Essai sur la connaissance de Dieu, de Claude Tresmontant

L’Essai sur la connaissance de Dieu est réédité cette année, près de soixante ans après sa première édition. Il montre à l’envi le métaphysicien prometteur qu’était Claude Tresmontant déjà à trente-trois ans…

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Essai sur la connaissance de Dieu, de Claude Tresmontant

Publié le 19 décembre 2017
- A +

Par Francis Richard.

Claude Tresmontant est mort il y a tout juste vingt ans.

Spécialiste de l’hébreu, il avait notamment traduit les quatre évangiles et l’apocalypse de Jean en les reconstituant préalablement en l’hébreu sous-jacent à leurs versions grecques et en traduisant directement en français les textes en hébreu ainsi obtenus…

L’Essai sur la connaissance de Dieu est réédité cette année, près de soixante ans après sa première édition. Il montre à l’envi le métaphysicien prometteur qu’il était déjà à trente-trois ans…

Dans cet essai il s’adresse à un rationaliste scientifique, c’est-à-dire à quelqu’un qui sait user de la raison et qui admet le contrôle de l’expérience. S’abstiendra donc de le lire celui qui met en doute le monde extérieur, l’existence de son propre corps, l’existence de tout, et même de sa raison.

Ceci étant dit, son essai s’articule en trois parties. La connaissance de Dieu peut se faire à partir :

– du monde

– du fait d’Israël

– du fait chrétien

A partir du monde

Il y a deux hypothèses en présence : soit le monde est éternel, soit le monde est apparu.

De ces deux hypothèses découle l’alternative métaphysique :

– tout préexiste : cette métaphysique ne nie pas l’Absolu, mais récuse l’expérience, nie la création ; elle considère que l’être est incréé

– il y a eu création: cette métaphysique admet l’Absolu ; l’être ne vient pas de rien; il a été créé ; l’expérience montre qu’il a un commencement et qu’il ne s’est pas créé lui-même

Toutefois d’aucuns refusent cette alternative :

– refus provisoire : c’est l’agnosticisme ; on suspend son jugement

– refus définitif : les êtres sont là ; leur existence est absurde; on décide qu’il n’y a pas d’Absolu

Qu’en est-il de la réalité empirique ?

– dans la première hypothèse : le monde est l’Absolu; il est incréé ; on explique le schisme entre l’Absolu et l’être par un mythe : la chute ou l’aliénation (Upanishad, Plotin, Spinoza, Fichte, Schelling, Hegel) ; entre l’Absolu et l’être, il y a une relation d’identité ; c’est une métaphysiquepanthéiste.

– dans la deuxième hypothèse : le monde est créé par l’Absolu qui est pensé comme transcendant et libre ; entre Lui et l’être, il y a une relation de dialogue (judaïsme orthodoxe, christianisme) ; c’est une métaphysique de la création.

Pour ceux qui refusent l’Absolu, il n’y a pas de problème métaphysique. De constater que l’Univers est là, que c’est un fait, sans chercher de justification à ce fait, n’est-ce pas renoncer à l’exercice de son intelligence ?

Quant au sujet connaissant kantien, il est sans situation métaphysique…

Quant à Marx, s’il considère que l’Univers est incréé, il considère comme un mythe la doctrine de l’aliénation et de la chute : la Nature et l’homme existent par eux-mêmes… Pour lui, la Matière est l’Absolu. Mais objecte Claude Tresmontan t: L’intelligence organisatrice est autre chose que la matière organisée.

Claude Tresmontant considère en effet que l’exigence de la rationalité nous impose cette hypothèse d’un Absolu qui seul peut rendre compte de la réalité telle qu’elle se présente à nous :

Le monde n’évolue pas dans n’importe quel sens, il évolue vers la matière complexe, vers la vie, vers la conscience.

Il ajoute: Si on prétend que cette exigence de rationalité est une exigence factice, une exigence trompeuse ou trompée, une exigence illusoire, il ne reste plus qu’à renoncer à l’exercice de la pensée.

A partir du fait d’Israël

Claude Tresmontant remarque que le livre sacré d’Israël est le recueil d’actes et d’archives qui relatent une expérience historique opérée en plein jour, à ciel ouvert, à la face du monde.

