« La Philosophie de l’impôt » selon Philippe Nemo

philosophie de l'impôt

Philippe Nemo : « L’imposition ostensible des riches sert à détourner l’attention des pauvres pendant qu’on leur fait les poches. »

Par Jacques Garello.

« Malaise au pays de l’impôt » : c’est le titre d’un article paru dans le Figaro de jeudi 12 octobre sous la plume de Charles Jaigu. Il est consacré au livre paru il y a un mois « Philosophie de l’impôt » (PUF) et à une interview de son auteur Philippe Nemo.

Philippe Nemo, faut-il le rappeler, est normalien, enseignant à HEC après avoir dirigé le département de philosophie de l’ESCP, récemment fondateur et directeur de l’École Professorale de Paris, et administrateur de l’ALEPS.

« La Philosophie de l’impôt », ouvrage d’un libéral radical

Il est surtout le grand philosophe libéral français contemporain, et comme le fait remarquer Charles Jaigu sa « radicalité libérale » lui a naturellement  valu « la relégation dans une forme de quarantaine idéologique durable ». Conspiration du silence autour d’un intellectuel qui n’a cessé de publier depuis quarante ans des ouvrages d’une admirable rigueur scientifique, d’un grand intérêt réel, et d’une très belle plume.

Claude Jaigu rappelle l’influence d’Hayek sur Nemo, qui a beaucoup écrit sur le sens de la liberté, comme par exemple :

Pour qu’une société humaniste existe, il faut que les hommes qui y vivent disposent d’un domaine propre dont ils sont seuls à pouvoir disposer, où puissent mûrir leurs initiatives et d’où puissent démarrer des actions qui soient vraiment les leurs.

La « Philosophie de l’impôt » explique pourquoi la France détient le record des prélèvements obligatoires : un État omnipotent, omniprésent, mais qui a réussi à anesthésier le contribuable, Nemo veut tirer les Français de leur sommeil dogmatique.

Les Français formatés et anesthésiés

Nos concitoyens ont été formatés par le système d’enseignement et la classe politique pour ne pas réagir contre la spoliation fiscale « nouvelle cleptocratie d’État » qui s’est développée depuis 1945, quand la France a basculé dans le collectivisme et oublié les droits individuels.

Aujourd’hui on fait croire aux Français que la fiscalité est une façon de redistribuer les revenus en faveur des pauvres, mais en fait les pauvres laissent à l’État la moitié de leur pouvoir d’achat (TVA, cotisations sociales). Selon Philippe Nemo :

L’imposition ostensible des riches sert à détourner l’attention des pauvres pendant qu’on leur fait les poches.

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