Au Venezuela, les billets volent et les zéros s’envolent

Nicolás Maduro credits donkey hotey (licence creative commons)

L’argent ne vaut plus rien au Venezuela. Les habitants fuient la misère. Le système économique s’écroule. Réalité du socialisme réel.

Par Jean-Pierre Chevallier.

Les Vénézuéliens ont bien de la chance : ils ont un lider maximot révolutionnaire viscéralement anticapitaliste digne successeur d’Hugo Chavez qui réussit à faire le bonheur de son peuple grâce à sa politique économique.

Ainsi par exemple, les Vénézuéliens jettent leurs billets de 100 bolivars dans les rues car ils ne valent plus rien. Le taux d’inflation serait de l’ordre de… 1 000 000 % !

Les caisses des magasins ne peuvent plus enregistrer en une seule fois les paiements des clients car les sommes à payer dépassent les limites des nombres disponibles.

Toute activité économique sera arrêtée dimanche prochain (pour une durée indéterminée) afin de mettre en circulation de nouveaux billets avec… 5 zéros de moins.

Pour couronner le tout, l’image d’un pont (dont l’architecte était l’Italien Morandi), copie quasi conforme de celui de Gênes. Ses pylônes n’ont pas été inspectés depuis plus 20 ans ! Là aussi, le trafic, en particulier celui des poids lourds dont les charges ne sont plus contrôlées, dépasse les prévisions.

C’est, avec la Corée du Nord, un très bel exemple de la réussite du socialisme historique (ou du communisme) qui n’est pas mort.

En France, le socialisme est plus doux, larvé.

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