Bitcoin : Marine Le Pen à côté de la plaque

Publié Par Gaspard Koenig, le dans Politique, Pushmobile

Par Gaspard Koenig.

Marine Le Pen au Meeting du Front National le 1er mai 2012

Marine Le Pen – Front national – Meeting 1er mai 2012 – Blandine La Cain via Flickr (

Le jour même où, plein d’enthousiasme, j’entreprends d’installer le paiement en bitcoin sur mon site, voilà que Marine Le Pen en réclame l’interdiction. Le FN est décidément infatigable pour traquer nos rares espaces de liberté, et les promettre à la schlague de son comité central.

L’argumentation de Marine Le Pen est assez cohérente, et montre une fois de plus l’étatisme total et désespéré qui est le soubassement de son projet politique. Passons sur la confusion navrante entre monnaie virtuelle (dématérialisée) et cryptomonnaie (bitcoin, Ethereum, etc.).

Passons sur la référence au « lobby des banques d’affaires », qui pourtant n’ont rien à voir avec la création de la cryptomonnaie par le mystérieux Satoshi Nakamoto, et s’offusquent plutôt de cette concurrence potentielle (la British Bankers Association s’est d’ailleurs émue l’année dernière des dangers posés par une monnaie non régulée).

Interdiction impossible du bitcoin

Passons sur le fait, léger détail technique, que pour « interdire » le bitcoin, monnaie totalement décentralisée, il faudrait soit débrancher Internet, soit criminaliser ses utilisateurs, comme la Russie projette d’ailleurs de le faire. Entrons dans le cœur de l’idéologie économique du FN, qui n’est qu’une forme de républicanisme exacerbé : « Une monnaie est un bien public national, confié au peuple souverain. »

C’est bien tout le problème. Très vite après sa création, Napoléon Bonaparte accorda à la Banque de France, institution privée à l’origine, l’exclusivité de l’émission de la monnaie, assortie d’un statut spécial. Elle devint un établissement public, propriété partagée de l’État et des actionnaires, jusqu’à sa nationalisation totale à la Libération.

Aujourd’hui, la BCE et toutes les banques centrales mondiales détiennent un droit de seigneuriage sur l’émission de monnaie, tandis que les banques privées se sont vues attribuer le quasi-monopole de la création monétaire via les crédits qu’elles octroient.

Privilèges exorbitants, qui encouragent d’un côté les États à s’endetter avec la garantie implicite de la banque centrale (rappelons que la BCE rachète aujourd’hui directement des obligations souveraines), et qui permettent de l’autre aux banques de générer des profits colossaux sur l’effet de levier.

Le bitcoin apporte une alternative sans doute prometteuse à ce système bien rodé, en utilisant les ressources parfois mystérieuses du numérique pour créer une monnaie collective (contrôlée par les utilisateurs eux-mêmes), sécurisée (grâce à la « blockchain ») et finie (l’émission doit s’arrêter à 21 millions d’unités).

L’attribution initiale de bitcoins est fonction de la « preuve de travail » fournie par les « mineurs », ces utilisateurs ou groupes d’utilisateurs hautement spécialisés qui confirment les transactions : c’est une logique pleinement lockéenne où la création de valeur correspond au travail fourni.

Le bitcoin ou le triomphe de l’échange volontaire

Loin de l’arbitraire des banques centrales et des folies du « quantitative easing », le bitcoin reste paradoxalement ancré dans la réalité de l’effort humain et des échanges volontaires. En ce sens, c’est un peu l’étalon or du XXIe siècle, adapté à l’âge des réseaux collaboratifs. Imperméable à tous les protectionnismes, le bitcoin transcende les nations et réunit les individus.

Marine Le Pen assure que « la propriété de notre argent est une de nos libertés fondamentales » : voilà précisément pourquoi il faut promouvoir le bitcoin, ou du moins le laisser prospérer ! À l’inverse, faire de la monnaie un « bien public national », c’est permettre à la volonté collective de modifier la masse monétaire, dépouillant les uns et enrichissant les autres selon des critères purement politiques.

Quand le système financier menacera de s’écrouler sous le poids de la dette, et que les États paniqués organiseront les uns après les autres leurs « plans de sauvetage », le bitcoin surnagera intact.

Dans un surprenant rapport publié il y a deux ans, la Banque d’Angleterre avait reconnu que le bitcoin ouvrait la possibilité d’organiser un système de paiement et de crédit entièrement décentralisé, se passant de l’intermédiaire des banques (centrales comme commerciales). Les autres cryptomonnaies qui se lancent régulièrement introduisent une saine concurrence et créent de nouvelles innovations. Alors que le FN, tout à son obsession de la nationalisation, rêve de banques sans capital, l’humanité serait-elle en train d’inventer discrètement le capitalisme sans banquiers ?

Sur le web

  1. Incroyable ! Interdire le Bitcoin ! Comme c’est rétrograde ! Le monde va s’effondrer si elle fait cela ! Du coup, ouvrons la chasse au Dahut ! Pendons la haut et court jusqu’à ce que mort s’en suive ! Ah, je viens de « parler rétrograde » moi aussi ! Je me repends (sans jeu de mots), je me repens très sincèrement !

  2. Plouvier Bernard

    Absolument pas convainquant, votre article !
    Exposé technique… sans contrepartie de régulation, c’est-à-dire de protection contre la malhonnêteté.
    Qui nous dit que les bienheureux propriétaires d’un site Bitcoin ne vont pas se conduire comme des banquiers véreux ?

    1. L’argumentation est effectivement maladroite, mais il est impossible qu’un « site Bitcoin » malhonnête ne voie pas sa nuisance circonscrite à ses seuls utilisateurs directs, alors que le contrôle d’une monnaie par un gouvernement véreux aurait un effet sur tous les utilisateurs de la monnaie, dépendants ou non de ce gouvernement.

    2. Le cash permet la même chose concernant le marché noir à un niveau supérieur. Sur Bitcoin et malgré les mécanismes d’anonymat, il est toujours possible d’identifier les personnes derrières les transactions. C’est plus difficile avec le cash.
      De plus, il est toujours possible de facture la TVA sur ce mode de paiement.