Ce qui l’amène à dire qu’Israël, c’est l’humanité qui fait l’expérience de Dieu.

La raison de la création ? Puisque ce n’est ni un manque, ni un besoin, ni un devenir du dieu, la raison de la création, c’est l’agapè de Dieu.

La création ne doit pas être entendue au sens de création d’un objet ou de création d’un être fait pour encenser son Créateur. L’homme est certes créé dans un premier temps, mais il est créé pour, dans un deuxième, coopérer à sa propre création : c’est ce que signifie l’expression créé à l’image et ressemblance de Dieu :

La théologie biblique propose une métaphysique de la création qui n’est pas humiliante pour l’homme, qui n’est en rien une « aliénation », mais, bien au contraire une promotion, une theiôsis.

A partir du fait chrétien

L’opposition entre la foi et la raison est une opposition foncièrement non chrétienne, non évangélique.

Jésus s’adresse à l’intelligence et non pas à la crédulité : La vérité n’a nul besoin que l’homme s’abêtisse, ni qu’il saborde sa raison, qui lui est au contraire nécessaire pour atteindre à la connaissance de Dieu.

L’incarnation ? Comme la création, [elle] est un don : Si l’homme ne peut préjuger du don de Dieu, il ne peut pas non plus préjuger des limites au don de Dieu, ni définir des impossibilités que l’Absolu ne saurait surmonter.

La méthode de Jésus reste la même que celle employée par Dieu précédemment : Dès l’Ancien Testament on voit que la méthode de Dieu, son « style », se définit et se caractérise par l’association de la toute-puissance dans les possibilités et de la discrétion, de la faiblesse dans les moyens employés, de la douceur.

Claude Tresmontant constate que la connaissance de Dieu à partir de Ieschoua de Nazareth […] ne se limite pas à une connaissance de Dieu à travers sa personne, ses actes et ses gestes, ses paroles : elle s’opère aussi à travers ceux qui sont entés, greffés en Jésus leur Seigneur…

Conclusion

Le fait Israël, qui est celui d’une innovation, d’un renouvellement de l’humanité, la naissance de la sainteté, d’une humanité à l’image et à la ressemblance de Celui qui est nommé trois fois saint par Isaïe, constitue aussi une création, une oeuvre par laquelle nous accédons à la connaissance du Dieu caché, en dehors même de la Manifestation personnelle de Dieu venu parmi  nous, immanu-el.

Claude Tresmontant, Essai sur la connaissance de Dieu, Editions du Cerf, 216 pages.

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  • « constater que l’Univers est là, que c’est un fait, sans chercher de justification à ce fait, n’est-ce pas renoncer à l’exercice de son intelligence ? » C’est simplement faux. Rechercher à justifier autre chose que des actions humaine est absurde. L’intelligence s’exerce très bien sur le monde sans avoir à chercher des justifications: la science cherche les lois qui régissent l’univers, avec un certain succès. Au contraire c’est lorsque les hommes ont cessé de justifier le monde, ne l’on plus vu de façon finaliste, et simplement cherché son fonctionnement que la science a évolué.
    « Le monde n’évolue pas dans n’importe quel sens, il évolue vers la matière complexe, vers la vie, vers la conscience. » c’est également faux. L’univers est chaotique et la vie (sans parler de la conscience) y est purement anecdotique. Que nous ayons l’impression qu’il va dans un sens est un pur biais de sélection – pour pouvoir se faire cette réflexion, il faut évidemment être « conscient », mais cela ne veut pas dire que l’univers va dans le sens de cette conscience ou que celle-ci en soit un élément essentiel.
    Et par après, on passe sans transition d’une affirmation philosophique de l’existence de Dieu au Dieu chrétien, ce qui est un saut conceptuel vertigineux (pourquoi pas Allah, Vishnou, Zeus ou Quetzacoatl?).

  • Autant on et heureux de lire le synopsis d’alternatives s’apparentant au raisonnement par récurrence, donc mathématique, autant on déchante lors de la pose des prodromes conjecturaux. Dandolo le dit dans un sens, j’ajouterai que la recherche actuelle démontre l’infinie diversité des termes de l’évolution, y compris en ce qui concerne l’homme et que c’est bien exercer son intelligence que d’en tirer des hypothèses sur la formation du vivant et son destin. Ce n’est pas très réjouissant, parce que nous savons maintenant que l’humanité actuelle s’éteindra dans un laps de temps relativement bref, mais le prétendu dialogue avec l’Absolu n’éclaire rien en évoquant des qualités comme la douceur ou la patience qui prennent des couleurs différentes à chaque époque et ne caractérisent pas l’espèce mais des sujets de l’espèce.
    La foi, c’est encore autre chose; un sentiment, une tension intellectuelle, propre à certains sujets, souvent sous la contrainte, ce i en réduit singulièrement l’importance et en fait même quelquefois une aliénation.

    Enfin, s’il est vrai que la présence de l’Univers est inexplicable, pour longtemps encore, elle est en soi un tel sujet de préoccupation qu’y ajouter un universel absolu pensant n’apporte rien, mais dérive simplement de la complexification des faits de croyance au fil des siècles, de façon presque mécanique.
    Il ne devrai pas y avoir de vocabulaire pour parler de la foi, et d’ailleurs il n’y en a pas. C’est un composant.

    • « Nous savon maintenant que l’humanité actuelle s’éteindra dans un laps de temps relativement bref ». D’où tenez-vous cela ? Quelles études scientifiques permettent de l’affirmer ? Vos propos ne sont que spéculation gratuite. Aucune certitude concernant l’avenir de l’homme ne peut être avancée, tout comme sa raison d’être ici, sur Terre.

  • @BrunoDandolo

    Je ne voudrais pas trop m’appesantir sur la recherche de l’unification des quatre forces fondamentales de la nature par les scientifiques (C.F.études du CERN avec le LHC) , autrement dit

    la super-symétrie qui peut être assimilée à la connaissance de la seule substance qui compose l’univers , à savoir une

    substance qui demeure actuellement totalement incompréhensible à l’homme de ce monde matériel , en raison de

    l’insuffisance de ses sens (ouï , toucher , vue , goût , odorat ) , et de ses organes par lesquels il cherche à reconnaître

    les parties constituantes et les propriétés de cette substance fondamentale , sans pouvoir atteindre le principe d’unification.
    Les affirmations matérialistes ne sont toujours pas probantes,car tout ce qui est au delà du réel ne peut être connu.
    S’interroger sur l’existence de notre univers n’est certainement pas absurde et fait partie intégrante de L’ADN de l’homme caractérisé essentiellement par son activité de penser.
    https://home.cern/fr/about/physics/supersymmetry

    • Merci pour votre réponse. Je partage votre interrogation quant aux limites du savoir et de la connaissance. Mais cette limite ne peut être posée a priori. Je doute qu’on puisse arriver à un moment et dire: ici, notre savoir s’arrête.
      Par ailleurs, remettre en question la façon dont nous comprenons la matière (très loin aujourd’hui de « ce que nous percevons par nos sens ») ne remet pas en question le matérialisme sauf dans une version extrêmement naïve.
      Ensuite, s’interroger sur l’existence de l’univers (son origine éventuelle, et ce que signifie « exister ») n’a pas grand-chose à voir avec la recherche de sa justification (dans quel but il existe). La première question reste ouverte (le big bang, etc.), mais la deuxième comme j’ai essayé de le montrer plus haut est simplement vide de sens.
      Je partage votre point de vue selon lequel chercher des justifications fait certainement partie de l’ADN humain, c’est un aspect essentiel sans lequel nous ne pourrions pas comprendre efficacement les actions de nos semblables, et donc ne pourrions pas créer de société complexe, mais cette médaille a son revers: nous commettons trop souvent l’erreur de chercher des justifications partout, même où il n’y en a pas, en refusant le poids des coïncidences (ce qui explique par exemple également le succès des théories du complot).
      Enfin, lorsque vous affirmez que ce qui est au delà du réel ne peut être connu, c’est une simple tautologie. Si vous la prenez vraiment au sérieux, alors vous devez vous abstenir d’en dire ou d’en conclure quoi que ce soit. Et dès lors ce n’est pas un argument pour l’existence de Dieu ni de quoi que ce soit « au delà du réel ».

