Il faut revoir le fonctionnement de l’assurance chômage

Sans vouloir copier le modèle américain, il serait sans doute souhaitable de s’en inspirer.

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Il faut revoir le fonctionnement de l’assurance chômage

Publié le 6 décembre 2015
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Par Marc Lassort

Unédic-(CC BY-NC-ND 2.0)
Unédic-(CC BY-NC-ND 2.0)

 

L’Unédic vient de publier ses prévisions financières pour l’année 2016 : pour l’organisme chargé de l’assurance chômage, le taux de croissance devrait grimper à 1,5% (contre 1,2% en 2015), le nombre de demandeurs d’emploi devrait baisser, et le déficit devrait passer à 3,6 Mds d’€ (contre 4,4 Mds d’€ en 2015, soit le déficit le plus important des 20 dernières années). La dette de l’Unédic atteindrait alors les 29,4 Mds d’€, alors que l’assurance chômage est déjà structurellement endettée depuis 2008 et qu’elle connaît des déficits depuis le début des années 2000.

Avec une inflation prévue à 0,2% en 2016, le taux de croissance de l’activité serait suffisamment important pour stimuler la création d’emplois suffisants pour compenser l’augmentation de la population active et stabiliser voire réduire le chômage. Mais malgré cela, le nombre de chômeurs indemnisés ne devrait pas évoluer à cause des rechargements de droits décidés par la convention d’assurance chômage de 2014, et les dépenses d’allocations devraient donc augmenter de 0,9%. Il est donc temps de revoir le fonctionnement de l’Unédic afin de remettre cet organisme sur la voie de la bonne gestion budgétaire et de l’efficacité économique pour le retour à l’emploi.

Réviser les modalités d’attribution de l’ARE, sa durée et ses montants, pour combattre le chômage de longue durée

S’il est possible que le déficit de l’organisme chargé de l’assurance chômage se réduise l’année prochaine (à condition que les anticipations de croissance s’avèrent justes), il n’est pas acceptable que les prestations versées par un organisme chargé d’une mission de protection sociale soient durablement supérieures aux recettes. C’est pourquoi il est impératif de revoir le fonctionnement du versement de l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi), pour limiter la durée, les montants, et les modalités d’attribution des versements de l’allocation.

Par exemple, le dispositif de cumul de l’ARE et d’un revenu d’activité est sans limite de durée, ce qui entraîne des coûts importants pour l’assurance chômage. Une note de Pierre Cahuc et de Corinne Prost pour le Conseil d’analyse économique montre d’ailleurs que la possibilité de cumuler un revenu d’activité avec l’indemnisation chômage conduit les demandeurs d’emploi à conserver longtemps des positions professionnelles précaires, en enchaînant les contrats courts et en refusant de chercher un autre emploi plus durable.

Le chômage de long terme est la conséquence, entre autres, d’une durée trop étendue de l’indemnisation chômage. En effet, la théorie micro-économique montre que tout individu cherche à maximiser son utilité (ou son revenu dans le cas présent) en minimisant les coûts. C’est pourquoi le maintien d’une indemnisation élevée sur une longue période incite les individus à préférer le chômage à l’activité, car ils peuvent éviter les coûts de recherche d’un nouvel emploi et les coûts d’opportunité d’une embauche (mauvaise rémunération, efforts physiques et/ou intellectuels, temps de transport, perte de temps de loisir, etc.).

Une longue durée et une bonne indemnisation chômage ont donc tendance à inciter les chômeurs à maintenir leur statut de chômeur plutôt qu’à revenir sur le marché du travail en faisant preuve d’une démarche réellement active de recherche d’emploi.

Revenir aux objectifs initiaux de l’assurance chômage

L’assurance chômage est, en l’état, un puissant mécanisme de désincitation au travail. En effet, en augmentant la durée ou le montant d’indemnisation du chômeur, la désutilité du travail augmente, et toutes choses égales par ailleurs, le chômage augmente car le coût d’opportunité est supérieur au salaire d’équilibre. Souvent, en situation d’incertitude ou de croissance atone, le travailleur va préférer le loisir aux efforts ; c’est pourquoi lorsque l’indemnisation est supérieure au revenu nécessaire aux dépenses de la vie courante, le maintien dans une situation de non-emploi peut être volontairement préféré par le chômeur.

