Le Maître des rêves, de Sylvie Barbalat

Le récit de deux amis sur leur culture commune, celle d’un petit pays caucasien, le Kertashan.

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Le Maître des rêves, de Sylvie Barbalat

Publié le 8 juin 2018
- A +

Par Francis Richard.

L’histoire que raconte Sylvie Barbalat a pour toile de fond le Kertashan. Pour épargner au lecteur de chercher ce tout petit pays du Caucase sur Wikipedia, elle en donne un descriptif sommaire que l’un de ses protagonistes a trouvé en surfant sur Internet :

Superficie : 25 700 km2. Population : 3,7 millions d’habitants. Langue : kertash. Religions : zoroastrisme : 78%, christianisme : 10%, islam :7%, autres : 5%. Capitale : Yundar : 1,1 million d’habitants. Autres villes importantes : Latchi : 510 000 habitants, Karfat : 220 000 habitants.

Une particularité locale mérite d’être soulignée :

La légende prétend que le pays, malgré sa taille minuscule, aurait préservé son indépendance, aussi bien vis-à-vis des Russes que des Turcs, grâce à une mystérieuse caste de maîtres des rêves.

Qui sont ces maîtres des rêves ?

Non seulement les gens les sollicitent pour acheter des rêves, mais ils ont parfois des visions qui leur permettent de guider leur clan. Même jeunes, ils ont le privilège de faire partie du conseil des anciens. Leur avis est écouté. En cas de conflit, les cauchemars qu’ils envoient aux ennemis de leur clan sont une arme redoutable.

Claire Mercier et Joël Cordier se sont aimés sans se le dire, timides l’un comme l’autre, quand ils étaient jeunes et habitaient le même quartier. Quelques années plus tard ils s’étaient même revus à Cassis lors d’un rassemblement européen de scouts. Mais Claire n’était pas libre…

Cinquante ans plus tard, ils se retrouvent inopinément au bord du lac de Neuchâtel. Ils ont tous deux subi des ans l’irréparable outrage, mais elle le reconnaît au vert si particulier de ses iris… et ils découvrent que leurs deux mères étaient originaires du Kertashan, mais pas du même milieu…

Un carnet en kertash

Si Claire a appris avec sa mère la langue du pays, Joël l’ignore complètement. Or sa mère lui a laissé, après sa mort, un carnet rédigé en kertash. Il demande à Claire de le lui traduire et, en en lisant la traduction, consterné, il apprend que son père Paul n’est pas son père biologique…

Son père biologique est Itann, Le Maître des rêves d’un autre clan que celui de sa mère, grâce auquel celle-ci a pu échapper à un mariage arrangé par les anciens de son clan avec un autre Maître des rêves, un vieux qui pue, un méchant au teint jaune et aux doigts crochus.

Il semble que le signe extérieur de la maîtrise des rêves soit d’avoir des yeux émeraude, comme Joël… Qui se rend compte après la lecture du carnet de sa mère qu’il a bien hérité du pouvoir de faire les rêves et les cauchemars dans son propre sommeil et dans celui des autres…

L’histoire commence vraiment quand il décide de remplir le devoir filial que sa mère lui demande d’accomplir à la fin de son carnet, celui de rapporter ses cendres au Kertashan, et quand il convainc Claire de l’accompagner dans ce pays arriéré bien différent de leur Suisse natale.

Claire et Joël emportent en effet avec eux une vision du monde qui n’a rien à voir avec celle des gens de ce Kertashan, où les clans de la plaine et de la montagne s’affrontent, où les femmes ne font que subir et endurer. Ils ont cependant en eux un rêve qu’ils vont s’efforcer de maîtriser…

Sylvie Barbalat, Le Maître des rêves, 302 pages, Plaisir de Lire

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