Sondage : le pays penche à droite, mais Macron est favori

Les opinions sont favorables à Emmanuel Macron et à la droite alors que l’exécutif est impopulaire. Assez pour faire gagner la droite aux présidentielles ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Sondage : le pays penche à droite, mais Macron est favori

Publié le 8 mars 2017
- A +

Par la Rédaction de Contrepoints

L’enquête Observatoire de la Politique Nationale BVA de mars 2017 pour Orange et La Tribune1 s’intéresse, comme chaque mois, à l’influence des personnalités politiques et à la perception de l’exécutif et de sa politique.

Fin de règne pour l’exécutif

François Hollande reste très impopulaire malgré une légère amélioration. Il voit en revanche sa popularité se dégrader de 14 points auprès des sympathisants du Parti Socialiste. Bernard Cazeneuve voit quant à lui sa popularité se dégrader légèrement au global mais perd lui aussi beaucoup de points auprès des sympathisants du Parti Socialiste (-13 points).

Popularité de l'exécutif à deux mois des présidentielles 2017.
Popularité de l’exécutif à deux mois des présidentielles 2017.

Le gouvernement, qu’on pourrait qualifier d’intérimaire, est de toute façon assez inaudible dans l’agitation qui caractérise cette campagne pour les présidentielles. Il n’en reste pas moins que 73% des Français pensent que sa politique n’est pas juste et 83% qu’elle n’est pas efficace. Il y a donc un désir de changement.

Présidentielles : le pays penche à droite mais…

La cote d’influence des personnalités est assez significative du climat politique actuel. Tous partis confondus, ce sont Emmanuel Macron (41%), François Baroin (37%), Alain Juppé (36%) et Nathalie Kosciusko-Morizet (34%) qui forment le quatuor de tête, suivis par Benoît Hamon, 4 points derrière. Dans ce quatuor, aucune personnalité franchement étiquetée à gauche n’est présente mais Emmanuel Macron, de plus en plus considéré comme le successeur de François Hollande, semble, pour le moment, bénéficier de son programme relativement consensuel. Chez les sympathisants de gauche, Benoît Hamon arrive en tête (62%) alors que François Fillon arrive second (56%), derrière François Baroin (+5 points), chez les sympathisants de droite. Enfin, au Front National, Marine Le Pen bénéficie d’une cote d’influence « soviétique » avec 99%.

Côte d'influence des personnalités politiques à deux mois des présidentielles.
Côte d’influence des personnalités politiques à deux mois des présidentielles.

Si l’on ne s’intéresse qu’aux 5 premiers candidats déclarés à la date de l’enquête, on constate qu’Emmanuel Macron jouit d’une relative unanimité puisqu’il bénéficie de bonnes cotes d’influence dans tous les bords du spectre politique. Moins consensuels, moins centristes, Benoit Hamon et François Fillon ne rassemblent pas dans le camp opposé (non comptabilisés), tout comme Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen bénéficie quant à elle de quelques soutiens à droite, en plus d’une écrasante cote de popularité dans son camp.

Influence des candidats en fonction de l'orientation politique.
Influence des candidats en fonction de l’orientation politique.

… la droite risque de perdre

En 1995 ou en 2007, la droite et le centre pouvaient se permettre d’avoir deux candidats à plus de 15% et de l’emporter tout de même. Il y avait en effet deux places à prendre au second tour. Aujourd’hui, on lutte toujours pour ne pas être troisième mais avec la certitude qu’une des deux places du second tour sera attribuée à Marine Le Pen. Dans ce contexte, l’affaire Fillon et le délitement de la droite et de la gauche (même si on en parle moins) libèrent un espace important à un Emmanuel Macron plus consensuel. La droite parviendra-t-elle à remonter sur le candidat de centre-gauche ?

