Famine au Venezuela malgré les plus grosses réserves de pétrole au monde. Pourquoi ?

Publié Par Auteur invité, le dans Amérique latine

Par Carlos Guimarães Pinto depuis le Portugal.

Un article d’O Insurgente, traduit du portugais par Brice Alves

Même si cela ne saute pas aux yeux en lisant la presse nationale, le Venezuela est en proie à la famine. Le pays est à feu et à sang du fait de la calamité économique qui l’a frappé. Cette situation prendra certainement par surprise la plupart des commentateurs politiques. Après tout, depuis l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez, le Venezuela avait mis en place les bonnes politiques économiques, non ?

Le Venezuela, l’aboutissement des politiques économiques socialistes

Sans le contrôle d’une Commission Européenne sur ses comptes publics, le Venezuela a pu instaurer des politiques budgétaires expansionnistes, avec des déficits élevés, qui, comme nous le savons, couvrent l’intégralité de leurs coûts grâce au mécanisme du multiplicateur keynésien. Pour garantir que ceux-ci soient payés par les plus riches, le Venezuela bénéficie d’un impôt sur les sociétés de 34% et d’un impôt sur les revenus suffisamment progressif pour que ceux qui gagnent le plus soient davantage taxés. Ainsi, les entreprises et les contribuables les plus riches ne peuvent manquer de contribuer à l’intérêt général.

D’autre part, le régime chaviste a toujours su défendre les intérêts des travailleurs. Au Venezuela, il est presque impossible de licencier un employé après son premier mois de travail. Le régime chaviste a mis fin à la précarité de l’emploi. Les travailleurs savent qu’ils ne pourront pas être virés, et ce quoi qu’ils fassent ; ce qui, comme tout le monde le sait, augmente la satisfaction au travail et la productivité. En outre, les jeunes mères bénéficient d’un congé maternité qui leur permet de conserver un salaire plein pendant une année entière. Pour donner l’exemple au secteur privé, l’État a fortement réduit les horaires de travail des fonctionnaires, qui bénéficient désormais de la semaine de 4 jours.

Le salaire minimum augmente tous les 6 mois et représente aujourd’hui le double de son montant d’il y a 2 ans. Comme tout le monde le sait, le salaire minimum ne crée pas de chômage. Au contraire, le salaire minimum augmente la consommation, ce qui débouche logiquement sur une création d’emplois. Plus le salaire minimum est élevé, plus il y a de consommation et moins il y a de chômage.

Le gouvernement contrôle la plupart des secteurs stratégiques : les transports, l’énergie, la banque et la distribution alimentaire. Ce n’est pas l’affreux profit qui est déterminant dans la gestion des entreprises, mais bien la recherche du bien commun. La forte présence de l’État dans le secteur bancaire garantit que les emprunts soient au service de l’intérêt général et non au service des intérêts des entreprises. En ce qui concerne l’énergie, tous les foyers bénéficient d’un tarif social et paient très peu pour leur ration de 20 heures d’électricité par jour.

Le Venezuela est l’un des pays du monde qui a le plus investi dans l’éducation. Dépenser de l’argent dans un grand réseau public d’éducation est la première étape pour développer son économie. Comme tout le monde le sait, lorsque l’on parle d’éducation publique, plus on dépense, meilleur c’est.

L’âge de départ à la retraite au Venezuela est de 60 ans pour les hommes et de 55 ans pour les femmes. Ainsi, les emplois restent libres pour les plus jeunes. Il suffit de travailler 15 ans pour qu’une retraite indexée au salaire minimum soit garantie.

N’importe quel commentateur modéré dirait qu’au Venezuela, tout a été fait pour le mieux. Il est impossible de comprendre comment l’on a pu arriver à une telle crise.

  1. imparable…

  2. Ils en pensent quoi les camarades Mélenchon et Filoche ?

      1. Normal que Podemos défende le chavisme. Ils ont été financé pr le régime chaviste et par l’iran

    1. Demandons à tous les cgtistes, Nuit debout,…qui dénoncent la violence d’état en France, ils en psent quoi de la violence d’état dans leur modèle ? http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/venezuela-hugo-chavez-etait-plus-humain-que-l-actuel-president-nicolas-maduro_1536905.html

  3. L’ironie de l’auteur est-elle perceptible par Nuit Debout ?

    1. Certainement pas.

  4. Réponse typique : C’est la fôte des USA, des spéculateurs, de la sécheresse, de l’opposition, des Illuminatis, etc.

  5. Hollande a oublié d’annoncer ces mesures en 2012. Il n’a pas consulté Mélanchon, ca lui apprendra. Ah, mais j’oublie : 2017 arrive ; ne aurait-il pas gardé ça sous le coude ?

  6. Pourquoi ? Mais enfin, vous n’avez pas encore compris ? C’est parce que « Maduro a trahi Chavez », et que « Maduro n’a pas poursuivi la politique de Chavez » ! Voilà, voilà, et c’est vrai, parce que je lis cela dans une gazette belge « de référence », à savoir La Libre Belgique, sous la plume de la spécialiste Marie-France Cros. Donc, comprenez bien : Chavez est pur, grand, formidable, mais voyez-vous, son successeur Maduro n’est pas à la hauteur. Vous ne me croyez pas ? Googlez simplement « Maduro a trahi Chavez », et vous lirez l’article. Et Melenchon a encore de beaux jours devant lui.

    1. Euh, googlez plutôt « Chavez a été trahi par Maduro »… 🙂

    2. Il est tout à fait possible que Maduro ne soit pas à la hauteur, je n’en sais rien, je n’y suis pas. Mais quand même, un systeme qui n’est basé que sur la vente de pétrole n’est pas un systeme viable. Nous en avons la preuve flagrante aujourd’hui lorsque les cours du pétrole sont bas.

      1. Ce que dit Marie France Cros est des conneries. Maduro suit la même ligne politique que Chavez. La seule différence entre Chavez et Maduro c’est le charisme. Là où Chavez était très charismatique, Maduro n’a aucun charisme.
        D’ailleurs, la preuve que ce n’est pas Maduro le coupable. Les problèmes du chavisme ont commencé quand Chavez était encore au pouvoir. Le problème de maduro c’est qu’il persiste jusqu’au bout dans le chavisme.

  7. A la lecture de votre article, je ne décèle pas cet enthousiasme « hollandiste » qui nous amène pourtant à devoir penser ici, au Centre du Monde Moderne, avec l’aimable appui de la Propaganda Staffel socialiste, que tout va bien puisque les immenses réformes de la Lumière de l’Occident ont été lancées avec succès : boîte à outils, pacte de stabilité, mariage gay, bla bla bla, bla bla bla.
    Peut être, le Vénézuela n’a -t- il pas la qualité des cerveaux que nous avons ici ?
    Je pense à Mr CAHUZAC, normal Ministre du Budget en charge de la lutte contre la Fraude Fiscale, Madame BENGUIGUI, normale Ministre de la Francophonie et des déclarations fiscales, Monsieur Kader ARIF, normal Ministre des Anciens Combattants et des Intérêts Familiaux, Monsieur Thomas THEVENOUD, normal et éphémère Ministre du Commerce et du paiement des Impôts, Madame TAUBIRA normale Ministre de la Justice et du Dogme…
    J’en oublie et des meilleurs…
    Peut être si nous prêtions au Venezuela un (ou plusieurs) de nos cerveaux, la situation de ce pays s’améliorerait-elle ?

    1. filouthaï pourquoi leur préter plusieurs de nos cerveaux ? autant leur donner , du coup c’est la situation de la france qui s’améliorerait …..

  8. Chiffres recueillis par une ONG au Venezuela :

    – 25% des élèves suivis par cette ONG ont cessé d’aller à l’école parce qu’ils n’avaient rien à manger ;
    – 30% d’un échantillon de 4 000 enfants de 22 écoles du pays présentent des signes de dénutrition ;
    – 30% des enfants suivis par cette ONG présentent un déficit en fer.

  9. Le Venezuela a surtout misé uniquement sur une politique de la demande en se servant des retombées du pétrole lorsque le baril de pétrole était à 100$ sans se soucier de diversifier l’économie et d’appliquer une réelle politique de l’offre. Lorsque le baril de pétrole tombe à 40$ l’économie du pays krash complètement.

    1. Certes, le Venezuela dépend totalement du pétrole, mais c’était déjà le cas avant Chávez.

      La ruine actuelle du Venezuela est due essentiellement à la politique socialiste menée depuis 16 ans : 80 jours nécessaires au Venezuela pour importer un bien (contre 10 au Chili), 140 jours pour monter une affaire (contre 5 au Chili), la note la plus basse en ce qui concerne la sécurité juridique (selon la Banque mondiale), investissement direct de l’étranger qui se situe entre 0% et 2% du PIB (contre 7% dans le passé), etc.

    2. Et non, pas de chance! ce n’est même pas à causse de la baisse du pétrole en premier lieu!

      A titre indicati, ce magnifique paradis socialiste était déjà en pénurie de PQ en 2013:
      http://www.courrierinternational.com/chronique/2013/09/24/venezuela-l-armee-au-secours-du-papier-toilette

      Et à cette époque là, les cours du pétrole dépassaient les 100$ le baril … :
      http://prixdubaril.com/comprendre-petrole-cours-industrie/3778-septembre-2013-le-cours-du-petrole-progresse.html

      Mais bon, à l’époque, le président de l’Institut national de statistiques, Elías Eljur, expliquait sur la chaîne publique Venezola de televisión « Si ce produit manque, c’est que les Vénezuéliens mangent plus [qu’avant] » …
      Nous pouvons donc nous rassurer, maintenant que c’est la famine, cela devrait résoudre le problème de pénurie de PQ

      1. samOO , pas sure que le problême PQ soit résolu ; ils en sont à se nourrir de chats , chiens et de pigeons ….et peuvent tout aussi bien se retrouver avec une cagagne carabiné au vu du changement de régime alimentaire….

        1. Je ne suis pas sûr que nos amis de la moitié nord de la France comprendront le mot « cagagne » 😉

    3. L’effondrement du pétrole a accéléré les choses et les empiré c’est certain. Personne ne peut le nier mais les les problèmes du Venezuela datait d’avant la chute du pétrole. Même sans chute du pétrole, le Venezuela aurait quand même fini ruiné

      1. Ce n’est même pas certain que la chute des prix du pétrole y soit pour beaucoup …

        Déjà en 2007 à l’époque de Chavez, on pouvait constater les premiers symptômes graves de la maladie:

        « Faire ses courses dans un supermarché à Caracas au Venezuela est, d’après un article du New York Times de février 2007 « une expérience étrange. Les rayons sont remplis de whisky, de vins argentins et de fromages importés comme le brie ou le camembert, mais il est souvent impossible de trouver des aliments de base comme des haricots rouges ou des morceaux de viande de boeuf comme de l’aloyau » Pourquoi? A cause des contrôles de prix.

        Depuis 1998, le Venezuela est gouverné par Hugo Chavez, un président populiste qui dénonce régulièrement les élites économiques de la nation et adopte des mesures favorisant les pauvres et les classes ouvrières. Parmi ces mesures figuraient les contrôles de prix des biens alimentaires de base comme les haricots, le sucre, le boeuf, et le poulet, destinés à contenir le coût de la vie. Ces mesures entraînèrent des pénuries sporadiques à partir de 2003, mais ces pénuries devinrent bien plus graves en 2006. D’un côté, des mesures gouvernementales généreuses entraînèrent des dépenses plus élevées des consommateurs et des augmentations des prix importantes pour les biens qui n’étaient pas soumis au contrôle des prix. Le résultat fut une augmentation très importante de la demande des biens dont les prix étaient contrôlés. D’un Autre côté, une baisse importante de la monnaie du Venezuela entraîna une diminution des importations de biens étrangers. Le résultat fut des rayons vides dans les magasins alimentaires du pays.

        Le gouvernement réagit en accusant les producteurs de biens alimentaires, les distributeurs et les petits commerçants de profiter de la situation, menaçant de prendre le contrôle des supermarchés s’ils ne fournissaient pas davantage de nourriture. Mais même Mercal, une chaîne de magasins publics, avait des rayons vides.

        Le gouvernement imposa également des rationnements, restreignant les achats de sucre notamment. De manière prévisible, un marché noir du sucre se développa avec des vendeurs de rue.
        Finalement les pénuries alimentaires au Venezuela offrent un cas d’école: pourquoi les gouvernements pensent parfois que les prix plafond sont une bonne idée, et pourquoi ils se trompent généralement. »

        Ce texte, est disponible dans le livre « Microéconomie » de Paul R. Krugman et Robin Wells pages 231 et 232)
        https://books.google.fr/books?id=A_CVjVouaigC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

        Pourtant en 2003 (début des pénuries) le cour du pétrole était de 31$ le baril. En 2006 (les pénuries s’aggravent), le cour du pétrole était à 66$ le baril.
        Étrange de voir que le doublement du prix de vente de la principale ressource d’exportation ne suffise pas à remplir les rayons des magasins???

        En 2010, le pétrole est à 80$ du baril, et Chavez dévalue le Bolivar pour stimuler les exportations de pétrole et surtout financer ses dépenses publiques:
        http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/11/venezuela-pour-financer-ses-depenses-publiques-hugo-chavez-devalue-le-bolivar_1290107_3234.html

        Je cite:
        « Le président vénézuélien Hugo Chavez a menacé d’expropriation, dimanche 10 janvier, les entreprises qui augmenteraient leurs prix à la suite de la forte dévaluation du bolivar annoncée vendredi. Cette dernière mesure est un sérieux échec pour le chef de l’Etat, qui s’était toujours refusé à envisager un tel recours, que la dégradation continue de la situation économique et financière du Venezuela a rendu inéluctable.
        En rendant publique cette dévaluation, la première depuis 2005, M. Chavez a annoncé l’instauration d’un double taux de change favorisant les secteurs jugés prioritaires. Le dollar valait jusqu’à présent 2,15 bolivars ; il vaut désormais 2,60 bolivars, soit une dépréciation de 20,9 %, pour les importations des services publics et des biens de première nécessité en matière d’alimentation, de santé, d’équipement ou d’éducation.
        Le dollar s’échangera à 4, 30 bolivars – soit une dévaluation de 100 % – pour les autres importations jugées non prioritaires : automobiles, télécommunications, produits chimiques et électroniques, vêtements, boissons, tabac, etc. Le gouvernement utilisera ce second taux lors des échanges des dollars provenant de la vente à l’étranger des produits pétroliers, qui rapportent plus de 90 % de ses ressources en devises et financent pour moitié le budget de l’Etat.
        Cette double dévaluation a, selon M. Chavez, trois objectifs : « Renforcer l’économie, freiner les importations qui ne sont pas strictement nécessaires, stimuler les exportations. » Elle résulte de la baisse des rentrées de devises due à la mauvaise tenue en 2009 des cours mondiaux du brut. »

        Mauvaise tenue en 2009 des cours mondiaux du brut … il faut oser le dire!
        2003: Pénuries: 31$, 2006: Pénuries: 66$, 2008: Pénuries: 99$, 2009: Pénuries: 61$, 2010: Pénuries: 80$

        Moi j’ai beau faire, je ne vois pas trop la corrélation entre le prix du pétrole (en baisse) et les pénuries que subi le peuple.
        Et même avec une dévaluation de 100%, ça n’y suffit pas!

        Même en 2012 et 2013, avec un pétrole tutoyant les 120$ du baril, nous avons quoi? Des pénuries alimentaires!!
        http://www.directmatin.fr/monde/2013-10-24/venezuela-importation-massive-daliments-contre-les-penuries-591719

        Non décidément, la baisse du prix du pétrole l’année dernière n’y est pour rien du tout.

        Pour bien voir la longue route de la servitude sur socialisme, il faut observer sur un temps assez long, sinon on croit que c’est juste conjoncturel 😉

        1. Je me souviens qu’à la mort de Chavez, il y avait déjà des articles montrant les difficilutés économiques du Venezuela.
          Sous Chavez, le Venezuela avait déjà connu des pénuries d’électricité

        2. Un très bon livre « “The Silence and the Scorpion, the coup against Chavez and the making of modern Venezuela” de Brian A. Nelson. L’auteur se veut neutre (il interroge des chavistes importants). Le sujet principal du livre c’est les évènements de 2002. Ce livbre est très sourcé. Cela nous change de la propagande gauchiste habituellle

  10. http://reseauinternational.net/tambours-de-guerre-au-venezuela/
    Lisez d’autre avis pour pouvoir vous faire le votre

    1. Attention : lien malveillant détecté par Kaperski

    2. c’est un site complotiste. Vous n’avez rien de plus crédible ??? J’ai même pas lu votre article que je sais déjà ce qu’il va dire: c’est la faute des méchants américanosionistes. Pitoyable

    3. lien très intéressant
      * complotisme, « La Maison Blanche a amplifié ses agressions » « lent mais implacable et progressif assassinat de Chavez » (car vous ne le saviez pas ? Chavez a été assassiné par « Washington » )
      * culte de la personnalité ; je ne résistez pas vous faire partager mon LOL : « tel un Cid des tropiques immortel, Chavez a continué de gagner les élections même après son trépas. »
      * Et tout y passe : « une guerre économique plus perfectionnée encore que le plan criminel perpétré contre le Chili de Allende s’est déchaîné avec furie sur la révolution bolivarienne. Désapprovisionnement programmé, accaparement d’articles de première nécessité, etc. »
      * projection des directives communistes classiques sur l’adversaire : « Il est évident, au travers de ce document, que la droite n’a jamais cru aux règles du jeu démocratique. Lorsqu’elle les accepte, c’est par opportunité et non par conviction. »
      * délire verbal (« macrisme », le Washington Post présenté comme héraut du « néo-libéralisme » — en réalité le WaPo est progressiste, il roule pour Clinton contre Trump)
      * et bien entendu ZERO fait. Zero information. Pas la moindre trace concrète des allégations comme « accaparement d’articles de première nécessité » par exemple (il y en a qui se sont gaver de PQ ? pour faire du profit massif ? sérieusement, il a des zozos pour penser, écrire et croire ça ? et que le gouvernement n’avait vraiment pas les moyens de remplacer le PQ accaparé ? )

      Un pur joyau de pure propagande, merci abba, c’est très clair

    4. Pourquoi parler d’avis ? Que le venezuela est dans une situation désastrueuse à cause de la politique débile mené par les chavistes n’est pas un avis mais un fait reconnu par tout le monde (sauf par les gens d’extrême gauche et d’extrême droite )

    5. Pepe Mujica, ancien président de gauche uruguyen, explique que le vénézuélien Maduro est devenu « fou » : http://internacional.elpais.com/internacional/2016/05/19/america/1463619450_772724.html?id_externo_rsoc=TW_CC
      J’imagine que pour vous, Mujica est agent de la CIA ?

    6. Le venezuela privé de coca….faute de sucre. http://www.capital.fr/bourse/actualites/le-venezuela-prive-de-coca-cola-faute-de-sucre-1130864
      J’imagine que pour vous, il s’agit d’un complot de coca cola méchante multinationale américaine ?

  11. Quand Chavez est arrivé au pouvoir avec 100.000 Bs. Vous pouviez acheter une voiture d’occasion, avec le même montant aujourd’hui, «un œuf»

    http://live.lesechos.fr/26/021961517726.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-8

  12. Chavez est arrivé au pouvoir en 99. De 91 à 99, le baril de brent était sous les 20$. Il est même tombé à 9,80$ en Décembre 1998. Chavez était au pouvoir de 99 à 2013. Sur cette période, le baril est passé de 10,20$ (au moment de son accession en février 1999) à 108$. Oui, une multiplication par 10 ! Hors, le pétrole représente sous Chavez 95% des exportations au Venezuela et 2/3 recettes de l’Etat ! C’était moins avant Chavez mais ça représentait déjà une part conséquente. Le succès de Chavez, c’est d’être arrivé à la meilleure période. Quand Chavez nationalise des entreprises en 2007, c’est que PDVSA commencait à devenir un très mauvais payeur vis à vis de ses sous-traitants car suite aux grèves de 2002 et au licenciement de l’ensemble des grévistes de PDVSA (pour les remplacer par des chavistes). la gestion de PDVSA s’est fortement dégradée (malgré 1/3 d’effectif en plus) et la production a diminué de plus de 20% faute d’entretien. râce à l’argent du pétrole, Chavez a bien lancé des « Misión que ce soit pour la construction de logements, l’alphabétisation, médecins,agriculture. Il a surtout subventionné massivement des produits de 1ère nécessité (farine de maïs, riz, lait, poulet, essence…).
    sur le papier, c’était très bien. La conséquence, c’est que la dernière usine de farine de maïs a fermée il y a quelques années pour être réouverte juste de l’autre cotée de la frontière colombienne. Fixation prix a totalement détruit certaines industries du Vénézuela. aujourd’hui, l’ensemble de ces produits subventionnés/ et ou prix fixés sont importés. (le Vénézuela était exportateur de farine de maïs)
    Il y a donc eu des nationalisations. Bilan : entreprises nationalisées ont vu leur productivité baisser de 20 à 50% malgré hausse effectifs
    la réforme agraire ? Ce que le Venezuela exportait, il l’importe aujourd’hui.
    Les investissements publics ? Le Venezuela est confrontée à des pénuries de production d’électricité, des ponts qui s’effondrent à cause d’un manque d’investissements chroniques sous Chavez.Plutôt que de développer la formation locale, il importait des médecins de Cuba. Mais une fois que l’argent a commencé à manquer, les médecins sont repartis…Les hôpitaux publics ? Enormes pénuries de médicaments et matériels médicaux. Les écoles ? Ne sont plus entretenues depuis des années. Les supermarchés publics ? Vides et à chaque arrivée de produits, des files d’attente énormes. Le plein emploi ? En prenant en compte l’emploi informel qui représentait 1/3 des emplois dans les années 80 contre 60% aujourd’hui. L’accès au logement ? Des années 70 à 2013, c’est sous Chavez que l’on a produit de moins de logements/an. Jusqu’à 2 fois moins que sous Pérez. En matière d’aménagement du territoire. Quelques pauvres ont eu le droit à des logements neufs dans des quartiers totalement isolés. Et un logement neuf c’est ça ! Impossible pour les habitants de trouver un emploi à proximité de leur quartier. Et concernant « l’Etat moderne ». corruption à tous les étages, une cour suprême dépendante du président et qui ne respecte pas Constitution. Lors des Panama papers et Swiss Leaks, le pays qui a été le plus souvent été cité, ou qui avait caché le plus d’argent était le Venezuela et à chaque fois, il s’agissait de proches de Chavez. Mais c’est vrai, Chavez faisait de beaux discours à l’ONU pour dénoncer l’impérialisme américain.Même si la majorité des revenus du Venezuela venaient des USA (PDVSA est par exmple propriétaire d’une chaine de stations service aux USA) et qu’après avoir nationalisé les puits pétroliers de l’orénoque, le Vénézuela a passé de nombreux contrats avec Chevron

  13. Le premier schéma de cet article est très parlant (mais la vérité est encore pire vu que ce schéma se base surtout sur des chiffres officiels qui sont faux): http://www.boursorama.com/actualites/venezuela-une-economie-naufragee-ultra-dependante-au-petrole-27cdd7bd34fc3d007fca46fb72880b10

  14. La corruption des chavistes (et cela n’est que l’une petite partie de la copprution du système chaviste): http://www.lepoint.fr/monde/venezuela-enquete-sur-des-cas-de-corruption-27-05-2016-2042408_24.php

  15. Une étude montre que la pauvreté atteinds 81 % de la population tandis que 87 % de la population souffre de faim :
    http://www.talcualdigital.com/Nota/124720/la-pobreza-alcanza-ya-a-81-de-los-venezolanos?platform=hootsuite

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