      • @Bruno Dandolo

        On peut poser le problème à partir de la définition de l’ignorance qui est la conception fausse ou erronée de l’existence de ce qui n’existe pas,par laquelle l’homme tombe dans le piège de la croyance à l’existence seule de la création physique ,en raison de sa tendance à ne croire qu’à ce qui existe substantiellement (tout en considérant qu’il n’existe « rien » au delà,mais il ,oublie que la création physique n’existe pas réellement dans la mesure où les scientifiques ont montré que la matière était vide donc un PUR NÉANT au sens matérialiste du terme (ne pas oublier que la théorie standard de l’origine de l’univers autrement dit la théorie du big bang,part de sa création à partir d’un point infinitésimal).
        En fait la seule substance véritable semble bien demeurer au-delà de la compréhension physique.
        Convenez que poser la question : »Pourquoi quelque chose plutôt que rien »?n’a rien d’une « simple » tautologie même si une éventuelle réponse est pour l’instant inconnue.
        Chercher des justifications « partout » s’explique assez facilement dans la vie courante puisque les biais cognitifs font partie de nos rapports humains souvent régis par la planification et non le hasard.
        Comment dés lors s’étonner de certaines dérives?
        Le sujet de cet article pose objectivement le problème de l’existence de Dieu qui , je vous l’accorde ne peut que relever d’une conclusion toute PERSONNELLE.
        Pour agir efficacement et « avancer »(pour reprendre votre formulation) , faut-il pour autant purement et simplement ignorer les questions philosophiques élémentaires : d’où venons-nous?,que sommes-nous?,où allons-nous?
        Je ne le pense pas.
        il ne s’agit donc pas d’essayer de TOUT justifier avec des palabres et autres sophismes,mais de penser le plus justement possible.
        La place de la philosophie,distincte et complémentaire des religions ne peut être ignorée dans notre société.
        -N’est-elle pas le domaine d’activité de la pensée qui étudie par la réflexion les valeurs morales et le rôle de l’homme dans l’univers?
        Ne pas prendre conscience de la relativité de notre existence dans un univers pourtant très relatif, est bien renoncer à l’exercice de son intelligence.

        Cordialement.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Relativisme

        • Merci à nouveau pour votre commentaire. Contrepoints est un site où on peut discuter sans invective et c’est assez rare pour être souligné.
          Très rapidement: « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? » n’est effectivement pas une tautologie, et c’est évidemment une question fondamentale. Toutefois je pense qu’elle n’a pas de sens, parce qu’il n’y a pas de pourquoi, pas de but à l’univers.
          J’aime beaucoup la philosophie moi aussi (sinon je ne passerais pas de temps à discuter de ces sujets) – toutefois je pense que beaucoup de philosophes refusent de voir à quel point la science a bouleversé notre vision du monde et a rendu caduques certaines questions auparavant légitimes. Si la philosophie veut prétendre à être un savoir alors elle ne peut être une discussion éternelle sur les mêmes sujets.
          Pour ce qui est du relativisme, je pense que c’est une notion polysémique qu’il faut manier avec prudence. Je suis relativiste au sens où effectivement je ne crois pas aux normes morales transcendantes ou vraies a priori. Je pense pourtant qu’on peut objectivement affirmer (par exemple) qu’il est bon d’abolir l’esclavage, ou qu’une société est meilleure quand elle est plus libre et qu’elle garantit l’égalité des droits.

          • Merci pour votre réponse.

            Je partage évidemment votre point de vue sur Contrepoints,un site présentant un très grand intérêt.

            Encore quelques remarques:
            « L’idée de néant absolu,d’absence de toute chose est une idée bizarre car c’est une idée destructrice d’elle-même,au sens où dès que le concept donné nous vient à l’esprit,le mouvement de notre pensée le transforme en autre chose que lui-même.
            -Comment rien qui n’était rien s’est-il débrouillé pour faire tout un monde »?(Dixit un très brillant astrophysicien actuel).
            Penser à rien n’est jamais penser à rien !
            La métaphysique n’est pas morte.
            L’interrogation de l’homme sur sa place dans notre univers connu, au delà de simples « discussions éternelles », a donné comme devoir à la science d’essayer de répondre à des questions essentielles.
            Je vous accorde que la science a bouleversé notre vision du monde.
            -N’est-il pas cependant nécessaire de rappeler la formule de Rabelais plus que jamais d’actualité: « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».?
            Cordialement

  • Merci pour cet excellent article

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