  1.  Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 6 au 7 mars 2017. Échantillon de 1136 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus dont 384 sympathisants de la gauche, 189 sympathisants du Parti socialiste, 393 sympathisants de la droite, 247 sympathisants Les Républicains et 141 sympathisants du Front national. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les évolutions signalées dans ce rapport correspondent à des évolutions depuis février 2017, date de la vague précédente. Dans le cas d’un échantillon de 1 000 personnes, pour un pourcentage obtenu par enquête de 20%, la marge d’erreur est égale à 2,5. Le pourcentage a donc 95% de chance d’être compris entre 17,5% et 22,5%.
Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)
  • Le pays penche à droite, mais du coup les centristes ne sont plus considérés comme étant à droite.

  • Bonjour

    Les sondages n’ont aucune valeurs statistiques, car 80% des personnes contactées refusent de répondre. Il y a un biais de sélection énorme.

    Les sondages se trompent systématiquement, et tjs du même coté.

  • Le pays penche à droite… ça dépend de quoi on parle en fait : sur le plan économique, en additionnant Mélenchon, Hamon et le Pen, on arrive à 65% des votes pas franchement très libéral, et sur le plan sociétal, en additionnant Hamon, Mélenchon, et Macron, on arrive tout juste à un peu plus de 50%… vive la France.

  • Mais les différentes enquêtes et sondages montrent que les journalistes sont à une écrasante majorité d’extrême gauche ou de gauche :

    « Pour certains spécialistes, cette forte sur-représentativité des partis de gauche parmi les journalistes a des raisons historiques : « De 1960 à 1980, les militants étaient tous à l’extrême gauche. À une certaine époque , chaque groupuscule avait son quotidien ou son hebdomadaire. Des centaines de journalistes se sont ainsi formés sur le tas. » Ces jeunes journalistes ont été par la suite accueillis au sein des rédactions des grands organes de presse, notamment Libération d’abord, puis Le Monde. Selon Basile Karlinsky, ancien journaliste à Libération, le trotskisme aurait ainsi été une bonne école de journalisme. Pour Yves Roucaute, ces anciens militants avaient pour eux de posséder « une appréhension intellectuelle du monde », le sens de l’organisation et « le goût du pouvoir symbolique »
    Wikipedia – Critique sur la représentativité des journalistes en France

    Heureusement que l’EDNAT enseigne l’esprit critique qui permet de ce méfier de la distorsion politique des informations, non je rigole ils sont 83% à avoir voté à gauche en 2012.
    Enquête IFOP sur le vote enseignant de 2002 à 2012

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

J’ai découvert Mme Braun-Pivet, ou du moins j’ai fait le lien entre le nom et la personne, lors de la soirée électorale du second tour des élections législatives. Le moins que j’en puisse dire, c’est que l’épisode en question (vidéo, à partir de 3 h 41′ 50″) ne fait honneur ni aux femmes en politique ni à la politique elle-même. Attention, mesdames et messieurs, la petite scène que je m’apprête à vous rapporter est absolument insoutenable… de médiocrité :

Nous sommes au soir du 19 juin 2022, sur le plateau spécial de BFM TV pour les él... Poursuivre la lecture

« Le port du masque est fortement recommandé ». La période électorale terminée, la vie hexagonale reprend son cours, et en particulier s’agissant des restrictions liées au covid.

En témoignent les messages reçus depuis quelques jours par de nombreux Français, dans leurs transports, leur travail ou leur supermarché.

Ce mardi, ce sont les Niçois qui ont été rappelés à la réalité. Chez nos confrères de CNews, le maire de Nice Christian Estrosi a déclaré envisager le rétablissement de l’obligation du port du masque dans les transpor... Poursuivre la lecture

Victorieuse à la présidentielle mais fortement contestée après les élections législatives, la Macronie va devoir transiger, négocier et réinvestir le champ parlementaire. Et ce n’est pas vraiment dans ses habitudes.

Le triomphe d’Emmanuel Macron en 2017 est aussi le triomphe de l’hyperprésidentialisation du régime. Porté en triomphe par les médias et bénéficiant d’une confortable majorité à l’Assemblée, le nouveau président peut s’imaginer Jupiter. Il s’entoure de technocrates chargés d’appliquer à la lettre ses consignes et exige l’ob... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles