L’enquête sur l’enquête du FBI sur Donald Trump…

La mise sur écoute illégale de Donald Trump durant la campagne présidentielle par le FBI semble bien plus grave que ce que les médias français en disent.

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L’enquête sur l’enquête du FBI sur Donald Trump…

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 6 février 2018
- A +

Par Philippe Lacoude, depuis les États-Unis.

Un résumé des affaires du FBI

Tous les libéraux dans le monde devraient être inquiets des abus de pouvoir d’une police devenue politique. Que ces abus soient une attaque de la droite sur la gauche ou bien l’inverse n’a pas d’importance. Le libéralisme n’est ni de droite, ni de gauche. Le libéralisme est centré autour du respect de la justice.

Ceci devrait être vrai dans tous les pays mais nulle part ailleurs plus qu’aux États-Unis parce que leur constitution inscrit noir sur blanc – à travers les quatrième et cinquième amendements – le respect du processus judiciaire en limitant le pouvoir policier par le recours au juge.

Une idée centrale du droit américain est la théorie du fruit of the poisonous tree (le fruit de l’arbre empoisonné), une métaphore légale utilisée aux États-Unis pour décrire qu’une preuve obtenue illégalement ne peut pas conduire à une condamnation. Si la source d’une preuve ou la preuve elle-même est entachée (l’arbre) alors tout ce qui en découle (le fruit) est également entaché et donc nul en droit.

Des ragots sur Trump

Apparemment, de hauts responsables du FBI et du Department of Justice (DOJ) auraient utilisé un document écrit par un ancien agent du MI-6 anglais, Christopher Steele, à partir de ragots russes racontant des histoires salaces sur Donald Trump. Les services secrets russes auraient des photos et des vidéos de Trump compromettantes, le feraient chanter et auraient aidé Trump à se faire élire.

Ces histoires sont peut-être vraies.

Ceci dit, selon ses propres dires publics, sous serment devant la chambre des représentants, James Comey – directeur du FBI jusqu’en mai 2017 – a déclaré qu’aucun des faits de ce dossier n’avait été corroboré.

Ceci n’a pas empêché le FBI d’utiliser ce document de Christopher Steele des mois auparavant pour demander à la cour secrète du Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC) de donner son aval pour mettre certains membres de la campagne de Donald Trump sur écoute.

Le mémo Nunes

C’est en tout cas ce que prétend le fameux mémorandum du plus haut responsable du comité sur les services secrets de la Chambre des Représentants des États-Unis, Devin Nunes. C’est ce mémorandum qui agite Washington depuis deux semaines (ici, ici et ) et qui vient d’être publié vendredi après-midi.

Le document de Christopher Steele lui avait été demandé par une firme de recherche politique, Fusion GPS, et la facture payée par un cabinet d’avocats, Perkins Coie, qui avait reçu l’argent, environ deux millions de dollars, du Comité National Démocrate (DNC), lui-même financé par la campagne de Hillary Clinton.

Une partie de cette somme considérable a servi à payer une employée de Fusion GPS, Nellie Orh, en charge de trouver des affaires compromettantes sur Donald Trump. Jusque là rien de bien anormal. Ce cabinet avait compilé un dossier sur Mitt Romney en 2011 à la demande du DNC.

Mais là où le bât blesse est que le mari de Nellie Orh n’était autre que l’Associate Deputy Attorney General Bruce Ohr, le numéro deux du DOJ à l’époque. Le FBI et le DOJ savaient donc d’où venait l’argent qui a servi à rémunérer le « travail » de Christopher Steele. Et Bruce Ohr, démis de ses fonctions, dirigeait l’enquête sur Hillary Clinton pour le DOJ. Celle-là même qui rémunérait (indirectement) sa femme !

Le rôle du FBI

Comme les demandes d’écoutes requièrent deux sources distinctes (corroboration) et vérifiées, le FBI a utilisé un fameux article de Yahoo! News comme seconde source alors que le FBI savait pertinemment que la source de l’article était Christopher Steele lui-même.

Le FBI aurait également caché le fait qu’il savait que Christopher Steele était la source de l’article de Yahoo! News. La raison pour laquelle nous savons que Christopher Steele en était la source ? Tenez-vous bien, libéraux ! Le FBI lui a versé la somme de 160000 dollars comme « informateur ». L’argent public coule à flots !

Et comment savons-nous que le FBI savait que Christopher Steele était la source de l’article de Yahoo! News ? Le FBI l’aurait viré en janvier 2017 parce que le règlement du FBI est évidemment que ses informateurs doivent rester anonymes alors que Christopher Steele avait donné des interviews au Washington Post, au New York Times, au New Yorker, à CNN et à Yahoo! News (entre autres) selon le Guardian.

