Le bitcoin aide-t-il vraiment le terrorisme ?

bitcoin (Crédits Duncan Rawlinson, licence Creative Commons)

Les banques ciblent régulièrement Bitcoin accusé de servir aux terroristes. A raison ou pour des motifs moins avouables ?

Par Benoît Moreau.

bitcoin (Crédits Duncan Rawlinson, licence Creative Commons)
bitcoin (Crédits Duncan Rawlinson, licence Creative Commons)

Faites entrer le Bouc émissaire :

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. (Molière, Les Femmes savantes (1672))

Qui veut se débarrasser de Bitcoin, l’accuse de financer le terrorisme.

Aussi infâme soit-elle, cette politique de diabolisation n’a rien de surprenant. Comme l’a très bien décrit le philosophe René Girard, la traque et le lynchage d’une victime expiatoire lors des situations de crise est un procédé auquel ont recours toutes les sociétés humaines depuis des millénaires.

Au 21ème siècle, cette recette fonctionne encore à merveille !

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire le dernier article de Michel Castel, ancien directeur à la Banque de France :

  • un titre anxiogène : « financement du terrorisme : les dérives des monnaies virtuelles ».
  • une date de publication tristement opportuniste : le 20 novembre 2015, soit une semaine exactement après les attentats de Paris. Alors que les familles et les proches des victimes sont encore en deuil et que tous les Français sont choqués par cette tragédie.
  • Un contenu alarmiste et accusateur. Des arguments d’autorité, aucune preuve.

Tous les éléments sont là pour désigner un bouc émissaire à la vindicte populaire. Étudions cet article plus en détail.

The Bullshit asymmetry

L’effort nécessaire pour réfuter une ineptie est toujours nettement supérieur à celui demandé pour la produire

Alberto Brandolini1

Sur quels arguments Michel Castel s’appuie-t-il pour accuser les monnaies virtuelles de financer le terrorisme ?

Eh bien, je n’en ai pas la moindre idée ! Pourtant je peux vous certifier que j’ai lu son article plusieurs fois !

Michel a certes des opinions et il nous les livre tendrement : Bitcoin c’est mal, ça sert « souvent à financer le terrorisme». Par contre, son argumentaire est très pauvre et de toute évidence Michel déteste se justifier et étayer ses propos par des preuves ou des chiffres. Il préfère dire « souvent ». Enfin, comme s’il s’agissait de compenser un manque de rigueur par un excès de roideur, Michel possède un avis définitif sur le sujet. Selon lui « les autorités autorisent trop souvent les monnaies privés 2», c’est « affligeant » et ça pourrait même devenir « criminel » ! Il faut « cesser les dérives avant qu’il ne soit trop tard », il en va de la « « sécurité publique ». Alléluia, Allahu akbar et loué soit Mario Draghi !

Autant vous dire que cette brillante analyse n’a pas dû être trop difficile à démouler…

En revanche pour rétablir une once de vérité et pour réparer les dégâts causés par ce funeste article, il faut fournir l’effort auquel s’est obstinément refusé Michel Castel. À savoir, étudier l’incidence de Bitcoin sur le financement du terrorisme avec sources, argumentation et chiffres à l’appui. Je salue tous ceux qui ont relevé ce défi, voici une petite sélection de leurs articles :

Comme on pouvait s’en douter, il ressort de ces différentes analyses que l’utilisation de Bitcoin par les terroristes est négligeable, ces derniers préférant de loin les monnaies traditionnelles (euro, dollar, dinar etc.) qu’encadrent pourtant nos bienveillants dirigeants.

Le contenu de ces articles est d’ailleurs indirectement confirmé par une étude du Trésor britannique du 15 octobre 2015 qui estime qu’à l’heure actuelle, les risques de blanchiment d’argent liés aux monnaies pair à pair sont faibles, en tout cas bien plus faibles que ceux liés aux méthodes traditionnelles (transferts bancaires, paiements en espèces etc.).

Rendre à Brutus ce qui appartient à Brutus

D’autre part, permettez-moi de souligner que ce ne sont pas de dangereux adeptes de Bitcoin qui ont armé Al Qaïda, les Talibans, ou ISIS.

Ce n’est pas non plus la communauté Bitcoin qui entend exporter la démocratie au Moyen-Orient en larguant sur place des tapis de bombes.

Enfin ce n’est pas un groupuscule de fanatiques de Bitcoin qui vend des navires de guerre à des monarchies wahhabites adeptes de la lapidation et de l’amputation en public, tout en prétendant défendre les droits de l’homme.

Non, ce sont bien nos gentils représentants politiques et nos mignons fonctionnaires de la D.G.S.E. (ou d’ailleurs) qui gèrent cette habile promotion du vivre-ensemble…

Et voilà précisément pourquoi je ne tiens pas à ce que ces mêmes personnes me fassent à nouveau la démonstration de leur extrême compétence et de leur altruisme sans faille en venant entraver un logiciel libre qui fonctionnait très bien sans eux jusqu’alors.

Mais il y a plus grave…

Exploitation des biais cognitifs et propagande

Formellement, la propagande « est l’action psychologique qui met en oeuvre tous les moyens d’information pour propager une doctrine, créer un mouvement d’opinion et susciter une décision ».

Figurativement, la propagande c’est le terrorisme de la pensée ! C’est l’arme par laquelle on assassine l’intelligence et on massacre la connaissance à grande échelle. Et c’est malheureusement le poison de nos démocraties, ce que formule très bien le linguiste et philosophe Noam Chomsky :

La propagande est à la démocratie ce que la matraque est à la dictature.

Noam Chomsky

Maintenant, pour mieux combattre ce fléau, il faut impérativement comprendre comment il fonctionne. Pour cela, écoutons les conseils d’un maître en la matière :

Toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu’il le faudra pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l’idée.

Adolf Hitler, Mein Kampf (1925)

Merci Adolf, on s’en souviendra.

Appliqué à Bitcoin ça donne quelque chose du genre :

Le message est simple, Bitcoin et les monnaies non contrôlées par l’État sont dangereuses pour la société. C’est de la monnaie de casino, c’est l’argent de la fraude, c’est l’argent des dealers, des terroristes et des pédophiles sur internet.

Pour en avoir la preuve, il suffit de regarder les innombrables cas d’arnaques (Mt.Gox, Gaw Miners), de vente de drogue (Silk Road), de demande de rançon (ransomware), de blanchiment d’argent (BitInstant) et de crimes divers et variés qui sont liés à Bitcoin.

Toutes ces affaires démontrent de façon incontestable le potentiel déstabilisateur et la dangerosité de Bitcoin.
En conséquence de quoi, il faut interdire ou au minimum légiférer fermement à propos de Bitcoin et de toutes ces monnaies extra-étatiques. CQFD !

Avouez qu’il est difficile de ne pas se laisser convaincre par cet argumentaire, à plus forte raison si vous ne maîtrisez pas bien le sujet, ce qui est le cas de l’immense majorité des gens.

  • Le message est limpide : Bitcoin est une technologie dangereuse.
  • La démonstration semble rigoureuse : il suffit d’observer l’usage qu’en font les criminels. Les faits sont là, comme autant de preuves et ils sont avérés.
  • La solution au problème apparaît comme une évidence : elle est toute simple, il faut interdire ou au minimum légiférer pour éviter toutes dérives liées à cette technologie.

Pourtant, ne vous y trompez pas, vous êtes face à un terrible sophisme. En réalité ce raisonnement n’est pas rigoureux, il n’en a que l’apparence et c’est ce qui en fait toute sa perversité.

La propagande est dangereuse précisément parce qu’elle est séduisante, tellement séduisante, qu’on en oublie qu’elle est fausse.

Maintenant, voyons comment cet argumentaire se joue de notre sens critique en exploitant à fond un de nos biais cognitifs.

L’effet de « probabilité inversée »

Il s’agit d’un biais de raisonnement redoutablement trompeur. Le philosophe, ancien trader et spécialiste des probabilités Nassim Nicholas Taleb parle d’erreur de flèche inversée. Le physicien Florent Tournus qualifie cette illusion logique d’effet de « probabilité inversée ».

L’erreur consiste à tirer hâtivement des conclusions d’une statistique rigoureusement exacte mais non pertinente. Tout cela sans même s’en apercevoir car la statistique qui serait utile pour porter le jugement est la statistique inverse de celle qui est donnée.

Par exemple, si je vous dis que 90% des criminels utilisent Bitcoin3, instinctivement vous aurez tendance à penser que Bitcoin est dangereux.

Pourtant, aussi logique que cela puisse paraître, rien ne vous permet de tirer une telle conclusion à partir de cette seule statistique ! Pour vous prononcer, il vous faudrait connaître la probabilité inverse de celle qui est donnée, à savoir : parmi les utilisateurs de Bitcoin, quelle est la proportion de criminels ? Evidemment cette information cruciale n’est pas communiquée et surtout elle ne peut pas se déduire de la statistique inverse bien qu’on en ait l’impression.

Si vous n’êtes pas convaincus, quelques exemples valent mieux qu’un long discours :

  • 100% des terroristes respirent de l’oxygène ! Cela permet-il de déduire que l’oxygène est dangereux pour la société ?
  • 100% (ou presque) des terroristes utilisent l’euro, le dollar et plus généralement la monnaie du pays dans lequel ils se trouvent. Ces monnaies sont-elles la cause du terrorisme ? D’ailleurs, en tant qu’utilisateur de l’euro, êtes-vous terroriste ou avez-vous pour projet de le devenir ?
  • La majorité des terroristes possèdent un compte en banque. Et vous ? Posséder un compte en banque serait-il dangereux ?
  • La quasi-totalité des terroristes se déplacent en voiture ou en transport en commun, utilisent internet, se servent des téléphones portables, lisent les journaux ou regardent la télévision régulièrement. Cela nous permet-il de déduire que ces comportements sont dangereux ? Faut-il les interdire ?

Malheureusement l’esprit humain confond très facilement la probabilité d’un événement avec sa probabilité inverse. En conséquence de quoi il est aisé d’assimiler l’affirmation « tous les terroristes utilisent Bitcoin » avec son inverse « tous les utilisateurs de Bitcoin sont des terroristes ». Pour faire une comparaison douloureusement d’actualité, cela équivaut à confondre l’affirmation « tous les terroristes sont des musulmans » avec son inverse «tous les musulmans sont des terroristes ». Ce n’est pourtant pas pareil !! Quelle tristesse que ce genre de confusion soit si commune…

Évidemment, comble de l’infamie, de nombreux manipulateurs sans scrupules et des hordes d’idiots qui s’ignorent, jouent à fond sur ce biais pour propager leurs idées néfastes et accroître leur pouvoir sur les gens.

C’est notamment la stratégie de tous ceux qui associent systématiquement Bitcoin, la cryptographie, Internet, les jeux vidéo (et au final n’importe quoi) aux criminels dans le but d’interdire ou d’amoindrir ces technologies ou ces comportements. C’est un pur procédé de manipulation mentale qui vise à jeter l’opprobre sur quelque chose dans le but de le détruire, alors qu’un raisonnement rigoureux ne justifierait pas un tel discrédit.

Ne présenter Bitcoin, Internet et la cryptographie qu’à travers l’usage qu’en font les criminels, c’est oublier systématiquement l’immense majorité des gens honnêtes qui s’en servent et c’est faire l’impasse sur toutes les utilisations légitimes et les bénéfices qu’apportent ces technologies au plus grand nombre !

Rétablissons la vérité.

Rendre à César ce qui appartient à César

À force de réduire Bitcoin à un outil pour les criminels on en arrive à oublier l’essentiel : Bitcoin est une technologie d’avenir et l’immense majorité des personnes qui s’y intéressent sont honnêtes.

À l’image d’Internet ou de l’e-mail, Bitcoin est un protocole de communication entièrement libre de droits.

N’importe qui peut participer à son développement. Parmi les personnes qui choisissent de s’impliquer, souvent bénévolement, il y a d’immenses cerveaux venus du monde entier. On retrouve des développeurs ayant travaillé dans les plus grandes sociétés mondiales (Google, Facebook, Amazon, JP Morgan etc.), de brillants universitaires4 ou encore des génies autodidactes au parcours atypique. Quel que soit leur âge, quel que soit leur pays d’origine, leur religion, leur couleur de peau, leur langue natale, tous ces passionnés unissent leurs efforts dans un même but. Ils cherchent à améliorer et à diffuser au maximum une technologie libre qui permet à tous les individus de la planète de s’organiser différemment pour bénéficier de services financiers moins coûteux, plus performants et sans intermédiaire ! À ce titre l’écosystème Bitcoin, c’est tout d’abord un formidable bassin d’innovation.

C’est aussi un fantastique réservoir de croissance et d’opportunités. C’est tout un secteur d’activités nouvelles qui se développe. Sur les trois dernières années les investisseurs en capital risques ont injecté plus d’un milliard de dollars dans l’univers Bitcoin / Blockchain et des centaines d’entreprises ont été créées.