      Et ici, il n’est pas sujet de réguler mais d’interdire.
      A vrai dire, il y a deux possibilités.
      – Le Bitcoin est une bulle et l’interdiction sera relativement inutile. ( On peut imaginer que ça fasse peur aux gens qui fuiront ce mode de paiement)
      – Le Bitcoin, les crypto monnaies et les techno de la Blockchain sont une vague et l’interdire reviendra à créer une ligne Maginot.

      Sans parler des opportunités et le retard que la France accumulera dans ces technos. Dans 10 ans, on verra éclore tout un tas d’article pleurant sur l’hégémonie Américaine sur le sujet …

      A mon sens, il faut plutôt donner un cadre juridique strict pour éviter l’accélération du marché noir permettre d’accueillir sereinement les évolutions économiques à venir. Et pour le coup, les législateurs vont plutôt dans ce sens (sans doute pour ne pas répéter les erreurs lors de l’émergence du web).

    3. Propos de quinquagénaire ignorant et frustré…

      « Qui nous dit que les bienheureux propriétaires d’un site Bitcoin ne vont pas se conduire comme des banquiers véreux ? »

      Pourquoi la banque centrale est elle épargnée par cette question? Qui régule les monopoles d’Etat? Qui s’assure de leur honnêteté?

      Ma réponse à moi c’est: La concurrence libre, seule, peut assurer une pression suffisante pour fournir de la probité. Le reste est du wishful thinking.

    4. Ça a déjà été le cas. Il faut savoir choisir son site comme choisir sa banque

    5. Système Limbique

      « sans contrepartie de régulation » – J’ai eu un relent.
      « protection contre la malhonnêteté » – Pour éviter d’écrire un paragraphe, je vous recommande de taper « blockchain » sur google ou youtube. C’est pas très compliqué à comprendre.
      « bienheureux propriétaires d’un site Bitcoin ne vont pas se conduire comme des banquiers véreux ? » – Vous êtes inculte du sujet en fin de compte. Il est donc bien normal que vous ne soyez pas convaincue.

    6. Qu’est ce qu’un « site Bitcoin » ?
      Le protocole bitcoin permet aux utilisateurs de se passer de tiers pour son utilisation. Donc parler de « banquiers véreux » pour bitcoin n’a pas de sens.

      1. mtGox sur google

        1. Qui n’est pas le protocole bitcoin en lui-même. MtGox n’était qu’une sorte de wallet externalisé. Vous pouvez tout à fait laisser votre wallet sur votre propre machine sans passer par un quelconque intermédiaire.

        2. Pas besoin de google, je maîtrise très bien le sujet.
          MtGox n’était pas une banque mais une plateforme d’échange, et MtGox n’est absolument pas nécessaire aux fonctionnement de Bitcoin.
          Le problème vient des utilisateurs qui laisse leur Bitcoin sur ces plateformes, mais pas de Bitcoin lui même.

    7. Réponse (un peu longue, mais c’est vrai qu’il faut se donner un peu de mal pour comprendre)
      http://www.contrepoints.org/2015/09/16/221958-qui-gere-le-bitcoin
      Et bien d’accord avec Mitch : la concurrence, y’a que ça qui marche !

  3. Les groupies ignares de La Pine, n’ayant absolument aucune connaissance ni compréhension du sujet traité (preuve en est leurs commentaires vides d’arguments et complètement à côté de la plaque, ce dont même celui qui n’a qu’une connaissance très basique et floue du sujet se rendra compte) ont bien vite débarqué! Ils ont mis en place des alertes ou quoi? Ou bien est-ce de petits soldats de la cause payés à scruter le net et répondre à la moindre critique envers leur idole?

    1. Pour moi c’est une manoeuvre concertée, dès qu’on critique le FN ou Poutine le site est très vite envahi de nouveaux pseudonymes qui défendent ce beau monde. Ce n’est pas spontané et il n’y a pas de recherche de débats, juste la volonté de décrédibiliser l’auteur de l’article qui ose critiquer.

      Heureusement ici ils montrent leur vrai visage : Celui d’incultes ne connaissant pas leur sujet, ce qui va surtout décrédibiliser davantage Marine..

      1. « Pour moi c’est une manoeuvre concertée, dès qu’on critique le FN ou Poutine le site est très vite envahi de nouveaux pseudonymes qui défendent ce beau monde. »

        Ce n’est pas exactement les mêmes, les défenseurs du FN ont souvent des argumentaires et des styles différents. Ceux de Poutine ont un style très standardisé et alternent entre la ligne que je qualifierait de relativiste, avec du FUD à la clé, et celle de la défense de la supériorité de la Russie que je qualifierait de suprémaciste.

        La première est facilement accessible, c’est celle du russisme mainstream style RT, où on nous explique que l’on ne peut pas comprendre la Russie, que ce n’est pas l’URSS, que c’est en fait un pays ami, qu’il faut interpréter ses déclarations hostiles avec philosophie, qu’il faut l’excuser… La deuxième est bien plus frontale et plus proche de ce qui est la propagande intérieure russe (qui, de façon pas du tout surprenante, n’est pas du tout relativiste…), celle qui prône un impérialisme décomplexé, une libération de force des peuples européens de leur aliénation, défend sans état d’âme les crimes de l’URSS au nom de la lutte contre les (très méchants et très impérialistes) américains.

    2. Peut être tout bêtementque nombre de sympathisants FN lisent de manière régulière le site libéral qu’est contrepoints ? En général les articles qui font péter le score de commentaires sont ceux qui traitent de l’immigration (en général pour critiquer l’article souvent pro-immigrationniste), pas forcément le FN en tant que tel, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un mouvement concerté de la part de militants.

      1. « Peut être tout bêtementque nombre de sympathisants FN lisent de manière régulière le site libéral qu’est contrepoints ? »

        Tant de masochistes au FN? ^^
        Venir lire régulièrement (et troller) un site dont on exècre les idées, faut vraiment avoir un problème psychologique… La haine de la liberté et la soif d’un État qui contrôle absolument tout sont tellement fortes chez les fachos (Lapalisse n’aurait pas dit mieux)… Non franchement je ne vois pas l’intérêt pour un sympathisant FN de venir lire régulièrement et encore moins commenter sur CP.

