiction d’accès aux centre-villes pour des véhicules, dûment homologués, est non seulement illibéral, mais également illégitime ; les normes d’homologation périodiquement durcies du point de vue environnemental, pour des véhicules dont le renouvellement continu permet une amélioration permanente de la qualité de l’air devraient suffire quand à l’irruption du régulateur étatique ; les interdictions d’accès constituent une sur-couche régulatrice destinées à aller « plus vite que la musique » et sont une entorse à la libre circulation ; c’est le rétablissement d’une forme d’octroi
        PS3 : ceinture de sécurité et casques obligatoires sont également des manifestations illibérales de l’Etat-nounou, ce machin qui a décidé de faire notre « bien » sans qu’on lui ait rien demandé.

        Etc…

        • Ce que vous rejetez, ce sont les contraintes françaises liées à ces mesures de sécurité.
          – Le contrôle technique existe ailleurs, mais par ex. le WOF en Nouvelle Zélande, pays sans fonctionnaires, concerne les freins, lumières, ceintures, pneus, essuie glaces, niveaux , rouille et ouverture des portes. (une trentaine de points)
          Le but est surtout de protéger votre vie et celle des autres.
          Quand aux habitants des centre villes, ils ont parfaitement le droit de refuser certaines formes de nuisances, le libéralisme n’est pas à sens unique, mais le fruit d’une négociation, méthode qui je vous l’accorde n’est plus d’actualité.
          Quand aux casques et aux ceintures, si les rendre obligatoires n’est pas libéral, une clause dans le contrat d’assurance est libérale, ainsi que les primes astronomiques qu’une assurance sera libre de vous demander pour garantir votre choix de rouler sans casque ou sans ceinture; ainsi que le refus d’indemnisation en cas de non respect pour ceux qui s’engagent à les porter en échange de primes moins onéreuses.
          Le libéralisme s’accompagne de nombreuses règles et de lois garantissant les interactions humaines, et si vous pensez vous affranchir de toutes les contraintes vous risquez d’être déçu…

    • L’homme est au moins tout autant coopérateur que prédateur. Ca n’est que quand la coopération échoue qu’il passe à la prédation. Donc la régulation doit viser d’abord à faire réussir la coopération. En particulier, comme on coopère mieux avec ceux qu’on connaît bien, la régulation doit assurer une bonne circulation de l’information et sa sincérité.

    • Ces déchets on une valeur, il y aura toujours quelqu’un pour en tirer profit, la preuve en est que dans les pays pauvres certaines personnes font des grand sacs de déchets plastiques/papiers/canette/autres, pour aller les revendre,
      dans un pays liberal, certains acteurs économiques aurait de fait une motivation pour collecter ces déchets.

  • Lu à l’âge de 18 ans, et marqué à jamais par la hantise des dictatures nazies et bolcheviques-communistes, cette dernière étant toujours d’actualité, ne soient appliquées d’abord en Gbd et

    • je continue : et ensuite en France avec l’appui du PCF, on préfère de loin la Liberté. Et depuis cette époque je considère Frédéric Von Hayek un anti-keynezien comme l’un des meilleurs économistes du monde.

  • à vous lire , je suis quand même étonné des gens instruits ayant fait les plus grandes écoles, étudier tout ces gens que vous citer et de voir notre pays dirigés par des opportunistes qui en réalité n’ont rien à foutre de ce pays notre France , juste pour leurs égots personnel !!! Alors que faire ? pour que cette chienlit disparaisse une bonne foi pour toute ….c’est inquiétant pour l’avenir , si il y en a un ce que je doute vu , Comment le pays est CANGRENE par cette racaille de col blanc !!!

  • Hollande s’est reconverti ?

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