D’autre part, l’immense majorité des gens qui s’est emparée de cette technologie le fait pour des usages honnêtes et légitimes. Pour exemple, plus de 100 000 commerces dans le monde acceptent légalement les bitcoins, contre quelques dizaines de sites illégaux seulement.

Bitcoin permet aussi de donner à des œuvres de bienfaisance telles que La croix rouge Américaine, Fidelity Charitable (deuxième plus grosse association caritative aux USA), Greanpeace, Wikipédia et bien d’autres projets encore (Note de Contrepoints : Contrepoints également, voir cette page).

Enfin, au-delà du simple aspect monétaire, Bitcoin ouvre la voie à tout un ensemble de nouveaux services plus transparents, mieux sécurisés, automatisés et moins coûteux. Notamment grâce à la Blockchain de Bitcoin, il est possible de tenir des registres notariés publics et infalsifiables à tout petit prix ; ou bien encore d’organiser des procédures de vote électronique sécurisées et vérifiables par tous. Sans parler du fait que Bitcoin, ou les systèmes qui s’en inspirent, comme Ethereum, permettent la programmation de contrats sécurisés pouvant être exécutés automatiquement par des objets connectés. En ce sens Bitcoin est merveilleusement adapté à l’internet des objets et aux usages de demain. D’ailleurs les plus grandes sociétés technologiques (IBM, Intel, Dell, Samsung) ainsi que les plus grandes institutions financières ont mis en place des groupes de travail entièrement dédiés à l’étude de cette technologie.

Pour résumer, nous sommes face à une innovation majeure, une révolution autant technologique que sociale et nous commençons à peine à en percevoir les premiers effets. Heureusement, chaque jour davantage de gens en prennent conscience. Début 2016, nous sommes quelques millions d’individus dans le monde à participer à ce mouvement.

Oublier ces millions de gens honnêtes et ne se focaliser que sur les personnes mal intentionnées, ce n’est pas seulement idiot, c’est aussi malhonnête et dangereux ! Dangereux parce que derrière cette politique de diabolisation, l’objectif des détracteurs de Bitcoin c’est avant tout de modifier le droit à leur avantage.

Laissez-moi brièvement vous en faire la démonstration avant de conclure ce long article.

Groupe de pression et recherche de rente

Que se passerait-il si la loi venait à interdire l’usage de Bitcoin, ou à en compliquer très nettement l’usage ?

Certaines choses ne changeront pas :

  • Le protocole Bitcoin continuera d’exister. Son code source est public, il fonctionne très bien depuis 7 ans et la loi n’y peut rien changer. On ne désinvente pas une innovation qui a été largement diffusée et c’est tant mieux !
  • Les criminels qui ne respectaient déjà pas la loi ont très peu de chance de se mettre tout à coup à la respecter. Ils continueront donc à utiliser Bitcoin et la Blockchain si cette technologie leur est utile.
  • Les inspecteurs, les magistrats et les policiers ne comprendront pas mieux comment fonctionne Bitcoin si son usage est interdit ou limité. Pour comprendre cette technologie il faut au contraire s’en servir et l’étudier.

En revanche :

  • Toutes les personnes honnêtes qui menaient des activités légitimes grâce à Bitcoin seront fortement impactées par la nouvelle loi. Elles devront soit carrément arrêter leurs activités si l’usage de Bitcoin est interdit, soit se conformer à des obligations nettement plus contraignantes et donc coûteuses, si la loi les y oblige.Évidemment de nombreux individus seront tout simplement découragés de se lancer ou de poursuivre leur activité dans le secteur à cause des nombreux tracas juridiques que cela implique. Enfin, les plus tenaces préféreront probablement aller innover dans des pays à la législation plus clémente.Bref, entre fuite des cerveaux et baisse de l’activité économique dans ce secteur, une nouvelle loi hostile à Bitcoin aurait pour le coup un véritable impact sur les gens honnêtes.

À qui profiterait cette situation ?

Certainement pas au grand public qui n’aurait plus qu’un accès limité à cette technologie et qui devrait faire le deuil de ce secteur prometteur sans pour autant avoir la garantie que les criminels ne s’en servent plus.

En revanche toutes les institutions financières publiques ou privées devraient grandement apprécier que leur business soit juridiquement protégé de toute remise en cause par une innovation open-source qu’ils n’ont pas vue venir.