        1. Qui vous dit que les sympathisants FN ne sont pas des libéraux ? la famille libérale est vaste et compte tous ceux qui ne sont pas marxistes, ce sont des a-marxistes qui se fichent comme d’une guigne des analyses marxistes dans les pays où cette idéologie a disparu et qui luttent contre elle dans ceux où elle est encore dominante, infectant même en France une partie de la « droite » dont les membres ont été durablement formatés par l’Educnat pendant des générations.
          Pour ce qui est du FN, une chose est sure, la philosophie marxiste n’est pas dans ses gènes, c’est un parti libéral. Le reste est une querelle du Filioque entre libéraux aux nombreuses chapelles souvent antagonistes.

          Il est donc normal que des sympathisants FN lisent et interviennent sur un site libéral affirmé et qu’ils réagissent à des articles qui les intéressent en fonction de leur sensibilité libérale personnelle, en précisant que la ligne du parti est un compromis entre les différents courants libéraux qui coexistent dans son électorat.
          Le propre du libéralisme est, en prônant la liberté, de se diviser en nombreux courants d’accord sur le fond mais pas sur les moyens et qui souvent s’engueulent sur des bricoles.

  4. Les FNistes ont bien vite débarqué dis donc…comme à chaque fois qu’on critique Marine…

    Cet article nous montre encore une fois à quel point ce parti est arriéré, refusant toute évolution technologique et nostalgique d’une France des années 50 qui ne reviendra jamais.

    Bitcoin, Blockchain..tout cela ne saurait être stoppé et ceux qui s’y refuseront prendront un retard considérable qui handicapera leur peuple et leur économie.

    Le FN et son programme d’extrême gauche sont bien menaçants pour l’avenir de ce pays..

    1. « Les FNistes ont bien vite débarqué dis donc…comme à chaque fois qu’on critique Marine… »

      Oui, bon, CP l’a bien cherché aussi. Beaucoup d’articles cette année n’étaient pas libéraux ni même ce que l’on pourrait appeler le libéral-conservatisme (je sais ce terme fait débat). Combien d’articles ne faisaient que répéter la bien-pensance de droite ? Pas étonnant que beaucoup de frontistes qui ne veulent pas payer d’Impôts se ramènent…

    2. Vous êtes bien heureux de voir repousser tous les ans vos plantes dans votre jardin : les racines, c’est du passéisme ?… Votre grand-mère, vous l’aimez sans doute : elle est « arriérée » ?… Les fondamentaux, les racines, c’ets ce qui prime. Et les menaces pour « l’avenir de notre pays »… : ça va peut-être bien pour vous mais vous n’avez pas bien regardé les bilans. Par ailleurs, pouvez-vous, vous qui êtes un parfait démocrate, confirmer que vous êtes favorable à la proportionnelle aux législatives. Merci.

      1. La terre ne ment pas; la famille, il n’y a que ça de vrai;
        Et à part ça, auriez-vous des arguments ?

  5. « soit criminaliser ses utilisateurs, comme la Russie projette d’ailleurs de le faire. »

    Lors de son année comme directeur du KGB, Poutine en a profité pour mettre en ligne le projet SORM. Un projet de surveillance de masse dont le développement a commencé sous Staline, par la « phonoscopie », grâce aux compétences de la Stasi. Ce système a depuis évolué, et, aujourd’hui, SORM2 est le système de surveillance de masse le plus perfectionné, intrusif et totalitaire du monde, bien loin de tout ce qui se fait ailleurs. Il sera facile pour le FN, étant donné que ce parti est la nouvelle marionnette de Moscou (rien ne dit, au passage, que la CGT et le PCF ne le sont plus), d’importer cette technologie et de transformer notre pays en dictature Orwellienne.

    « The Red Web: The Struggle Between Russia’s Digital Dictators and the New Online Revolutionaries »
    https://www.amazon.com/Red-Web-Struggle-Dictators-Revolutionaries/dp/1610395735

    1. Ah la Russie, ce pays où Snowden a fui pour enfin être libre de la surveillance de masse..oh wait!

      Concernant ma Russie son capital et ses diplômés fuient massivement le pays de toute façon. C’est pas cette fuite en avant totalitaire qui va aider à redresser l’économie ravagée du pays.

    2. Le KGB en rêvait, la NSA l’a fait.

      Oups.

  6. La question revient en définitive à la définition de « monnaie ».
    Les Bitcoins n’étant que la contrepartie communément acceptée par les contractants d’une transaction libre, pourquoi nécessairement appeler ça une monnaie ? Le terme semble correct, mais est entaché d’une histoire inappropriée.
    En déplaçant légèrement le langage et les termes, ce outil perdrait rapidement sa capacité à être perçu comme concurrent du système bancaire, comme procédant d’une démarche douteuse, comme devant entre interdit.
    Le FN maitrise parfaitement la langue française, utilisons la même arme.

    1. « pourquoi nécessairement appeler ça une monnaie ? »
      Et pourquoi pas ? D’après vous qu’est-ce qu’une monnaie ?
      « un moyen d’échange pour ceux qui veulent le détenir jusqu’à ce qu’ils souhaitent acheter un équivalent de ce qu’ils ont fourni à d’autres » (Friedrich Hayek)

      1. Il ne me viendrait pas à l’idée de critiquer la définition de Hayek. Toutefois, pour la compléter, il le semble qu’une monnaie véritable doit avoir pour caractéristique d’être une réserve de valeur. En ce sens, compte tenu de la forte volatilité du BTC, on n’en est pas encore là. Le « jusqu’à » de Hayek présente encore un fort risque à court terme. Prévisons que je suis mineur depuis plus de 3 ans 😉

        1. « ’une monnaie véritable doit avoir pour caractéristique d’être une réserve de valeur. »
          Oui bien sûr, c’est implicite dans la définition de Hayek comme dans celle d’Aristote. Mais selon les monnaies, cette fonction est plus ou moins bien remplie.

    2. mais justement, C’EST un concurrent du système bancaire !

    3. On appelle le bitcoin une monnaie parce que c’est une monnaie ! Une monnaie, c’est un moyen de paiement. Et le bitcoin est un moyen de paiement, reconnu par la communauté de personnes qui utilisent le bitcoin.

      Marine Le Pen a ce fantasme, habituel chez les étatistes européens rances, d’espérer pouvoir placer ses yeux au cours de toutes les transactions entre 2 personnes, afin de vérifier qu’elles n’échangent pas une monnaie que l’Etat ne peut pas photocopier directement – ou faire photocopier par le banquier central en échange de photocopies de bons du trésor – pour payer ses fonctionnaires. Aux USA, les étatistes rances ont le même fantasme de vouloir placer leurs yeux au-dessus de 2 personnes en relation, mais là, c’est davantage pour vérifier ce qui se passe dans les chambres à coucher.

  7. Bien, du coup, j’ouvre on premier porte-monnaie bitcoin, histoire de mettre une ou deux unités à l’abri. Et bientôt je teste le darkcoin, rien que pour les emmerder.
    Avant d’interdire l’utilisation de propriétés privées, il leur faudra interdire les VPN, et pas que ceux-ci. Question inanité, ils pourraient être bien champion.

    Et le FdG, il a le même programme stupide ❓

    1. Il y a un moment que je n’ai pas été voir l’actualité du domaine, mais il me semble que Monero, avec le protocole Cryptonote, est fondamentalement plus anonymisé que le Darkcoin. Toutefois ce protocole empêche de résoudre les problèmes fondamentaux du proof of work, ce qui ne m’inspire pas confiance sur le long terme. Je me demande quand quelqu’un arrivera à développer quelque-chose avec une anonymisation similaire à Cryptonote et avec la solidité du proof of stake.

      Ce que je n’aime pas avec les blockchains ouverte comme Bitcoin, c’est que l’état pourrait très bien s’en servir pour espionner encore plus les citoyens en les obligeants à déclarer les adresses utilisés. Évidemment ont pourrait encore effectuer des transactions sur des adresses non vérifiés, mais la capacité à tracer toutes les transactions rendrait les deux environnements hermétiques, le blanchissement de l’argent utilisé lors de transactions illégales serait impossible.

    2. « il leur faudra interdire les VPN, et pas que ceux-ci »

      Il leur suffit d’analyser les packets passant sur le réseau et de les comparer aux protocoles utilisés par les VPN. Ainsi les utilisateurs pourront être détectés. Dans mon commentaire plus haut je parle de SORM, qui utilise justement cette technique. Le seul problème technique est de ne pas créer un trop gros goulot d’étranglement.

      C’est pour cela que j’aime le projet WebTorrent, son plus grand intéret à mon sens n’est pas de marcher dans un navigateur, mais de noyer le trafic torrent dans le protocole HTTPS:

      https://webtorrent.io/

      1. Encore leur faut-il décrypter le contenu noyé dans un monstre flot.
        En ce moment, je suis sur Thor, le flux passe par la Hollande puis l’Allemagne. Avec un VPN en plus, cela rallonge la taille des paquets. Et là dire dans ce TB de données, à cet endroit il y a utilisation d’un porte-monnaie de telle société, alors bien du plaisir ❗

        1. Vous parlez d’interdire les VPN. Je dis justement que si les VPN sont interdits, alors les utiliser est un délit en soit qui peut valoir sanction. Cela n’a jamais été fait, mais il a été proposé de priver les coupables de piratage de leur connexion internet, on pourrait imaginer la même chose avec les VPN.

          Le chiffrement des VPN est sûrement une soupe très solide à base d’AES, l’état ne pourra pas déchiffrer vos communications. Mais les détecter, ça, c’est assez facile, il suffit d’obliger les FAI à installer des ASIC pour analyser le protocole utilisé juste après que la couche IP ait été enlevé.

          Pour router vos paquets, les routeurs ont besoin d’analyser la couche IP de tout les paquets passants sur internet. Analyser le contenu de tous les pakets circulants sur internet en temps réel est tout à fait possible, c’est comme cela que le protocole marche.

          Mettre un niveau de plus d’analyse pour comparer chaque paquet à des pattern de protocoles interdits, c’est assez facile. D’ailleurs si je devais programmer ce genre de choses j’utiliserais ceci, plus flexible que des ASIC et sûrement aussi performant au prix d’une consommation supérieure:

          http://www.micronautomata.com/

          D’ailleurs Micron a pensé à proposer sa technologie pour du DPI complexe en temps réel :

          « Malicious hackers and IT defenses are in an arms race. Constant improvement in the speed and sophistication of deep-packet inspection is required as we move to 40Gbps and beyond. Signature-based detection systems need fast, reprogrammable hardware for complex signature analysis. Spotting ”zero day” attacks and polymorphic malware drives the need for novel and flexible systems. »

          Ce qu’ils proposent sur cette page est assez impressionnant, bien plus poussé que ce qui serait nécessaire pour interdire les VPN. Il n’y a aucune barrière technologique qui empêche l’interdiction des VPN, juste des barrières juridiques.

          Pour en revenir à Bitcoin, je suis inquiet sur beaucoup de cotés du protocole, le Monero et le NXT, bien qu’ils aient chacun leurs défauts me semblent beaucoup plus solides. Il faut se méfier du « ouai mais c’est super décentralisé et crypté à l’os tu vois l’état y pourra rien contre nous » de beaucoup d’évangélistes du BTC. Je suis pour les cryptomonnaies, mais le protocole du BTC ne me parait pas « future-proof ».

          1. « Analyser le contenu de tous les paquets circulant sur internet en temps réel est tout à fait possible, c’est comme cela que le protocole marche. »

            Le DPI n’est qu’une solution à la marge. Cela demande des ressources considérables et une haute disponibilité de malade si l’intention est de l’appliquer à une échelle nationale (suffira de le coupler sur un réacteur nucléaire puisque c’est si « facile »).

            De plus, la majorité des entreprises utilisent des VPN. Sans le savoir. Parce que hormis les DSI et le service informatique, VPN veut dire pour les démagos « han vilain pas bien ».

            Pour finir, interdisez un protocole, un nouveau naîtra et celui-ci fera en plus le café. Interdisez ce protocole et hop une couche de chiffrement pour vous agacer (de type milspec hein, pas l’algo de chiffrement de type Vigénère ou Romain).

            Sans oublier les sauts et les tunnels. Bon courage.

            1. « Le DPI n’est qu’une solution à la marge. Cela demande des ressources considérables et une haute disponibilité de malade si l’intention est de l’appliquer à une échelle nationale (suffira de le coupler sur un réacteur nucléaire puisque c’est si « facile »). »

              Lisez donc le livre que j’ai mit en lien sur la Russie. Vous surestimez énormément la puissance nécessaire…

              « De plus, la majorité des entreprises utilisent des VPN. »

              So what ?

              « Pour finir, interdisez un protocole, un nouveau naîtra et celui-ci fera en plus le café. »

              Wishful thinking, un protocole semblable apparaîtra, ce qui serait un problème que si les installations ne sont pas flexibles. Au pire l’état peut faire une liste blanche de protocoles.

              « Interdisez ce protocole et hop une couche de chiffrement pour vous agacer »

              Si la couche IP n’est pas visible, votre packet ne sera pas routé… Le mieux que l’on peut faire c’est envoyer ce qui ne semble être que du bruit encapsulé dans une trame IP (sans même TCP et UDP). Sauf que voilà, avant d’envoyer ce bruit qui contient la payload (et accessoirement de temps en temps) il faut bien qu’il y ait une forme de négociation pour que les deux appareils ouvrent et maintiennent le canal de communication.

              Bref, il n’y a pas de protections techniques, la plupart des agoristes sont justement conscients que si leur modèle de société parallèle ne prend pas, c’est car à part pour la drogue et quelques autres produits l’overhead est trop grand pour attirer les gens qui ne partagent pas leur idéal.

              1. Personnellement, je pense aussi comme Sine et ne crois absolument pas à l’utilisation massive du DPI qui est beaucoup trop gourmand, pour un résultat somme toute très médiocre. L’Internet est devenue beaucoup trop vaste et surtout beaucoup trop maillé pour être véritablement contrôlé et encore moins inspecté paquet par paquet. Même si vous travaillez avec de l’ASIC, vous avez toujours la limitation de la bande passante en entrée qui vous oblige à démultiplier vos fameuses « boites noires » (Qui ne sont qu’un gros canular qui ne verra jamais le jour). Si vous travaillez en 10gb, ce qui est déjà costaud pour une boite noire, rien que pour contrôler un petit réseau comme par exemple celui d’OVH, il vous faudra des milliers de machines. Alors, je n’ose pas imaginer ce qu’il faudrait pour du Tier-1. Autant construire une autre Internet à côté.

                1. Il suffit de comparer les packets pour voir si ils correspondent à un pattern. Si vous ne souhaitez pas faire d’interception et de modification, vous pouvez déjà vous débarrasser du problème de latence en copiant les pakets à analyser. Mais bon, on pourrait débattre pendant longtemps sur les moyens techniques et chacun restera sur sa position.

                  J’ai parlé d’un livre un peu plus haut, « the red web » (https://www.amazon.fr/Red-Web-Struggle-Dictators-Revolutionaries/dp/1610395735). Les auteurs y décrivent l’évolution de l’internet russe de presque rien du tout au début des années 90 à aujourd’hui, et comment depuis sa prise de pouvoir Poutine à fait une priorité de la surveillance de masse. Ils décrivent en détail l’évolution de la surveillance électronique en URSS, depuis la Stasi jusqu’à Sotchi, ou une nouvelle version de SORM, encore plus perfectionné, a été testé. Une surveillance intégrale, totale, de tout les moyens de communications.

                  Ils y décrivent comment dans l’immeuble ou passe la majorité du trafic internet à Moscou, un étage entier est réservé aux installations informatiques du FSB qui s’occupe de surveiller tout le trafic, entre autre de lire tout les e-mails. Ils sont aussi allé rencontrer les ingénieurs russes qui s’occupent de cela, ils ont analysé comment depuis l’URSS la Russie arrive à créer une petite élite d’ingénieurs très performants et d’une amoralité totale.

                  Ce que vous pensez impossible existe aujourd’hui, en Russie. Mais bon, dormez tranquille convaincu que le gouvernement ne peut rien contre internet…

                  1. Il y a un précédent aux USA, la pièce 64A1, similaire à ce que vous décrivez sur la Russie, mais c’était il y a une dizaine d’années et c’est impensable maintenant. Vous n’avez pas compris le problème, il ne s’agit pas de latence mais purement de débit en entrée: vous n’arriverez pas à copier les paquets parce qu’il y a beaucoup trop en entrée. Vous imaginez une cuve de 30000 litres que vous allez essayer de verser dans un dès à coudre: il vous faudrait des millions de dès. Et même si vous copiez le contenu du dès ailleurs pour les analyser plus tard, vous allez en perdre une très grande partie. Je ne connais pas l’infra Russe mais suffisamment les backbones occidentaux pour vous assurer qu’une surveillance massive me semble quasiment impossible.

                    1. « similaire à ce que vous décrivez sur la Russie, mais c’était il y a une dizaine d’années et c’est impensable maintenant. »

                      Le fait que l’on peut maintenant faire du QoS en priorisant les paquets en fonction du protocole utilisé semble plutôt indiquer le contraire selon moi. Enfin, ça existe toutefois en Russie, ce qui semble indiquer qu’au moins pour un pays ou l’utilisation d’internet est moins massive qu’un pays occidental, c’est possible.

                      « Vous n’avez pas compris le problème, il ne s’agit pas de latence mais purement de débit en entrée: vous n’arriverez pas à copier les paquets parce qu’il y a beaucoup trop en entrée. Vous imaginez une cuve de 30000 litres que vous allez essayer de verser dans un dès à coudre: il vous faudrait des millions de dès. Et même si vous copiez le contenu du dès ailleurs pour les analyser plus tard, vous allez en perdre une très grande partie. »

                      Vous ne comprenez pas ce que je voulais dire, je ne parlais pas de stockage. Si vous souhaitez juste analyser le trafic et pas le modifier, alors peu importe qu’un paquet passe plusieurs centaines de millisecondes dans le pipeline d’analyse, l’important étant que le débit de celui-ci soit égal ou supérieur à celui de la connexion à analyser. Cela n’ajoutera pas de latence au réseau, car le paquet sera copié par le dispositif d’écoute du réseau. Comme un ‘tee’ dans un terminal Linux.

                      « Je ne connais pas l’infra Russe mais suffisamment les backbones occidentaux pour vous assurer qu’une surveillance massive me semble quasiment impossible. »

                      Peut être que cela nécessiterait une diminution de l’utilisation d’internet, mais comme je le disais je suis dans la politique fiction, je décris un virage totalitaire d’un gouvernement radicalement socialiste, ce qui me semble envisageable avec le FN. Surtout que ce partit s’inspire énormément de ce qu’il se fait en Russie ces temps ci.

        2. Règle numéro 1: ne jamais sous-estimer l’adversaire. La technologie pour détecter et / ou bloquer les VPN existe. Ce n’est qu’une question de temps et d’argent. Et de législation, of course.

    3. Interdire / bloquer les VPN d’une façon ou d’une autre = interdire le travail à la maison pour énormément de d’employés. Entre autre. C’est aussi simple que ça.

      1. « interdire le travail à la maison pour énormément de d’employés. »

        Voilà qui va faire peur à nos hommes politiques… On parle déjà du « droit à la déconnexion », l’interdiction des VPN irait dans ce sens. Au pire, l’état pourra entretenir une liste d’IP sources et destinations autorisées à utiliser des VPN…

        1. Le télétravail est très pratique pour ceux qui habitent loin de leur lieu de travail, pour ceux qui ont des enfants etc. On ne parle pas ici de « finir à la maison ce que je n’ai pas eu le temps de finir au boulot », mais de travailler un ou plusieurs jours par semaine de chez soi ou ailleurs (chez un client par exemple, en ayant quand même besoin d’accéder au réseau de son entreprise).

          De même pour les prestataires qui peuvent par exemple travailler sur le réseau de l’entreprise cliente alors qu’ils sont peut-être basés à l’autre bout du monde, et qu’on ne va évidemment pas leur demander de se déplacer.

          Tenir une liste d’IP sources et de destinations autorisées n’est pas gérable non plus, parfois, on doit fournir à quelqu’un, un employé, un prestataire ou un client nue connexion VPN dans l’heure ou au pire les 24h qui suivent la demande…

          Des employés ou des prestataires à qui on interdit de travailler à distance… Non décidément, il faut vraiment n’avoir strictement aucune connaissance de c’est qu’est un VPN et de ce à quoi ça sert pour oser, sans honte, proposer de les interdire. C’est d’une débilité tellement profonde que je me demande comment on peut garder sa crédibilité après ça…

          1. Avant de traiter les gens de débiles profonds, on cherche à comprendre la position qui est défendue. Je suis pour les VPN, je connais leur utilité, je suis pour le travail à la maison… Je m’oppose à MichelC, qui semble croire à tort que l’état ne peut rien contre les VPN, que la technologie le protège.

            C’est faux, si l’état le veux vraiment, il pourrait détecter l’utilisation de VPN et punir ceux qui en font une utilisation illégale. Cela pausera des problèmes aux entreprises ? So what ? L’état fera ça après un attentas terroristes, les entreprises ne vont quand même pas mettre des obstacles à la sacro-sainte « lutte anti-terroriste »…

            Cela mettra un frein de plus à l’économie, découragera des investisseurs, fera fermer des entreprises ? Mais enfin qu’est ce que l’état en aura à faire ? Vous avez l’impression que les considération économiques ont empêché Bachar Al-Assad de détruire 75% des villes de Syrie ? Évidemment que non !

            Ce qui empêche l’état d’interdire les VPN, ce n’est pas les considérations économiques ou technologiques, c’est juste que l’on est toujours pas arrivé à ce niveau d’oppression dans ce pays. Si Marine le Pen arrive au pouvoir, c’est le sujet de l’article après tout, rien n’est garantit… Si vous voyez dans la technologie un moyen de protection qui vous permettra de garder vos libertés face à un gouvernement liberticide vous vous mettez le doigt dans l’œil, au mieux ce sera un moyen de subsistance et de résistance.

            1. Avant de réagir, bien lire le commentaire auquel on réagit: j’avais parfaitement compris que TU ne t’opposais pas aux VPN, et nulle part je ne dis le contraire. Je pensais spécifiquement aux poly-tocards et aux gens qui soutiennent ce genre d’idée débile.

              Et oui, je suis assez d’accord pour dire que l’État, s’il le veut peut sûrement interdire le VPN (rien que le fait de promulguer une loi qui les interdit, sans aucun moyen de contrôler ou d’empêcher techniquement l’utilisation des VPN, fera effectivement que les personnes et organisations honnêtes, c’est-à-dire l’immense majorité, n’utiliseront plus de VPN), il peut le faire, mais cela serait d’une débilité profonde. Et malheureusement l’expérience de la politique française nous prouve tous les jours qu’une loi complètement débile sera effectivement promulguée si elle apporte un quelconque avantage (voix électorales, soutien politique, image renvoyée, dessous de table etc.) à certains poly-tocard.

              1. Bon, c’est vrai, j’ai réagit trop vite, désolé.

              2. On est quand même dans la politique fiction ici: interdire les VPN reviendrait à paralyser définitivement des milliers d’entreprises dont un très grand nombre de multinationales. Et puis pour être cohérent, il faudrait aussi interdire les autres formes de tunnel: ipsec, SSL, GRE, etc. Avec toutes les conséquences que cela implique. C’est comme si du jour au lendemain, vous interdisiez les voitures sur les routes. Aucune chance que cela n’arrive: en même pas une journée, vous risquez de paralyser tout un pan de l’économie.

                1. « On est quand même dans la politique fiction ici »

                  Oui, justement, on est dans l’optique de la fuite en avant d’un gouvernement aux abois face à une débâcle socialiste de grande ampleur, tout à fait probable avec une arrivé au pouvoir du FN. Mais bon, le pire n’arrivera (plus) jamais, c’est bien connu… Restons confiant, tout va bien, on est au 21e siècle, les choses ne partiront plus jamais en cacahuète…

            2. « un moyen de protection qui vous permettra de garder vos libertés face à un gouvernement liberticide »

              Les armes à feu, qui constituent le seul moyen de protection, ont déjà été confisquées depuis longtemps.

  8. Pendant ce temps, qu’on y crois ou pas, le petite bete se répand partout et surtout son cours monte de manière régulière, ce qui en fait un placement très rentable.
    Qui a dit que le bitcoin n’était pas monnaie car il lui manquait la fonction de stockage de valeur ?
    Moi, n’y connaissant rien à la théorie, je m’en sert comme tel (stockage de valeur)….. et le rendement n’a rien à voir avec les miettes récupérées sur de l’assurance vie ou du livret A.

    Chose remarquable, il y a de plus en plus de gens qui savent de quoi il en retourne sur le sujet.
    Il reste les idiots habituels, infoutus de se renseigner par eux mêmes sur le sujet, autoproclamés ignares et fier de l’étaler sur les forums.
    Mais que de changements en quelques trimestres !!!
    Un autre indice que les crypto s’implantent lentement mais surement.

    1. Le type qui rappelle que la fonction de stockage de valeur n’est pas encore réelle, c’est moi. Ce n’est pas pour autant que je ne mine QUE pour stocker. Si vous acheter des BTC pour les conserver, je vous conseille tout de même de ne pas investir plus que vous ne pouvez perdre, simple précaution;-)

  9. Ouais, c’est sûr, quand l’Internet s’écroulera faute de moyens pour faire tourner les routeurs et les serveurs et réparer les réseaux, le « bitcoin » surnagera.

    Quand à la création de valeur par un vulgaire programme qui ne crée absolument rien, excusez-moi de juger vos compétences économiques un peu légères : À ce compte-là, la création de monnaie par les banques via ajout de lignes au bas d’un compte est aussi une « création de valeur ».

    1. Ce n’est pas un programme qui crée la valeur, c’est le jugement des agents sur l’utilité des choses (le bitcoin en l’espèce).
      Excusez-moi de juger vos compétences économiques un peu légères.

      1. L’attribution initiale, dit l’article, est fonction de la « preuve de travail » du programme en question. C’est donc lui qui implique sa valeur initiale, d’où découle la suite.

        Ensuite, le bitcoin n’est adossé à aucune valeur réelle : aucune production de richesse, aucun bien. Mais l’augmentation de la quantité de cette monnaie est entièrement et uniquement due à un programme informatique sans lien avec le monde réel.

        Cela fait donc du bitcoin une simple monnaie spéculative. On voit ainsi de plus en plus des transactions non EN mais bien DE bitcoins. Comme cette monnaie n’a aucune assise réelle, elle est donc tout autant que les autres susceptibles de crises, d’autant plus grave que contrairement aux autres elle ne peut s’appuyer sur rien hors Internet, lui-même particulièrement fragile.

        Gardez donc vos jugements pour vous, monsieur Attali-bis

        1. Je confirme ma réponse précédente, et j’ajoute la même réponse que pour serge ci-dessous.
          Et pourquoi diable Attali-bis ?

        2. Grossièrement, ce qui donne leur valeur aux bitcoins est Bitcoin. Si vous ne comprenez pas ma réponse, c’est que vos connaissances sont insuffisantes pour pouvoir juger.

    2. La monnaie, qu’elle soit réelle ou virtuelle, ne crée pas de valeur par elle-même. Ce n’est qu’un outil.

      Ce qui est évoqué dans l’article c’est la certification des blocs par les « mineurs ». Une preuve de validité d’une transaction est quelque chose qui a de la valeur. Le fait qu’elle soit produite par un logiciel est secondaire. Derrière ce logiciel il y a de l’intelligence humaine et c’est bien cela qui est rémunéré.

  10. Question bête d’un ignorant. Comment l’état récupère-t-il une TVA sur une vente faisant intervenir des bitcoins?
    Parce que je peux comprendre l’utilité de la dite monnaie, s’extraire d’une monnaie étatique pouvant être manipulée par l’état lui-même. Tout comme l’or physique, elle peut servir de réserve de valeur et permettre d’acheter un bien, néanmoins est-ce qu’elle ne permet pas aussi de contourner la TVA? Parce que je sais bien qu’on est sur un site « plutôt » libéral mais quand même, financer les missions régaliennes de l’état, ça peut servir non?

    1. Pas plus de difficultés qu’avec le cash, on flic les commerçants et pas la monnaie.

  11. Cette dame ne fait que suivre son mentor et financier Vladimir Poutine ( qui passe pour modéré en Russie ) …

  12. Une pyramide de Ponzi de plus. Comme les assignats de l’époque… Savoir que c’est Mme Masters (qui est à l’origine des CDS, un peu beaucoup une cause du bordel économique actuel) qui a lancé l’histoire des Blockchain est quand même une vaste blague. Et comme cela devient de plus en plus régulier, un petit ou gros plantage de réseau international ou une intrusion de hackers d’Etat donnent quelques dizaines de bits de données corrompues que personne ne peut réparer. Déjà que Swift patine dans la semoule… Ma foi, si certains veulent stocker du bitcoin et suivre comme des traders fous son cours très très élastique pour tenter de récupérer quelques euros, libres à eux. On en reparle lors du plantage de leur disque de sauvegarde ou de la prochaine plate-forme d’échange qui ferme en se barrant avec la caisse…

    1. Vous dites vraiment n’importe quoi. Commencez par vous renseigner. Il y a plein de bons articles sur Contrepoints à propos du bitcoin (dont les miens …)

    2. « Une pyramide de Ponzi »
      Commencez par lire la définition de blockchain. Lisez aussi sur wikipédia « monnaie ». Bon courage.

      1. Comme l’a dit justement un contributeur en 2014 (pour un article de contrepoints) « Récompenser les premiers à utiliser une monnaie n’a pas de sens, d’un point de vue monétaire. C’est une règle du jeu arbitraire qui est nuisible. C’est comme si au Monopoly, le premier joueur avait au départ plus d’argent que les autres et que chaque nouveau joueur en aurait moins que le précédent.
        Et puisque la limite haute du nombre de bitcoin est fixée au départ, les derniers entrants n’auront rien du tout. »
        Le reste n’est qu’argumentaire entre les pros (forcément des détenteurs de bitcoins, donc intéressés à ce que cela continue) et les autres (qui s’interrogent…).
        Et les histoires Mt Gox, GAW Miners, ZenMiner, etc… ne sont-elles que du complotisme?

        1. Votre ignorance crasse est très éclairante sur vous. Bossez un peu avant de vous exprimer en débitant ineptie sur ineptie.

          1. Je n’aurais pas dit mieux… Comportement d’ado qui donne son avis sur tout alors qu’il ne connaît rien, le tout sans aucun argument, mais uniquement une sorte d’enchaînement vide de sens de mots clefs, entendus puis répétés comme un perroquet.

    3. serge, tes parents ne t’ont jamais dit qu’il ne fallait pas donner son avis sur les sujets sur lesquels on n’a strictement aucune connaissance? À ton âge, cela peut encore passer mais quand tu seras adulte, ce sera très mal vu, et tu perdras ta crédibilité aux yeux des autres.

      1. Ayant plus de 50 ans, mes parents n’ont plus trop d’influence sur mes avis ou mes prises de position. Et pour info, je bosse depuis un paquet de temps dans la cybersécurité, les clés de cryptage et autres joyeusetés de réseau au sens octet. Je peux te dire que lorsqu’il sera nécessaire de pourrir les échanges électroniques, disons ceux un peu gris voire complètement noirs, il ne faudra pas trop de temps. Reste à déterminer quelle majorité donnera l’ordre. Les bons ou les méchants?

  13. Ouais, liberté ! sans doute, mais avec le bit coin, quid des taxes qui devraient être payées à l’état lors de ces transactions ? A partir du principe que seul l’état est l’entité qui répartit la richesse dans le pays, il doit tout pouvoir collecter, alors si les transactions en bit coin échappent à l’impôt, l’interdiction me semble justifiée.
    La seule liberté dans le domaine monétaire est l’argent liquide qui ne laisse aucune trace de notre vie privée quotidienne….

    1. « il doit tout pouvoir collecter »
      Oh la belle ânerie. « Collecter », la même racine que « collectivisme », vous savez, cette idéologie nauséabonde qui a fait plus d’une centaine de millions de morts. Ce n’est pas un hasard.

      1. Ah tu vois H16 que , bon ben ca va pas plaire, mais moins certains en connaissent sur le sujet et plus il ramènent leur fraise . Ca énerve et pas que moi d’ailleurs
        Qu’en penses tu mon ami?

    2. « A partir du principe que seul l’état est l’entité qui répartit la richesse dans le pays, »

      Votre principe est un inqualifiable étron intellectuel. L’Etat répartit la richesse selon une logique clientéliste. Par ailleurs le marché aussi répartit la richesse, et il le fait de manière bien plus optimale si on le laisse faire.

      1. Hei si on laisse le marché faire, c’est dans 1 an que 1% de la population détiendra 99% des richesses.
        Il y a encore des naifs pour croire à la regulation naturelle du marché ? VOus croyez vraiment que Zuckenberg est milliardaire car il est 100.000 x plus intelligent qu’un caissier de GB ? ????
        Ce marché n’est plus qu’un derglement sans foi ni lois.

      2. Je pense que Friendly voulait faire de l’humour (au Nième degré)

  14. Bonjour l’équipe éditoriale : on dit nationalisation de la banque de France à la libération mais on se trompe non ? Leon blum avait nationalisé la BDF mais juste après guerre (je n’ai pas l’année en tete) nous avons AU CONTRAIRE privatiser presque totalement la banque de France et avec elle les banques centrales européennes. Ou alors je ne sais plus ce que le mot « nationalisation » veut dire.

  15. Et beh, c’est pas encore accessible au grand public……

    1. Eh ben si, justement. Yaka télécharger un « wallet » .

  16. Ce qui parait normal a l’occidental moyen, bancarisé a 99 % est une aberration pour les 4/5 eme de la population sur terre, qui n’a pas accès à un réseau bancaire digne de ce nom.
    On constate qu’actuellement cette majeure partie de l’humanité non bancarisée a maintenant la possibilité de choisir comment elle veut et peut manipuler l’argent, ceci étant du a l’apparition d’internet, des smartphones et d’une augmentation exponentielle des capacités de stockage et de calcul
    On peut de nos jours avoir un compte en banque sans banque (carte nickel), on peut tranférer, manipuler de l’argent via son smartphone, Paypal est là (une forme de désintermédiation bancaire). Certains ont même osé créer des monnaies numériques.
    On assiste bien actuellement à un basculement où la monnaie, gérée jusqu’alors de manière centralisée par un cartel bancaire, se décentralise, se dématérialise et s’offre à des milliards d’êtres humains jusque-là dépourvu d’accès à la monnaie. Ceci implique une fragmentation de l’offre monétaire et bancaire et ceci au niveau mondial.
    Les crypto monnaies, qui agrègent plusieurs technologies sans rapport direct les unes envers les autres, ne sont qu’une partie de la révolution en cours actuellement.
    Les crypto monnaie doivent alors être vues comme une partie d’une offre de services monétaires qui veulent soit se passer d’intermédiaires financiers, soit de limiter aux maximum les frictions existantes dans le système actuel.
    Après y croire ou pas

  17. «  »…interdire le Bitcoin… » » ?? Rien que ça !
    MLP doit avoir un câble qui a lâché !
    Vouloir interdire le Bitcoin, c’est à peu près comme de vouloir arrêter les nuages à la frontière, parce qu’il pleut trop, et que c’est inacceptable … Non mais !
    C’est un problème récurent chez tout politique, que d’être tellement mégalo, que naturellement ils se drapent dans des manteaux beaucoup trop grand pour eux, au point de systématiquement marcher dessus … et de se casser lamentablement la gueule !
    une meilleure connaissance d’Internet, lui permettrait de comprendre que quoi qu’elle fasse, sauf à supprimer totalement les tuyaux, pour supprimer toute communication (y compris les siennes), il y aura toujours un moyen de contourner les lignes Maginot, que les politiques souhaitent instaurer sur le Net.

    1. Sauf qu’il faut être réaliste : on ne peut pas arrêter Bitcoin, mais hélas on peut interdire de l’utiliser et mettre à l’amende, voire en prison ceux qui sont pris à le faire. MLP, mais aussi Mélenchon ou d’autres, ne se gêneraient pas.

      1. «  »ceux qui sont pris à le faire » » … Et voila la question…. Sauf à contrôler totalement les tuyaux et à décrypter l’intégralité de ce qu’il s’y passe, pour en déduire le qui, quoi, comment, ça parait plutôt coton. D’autant que pour le faire, cela engendrerait un coût dissuasif, vu le rendement.
        Et même à supposer qu’un état veuille s’en donner les moyens, et verrouille entièrement le territoire sur lequel il sévit. Cela n’implique pas que les pays voisins le copient. Dés lors, rien n’emperche quiconque de faire réaliser ses transactions par un proche situé juste à coté, ou à se déplacer pour les réaliser soi même. Si malgré tout la France arrivait à verrouiller son système (bien du plaisir), en se tirant une balle dans le pied, cela n’impose pas à l’Angleterre ou la Suisse d’en faire autant. Et l’intérêt s’en trouve réduit d’autant.

Les commentaires sont fermés.