Pour une philosophie pénale forte : la contribution d’Ayn Rand

Face au laxisme judiciaire, la philosophie objectiviste, par Alain Laurent.

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Ayn Rand credits Ian (CC BY-NC 2.0)

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Pour une philosophie pénale forte : la contribution d’Ayn Rand

Publié le 17 juillet 2018
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Par Alain Laurent.

Lorsqu’en raison de son hypertolérance bienveillante, la politique pénale portée par Taubira était, au vu de ses catastrophiques effets, critiquée et même carrément rejetée par un nombre croissant de nos concitoyens, ce n’était presque toujours que d’un point de vue trivialement pragmatique ou réactionnel. Sans donc que ce soit solidement et en tous cas suffisamment argumenté à partir d’une théorie pénale robuste, qui légitime rationnellement la nécessité de réprimer et punir sans faiblesse ni états d’âme tout acte violant les droits d’autrui à la vie, la liberté et la jouissance de sa propriété. Et fasse litière une fois pour toutes des arguties et sophismes répandus par l’angélisme du Syndicat de la Magistrature.

Or c’est une telle pensée qu’on trouve, mais hors de France, chez la philosophe américaine et libertarienne (au sens large) Ayn Rand, dont il ne faut pas oublier que l’œuvre (qui bénéficie enfin d’une réception positive grandissante dans l’hexagone !) ne se limite pas à l’apologie de la liberté économique et du free market, mais porte avant tout une philosophie morale forte, dont la traduction pénale rétributive s’avère dans les circonstances présentes du plus haut intérêt – puisque la seule capable, sur le plan des principes, de faire contrepoids à l’idéologie dominante de l’excuse a priori des actes violents et criminels, et possiblement d’en finir avec elle.

La loi guidée par des principes moraux

Ce n’est pas dans ses essais les plus connus que Rand s’est quelque peu discursivement expliquée sur les implications pénales de sa philosophie morale, mais dans une lettre (non traduite en français) adressée au philosophe John Hospers1 le 29 avril 1961, qui la questionnait sur ce sujet. Voici ce qu’elle en dit dans sa réponse :

« La loi doit être guidée par des principes moraux, mais l’application de ceux-ci au cas des actions criminelles est un champ spécifique d’études. Je peux seulement indiquer quels principes devraient être à la base de la détermination des peines dans la justice légale.

La loi doit 

a) corriger les conséquences du crime pour la victime quand c’est possible (par exemple, restituer une propriété volée à son propriétaire)
b) imposer des mesures coercitives au criminel, non en vue de le réformer, mais enfin de lui faire supporter les conséquences pénibles de ses actes (ou leur équivalent), de ce qu’il a infligé à ses victimes […]

Quelle peine est méritée est ouvert au débat, mais le principe qui doit guider l’argumentation est la rétribution, non la réforme… Quand je dis « rétribution », je veux parler de l’attribution de conséquences d’ordre punitif proportionnées au tort causé par l’acte criminel. Le but de la loi n’est pas de prévenir sa future violation, mais de punir la violation qui a été effectivement commise. »

Un peu plus loin dans cette lettre elle conclut : « Un Code pénal doit traiter les individus en adultes, en êtres humains responsables. Il doit s’occuper uniquement de leurs actions et de leurs motivations objectivement établies »

En fait, cette théorie randienne d’une justice pénale rétributive n’est pas autre chose que ce qui se déduit logiquement de la conjonction et de l’application rationnelle des grands fondamentaux de sa philosophie première et de l’éthique objectiviste déclinés dans ses multiples essais et en particulier dans le célébrissime discours de John Galt dans La Grève (Atlas Shrugged). Point de départ : par l’exercice de la raison, l’être humain dispose du free will, d’un libre arbitre agissant, par lequel il peut s’autodéterminer et librement choisir ce qu’il fait – ce n’est pas une sorte d’automate mécaniquement déterminé par son environnement ou, tel un animal, ses pulsions. C’est ce qui fait de chaque individu une fin en soi, dont les droits de vivre par et pour soi sont inviolables, et qui ne peut en aucune façon être un moyen au service des fins d’autrui sans son consentement. Ce dernier point implique une proposition d’importance cardinale chez Rand, qui définit une loi morale objective : l’impératif absolu de ne jamais initier le recours direct ou indirect (menace) à la force physique contre autrui – sous peine de perdre une partie de ses droits, à la liberté principalement. Car, et c’est le corollaire de la loi morale, en application du principe de causalité et du free will, un individu doit être considéré comme la libre cause de toutes ses actions : il est par suite intégralement responsable de ses décisions et doit en supporter toutes les conséquences ; c’est pourquoi il mérite (c’est le principe du  deserved : la rétribution) d’être puni s’il transgresse le droit des autres. À ceci s’ajoute le fait que par nature chaque individu possède le droit d’auto-légitime défense de ses droits : mais selon Rand (c’est l’aspect lockéen de sa philosophie) pour éviter tout dérapage anarchique ou subjectif de son exercice, il convient qu’il soit délégué à une instance neutre, le gouvernement – dont c’est la seule justification et l’unique mission (limited government). Si ce gouvernement ne remplit pas cette mission, les individus sont en droit de faire eux-mêmes respecter leurs droits.

Contre le positivisme

Dans un ouvrage collectif publié en 1995, Criminal Justice – The Legal System vs Individual Responsability, il est revenu à un disciple récent d’Ayn Rand, le chroniqueur et éditeur Robert Bidinotto2, d’apporter d’utiles précisions et éclairages sur les fondements philosophiques et éthiques de cette théorie objectiviste de la justice pénale rétributive. Dans l’un des chapitres qu’il signe dans ce livre, « Crime and Moral retribution », il réfute l’option inverse de celle de Rand, soit le positivisme utilitariste. Pour celui-ci ne compte que la prévention des crimes futurs, au détriment de la réparation morale et matérielle due aux victimes présentes, et aussi du souci de rappeler le caractère absolument impératif du respect non seulement des personnes, mais de la loi morale suprême proscrivant le viol des droits de ces personnes – ce qu’accomplit dans l’ordre symbolique la peine infligée au violent, qui contribue ainsi à rappeler ce qu’est la condition de possibilité d’une coexistence civilisée des individus. Bidinotto ne s’arrête pas en si bon chemin, puisque conformément à ce qu’annonce le titre complet de cet ouvrage séminal, il pose la responsabilité individuelle (conséquence du free will qui fait de la personne humaine un agent causal libre) et sa logique le pilier non négociable d’une justice appropriée à une société de liberté maximale. Ce pourquoi il a été l’un des premiers auteurs à dénoncer ce qu’il a appelé l’excuse-making industry : l’idéologie de la fabrication d’excuses sociales aux auteurs de violences, qui les exonère de toute responsabilité (« culture de l’excuse »). Et, contre elle, à réaffirmer qu’en toute rigueur, la cause du crime n’est autre que le criminel lui-même, qui, loin que cela se passe à l’insu de son plein gré, est quelqu’un qui décide sciemment que les autres ne valent rien tout en calculant rationnellement ses chances de ne pas être pris, et ni sévèrement puni.

Comme on le voit, une philosophie pénale inspirée de ces principes constitue l’arme fatale pour tordre le cou à la bienveillance universelle (la même qui excuse d’avance les cancres ou les islamo-terroristes…) et cette compassion dévoyée qui mettent moralement à égalité le criminel et ses victimes, justifient le refus ou la peur de fermement punir le violent, ne se préoccupent que du bien-être de criminels à socialement recycler comme si de rien n’avait été. Et vont jusqu’à prôner une justice restauratrice incitant les victimes à comprendre leurs bourreaux, se réconcilier avec eux et leur pardonner. Toutes choses qui, outre qu’elles sont profondément immorales, sont génératrices de redoutables effets pervers en faisant disparaître la conscience aiguë de la culpabilité méritée, et incitent à récidiver puisque banalisant le fait de tuer, torturer, violer, maltraiter, dépouiller (rien là de bien grave et qui tire vraiment à conséquence, murmure le relativisme pseudo- humaniste à la mode !).

Au final, ce qu’il faut bien intégrer bien que ce puisse sembler contre-intuitif, c’est que plus on veut s’acheminer vers la plus grande égale liberté individuelle possible pour tous (c’est là tout le propos d’Ayn Rand), et plus il faut symboliquement et exemplairement resserrer les boulons de ce qui en est la condition de possibilité et la contrepartie obligée : le respect absolu de la loi morale affirmant le caractère inviolable de cette liberté. Ce qui ne peut se traduire que par une tolérance zéro effective pour toute transgression du Droit commun qui l’organise et la protège. Bannir la loi barbare du plus fort passe par le bannissement des transgresseurs, et donc leur mise hors d’état de nuire par la certitude et l’exécution intégrale de peines d’emprisonnement aussi rigoureuses et longues qu’il est nécessaire. Dans la justice d’une société de liberté, ce qui doit primer est la logique de la responsabilité individuelle qui en est le corollaire, non pas la rédemption et le bien-être des coupables d’initiation de la violence contre autrui.

La sécurité bien comprise

Mais dans cette perspective, il convient d’exclure toute punition collective, cette solution de facilité bureaucratique qui impose des restrictions ou suppressions arbitraires de libertés s’appliquant à tous et donc à l’immense majorité de ceux qui ne sont pas fautifs mais qui payent les fautes (par la surveillance inquisitoriale en particulier) de quelques uns, que l’on n’a pas le courage et la volonté de traquer, y compris en amont, puis punir avec la plus grande fermeté. De même faut-il dépénaliser tout acte où l’individu ne nuit qu’à lui-même ou qui se passe entre adultes consentants. Enfin, à une époque où en France notamment, sécuritaire est stupidement devenu une insulte, s’il est bien certain que l’exercice de la liberté individuelle ne peut effectivement se faire sans jouir de la plus grande sécurité possible, il ne l’est non moins que pouvoir assurer soi-même sa sécurité et celle des siens doit devenir un droit dès lors que le détenteur du monopole de l’emploi de la force (l’État) est absent ou se montre défaillant. Ce qui implique la légalisation de l’auto (légitime) défense, individuelle ou associative ou via une agence de sécurité privée, et la possibilité de détenir une arme légère chez soi. « Aux armes, citoyens ! », cela ne doit pas valoir que pour la sécurité extérieure de la nation – d’autant plus que l’institution judiciaire bisounours cultive le laxisme et joue dangereusement au pousse-au-crime.

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Cet article a été publié une première fois en 2016.

 

  1.  Professeur de philosophie à la South California University, John Hospers (1918-2011), auteur de Libertarianism – A Philosophy for Tomorrow (1971), fut le premier candidat libertarien aux présidentielles américaines en 1972.
  2. Robert Bidinotto est l’un des animateurs les plus actifs du Think Tank objectiviste Atlas Society ; il a été le rédacteur en chef de The New Individualist de 2005 à 2008. En 1996, il a également publié Free to Kill.
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  • « l’exercice de la liberté individuelle ne peut effectivement se faire sans jouir de la plus grande sécurité possible » C’est tout à fait inexact, évidemment. Une règle visant à assurer la sécurité aura très souvent souvent une influence sur la liberté (même si ce n’est pas toujours le cas). Un certain niveau d’insécurité est probablement nécessaire à l’exercice de la liberté…
    Pour ce qui est de l’aspect rétributif de la punition pénale, je suis globalement d’accord sur le fait que c’est un aspect à ne pas négliger – mais il n’est pas incompatible avec d’autres objectifs (réinsertion, etc.). L’article par ailleurs indique justement que la punition doit être individuelle et qu’une punition collective n’a pas de sens. C’est peut-être sa limite et une justice « restauratrice » est peut-être plus indiquée lorsque prennent fin des conflits collectifs. La logique collectivement rétributive qui a prévalu lors du traité de Versailles en 1919 a été une catastrophe. La solution retenue en 1945 fut bien meilleure (punition individuelle des dirigeants et « justice restauratrice » faite de prise de conscience pour le reste).

  • Je ne suis pas professeur de philosophie mais simplement un citoyen RESPONSABLE.
    Notre démocratie n’est qu’un théâtre d’ombres dont le but n’est pas la gestion de l’intérêt général mais la défense égoïste d’intérêts catégoriels non justifiés dont la somme se constitue en majorité au gouvernement (Saal)
    La force de la loi ne vient que de la force de l’état et c’est ainsi que s’oppose la Loi et la Justice.
    Le rôle des juges est de dire le Droit et non de rendre la Justice.
    C’est la différence de vivre dans un état de Droit ou dans un système où le DROIT de l’ETAT prédomine. (l’exemple et le coût des banlieues est patent)

  • Globalement d’accord avec l’article, j’insisterais personnellement beaucoup plus sur l’aspect simplification de la loi. une loi simple, connue et comprise de tous.
    « nul ne peut ignorer la loi ». (A l’époque des 10 commandements c’était quand même plus simple…)
    Aujourd’hui les lois et réglementations sont tellement complexes et interconnectées que tout le monde est potentiellement coupable de quelque chose.
    Avant de penser à réinsérer il faut penser à dissuader, et pour dissuader il faut punir proportionnellement au préjudice réel (destruction, vol…) et non potentiel (mankagagner…) subi.

  • une « justice restauratrice » incitant les victimes à « comprendre » leurs bourreaux, se réconcilier avec eux et leur pardonner. Toutes choses qui, outre qu’elles sont profondément immorales […]

    Ah bon? Depuis quand le pardon est-il immoral?

    • Le pardon doit être une décision individuelle. L’incitation par une tierce partie au pardon est au mieux douteuse, et si l’incitation vient de la justice, ça me paraît en effet immoral.

    • C’est immoral car ça nuit aux autres victimes, en effet ‘ comprendre leurs bourreaux, se réconcilier avec eux et leur pardonner va faire penser au criminel que finalement ce qu’il a fait n’est pas si grave que ça , et ne comprendra plus qu ‘on l’incarcère si longuement…
      Du reste il n’y a rien à comprendre , qu’est ce que c’est que cette connerie de morale bien judéo-maso-chrétienne ? le criminel se comporte ainsi parce que c’est une ordure et est mauvais dans l’âme , il est né mauvais et ne changera pas , c’est en lui , à un moment donné il est passé à l’acte car c’était latent c’était dans son ADN dirais-je .
      Et tout à fait d’accord que le citoyen doit pouvoir se défendre quand l’Etat est faible et défaillant ( c’est bien le cas en France et d’une manière générale en Europe , ces bonnes âmes dont le coeur est tellement bon qu’il en dégouline d’une façon dégueulasse voudrait qu’on se laisse tuer et porter plainte ensuite ! Absurde , n’est-ce-pas ?
      Ne vous méprenez pas , je suis un libéral. Cependant ma première liberté consiste à avoir le droit de rester en vie et de jouir de mes biens .

      ‘on

      • @ jacques
        On peut sans doute comprendre vos propos, sans les approuver pour autant.
        Ainsi, il est presque vous vous faites plus de mal à vous-même en exigeant une sanction lourde par souci de vengeance qu’en acceptant pragmatiquement des faits passés comme désormais « inchangeables ». Pensez donc à votre bien-être personnel plutôt que de penser à votre désir de vengeance qui vous obsède et vous nuit! Surtout si le juge ne vous donne pas satisfaction (d’ailleurs impossible).

      • Le « crime dans l’ADN » est l’inverse du libre arbitre et, du coup, exclut la punition du criminel puisqu’en somme, ce ‘est pas de sa faute s’il est né mauvais. Sans parler d’une hiérarchie entre les crimes. Ou du rôle de la connerie dans le crime. En résumé, je ne suis pas d’accord. Je préfère considérer que le criminel a fait un choix et dit en payer les (lourdes) conséquences. Et, oui, je serais OK pour que l’élimination physique figure au tableau des conséquences dans des cas archi-graves.
        Par ailleurs, merci de ne pas confondre les délires socialo-postmodernes qui sont en train de démolir la civilisation européenne, et les préceptes judéo-chrétiens qui sont parmi ses fondations.

        • @ Pangzi
          Vous semblez logique dans le raisonnement. Tant mieux!
          Je suis bien en accord avec vous sur votre dernière phrase: la laïcité de 1905 n’était pas anti-religieuse mais libérait toute conviction individuelle, quelle qu’elle soit: donc loi de liberté privée. C’est bien l’athéisme militant qui a créé ensuite un nouveau bouc émissaire si utile pour se débarrasser de ses échecs!

  • Qu’entend-on par « punir » ? L’article mentionne le concept sans en introduire une définition et encore moins une théorie ou une justification. Voir à ce propos : http://studentsforliberty.org/blog/2014/11/04/against-the-criminal-justice-system-pt-i-no-one-should-ever-be-punished/

    • « Qu’entend-on par « punir » ? »

      Rétablir l’équilibre sur la balance de la justice. Si tu as lésé quelqu’un du point de vue de son droit extérieur et que la justice te reconnaît coupable de ce fait, alors la sentence prononcée par la cour vise à rétablir l’équilibre que tu as déséquilibré par ton action. Ce que Ayn Rand exprime ainsi dans sa lettre : « Le but de la loi n’est pas de prévenir sa future violation, mais de punir la violation qui a été effectivement commise. » Il s’agit bien d’une peine car le coupable se trouve privé d’un droit (d’où la peine) corrélatif au droit qu’il a lui même lésé.

      Le système est, en son principe, identique à ce qui fonde la théorie de la valeur chez Bastiat. Ce qui fonde la valeur, pour ce dernier, est l’équivalence librement consentie entre deux parties pour l’aliénation réciproque de leurs droits de propriété (droit réel ou personnel, selon que l’on échange des choses ou des services). Lors d’un crime ou d’un délit, l’appropriation est unilatérale : la justice ramène l’équilibre.

      Pour un exposé développé d’une telle théorie et de sa justification, je vous propose le chapitre consacré à la justice pénal dans la Doctrine du Droit de Kant. Cette dernière fournit d’ailleurs un meilleur fondement théorique à la doctrine de Bastiat.

      • Au lieu de « Lors d’un crime ou d’un délit, l’appropriation est unilatérale », il est plus correct de dire « Lors d’un crime ou d’un délit, l’appropriation est unilatérale décidée ». En effet, à la faveur d’un don l’appropriation est unilatérale, bien qu’elle soit consentie par le donnant.

  • Les adeptes du « il est interdit d’interdire » ont en effet affaibli le sens de l’interdit en adoucissant la répression par toutes sortes d’excuses. Ils n’avaient visiblement pas compris que l’interdit délimite un espace de liberté en autorisant tout ce qui n’est pas interdit, c’est-à-dire ce qui nuit à autrui.
    Parce que certains interdits étaient sans doute excessifs, ils ont « jeté le bébé avec l’eau du bain ».
    Ils ont remplacé la répression par l’oppression: alors que l’une agit a posteriori, l’autre consiste à endiguer a priori les libertés.
    Tout le monde peut constater le résultat.

    • @ Dominogris
      Vos propos sont un peu « gros à avaler »! Écrire: il est interdit d’interdire peut être compris comme une pleine liberté individuelle de chacun (sans évidemment nuire à l’autre ou atteindre à sa liberté en quoi que ce soit.). Mais restons dans le contexte de ’68: Ch. De Gaulle n’est pas le plus grand démocrate d’Europe: son pouvoir personnel réel dépasse bien celui des autres chefs d’état européens occidentaux, vrais monarques inclus! C’est aussi lui qui s’est rendu à Baden Baden pour rencontrer le Général J.Massu, en vue (probablement) d’une reprise en main d’un pays en « chienlit »!
      Donc non, le contexte n’était pas essentiellement libéral!
      Les successeurs de la Vième se sont bien gardés d’affronter de telles remises en question!

  • L’auteur évoque 2 fonctions de la justice : punir et réparer
    Il en manque une troisième fondamentale : protéger la société.
    p.e. :L’isolement du taré qui a tué un enfant a pour fonction première de l’empêcher de tuer d’autres enfants (c’est un crime irréparable et sans peine de mort il n’y aura pas de punition proportionnée à son crime)
    C’est cet aspect qui choque le plus dans la politique pénale actuelle. Les différents drames dus à des multi récidivistes remis dans la nature de façon intempestive ont fait comprendre à la population des « honnêtes gens » que la justice ne les protège pas.
    Le volet réinsertion / rééducation n’est pas du ressort de la justice mais des services sociaux.
    Par ailleurs l’auteur évoque la stricte responsabilité du criminel dans un monde libre.
    C’est un raccourci un peu rapide. Il y a bien sûr les plus ou moins déments mais il faut aussi prendre en compte les insuffisances et les décalages culturels qui atténuent la notion de responsabilité. Par ailleurs la notion de monde libre se rattache à un cadre culturel donné. L’affaire des clandestins agressant les jeunes femmes à Cologne est un bon révélateur. Dans leur cadre culturel initial une femme non voilée et seule s’apparente presque à un objet sexuel. Maintenant il faut 1/ les punir pour ces gestes non admissibles dans le nouveau cadre culturel dans lequel ils ont voulu venir 2/ les mettre dans les mains d’éducateurs pour leur faire assimiler ce nouveau cadre culturel.
    C’est là qu’on voit clairement la folie de laisser venir 1 million de clandestin car cette assimilation est un travail immense qui ne fonctionne que pour un petit groupe noyé dans une multitude

    • @ bobophobe : le rôle de protéger la société, c’est la Police qui l’occupe, pas la Justice.

      • @ stéphane
        Ben si, quand même: condamner à de la prison ferme, c’est bien protéger la société des actes mauvais d’un délinquant (pour un temps seulement, j’en suis conscient!).

  • Le premier paragraphe est factuellement très discutable et ressemble plutôt à du gloubiboulga politique.

    • @ Tramp
      Oui, ou de la dialectique sur la définition des mots des notions et des principes loin de toute réalité concrète et pratique!
      On pourrait y ajouter qu’il appartient au condamné de payer son gîte, son alimentation, ses soins et ses autres frais d’hôtellerie: c’est de la même veine irréaliste!

  • Punir par l’emprisonnement est une erreur fondamentale. Ne devraient être emprisonnés que ceux qui présentent un risque important de récidive, en particulier les meurtriers et violeurs. Pour les autres, la prison est d’abord une école du crime, et une source de fierté et de pouvoir dans le milieu des criminels.

    Pour tous les délits, la punition physique (coups de canne, ou équivalent) devrait être la règle, et devrait être appliquée très tôt, laissant au coupable un souvenir cuisant et peu glorieux, qui pourrait être répété à chaque récidive. C’est, contrairement à ce que je lis, une méthode beaucoup plus civilisée, facilement applicable et infiniment plus économique et formatrice que la prison.

    Je ne parle évidemment pas des centaines de coups de fouet auxquels les tribunaux religieux saoudiens condamnent les « apostats ».

    • C’est là les limites de l’article qui épouse d’un peu trop près une vision assez conservatrice de la justice : punir sans chercher à prévenir.
      Or un des objectifs de la sanction, en matière de justice comme en d’autres domaines, est de permettre à l’individu de progresser, de se réformer, pour reprendre le terme de Rand.
      La prison est effectivement, dans certains cas, une école du crime, et si on la préfère à des peines de substitution dont on est arrivé à prouver qu’elles évitaient la récidive, cela finit par être préjudiciable à l’ensemble des individus qui composent la société.
      Une vision exclusivement punitive de la Justice contente probablement, à court terme, le désir de vengeance qui nous habite, mais peut se révéler au final criminogène à plus long terme.
      A l’inverse, il est clair qu’une Justice qui ne serait préoccupée que par la réinsertion, et faisant l’impasse sur la sanction individuelle, ferait courir un risque tout aussi grand à la population, puisque les individus les plus violents de celles-ci n’auraient plus rien à redouter.
      Voilà pour la théorie.
      Dans la pratique, nos législateurs et nos juges ne passent pas leur temps à discuter du sexe des anges et sont parfaitement conscients que tant l’idéologie randienne que le positivisme utilitariste sont des impasses. Voilà pourquoi dans la vraie vie, on punit et on s’efforce de prévenir. Et c’est aussi ce que réclame le citoyen honnête, pour qu’une fois dehors, le délinquant ou le criminel ne soit pas pire qu’avant.

      • « objectif de la sanction… permettre à l’individu de progresser » : vision essentiellement collectiviste, infantilisation de la société pour mieux la soumettre, avec une grosse dose de paternalisme et de bons sentiments préfabriqués dedans. Cette vision de la société vécue comme une simple extension de l’école primaire, voire de la maternelle, vire à l’abomination quand il s’agit du régalien, de sécurité et de justice.

        Les criminels ne sont pas des enfants mais des adultes volontairement nuisibles pour autrui. Leur progression éventuelle est hors sujet. Elle ne regarde ni leurs victimes ni l’Etat qui doit se contenter de les empêcher de nuire. Le rôle de l’Etat se limite à permettre les conditions de l’épanouissement individuel, respecter et défendre la liberté et la propriété privée des honnêtes citoyens, y compris contre lui-même. D’une façon générale, que les adultes progressent ou pas n’entre aucunement dans le champ de compétences limité de l’Etat. Qu’il s’occupe de ce qui le regarde, ni plus ni moins, c’est tout ce qu’on lui demande.

        Par conséquent, la justice a deux missions : rétablir dans la mesure du possible les victimes dans leurs droits bafoués par les criminels et empêcher les criminels de recommencer, c’est-à-dire les mettre en dehors de la société civilisée. Les peines de substitutions ne participent à aucun de ces objectifs. En revanche, une politique de tolérance zéro, des peines d’enfermement véritablement longues, notamment dès les premières récidives, la spécialisation des établissements pénitentiaires avec des conditions de détention variables en fonction des crimes commis, et enfin la légitime défense pleinement reconnue pour les honnêtes citoyens comme étant le premier degré de la police, évitent l’écueil ridicule de « l’école du crime », argument éculé régulièrement employé pour justifier une compromission coupable, déviance qui ne résiste pas à une minute de réflexion objective.

        On se souvient que les terroristes étaient pour un grand nombre d’entre eux des multi-récidivistes parfaitement connus, avant qu’ils ne commettent leurs ultimes forfaits, d’une justice laxiste aux abonnés absents qui, au lieu d’agir conformément à ce qu’on attend d’elle, au lieu de servir les citoyens qui la financent, s’est fait une spécialité idéologique de mépriser les victimes, jusqu’à retourner contre elles un acte d’accusation de principe. Même sans aller jusqu’aux actes de terrorisme, acmé du crime, il est intolérable que des multi-récidivistes avec 5 ou 10 inscriptions à leur casier, quand ce n’est pas beaucoup plus, puissent encore bénéficier de la moindre parcelle de liberté pour continuer à exercer leurs talents destructeurs au sein de la société.

        • « Leur progression éventuelle est hors sujet »
          Bien sûr que non ! Si une sanction doit transformer un délinquant en criminel, au lieu de le faire rentrer dans le rang, ça me regarde en tant que citoyen et en tant que victime potentielle de ce nouveau criminel. La Justice, ou encore le législateur, ne peut pas se contenter de sanctionner, sans s’interroger sur ce qui se passe après. Vous faites comme si les délinquants et criminels étaient bannis à vie de la société ou du pays, ou qu’on ne devait jamais se les coltiner à nouveau.
          Rand a été profondément marquée par son enfance et les déboires familiaux sous la Russie bolchevique. Elle en a conçu une haine farouche pour tout ce qui peut ressembler à du communisme. Elle a écrit de fort belles choses pour qui se réclame de libéralisme. De là à voir du collectivisme dans le nécessaire examen de ce que deviennent les taulards à leur sortie, comme vous le faîtes… Un extrémisme chasserait-il l’autre ?

          « Le rôle de l’Etat se limite à permettre les conditions de l’épanouissement individuel, respecter et défendre la liberté et la propriété privée des honnêtes citoyens, y compris contre lui-même ».
          Pas d’accord. Pas « y compris contre lui-même ». On en crève des fatwas des hygiénistes sécuritaires, une spécialité bien appréciée en France. C’est un des points avec lequel je suis en accord avec l’auteur : « De même faut-il dépénaliser tout acte où l’individu ne nuit qu’à lui-même ou qui se passe entre adultes consentants. »

          • « L’Etat se limite… à défendre la liberté… y compris contre lui-même » concernait le sujet de la phrase, donc l’Etat. Autrement dit, l’Etat doit s’abstenir lui-même de toute agression envers la liberté et la propriété, sinon « il n’a point de constitution » comme le précise avec malice la DDHC. Mais puisque ma phrase était mal construite, merci de votre remarque qui m’a permis d’apporter la précision nécessaire.

            « faites comme si les délinquants et criminels étaient bannis à vie de la société » : exactement, du moins suffisamment longtemps pour leur faire passer l’envie de recommencer, avec la menace permanente d’y retourner définitivement cette fois-ci.

            « transformer un délinquant en criminel » : la subtile nuance échappe généralement aux honnêtes citoyens victimes de leurs méfaits à répétition. Si on retient malgré tout cet édifiant exemplaire de novlangue socialiste, le délinquant devient un criminel tout seul, comme un grand adulte responsable qu’il est. L’excuse de la prison confine au néant de la pensée dans ce domaine. La culture de l’excuse a déjà suffisamment fait de dégâts. Elle a amplement prouvé sa nocivité, on peut l’oublier.

            • Vous confondez « culture de l’excuse » et « réinsertion ». Ca n’a rien à voir. Et là, ce n’est pas de subtile nuance dont il s’agit. Ce sont des notions qui sont aux antipodes l’une de l’autre. La première consiste à fermer les yeux sur la gravité d’une faute, la seconde à tout faire pour garantir l’innocuité d’une remise en liberté.
              Et bien sûr, on ne règle pas le problème, en faisant en sorte que, par principe de précaution – un truc que vous n’avez pas l’air pourtant d’apprécier dans un autre domaine – on attende que le détenu porte un dentier avant de lui montrer la porte…

        • PS : Si le terme « progresser » ou « réformer » ne vaut plaît pas, remplacer le par : s’assurer que le délinquant ou le criminel ne devienne pas pire qu’avant.
          A moins de vouloir que Dieu ne rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

          • « s’assurer que le délinquant ou le criminel ne devienne pas pire qu’avant » : c’est son problème, pas celui de l’Etat. Le rôle de l’Etat consiste seulement à établir la dangerosité du criminel à sa sortie et la dangerosité sera naturellement d’autant plus faible que la sortie sera tardive, jusqu’à devenir nulle pour une sortie très tardive.

            • Ce n’est pas tant son problème, ni celui de l’Etat, que « mon » problème, cad celui du citoyen.
              Il convient de trouver un équilibre entre, d’une part, la nécessaire sanction de la faute, et d’autre part, le besoin impérieux de prévenir la récidive, à la sortie, récidive ou pire. Si un voleur se remet à voler, la sanction n’aura pas servi à grand chose. Si un voleur devient terroriste, et ça n’est pas, hélas une vue de l’esprit, ni une excuse socialiste, je suis en droit, en tant que citoyen, de demander des comptes à l’Etat [La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration]…

              • @ Guido Brasletti
                Vous êtes trop concret, semble-t-il, et trop réaliste pour participer à cette joute ultra-théorique et abstraite du Libéralisme français complètement désincarné sur le plan de la vie quotidienne où il reste peu visible. La théorie (libérale ou pas), c’est bien, la réalité de la vie, c’est mieux!
                Qui ne sait qu’il n’y a pas assez de places en prison pour les condamnés désignés et que ça ne changera pas demain dans un pays sans le sou?
                Qui ignore encore que des prisonniers sont devenus des pseudo-islamistes radicalisés pour avoir un prétexte pour concrétiser leur haine de notre société « coupable » de ne pas les avoirs reconnus ni leur avoir donné leur chance de « célébrité »?
                Ils l’ont conquise autrement! Qui n’a jamais entendu le nom de Salah Abdeslam, en France ou en Belgique?

                • Oui. C’est mon principal défaut. M’assurer à tout moment, y compris contre moi, que les grandes tirades théoriques ont bien les deux pieds dans la réalité…
                  Des séquelles d’une formation scientifique sans doute.

  • Il y a tout de même une incohérence fondamentale qui heurte la raison dans ce que vous dites (et ce que dit A. Rand).

    Un criminel doit être puni afin de « de lui faire supporter les conséquences pénibles de ses actes (ou leur équivalent), de ce qu’il a infligé à ses victimes […] ». Autrement dit, cela signifie que puisque A a fait du mal à B, ce qui n’est pas admissible, il doit être fait du mal à A. On justifie la punition par quelque chose qu’on a pourtant jugé inadmissible ! Quelle incohérence. Et en plus, on inflige ) A une punition qu’on jugerait inadmissible si C infligeait la même à D ! Là encore quelle incohérence.

    • Il n’y a là aucune incohérence : A s’est appelé la punition sur lui-même par son action, c’est-à-dire la violation du droit de B; ce n’était pas le cas de B qui n’avait rien fait pour subir l’injustice de A.

      Si un homme (A) vous (B) vole, la société ne doit rien faire ? Et cela sous prétexte que ce serait commettre un tort envers A, tout en reconnaissant que A n’aurait pas du vous faire du tort ? N’est-ce point là légitimer l’acte de A, c’est-à-dire reconnaître qu’il ne vous a fait aucun tort ? C’est plutôt d’en votre manière de penser que j’ai du mal à voir la cohérence. 😉

      Pourquoi croyez-vous que parmi les symboles de la justice l’on trouve une balance ? J’en ai exposé succinctement le principe dans ce message.

      • merci de votre réponse.

        je suis en désaccord sur votre premier paragraphe. C’est un tiers (les juges) qui vont précisément juger, décider de la culpabilité de A, de sa punition et la force publique exécutera cette punition ou fera exécuter cette punition. La responsabilité du choix de la punition et de son exécution revient non pas à A mais à des tierces personnes (juges, force publique)

        Sur votre deuxième paragraphe, nous nous sommes mal compris. je n’ai jamais dit qu’un individu qui vole, dégrade, violente, agresse, tue, etc ne doit pas être puni, bien au contraire. Mais je ne justifie pas la nécessité de la punition comme le fait l’auteur ou A. Rand lorsqu’ils écrivent qu’un criminel doit être puni afin de « de lui faire supporter les conséquences pénibles de ses actes (ou leur équivalent), de ce qu’il a infligé à ses victimes […] », qui est une forme de vengeance (on va venger la victime en faisant ressentir au criminel la douleur qu’il a fait ressentir à la victime). Pour moi la punition se justifie par la nécessité de la vie en société. c’est en quelque sorte un principe de conservation. Les membres d’une société ne peuvent accepter que les règles socialement établies qui régissent cette vie collective soient violées sous peine de voir la société voler en éclat. la punition est nécessaire pour inciter les individus à respecter ces règles.

  • Il y a de temps à autre des articles comme celui-ci sur Contrepoints que l’on aime lire et relire pour en déguster la substance.
    Si en plus le contenu est en lien avec une grande Dame, là……

    Un grand merci à l’auteur

  • L’article, et la philosophie de Rand, repose sur deux présupposés qui sont absolument faux :

    1 – la rationalité de l’individu : la rationalité n’existe pas, nous agissons suivant des heuristiques de jugement rapides présentant de nombreux biais cognitifs et dont l’efficacité ( l’intelligence ) dépend de notre niveau de connaissances et d’expériences.

    2 – la non programmation de l’individu par son environnement social. Comment peut-on encore y croire ?

    A partir de là, la démonstration perd de sa validité.

    • Petit complément à mon commentaire. Cela ne veut pas dire qu’il faut tout pardonner, sinon la société s’écroulerait. Cela veut dire qu’il nous faut vivre avec cette incomplétude, qu’aucune morale n’a de fondements rationnels sinon le pragmatisme pour faire tenir une société ensemble et que de ce fait, punir pour éviter la révolte des victimes certes, mais aussi faire en sorte de diminuer les crimes et délits futurs sont également souhaitables.

      • Et j’ajouterai qu’un minimum de laxisme est nécessaire sous peine de conduire à un climat de société répressive où chaque individu aurait peur de son ombre bloquant toute prise de risque, d’initiative, de créativité.

  • Les commentaires sont fermés.

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