L’Institut Coppet réédite les classiques du libéralisme

Un entretien avec Benoît Malbranque, président de l’Institut Coppet.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’Institut Coppet réédite les classiques du libéralisme

Publié le 7 septembre 2018
- A +

Contrepoints – L’Institut Coppet va proposer de nouvelles traductions de certains classiques du libéralisme : qui avez-vous choisi de traduire en priorité ? Pourquoi ?

Benoît Malbranque – Notre intention initiale est de rendre enfin disponibles les grands classiques autrichiens qui, pour certains, sont épuisés, pour d’autres sont restés inédits. Selon nous, l’école autrichienne apporte les meilleures armes pour combattre les échecs que continuent à faire l’étatisme et le socialisme.

Nous avons présenté notre projet à ceux qui ont traduit certains de ces livres, comme Raoul Audouin (Action humaine de Mises, et plusieurs livres de Hayek) et nous allons pouvoir republier leurs traductions depuis longtemps épuisées.

Quant aux traductions inédites, Rothbard est particulièrement concerné, car son oeuvre — monumentale — est presque entièrement inédite en français. Je pense entre autres à L’anatomie de l’État (traduit en une dizaine de langues mais jamais publié en France), ou à son Manifeste libertarien (For a New Liberty), un classique resté inédit en français.

Les traductions et les commentaires seront complètement inédits ? Qui fera partie de l’équipe ?

Même si nous voulons publier pour 2/3 des traductions épuisées, et pour 1/3 des traductions complètement inédites, tous les volumes disposeront d’un appareil éditorial inédit. Il est très important, en particulier, de contextualiser l’oeuvre et l’auteur pour les rendre compréhensibles. Il s’agit de produire une collection autrichienne pour le XXIe siècle. Et cela s’illustre aussi dans le choix de diffusion : les versions numériques des livres seront gratuites, et l’édition papier sera en petit format, pratique, lisible et à bon marché.

Pour mettre en oeuvre ce projet, tout d’abord, nous avons la chance de travailler main dans la main avec le Mises Institute. Son soutien est très important dans ce projet car nous manquons, en France, d’une structure de référence pour l’École autrichienne. Ensuite, nous avons fait appel à une série de traducteurs expérimentés, parfaitement rodés à l’exercice et à ces auteurs en particulier. On peut citer notamment Gérard Dréan, traducteur de Mises pour les éditions Les Belles Lettres.

Benoît Malbranque, président de l’Institut Coppet

Comment expliquez-vous que le libéralisme, et en particulier l’école autrichienne d’économie, soit si mal connu en France ?

Beaucoup a été fait autour des années 1980 et avec succès. Il faut saluer le travail de nos prédécesseurs. Mais après cette époque, il n’y a plus eu de structure au sein de laquelle développer l’école autrichienne, publier ses classiques, promouvoir ses idées.

Aujourd’hui, les libéraux en sont réduits à attendre que les Belles Lettres, les Presses Universitaires de France ou autres daignent s’intéresser à l’école autrichienne. Mais pour ces éditeurs, l’école autrichienne n’est pas une priorité.

L’Institut Coppet a désormais la taille et l’expérience suffisantes pour assumer un grand projet de collection autrichienne. Et notre projet est ambitieux, puisque nous souhaitons publier un nouveau classique autrichien chaque mois.

Puisque mettre en oeuvre ce projet nécessite des ressources importantes (un peu plus de 2000 € en moyenne par livre publié, soit 50 000 € sur un horizon de 2 ans et 24 parutions), nous faisons appel à la générosité de donateurs particuliers.
Pour en savoir plus, rendez-vous à l’adresse suivante : https://www.institutcoppet.org/bibliotheque-autrichienne/

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)
  • Merci à l’institut Coppet de faire connaître et promouvoir l’école autrichienne.
    Oui..oui…mon don arrive vite…

  • Tout ce qui développera et fera connaitre encore plus « l’École Autrichienne » sera pour moi, adepte de cette pensée, bienvenu.

  • Bravo ! En attendant, Porcher squatte les plateaux TV, répandant son catéchisme en faveur d’une étatisation toujours plus poussée de l’économie française. Quelle tristesse!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Dan Sanchez.

 

Partout dans le monde, les États ont mené une guerre contre la liberté, faisant disparaître nos droits par une succession rapide de politiques radicalement tyranniques. Comment ceux d'entre nous qui croient en la liberté peuvent-ils contrer cela ?

Tout d'abord, nous pouvons persuader davantage de personnes de se joindre à nous pour s'opposer aux mauvaises politiques. Mais, cela peut être une bataille difficile. Comme vous le savez peut-être par expérience, il est difficile de faire changer les gens... Poursuivre la lecture

Né en 1905, disparu en 1983, Raymond Aron a méthodiquement analysé les mutations des sociétés modernes en leur consacrant plus de trente livres. Pendant plus de trente ans il est descendu presque quotidiennement dans l’arène pour participer aux grands combats qui dans le bruit et la fureur de l’histoire ont divisé le monde au temps de la guerre froide.

Éditorialiste commentant à chaud l’actualité (au Figaro puis à l’Express) en même temps qu’universitaire, il a toujours veillé à intégrer ses jugements ponctuels dans une vision du monde... Poursuivre la lecture

Par Jean-Philippe Bidault. Extrait de Si l’argent m’était conté…, 2012.

À Stockholm, la nuit est descendue depuis plusieurs heures. Le personnel s’affaire encore dans la salle bleue de l’Hôtel de ville alors qu’arrivent les premiers invités.

Un homme à l’allure juvénile — on lui donne moins de trente ans — les accueille. Grand, droit, en habit, l’ordre du Séraphin en écharpe, et à la boutonnière celui de l’Étoile polaire, il s’apprête à serrer mille trois cents mains. Il se livre à l’exercice pour la deuxième fois. Un an plus tô... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles