Top 30 des villes de l’économie collaborative en France

Publié Par Alexis Vintray, le dans Économie générale

Par Alexis Vintray.

Une étude du cabinet Asterés sur l’économie collaborative (méthodologie détaillée en fin d’article) vient souligner quelles villes sont les plus en pointe dans l’économie collaborative incarnée par Leboncoin, Blablacar ou AirBnB.

Bordeaux, Lille et Tours en tête de l’économie collaborative

Ce ne sont pas les très grosses villes qui prennent la tête de ce classement mais plutôt des capitales régionales, avec Bordeaux en première place, et Lille en seconde. Derrière, ce sont des villes de taille moyenne : Tours, Perpignan, Amiens, Aix-en-Provence, Clermont-Ferrand, Orléans, Le Mans, Angers et Dijon en 11ème place.

À l’inverse, les trois plus grandes villes françaises sont à la traîne dans ce classement puisque Paris est 14ème, Lyon 18ème et Marseille se situe en 30ème et dernière position.

Enfin, si l’on regarde plus spécifiquement certains créneaux de l’économie collaborative, Amiens est en tête des ventes de biens entre particuliers, Lille des services, Paris du partage de logement et Orléans du transport.

L’économie collaborative, reflet des disparités régionales

L’étude d’Asterès souligne aussi les disparités géographiques françaises : les villes avec les plus faibles revenus moyens ont le plus d’annonces de vente d’objets entre particuliers.

économie collaborative par ville en France

Comme le souligne le cabinet Asterès, « le partage de biens sur LeBonCoin agirait ainsi comme une réponse au manque de pouvoir d’achat des ménages ».

Il en va de même avec  l’économie collaborative dans les transports, représentée essentiellement par BlaBlaCar. Plus forte est la pénurie de transports collectifs, plus forte est l’économie collaborative pour développer des moyens de transports alternatifs :

économie collaborative blablacar par ville en France

L’économie collaborative, essentielle pour lutter contre la pauvreté

Des résultats qui viennent renforcer ceux observés avec les VTC en France, dont Uber est le plus connu. Uber permet ainsi à des milliers de jeunes des banlieues défavorisées de se construire un avenir, comme le soulignait récemment Jean-Laurent Cassely sur Slate : « on constate que c’est dans les communes de Seine-Saint-Denis que l’on crée le plus d’entreprises de VTC, premier secteur depuis l’année dernière sur quasiment toutes les communes du territoire. Les communes du Val-de-Marne et du Val d’Oise complètent le podium. »

Un constat ce que soulignait Germain Brion dans Le Monde :

« Depuis 2011 et sans un centime du contribuable, Uber a créé plus de 10 000 emplois. Si mon expérience est représentative (environ 10 trajets par mois), la plupart des chauffeurs Uber sont des enfants d’immigrés. Ces jeunes qui ne croyaient plus au système ni à l’État se disent maintenant « pourquoi pas moi ? » Quelle politique publique d’intégration peut en dire autant ? »

À mettre en péril l’économie collaborative par des réglementations dépassées (cf. l’URSSAF Île de France face à Uber), c’est la pauvreté que l’État est quasi certain de renforcer…

Classement détaillé :

Classement de l'économie collaborative par ville

Classement de l'économie collaborative par ville 2

Méthodologie : l’indice urbain de l’économie du partage permet de classer la pénétration des plateformes de partage (entre particuliers) dans les 30 premières villes de France métropolitaine. Pour cela, Asterès a rapporté à la population le nombre d’annonces sur les sites LeBonCoin pour la vente, la location de logement et les services entre particuliers, sur Airbnb pour la location de logement, sur Blablacar et sur Ouicar pour le transport, sur Allovoisins, Stootie et Zilok pour les services. Le classement global constitue la synthèse des quatre catégories Vente – Services – Logement – Transport. Si d’autres plateformes souhaitent collaborer à l’indice, Asterès est disponible pour actualiser ses données.

  1. Ouaf ouaf ouaf! Evidemment que dans les villes surpeuplées on est obligé de développer l’économie collab! Mais ce n’est pas un modèle durable, c’est une conséquence marginale. Cout de la vie, manque de transport, manque de place, mobilité contrainte, éclatement des familles, absence de lien social et destruction de la solidarité élémentaire ( famille, voisins, quartier). C’est le mode de vie subi/choisi qui impose ce mode de fonctionnement ainsi que le dynamisme ( ou le moindre coût) des collectivités . Encore quelques années et vous aurez vos logiciels de smart city qui vous dirons quoi faire: Allez vivre en campagne, en auto subsistance et vous retrouverez indépendance et liberté!

  2. C’est en campagne que l’économie collaborative (ou traditionnelle) a le plus de sens face à l’adversité sauf à Clochemerle!

  3. c’est la pauvreté que l’état est certain de renforcer….ben justement , c’est ce que veut l’état ; quel meilleur moyen pour garder le pouvoir que d’obliger les gens à recourir à l’état pour survivre ? si les gens n’ont pas besoin de l’état pour vivre , celui ci n’aurai plus grande utilité ;

    1. On est bien d’accord marie. L’état, sa bourgeoisie et son appareil technocratique gèrent leur survie d’abord, l’intérêt collectiviste en second ( le plus facile à manipuler, surtout s’il est bien desservi médiatiquement par une minorité agissante). Les intérêts privés assis sur des usages immémoriaux, qui le finance, il s’en tamponne! C’est le travail et le sang de générations de français qui financent la caution des déficits cumulés du budget -34 000 euros de dettes par habitant – qui se traduit par une surfiscalisation assommante et en pleine progression. Et les parlementaires pendant ce temps ne diminuent pas leurs cagnottes, ni leur nombre, ni leur rétribution et avantages fiscaux… La place est bonne à prendre!

  4. Parler d’économie collaborative est un pléonasme. Toute économie libre est, par définition, collaborative, chacun échangeant librement le fruit de son travail avec celui d’autrui en collaborant avec d’autres (collègues, clients, fournisseurs. ..). Ce qu’on appelle stupidement « économie collaborative » n’est que l’une des innombrables manifestations d’une recherche désespérée et généralisée d’échapper à la prédation fiscale, à s’extraire du socialisme.

    1. +1
      Avec ce paradoxe que les plus acharnés défenseurs de « l’économie collaborative » sont des gauchistes pur jus.

      1. Merci. Il y a de fortes chances pour que ces « gauchistes pur jus » soient en fait des libéraux qui s’ignorent, comme, à mon avis, un très grand nombre de Français. Reste à savoir pourquoi ils ne se considèrent pas comme tels et comment les en convaincre. Je pense que l’une des raisons est que le libéralisme est malheureusement discrédité par des pseudo libéraux, comme Patrick Aulnas, Gaspard Koenig sur ce site ou l’hebdomadaire « Le Point » , dont les discours incohérents car imprégnés par la pensée socialiste ne peuvent susciter l’adhésion de personne.

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