Dans ces conditions il ne faut pas s’étonner si les premiers à vouloir interdire ou fermement encadrer Bitcoin sont des hauts fonctionnaires en poste dans des institutions financières ou des PDG de banques privées. Il est tout à fait rationnel de leur part de vouloir défendre leur pré carré, même si cela doit se faire au détriment du plus grand nombre…

Depuis plus de 40 ans, l’école du choix public, portée par l’économiste et prix Nobel James M. Buchanan, a parfaitement analysé cette situation. Les bureaucrates comme l’immense majorité des êtres humains sont avant tout motivés par leur propre intérêt, bien avant d’être préoccupés par un quelconque intérêt général. Suivant cette même logique, pour maximiser leur intérêt particulier, les individus peuvent former des groupes de pression dans le but d’influencer les politiques (lobbying, pots-de-vin etc.). De la sorte une minorité bien organisée et fermement motivée peut s’approprier la législation au détriment d’une majorité mal organisée et passive.

Suivant cet éclairage et au vu des rapports de force en présence, il est évident que le secteur naissant des monnaies pair à pair va être terriblement malmené par le lobby bancaire !

C’est pourquoi il est de la plus haute importance que chacun réalise à quel point Bitcoin, la Blockchain et les monnaies pair à pair en général sont des innovations cruciales.

Quand-ils-sont-venus-chercher

Poème du pasteur allemand Martin Niemöller (1892-1984) écrit au camp de concentration de Dachau.

Je me permets de l’adresser à tous ceux qui ne se sentiraient pas concernés par cet article au motif qu’ils n’utilisent pas Bitcoin…

Conclusion : Don’t Give Up the Fight !

Bitcoin :

  • C’est le premier système de paiement électronique libre et ouvert de l’histoire. Libre d’accès et sans frontières à l’image d’Internet
  • C’est le seul système monétaire international qui soit complétement indépendant des gouvernements, des banques centrales, et des grands groupes financiers privés.
    • En effet, le réseau Bitcoin est le premier réseau de paiement électronique décentralisé de l’histoire. Suivant le protocole Bitcoin, aucun utilisateur ne dispose de droits supérieurs aux autres utilisateurs : c’est un système d’égal à égal (pair à pair). Hiérarchie horizontale à l’exact opposé des modèles pyramidaux de la finance traditionnelle.
  • C’est un système extrêmement transparent et démocratique :
    • C’est une technologie open-source, fruit de la coopération volontaire de milliers d’individus dans le monde.
    • l’historique de toutes les transactions opérées sur le réseau Bitcoin est public et gratuitement accessible à tout moment par n’importe qui. Aucun autre réseau de paiement traditionnel n’est aussi transparent.
  • C’est une technologie d’avenir. Parfaitement adapté à Internet et aux usages de demain (contrats intelligents, Internet des objets etc.), Bitcoin et son système de comptabilité par Blockchain est étudié de près par les plus grandes multinationales ainsi que par de nombreux chercheurs toutes disciplines confondues (cf. supra “rendre à César ce qui appartient à César”)

Formulé plus directement :

Bitcoin,

C’est un formidable vecteur de changement,
C’est un gros bras d’honneur aux monopoles et à l’ordre établi,
C’est un grand coup de pied dans les couilles de Mario Draghi !

Ne vous laissez pas déposséder de cette technologie libre par des gens qui ne défendent que leur propre intérêt.
Ne passez pas à côté par paresse !

Apprenez à vous en servir. Utiliser Bitcoin c’est aussi symbolique que d’aller voter et c’est encore plus efficace.
Vous avez à disposition un formidable contre-pouvoir à l’oligarchie financière et au capitalisme de connivence, il n’appartient qu’à vous d’en faire usage.

A lire sur Contrepoints, notre dossier spécial Bitcoin, enrichi chaque mois de nombreux articles

Sur le web

  1.  C’est la loi de Brandolini, intitulée “The Bullshit asymmetry”: the amount of energy needed to refute bullshit is an order of magnitude bigger than to produce it.
  2. Si la faute d’orthographe vous saute aux yeux, sachez qu’elle est de Michel.
  3. Pourcentage arbitraire choisi pour les besoins de la démonstration. Dans la réalité, comme pour les gens honnêtes, je doute fort que plus d’un criminel sur 10 se serve de Bitcoin.
  4. Par exemple Emin Gün Sirer, hacker et professeur à Cornell, un exemple au hasard parmi des centaines