L’assurance chômage doit donc retrouver sa fonction initiale, qui est celle d’assurer les risques liés à la perte d’un emploi et de permettre aux salariés licenciés de retrouver un emploi rapidement sans souffrir d’une chute brutale des revenus. Elle ne doit pas enfermer les demandeurs d’emploi dans une vie de précarité ou d’assistanat, où la dépendance vis-à-vis de l’allocation finit par entretenir le goût de l’oisiveté et le mépris du travail.

S’inspirer de l’assurance chômage américaine pour revenir au plein-emploi

Comme l’ont souligné Pierre Cahuc et André Zylberberg dans leur ouvrage Le chômage, fatalité ou nécessité ?1 le marché du travail doit être analysé comme un processus de destruction créatrice. Le problème du système d’assurance chômage à la française est qu’il ne favorise pas un renouvellement assez rapide de la force de travail. Il entretient les chômeurs dans une spirale d’assistanat, de démotivation et de découragement par rapport à la perspective d’embauche, alors qu’il devrait être un vecteur dynamique d’impulsion, d’entrain et d’adaptation aux évolutions professionnelles, technologiques et sociales de la société.

Dans cet esprit, le système d’assurance chômage américain s’est adapté aux réalités changeantes du marché du travail depuis 1930, en adoptant un système de bonus-malus qui veut que le taux de cotisation des entreprises à l’assurance chômage soit modulé en fonction de leur coût pour l’assurance chômage. En d’autres termes, plus une entreprise fait croître le montant des cotisations versées par l’assurance chômage, plus son taux de cotisation augmente, et inversement. On respecte ici le principe d’une assurance où la cotisation dépend du risque engendré, et cela force les entreprises à être plus attentives à leur politique salariale.

Par ailleurs, la durée d’indemnisation est aux États-Unis beaucoup plus courte qu’en France (souvent 26 semaines, même si cela dépend beaucoup des États) et les prestations sociales accordées aux ménages sont beaucoup moins importantes qu’en France (les allocations familiales n’existent pas).

Sans vouloir copier le modèle américain, il serait sans doute souhaitable de s’en inspirer.

Sur le web

  1.  Pierre Cahuc et André Zylberberg, Les ennemis de l’emploi : Le chômage, fatalité ou nécessité ?, Paris, Flammarion, 2015 [2004
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  • J ai bien lu votre article cependant il faudrait qu’ il y ait du travail pour que votre article et les idées préconisées soient applicables et crédibles
    Supprimer les allocations familiales est une bonne idée par contre.

    • tout à fait.
      pour qu’il y ai de l’emploi, il faut pouvoir virer beaucoup plus facilement son employé, et supprimer les prud’hommes.

      Ainsi ce crée un turn over favorable aux employés( qui n’hésite plus à larguer un emploi ou ils ne se sentent pas bien sachant qu’ils en retrouveront facilement un autre), à l’employeur(qui n’hésitera plus à embaucher quand l’activité démarre, sachant qu’il pourra facilement réduire les effectifs par la suite) et au final à l’emploi global.

      Vouloir supprimer les indemnités aux chômeurs tant que ces réformes ne sont pas faites, est une garantie pour beaucoup, de les retrouver sous les ponts.

  • résumer le « plaisir » de rester au chomage par une explication liée à l’indemnisation me parait un peu court comme reflexion.

    Par contre je suis d’accord sur un point : il faut sortir au plus vite du systeme actuel, géré par des syndicats ( de fonctionnaire ou CAC40 ) et l’administration centrale ( encore des fonctionnaires qui n’ont jamais travaillé)

    – diminuer le chomage, c’est avant tout créer les conditions pour que les entreprises embauchent.
    – un seul contrat de travail pour tous les actifs, prévoyant les conditions d’une rupture unilaterale juridiquement inattaquable.
    – mettre un terme à la responsabilité de la collecte des assurances sociales des salariés aujourd’hui par les entreprises, qui vivent sous la crainte de ne pas respecter les regles changeantes d’une administration tatillone et surtout vorace. : versement du salaire complet, charge au salarié de s’assurer lui même.

    – mettre en concurence les assurances sociales est le meilleur moyen de les rendre plus efficientes : le salarié est donc libre de s’assurer auprès de l’assureur de son choix.
    – Laissez les assureurs faire preuvent de créativité et de souplesse pour trouver une solution pour leurs assurés …

    J’ai en tete l’idée de permettre à une entreprise n’ayant pas débauchée depuis 12 mois, d’embaucher un salarié supplémentaire cofinancé par l’assureur…
    – l’employeur va donc disposer d’un peu plus de temps pour péréniser le financement de cet emploi supplémentaire
    – l’employeur va pouvoir renforcer son équipe, à moindre cout. ( bon pour soulager ses salariés, bon pour developper une activité, bon pour l’empreinte sociale à valoriser)
    – l’employeur ne prends pas de risque : le contrat de travail unique lui permet d’embaucher et de licencier comme il le soouhaite ( bien sur s’il choisit une politique responsable à faible turn over, l’ancienneté médiane lui donne un bonus comme il reduit le cout de l’assurance pour le salarié, par rapport à une entreprise sans complexe vis à vis du je prends et et jette mes salariés : un choix qui donne droit à un malus… bien évidement l’administration rend publique le nb de salariés, l’ancienneté mediane et le taux de turn over, ainsi que le taux de bonus malus)
    – le chomeur lui, reste dans le mond edu travail bien plus facilement.

  • Il est urgent de supprimer l’assurance chômage étatique.

    Chacun doit être libre de prendre une telle assurance ou non. Chacun doit être libre d’en négocier les modalités avec son assureur.

    L’Etat n’a ni à m’obliger à cotiser ni à m’astreindre à des règles iniques et ridicules pour toucher mon dû.

  • « taux de cotisation des entreprises »
    Le problème est dans l’usage de cette expression. Versez aux salariés leur salaire complet, et les cotisations retrouveront l’image de ce qu’elles sont réellement, ou qu’elles devraient être : des primes d’assurance.

  • on paie une assurance voiture , une assurance habitation , une assurance proféssionelle….une mutuelle ( pour ceux qui le peuvent encore ) une assurance obsèque , au point ou on en est , une assurance chomage ne serai pas de trop , à condition de commencer à la payer dés sa majorité …enfin , je dis ça comme ça …..

  • Le seul vrai critère est le rapport demandeurs/emplois offerts. Le reste, c de la pignole.

  • Je vous conseille de lire cet article qui propose une piste très intéressante pour réformer l’assurance chômage: https://nudges.wordpress.com/2008/12/10/rethinking-unemployment-insurance-part-i/ (ici c’est juste la première partie de l’article)

  • Le problème fondamental de ce que l’on appelle l’«assurance chômage», c’est précisément que ce n’est pas de l’assurance. C’est un système obligatoire organisé par l’État.
    En revanche, la vraie assurance est basée sur la libre négociation des clauses et le libre consentement, tant de la part de l’assuré que de la part de l’assureur.
    Il n’y a que la libre assurance qui peut fonctionner.

  • Voilà des idées bien dangereuses, dans une société ou chaque personne qui réussit à trouver du travail le fait au détriment de plusieurs autres, vous souhaitez provoquer une guerre civile en supprimant l’assurance chômage ?

    Le problème c’est le cadre législatif, pas l’assurance chômage, tout le monde devrait pouvoir être indépendant et bénéficier des mêmes droits que les salariés, et les taxes et cotisations devraient suivre le même modèle que pour les auto entrepreneurs.

  • Comme d’habitude on cherche toujours a démontrer le vilain petit chômeur, 5 millions de chômeurs 1 million d’indemnisés près de la moitié du coût des indemnisations vont aux intermittents du spectacle le problème n’est pas le chômeur car pour une personne qui se retrouve sans emploi elle sait qu’elle doit retrouver rapidement un emploi sous peine d’être exclue du monde du travail, bien sûr il existe une minorité qui ne cherche pas vraiment que l’on me donne des statistiques qui sont sont ils ? pourquoi ne pas regarder vers les entreprises qui à coup de subventions et d’aides d’état délocalisent, une chose est sur on préfère donner des milliards aux grandes entreprises qui ne créent pas d’emplois plutôt que venir en aide aux artisans et commerçants qui eux créent les trois quart des emplois ! aujourd’hui au bas mot il y a 5 millions de chômeurs et 450 000 offres d’emplois disponibles alors vous pouvez retourner comme vous voudrez le problème des chômeurs tous n’auront pas d’emploi et puis le chômage sert aussi cette politique qui cherche à tout prix à réduire le salaire moyen des travailleurs.
    Au final je suis toujours aussi surpris de lire des études faites par des gens de science Po ou de l’éna qui ne connaissent pas ce qu’est le monde du travail ni de comment la vraie gestion doit être faite normal ces gens la n’ont jamais travaillé même qu’ils sont rémunérés pour étudier des gens qui somme toute n’a jamais produit d’effort et vivent sans effort du denier publique peut être qu’il y aurait quelques milliards à récupérer sur cette gestion !!

    • Aucun libéral n’est favorable aux aides aux entreprises. Bcp tombent même dans le piège de dénoncer les subventions aux entreprises sans comprendre que la grande majorité des subventions aux entreprises consistent en des réductions d’impôts et de cotisations. Ce ne sont pas de vrais subventions. On ne peut pas mettre sur le même pieds une entreprise recevant de l’argent de l’état (c’est immoral. Il faut supprimer cela) et une entreprise qui voit ses impôts ou cotisations réduits. En soi, c’est de l’argent gagné par l’entreprise. Le problème provient qu’il y a trop d’impôts et de taxes. Le coût du travail coûte trop cher en France à cause du matraquage fiscal. Voilà pourquoi l’état est obligé de « donner des subventions  » ( consistant en général à des réductions d’impôts et cotisations « ). Bcp d’entreprises feraient faillite si elles devaient payer le taux normal d’imposition.

    • Je ne suis bien sûr pas favorable à des aides de l’état aux entreprises sous forme de réduction d’impots et de cotisations. pour plusieurs raisons, les deux principales étant: cela oblige les entreprises à faire de la paprasserie pour obtenir ces aides et c’est injuste car seuls certaines entreprises (ou certains secteurs d’activité) obtiennent ces réductions. Cela peut même fausser la concurrence. Je suis favorable à un système fiscal simple avec des impôts bas. La complexité du système fiscal nuit grandement à l’économie et aux entreprises. En plus, cela avantage les multinationales car elles ont les moyens de se payer des avocats fiscalistes.
      Cependant, il faut être réaliste, il y aurait des aides aux entreprises tant qu’il y aura un tel matraquage fiscal vis à vis des entreprises. Le seul moyen de faire disparaitre ces aides (ce que je souhaite) c’est d’alléger les impots et de réduire les cotisations. Cela passe par une réforme des dépenses publiques. il faut recentrer l’état sur ces fonctions régaliennes.

      Comme vous l’avez dit justement il faut aussi s’attaquer aux causes du chomage. Le manque du travail en France est principalement causé par le coût du travail (taxation,…), la rigidité du marché du travail et la formation (ou le manque de formation) des travailleurs. Je pense que la majorité des économistes seront d’accord sur cela.
      Il faut rendre le marché plus flexible, réduire le cout du travail en réduisant le matraquage fiscal qui fait que le coût est si élevé et réformer l’éducation nationale. La Suisse a 3% de chomage même si le modèle suisse n’est pas totalement copiable car il y a des spécificités entre les deux pays, on peut s’en inspirer.

      L’assurance chômage est une usine à chômeurs dans le sens où cela désinsiste les chomeurs à trouver un nouvel emploi. Cela est une chose admise par la grande majorité des économistes. Il y a de nombreuses études sur le sujet. Par exemple, il a été montré que lorsqu’un chomeur ne touchait plus d’allocations, la probabilité qu’il retrouve un nouveau travail augmente sensiblement.
      Si les économistes ne sont pas du tout d’accord entre eux pour dire si la suppression de l’assurance chômage aurait un impact positif ou négatif sur le bien être économique, ils sont en général d’accord pour dire que la suppression de l’assurance chômage a un impact positif pour l’emploi.
      Je vous conseille de lire cet article qui propose une piste très intéressante pour réformer l’assurance chômage: https://nudges.wordpress.com/2008/12/10/rethinking-unemployment-insurance-part-i/
      Il y a trois types de chômage: le chômage conjoncturel, le chomâge frictionnel et le chomâge structurel. En France, le chômage massif est un chômage structurel.
      Pour moi, il faut tout réformer (état, marché du travail, fiscalité, assurance chomage,…). Je ne vois aucune raison pour laquelle il faudrait ne s’attaquer qu’à un seul facteur. L’assurance chomage tel qu’existant aujourd’hui et dans la plupart des pays occidentaux est défaillante.

    • Même de nombreux socialistes reconnaissent la nécessité de réformer l’assurance chômage. Il y a plusieurs pistes libérales intéressantes pour réformer cela notamment celle que j’ai proposé en haut ou bien celle proposée en bas par Libre. Il en existe d’autres. Une réforme de l’assurance chômage pourrait avantager tout le monde. Au contraire, le refus de réformer pourrait nuire à l’assurance chômage qui est un peu comme un bateau en train de couler et dont il est urgent de faire quelque chose pour le sauver.

    • Sur votre point 1, en effet, le coût du travail n’est pas le seul responsable, il y a aussi la rigidité du marché. Les trois plus grands facteurs de chômage c’est le coût du travail, la rigidité du travail et l’enseignement.
      Une étude de l’INSEE a chiffré, pour la période 1995-2001 l’ampleur des emplois perdus dans le secteur industriel à cause de délocalisations : en moyenne, 13.500, dont plus de la moitié vers des pays à hauts salaires. Ce chiffre est à comparer aux 6,8 millions d’emplois dans le secteur secondaire en France.
      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ECOFRA05b.PDF
      Une seconde étude du Conseil d’Analyse Economique, écrit ainsi : « les restructurations d’entreprises s’étant produites en Europe entre le 1er Janvier 2002 et le 15 juillet 2004 concernent 1456 entreprises et ont entrainé la suppression de 780 394 emplois, ce qui correspond à 0,42% des 192 millions emplois européens. Ramené à 1 an, on obtient un taux de 0,17%. Chaque année, c’est donc 0,17% des emplois européens qui disparaissent dans des restructurations. »
      http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000102/index.shtml
      Les délocalisations ne représentent, selon le rapport, que 4,74% des emplois supprimés (36 977) pour restructuration et 7,14% (100) des entreprises restructurées. En terme d’emploi, cela correspond donc en deux ans et demi à 36 977 suppressions donc 0,019% de la totalité des emplois européens. Rapporté à 1 ans, on obtient un taux de 0,0076%. Chaque année, c’est donc 0,0076% des emplois européens qui disparaissent dans des délocalisations. ». « Au niveau de la France, les 8 000 suppressions d’emplois survenues en 2001 suite à des fermetures d’unités de productions correspondent à 0,032% des 25 millions d’emplois français.
      Un rapport du Sénat expose les mêmes conclusions que les précédents rapports.
      http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-3740.html
      Je vous invite aussi à consulter cet article : http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9localisation
      Après tout n’est pas « rose », il y a aussi des délocalisations de marges, etc. mais le tableau n’est certainement pas aussi sombre que ce que croient bcp de gens, au contraire, au niveau global il est même très positif.
      quand au sophisme: « on trouvera toujours dans les pays pauvres des désespérés prêts à travailler 24/24 et se tuer au travail pour se payer un bol de riz. »
      Si ces gens acceptent de faire ça au lieu d’autres choses, c’est qu’ils ont quelque chose à y gagner, sinon ils ne le feraient pas. Il faut aussi regarder le cadre préexistant sinon c’est caricatural, exemple : en Chine de nombreux agriculteurs du Changjiang préfèrent quitter la campagne pour rejoindre les villes, afin d’y trouver un emploi manufacturier basique (exemple de Foxconn à Shenzhen), car ils jugent que les conditions de vie y sont meilleures qu’avant.
      Bien qu’il soit vrai que les conditions de vie ne sont pas « occidentales », l’augmentation de la demande et l’accroissement de la spécialisation, provoque un boom des salaires, avec une croissance qui permet une augmentation de la consommation intérieure et de financer des infrastructures meilleures, bref pour ces pays les délocalisations sont bonnes, et au nom de quoi n’auraient-ils pas le droit de nous faire concurrence ? Au nom de la loi de la majorité ?
      Comment peut-on se prévaloir d’aider les pays pauvres, et ne pas vouloir de leur concurrence ?
      Les pays riches peuvent se permettre des avantages comparatifs qu’eux ne peuvent pas, ainsi il faut miser sur la formation, l’innovation, la recherche, comme le font la Suisse, la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, Le Japon, la Corée du Sud, etc.

    • Sur les grandes entreprises, le vrai probleme est le capitalisme de connivence, c’est quand l’État soutient certaines entreprises, soit qu’il cède à leur pression par corruption, soit que ce soit de sa part une volonté délibérée à des fins politiques. le probleme de l’état est que contrairement à ce que croit tous les socialistes (de gauche et droite), ce n’est pas quelque chose de bien mais c’est un instrument aux mains de l’élite au pouvoir (LR et PS) qui s’en sert souvent pour ces propres intérets, pour aider ces copains. l’état francais aide les grandes entreprises à créer le monopole. les politiciens viennent presque tous de la fonction publique donc ils ne comprennent rien à l’économie. ce qui crée des richessses c’est l’entreprenariat, et ce qui crée les emplois c’est les pme pas les grands groupes. aujourd’hui, en france, la surtaxation et la surréglementation détruisent les pme et l’entreprenariat. il faut supprimer toutes les niches fiscales ( qui permettent aux grands groupes de payer moins d’impots), il faut arreter la surréglementation ( qui ne sert l’intéret que des grands groupes (qui font du lobbying pour avoir de la réglementation à leur avantage) et qui peuvent se payer des avocats pour détourner les règles à leurs avantages. plus la justice est complexe plus cela avantage les riches. il faut aussi arreter de sauver les banques et les multinationales avec l’argent du contribuable. en vérité ce qu’il faut c’est séparer l’état de l’économie, l’état doit s’occuper des fonctions régaliennes (éducation, sécurité, justice,…) pas de l’économie. les pays scandinaves séparent l’état de l’économie et ce sont les pays les plus égalitaires au monde. les pays qui font cela, sont les pays qui s’en sortent le mieux (autriche, pays bas,…). il faut réformer la fonction publique qui coute bcp trop chère et qui est très incompétente. la france est paralysé par la surrréglementation.

    • Si vous regardez les grandes entreprises françaises, la plupart des dirigeants sortent des mêmes grandes écoles que les politiciens (ENA,…). D’ailleurs, l’état est actionnaire dans pas mal de grandes entreprises françaises. Il y a bcp de capitalisme de connivence en France du fait que ce pays est très socialiste.
      Plus un état intervient dans l’économie, plus il y a de corruption et de capitalisme de connivence.

      Ps mon long commentaire sur la delocalisation est un commentaire qui n’était pas à la base adressé à vous mais à un autre commentateur d’un article parlant justement de chomage et que j’ai décidé de copier coller car c’est un commentaire très intéressant démontant le sophisme: le chômage est causé par les delocalisations.

  • D’accord pour diminuer par seuils le montant des allocations chômage par exemple à partir de 1 an de chômage, puis de 2 ans…, puisque plus le chômeur reste au chômage moins il est employable: perte de son expérience ajoutée à l’obsolescence de son expérience.
    A l’origine, l’assurance chômage sert à remplacer une partie de la perte de revenus. Si le montant des indemnités chômages est plafonnée (actuellement c’est haut) pour subventionner en plus aussi ceux qui n’avaient pas ou peu de revenus, les cotisations chômages doivent aussi être plafonnées, par exemple aucune cotisation n’est prise sur ce la partie de salaire qui dépasse le plafond de la SS.
    Les cotisations chômage ne servent ainsi moins à encourager à l’inactivité les chômeurs à faibles ou nuls revenus du travail et ils poussent plus les chômeurs à hauts revenus à essayer de reprendre rapidement un travail. Une incitation aux 2 extrémités de l’échelle des revenus.

  • Je suggérais modestement de s’inspirer du modèle Chilien mis en place dans les années 1990, à savoir un plan d’épargne perte d’emploi couplé à un fond de solidarité pour ceux qui n’ont pu épargner suffisamment en raison des emplois occupés.Enfin pour parachever le tout un impôt négatif est mis en place pour simplifier drastiquement le système d’aide sociale.

  • Vous avez raison les suppressions d’emploi n’ont pas pour cause la délocalisation car il n’y a plus rien à délocaliser, simplement les zones de création d’emploi ne sont pas en france et plus on attendra sans rien faire plus nous perdront des emplois non pas car les entreprises délocalisent mais plutôt car elles détruisent des emplois qui n’ont plus aucun sens dans nos sociétés modernes ( nouvelles technologies rendant obsolète de plus en plus d’emploi).Vous pouvez baisser les charges autant que vous voulez même 0 charges , si vous n’avez rien a produire vous n’embaucherez personne. Focalisons nous sur une restructuration de la société qui déterminera quel travail on souhaite donner a nos jeunes et a comment les former aux nouveaux enjeux mondiaux. Les problèmes futiles de charges et d’assurance chômage n’auront plus aucun sens quand nos jeunes se lèveront tous les matins pour travailler.

  • Ceux qui persistent a croire que les problèmes de la france sont surtout dus aux charges et à son système social sont dans le déni en refusant de voir la réalité en face, la france laisse passer les trains les uns après les autres.Nous avons un potentiel intéressons avec de jeunes entrepreneurs de renommé mondial dans les technologies mais que représentent ils par rapport à la masse de nos jeune : rien. Au lieu de baisser les chargez de nos entreprises vieillissantes et obsolètes, utilisons cet argent pour encourager les projets d’avenir qui créeront vraiment les emplois de demain.

    • « Ceux qui persistent a croire que les problèmes de la france sont surtout dus aux charges et à son système social sont dans le déni en refusant de voir la réalité en face » Pourtant c’est ce que disent de nombreux économistes. Sans oublier de nombreux entrepreneurs. Interrogez un patron de PME sur le sujet. Il vous affirmera qu’il est asphyxié par les impôts et les cotisations. Plus intéressant interrogez un patron de PME qui a fait faillite et demandez lui pourquoi il a fait faillite.
      Non, la technologie ne crée pas de chomage. C’est ce que les économistes appellent la destruction créatrice. Elle détruit des emplois dans un secteur mais elle en crée de nouveaux. Divers études ont montré que la technologie avait pour l’instant créer plus d’emplois qu’elle en avait détruit. La question se posera surtout pour l’avenir avec l’intelligence artificielle. Est ce que l’IA va provoquer le chômage ou est ce que cela va crée de nouveaux emplois. Les spécialistes sont pas d’accord entre eux.

      « utilisons cet argent pour encourager les projets d’avenir » ce que vous proposez utiliser l’argent public pour diminuant le chômage en créant des emplois dans les secteurs d’avenir a déjà été mis en oeuvre maintes fois et cela n’a jamais été très concluant. Mieux vaut laisser le marché s’occuper de cela. Là où l’état a un rôle à jouer c’est dans l’enseignement qui doit être réformer.

      • Jacques, nous sommes tout a fait d’accord, la technologie crée du travail, c’est exactement ce que j’ai dis.Mais le problème est que la france prend du retard, et nous nous ne adaptons pas assez vite, ce qui fait que nous ne créons pas assez d’activité dans ces secteurs ( hormis nos start-up de renommée mondiale qui ne représentent (malheureusement) pas réellement notre jeunesse) .Et ne me dites pas que cela est un problème de charge, une entreprise avec des carnets de commandes pleins se plaint manifestement moins des charges que les autres.
        Bien sur la surtaxation français est un problème, (je ne peux pas nier l’évidence), mais vous ne me convaincrez jamais que c’est la seule responsable des problèmes de la France.
        J’en ai plus qu’assez que l’on nous dise « baissez les charges et tout rentrera dans l’ordre », non c’est faux car c’est tout simplement insuffisant.Comme je l’ai dis dans mon post precedent c’est un mouvement d’ensemble de transformation de notre société ( qui passera par une baisse des charges mais pas seulement cela)qui réglera nos soucis .
        Malheureusement, les français ont du mal avec le changement.

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L’industrie

Pour lui, elle se relève grâce aux mesures que le gouvernement à engager durant ce quinquennat.

Il s'agit plutôt de mesure... Poursuivre la lecture

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