Le FBI aurait donc caché le fait qu’aucun des faits de ce dossier Steele n’avait été corroboré, prétendant le contraire à la cour de justice FISC. Et le FBI a prétendu avoir deux sources quand il savait qu’il n’en avait qu’une. En d’autres termes, le FBI a utilisé des faux pour demander un mandat d’écoutes téléphoniques. Le mandat a été renouvelé 3 fois. La signature de cinq hauts placés nommés par le président Obama se trouve sur ces 4 documents :

  • James Comey (directeur du FBI, nommée par Obama),
  • Andrew McCabe (nommé par Obama, numéro 2 du FBI, dont la femme a reçu 675000 dollars de Terry McAuliffe – ami des Clinton, gouverneur de Virginie – pour financer une campagne politique perdante),
  • Sally Yates (nommée par Obama, numéro 2 du DOJ),
  • Rod Rosenstein (nommé par Obama, numéro 2 du DOJ),
  • Dana Boente (nommé par Obama et juriste en chef du DOJ).

Donald Trump a viré James Comey en mai 2017 en utilisant un mémorandum de Rod Rosenstein. Le nouveau directeur du FBI, Christopher Wray a viré Andrew McCabe en janvier 2018, le lendemain du jour où il a pris connaissance du contenu du mémorandum de Devin Nunes.

Donald Trump a viré Sally Yates en janvier 2017 quand elle a refusé de défendre l’administration Trump – ce qui est son rôle – dans l’affaire des ordres présidentiels sur l’immigration.

Rod Rosenstein est encore numéro 2 du DOJ mais pour combien de temps ? Dana Boente promu par Donald Trump comme juriste en chef du DOJ n’a pas encore fait les gros titres…

Une écoute illégale

En attendant, la mise sur écoute de la campagne Trump aurait été illégale. Les inculpations de George Papadopoulos (pour « mensonges au FBI »), du Général Michael Flynn (pour « mensonges au FBI ») et de Paul Manafort (pour « complot contre les États-Unis », « blanchiment », « défaut de déclaration de comptes bancaires et financiers étrangers », « non-enregistrement d’un agent agissant pour un intérêt étranger », « fausses déclarations FARA », « mensonges au FBI ») pourraient être remises en question.

Dans la mesure où Andrew McCabe a témoigné à huis clos et sous serment devant la chambre des représentants que, sans le document de Christopher Steele, il n’y aurait pas eu d’écoutes de la campagne de Donald Trump, il en ressort qu’il n’y aurait peut-être pas eu d’enquête sur Donald Trump lui-même…

Par ailleurs, alors qu’il témoignait publiquement et sous serment devant la chambre des représentants, James Comey a été obligé de reconnaître qu’il était la source des fuites de ses conversations avec Donald Trump. Il se trouve que plus de la moitié des documents qu’il a laissé fuiter contiennent des secrets classés défense.

Une affaire loin d’être terminée

James Comey voulait que ces fuites conduisent à une enquête sur Donald Trump : il a parfaitement réussi puisque les États-Unis ont maintenant un Special Counsel (avocat enquêteur spécial), Robert Mueller, en charge de trouver si Donald Trump a sciemment accepté l’aide de la Russie pour se faire élire.

Robert Mueller, qui n’est autre que le prédécesseur de James Comey, a été choisi par Rod Rosenstein.

L’affaire est donc très loin d’être terminée… De nouvelles enquêtes vont commencer sur le FBI et le DOJ. L’enquête sur Trump va probablement continuer. Les anciennes enquêtes sur les affaires de la Fondation Clinton – comme les pots de vin sur la vente d’Uranium One à la Russie, son financement par de l’argent public (suisse, canadien, allemand, arabe ou russe) en échange de possibles faveurs ou l’affaire des emails classés défense – risquent d’être réouvertes si la Maison Blanche peut convaincre le FBI qu’elles n’auraient jamais dû être closes.

Pour un libéral, cette affaire va bien au-delà d’une sordide affaire de partis politiques corrompus. Elle remet en cause la sécurité d’État comme le pensent certains parlementaires américains. Elle illustre le fonctionnement de l’État tel qu’envisagé par Anthony de Jasay.

Et elle pose l’éternelle question : quis custodiet ipsos custodes ?

Quelques sources

Si vous lisez la presse française, rien de tout ceci ne transparaît. Si vous lisez, par exemple, Philippe Gélie, du Figaro, qui vit à Washington, vous n’avez aucune idée de ce qui se passe en ce moment à Washington. Aucune. Je lis Philippe Gélie de temps en temps et je me pose plein de questions. Vit-il dans un univers parallèle ? Parle-t-il anglais ? A-t-il l’internet ? A-t-il la télévision et si oui, quelle chaîne ? Comment en arrive-t-il à conclure que

les efforts du président et de ses alliés républicains pour discréditer les enquêtes le concernant empoisonnent le climat politique à Washington ?

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé des informations. Je dois dire qu’il est très difficile de trouver des informations non biaisées en langue française. Je vais donc sourcer ce que je viens de dire avec les deux côtés de l’histoire, vu de la gauche et de la droite américaine.

  • L’agent Peter Strzok et sa maîtresse, Lisa Page, avocate du FBI, en charge d’enquêter sur Hillary Clinton ont écrit le discours James Comey disculpant Hillary Clinton avant d’interroger Hillary Clinton. Le discours de Comey a été changé de façon à ce que le langage utilisé reflète un manquement moral plutôt qu’un manquement légal, disculpant de fait Hillary Clinton dans l’affaire de ses emails privés classés défense.
  • Sur les aspects juridiques de cette affaire, la meilleure source à ce jour est probablement Alan Dershowitz, professeur de droit constitutionnel à l’université de Harvard. Alan Dershowitz, un spécialiste des droits civils, est considéré par beaucoup comme le plus grand juriste constitutionnel des États-Unis. Dans cette vidéo, il explique que le secret défense lui a souvent été opposé à tort au cours de sa carrière. Il convient de garder à l’esprit que le professeur Dershowitz est démocrate de très longue date et un soutien d’Hillary Clinton. Même s’il est très critique sur les turpitudes supposées du FBI, il n’est donc pas complètement neutre : https://www.youtube.com/watch?v=j_8bOJnGDd0
  • Pour les sources à droite, les lecteurs pourront se référer à l’excellente vidéo de Sean Hannity, un soutien de Donald Trump de la première heure : dans cette vidéo, Sean Hannity récapitule toute l’affaire et appelle à des poursuites judiciaires des crimes supposément commis par le FBI contre les droits civils des membres de la campagne de Donald Trump : https://www.youtube.com/watch?v=84a-6tSI9go

 

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  • Dreuz suit cette affaire de près et c’est un des rares médias français à le faire avec des journalistes comme Jean Patrick Grunberg, Magali Marc, Guy Millière, Hélios d’alexandrie, Annika.

  • Charles Gave a déjà écrit un article sur ce sujet en début d’année sur le site de l’institut des libertés. Merci pour le votre il doit se sentir moins seul face aux pseudo journalistes officiels.
    Si cette affaire va au bout de sa logique alors il risque d’y avoir de gros poissons démocrates en prison pour félonie et trahison.

  • Je vis partiellement aux USA et je suis comme vous atterré par les compte rendus que font la presse française de cette affaire qui est effectivement potentiellement très grave. Bravo pour votre article.
    PR

  • Oh la la Contrepoints ! vous allez pas faire remonter votre note sur le Decodex du Monde ! Rho !

  • Enfin quelqu’un qui sait de quoi il parle. Je suis l’affaire de près. Rien à redire.

  • Cette histoire prouve une fois de plus que le parti au pouvoir ne peut pas s’empêcher d’instrumentaliser la justice.
    Les nombreux gardes-fous mis en place pour séparer l’exécutif du judiciaires ne sont pas étanches.

    • @GN
      Bonjour,
      Il y a la même chose qu’en France : Un département de la Justice qui fait ce qu’il veut avec la justice. Les juges de la Cour Suprême sont nommés par le président américain. La séparation des pouvoirs Exécutif et Judiciaire n’est pas très effective.
      Le président élu, lors de la cérémonie d’investiture prête serment sur la Constitution, et jure de la défendre. Certains autres officiels, tels les juges de la Cour Suprême, les patrons des diférents départements aussi. Tous les agents assermentés le sont par le serment qu’ils font de défendre la Constitution américaine.

  • En l’occurrence justement si, les contre-pouvoirs fonctionnent puisque l’affaire éclate. Pas moins de 4 enquêtes sont en cours, deux étant menées par les coupables. Par contre si Hillary avait gagné…

  • Houlala qu’est-ce c’est compliqué les histoires du marigot de Washington…

  • En fait Philippe Gelie doit vivre dans l’état de Washington et non la ville du méme nom !!

  • Les médias et les politiciens français se complaisent à présenter Trump comme un abruti, avec force ricanements. Je trouve cette attitude condescendante, voire méprisante, vraiment lourdingue. Et pourtant le personnage ne m’inspire pas beaucoup de sympathie!

    • @fm06
      Bonjour,
      « Les médias et les politiciens français se complaisent à présenter Trump comme un abruti, avec force ricanements. » +1
      Donald Trump a perdu, une année, 1 milliard de dollars. Combien en ont perdu nos médias et nos politiciens en 40 ans ? ou juste ces deux derniers quiquénats ? Evidemment, ces guignols ne se regardent pas.

  • L’article dit que « Dans la mesure où Andrew McCabe a témoigné à huis clos et sous serment devant la chambre des représentants que, sans le document de Christopher Steele, il n’y aurait pas eu d’écoutes de la campagne de Donald Trump, il en ressort qu’il n’y aurait peut-être pas eu d’enquête sur Donald Trump lui-même… » C’est un point essentiel : il montrerait la partialité puisque le FBI savait que la source était douteuse et donc insuffisante à elle seule pour justifier des écoutes, mais la présentation qu’en fait l’article est un peu trompeuse. En fait c’est le mémorandum républicain qui affirme que McCabe a dit que sans Steele, il n’y aurait pas eu d’enquête. (C’est ce que dit d’ailleurs l’article de foxnews cité comme source de l’article à ce sujet, rien de plus). Or ce point est contesté (soit que McCabe n’ait pas dit cela, soit qu’il l’ait dit mais que ce soit faux) si je comprends bien : « However, the contents of the Steele dossier would have been insufficient to meet the court’s probable cause standard, according to the New York Times, citing unnamed sources familiar with the warrant application. These sources said « the application drew on other intelligence material that the Republican memo selectively omits. » (cité de: http://www.politifact.com/truth-o-meter/article/2018/feb/02/lawmakers-clash-over-gop-intel-memos-accuracy/). Je n’ai pour ma part aucune idée de la vérité, mais il si les informations douteuses (ou en partie fantaisistes) de Steele corroboraient des sources plus sérieuses sur une partie de ce qui était affirmé, l’enquête pourrait être justifiée.

    • Vous savez bien que le NYT étant un des plus pro Clinton et anti Trump des media américains, il est impossible de s’en servir comme source fiable.

      • Je le sais bien. Mais l’article cite FoxNews (mal, au demeurant), qui n’est pas non plus, disons, le plus objectif des média américains. Et la source que je cite est un site de debunking de fake news plutôt sérieux et équilibré.
        Parce que ce qu’on reproche à Clinton et co. n’est pas de payer quelqu’un pour trouver de la merde à balancer à Trump. Ca c’est des pratiques habituelles dans les deux camps. Ce qu’on leur reproche c’est d’avoir instrumentalisé le FBI (avec des complices en interne) pour faire croire qu’ils avaient trouvé de la merde telle qu’elle justifiait une enquête, alors qu’il n’y avait rien de tel. Or ce point n’est pas prouvé. On peut donc très bien arriver à une situation où les accusations de collusion avec la Russie tombent à rien, mais sans qu’il soit démontré qu’elles aient été organisées sciemment de toute pièce par Clinton et co.

        • « mais sans qu’il soit démontré qu’elles aient été organisées sciemment de toute pièce par Clinton et co. »
          Sauf qu’on en est qu’ au début, et qu’on vient d’apprendre par la bouche même d’un ancien du Département d’état,Jonathan Winer, que le camp Clinton était parfaitement au fait du Dossier de Steel…

  • Pas étonnant, nous savons tous de quoi est capable la gauche, dont le comportement mafieu n’est plus a démontrer! Ces gens sont opposés à la démocratie, à la liberté et à l’éthique!

  • Les mâchoires du piège commencent à chatouiller les mollets de ceux qui l’ont posé. Quand on pose un piège, on évite ensuite de marcher dessus. Obama, Clinton, Mueller au gnouf, dans la même cellule. Dans cette affaire, un tel dénouement devient de moins en moins improbable. Il serait la conséquence de l’obsession des démocrates de vouloir se faire Trump tout de suite, à tout prix, au lieu d’attendre sagement les prochaines élections, comme il se doit dans une démocratie.

    • Ce spectacle vaudrait son pesant de cacahuètes (vendues par Jimmy Carter, bien entendu) mais hélas la parade est très simple : demander l’asile politique en France.

  • C’est tout à l’honneur de Contrepoints de publier sur cette affaire, véritable complot contre D. Trump, que les médias Français étouffent. Je dirai que c’est plutôt bon signe. Car le renversement de situation, alors que tous les médias se répandaient sur les liens supposés Trump/Russie, montre que c’est le FBI qui est dans la tempête et les démocrates qui sont mouillés jusqu’au cou. La vérité commence à surgir et le plus important reste à venir. B. Obama a bien infiltré pendant ses 2 mandats l’État profond. D. Trump va nettoyer ce marécage.

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