007 Spectre : permis de tout gâcher pour James Bond ?

Publié Par Victoria Melville, le dans Cinéma

Spectre, le dernier opus de la saga James Bond avait tout pour faire un grand film mais c’est un un peu décevant. Pourtant, des questions très importantes sont abordées et sous-exploitées. James Bond will return !

Par Victoria Melville

SPECTRE James BondTous les deux ou trois ans, c’est la même impatience : un nouveau James Bond ! Enfin ! Grande fan devant l’éternel, j’ai scruté les bandes annonces au fur et à mesure, tout en évitant de lire les premières critiques. Je me suis réjouie de voir enfin l’exquise Monica Bellucci dans un James Bond. J’ai un peu grincé des dents en voyant Léa Seydoux mais je me suis dit que bien dirigée, elle pourrait sûrement faire illusion le temps d’un film, d’autant qu’avec Sam Mendes aux commandes, l’espoir était permis après l’exceptionnel Skyfall. Dans la lignée de Skyfall, le film aborde de véritables questions contemporaines relatives à la surveillance ainsi qu’à la place du renseignement « traditionnel » dans l’armada dont disposent les états pour faire face aux menaces, tant intérieures qu’extérieures. Mais là où Skyfall, en plus d’émerveiller le spectateur par la maestria de l’écriture et de la réalisation, réussit à mettre le doigt sur les faiblesses d’un système de sécurité basé principalement sur la surveillance de masse, Spectre peine à même survoler un sujet dont l’actualité est particulièrement frappante aujourd’hui.

Des thèmes d’actualité

007 Spectre se déroule juste après Skyfall. Bond se remet difficilement de la mort de M (presque 20 ans incarnée par la très chic Judi Dench, quelle perte ! ) et décide de s’engager dans une sorte de vendetta, tant pour venger la mort de celle dont la figure maternelle était si évidente dans Skyfall, que pour mettre hors d’état de nuire ce qu’il soupçonne être une organisation criminelle aux ramifications internationales majeures. Dès le pré-générique, le ton est donné : le rythme sera endiablé.

Ce qui est regrettable, c’est que ce rythme endiablé de film d’action très hollywoodien fait largement l’impasse sur le thème véritable du film qui est la surveillance de masse et qui aurait dû être bien plus exploité. En effet, on découvre peu à peu, à mesure des pérégrinations de Bond à travers le monde, que derrière tous les méchants de l’ère Craig se trouve une organisation criminelle, dont on avait déjà entendu parler il y a quelque 50 ans pendant l’ère Sean Connery, le Spectre. Celui-ci a fait peau neuve et compte désormais sur la surveillance de masse mise en place par les gouvernements et fortuitement fournie par cette même organisation, pour disposer de moyens de pression illimités, contrôler les gouvernements et s’enrichir à gogo.

Le nouveau M, très respectablement interprété par Ralph Fiennes, fait face aux critiques croissantes sur les modes d’action du MI6, le service du renseignement extérieur du Royaume-Uni, et singulièrement du programme 00 dont les agents disposent du permis de tuer. Jugé coûteux et insuffisamment efficace, le MI6 doit fusionner avec le MI5, le service du renseignement intérieur, déménager dans un quartier général plus moderne et économe, réduire ses effectifs et se baser de plus en plus sur la surveillance de masse et de moins en moins sur le renseignement de terrain plus traditionnel. Pour assurer le bon fonctionnement d’un système de surveillance généralisé, le supérieur de M, Max Denbigh, au nom de code C et campé par un Andrew Scott dont on se dit de plus en plus qu’il fera décidément une belle carrière, promeut l’idée de la mise en commun des flux entre les États. Durant les quelques petites minutes de répit que nous accorde l’action du film, on aperçoit toute l’horreur ressentie par M devant la perspective de la mise à disposition de toutes ces informations à des bureaucrates qui ne sont soumis à aucun contrôle démocratique et celle de tous les abus rendus possibles par une telle démarche.

Cet aspect des choses aurait dû constituer le cœur du film. Les liens entre C et le Spectre auraient dû être mieux expliqués, la doctrine de C aurait dû être mieux développée, d’autant qu’elle recouvre totalement l’idéologie mortifère de nos gouvernants actuels. Pourtant, on comprend bien la critique sous-jacente de la promesse fantasmagorique d’une sécurité absolue par la surveillance de masse, en particulier par la corruption inhérente à la mise en place de ses systèmes. Et de fait, le vilain Blofeld n’est pas arrêté grâce à une quelconque surveillance électronique mais bien par la ténacité de James Bond. Dommage de ne pas avoir appuyé davantage sur cet aspect passionnant du film.

Mais un James Bond raté

Au-delà des aspects politiques sous-exploités, le film passe à côté de Bond, tout simplement. Après un Skyfall que d’aucuns considèrent comme le plus réussi de la saga, on attendait bien mieux de la part de Sam Mendes. On attendait mieux parce qu’il avait réussi dans Skyfall le pari incroyable de l’introspection tout en conservant toute la force du personnage, dans un film à l’écriture remarquable et à la réalisation délicate. Ici, aucun temps mort pour le spectateur. Le rythme est si soutenu que cela finit par devenir ennuyeux. On attend les réflexions, on attend le discours de C pendant tout le film. On reste sur sa faim tant la conclusion est banale.

Pendant près de deux heures et demie, on assiste à un enchaînement de scènes spectaculaires, toutes plus musclées les unes que les autres (à l’image de Daniel Craig dont le physique devient un tantinet effrayant) dont les liens ne sont jamais issus de la réflexion de James Bond mais tiennent davantage de la poursuite un peu bébête d’instructions que les personnages secondaires lui donnent au fur et à mesure du déroulé. L’écriture est extrêmement faible.

J’ai toujours pensé que Daniel Craig faisait un beau James Bond, même s’il apparaît clairement que Ian Fleming l’aurait détesté, tant il manque d’élégance et simplement, de beauté naturelle. Pourtant, il offre réellement un nouveau point de vue sur le personnage, plus sombre, plus torturé, plus introspectif mais aussi plus réaliste que ce que nous avaient offert ses prédécesseurs. Seul Timothy Dalton était sur la même ligne et cela n’a pas bien fonctionné. Mais ici, on a l’impression qu’il est un pantin dans une histoire qui le dépasse largement, malgré les implications extrêmement personnelles qu’on découvre à mesure que le film progresse.

On conserve une impression très mitigée à la sortie du film. De beaux éléments auraient dû fournir un beau film. Christoph Waltz avait tout pour faire un horrible méchant mais on peine à voir l’étendue de sa domination sur le monde. Monica Bellucci est superbe mais grossièrement sous-employée. Léa Seydoux s’en sort avec la mention honorable mais elle est ridicule avec Daniel Craig qui aurait l’âge d’être son père. Quel dommage de ne pas avoir inversé l’importance des deux rôles. Quant à Daniel Craig, malgré tout le talent dont il fait preuve en exprimant beaucoup avec très peu de mouvements faciaux (il ne faut pas croire, c’est un défi !), il est malheureusement parfaitement ridicule dans ses costumes Tom Ford trop petits, trop courts, étriqués. Quelle différence avec Pierce Brosnan en Brioni.

Le générique est complètement raté, tant du point de vue de la chanson ridicule de Sam Smith que des images vulgaires et sans créativité du visuel. Il est évident que passer après Adele n’était pas chose aisée mais le monde regorge de talents qui auraient réalisé une plus belle chanson pour un nouveau Bond. On en vient à trouver que l’opus de Duran Duran était une réussite. Après tout, Jamie Cullum avait même proposé un échantillon de ce qu’il pourrait faire pour James Bond avec la splendide chanson Edge of Something. Tout cela est bien regrettable.

Surtout, quelle idée d’avoir fait revenir Blofeld. Franchement, quel manque d’imagination. Après plus de ving-cinq films, comment ressortir encore les mêmes rengaines alors qu’il y a tant d’autres choses à dire ? Quitte à ressortir des vieux personnages de la mythologie bondienne, il aurait mieux valu s’en tenir à la structure classique, comme l’avait fait Brosnan après l’excellent GoldenEye : un méchant mégalo, un James Bond super chic, super fort et super malin, une Bond girl gentille, une Bond girl méchante, plein d’explosions (sans une goutte de sang, évidemment), des belles bagnoles, une histoire à dormir debout, des dialogues gentiment décalés et un méchant qui finit 36 pieds sous terre pendant que Bond embrasse la belle. Ce n’est évidemment pas révolutionnaire mais c’est moins décevant.

En définitive, même si le film n’est pas un navet, parce que je suis faible et que je n’arriverais jamais à qualifier un Bond de navet, il reste l’un des plus mauvais de ces vingt dernières années. Tous les éléments étaient pourtant réunis mais Sam Mendes s’est donné tellement de mal pour réaliser quelque chose de différent de Skyfall qu’il a réalisé un film d’action sans saveur. Terminons sur une note d’espoir : le film fait un carton au box-office, ce qui permettra aux producteurs d’investir paisiblement dans l’opus suivant et la dernière scène est réconfortante. James Bond will return.

  • 007 Spectre, film d’espionnage américano-britannique, réalisé par Sam Mendes (sortie nationale le 11 novembre 2015), avec Daniel Craig, Christoph Waltz, Léa Seydoux. Durée : 2h30mn.

  1. Belluci superbe ?

    Aucun intérêt…. Ou s’agissait-il de contrebalancer la jeunesse de Seydoux ?

    Ses 2 scènes auraient dû être coupées.

    Pour le reste, je partage votre avis.

    Soulignons quand même la scène d’ouverture qui est une vraie réussite. Superbe même. Pour le coup, dès que le générique est lancé après… ça met en valeur sa nullité profonde : la chanson est un désastre, le poulpe/pieuvre est grotesque. On se dit immédiatement « aië aie »….

    Quant à Daniel Craig, là vous ête dur. Il a quand même la classe. Ses costumes ne sont pas trop courts… juste cintrés.
    😉

  2. Je pige pas pourquoi la critique s’en prends autant à ce film. Moi, je l’ai trouvé très bon. C’est sans doute pas le meilleur James Bond mais ce n’est pas le pire non plus. La plupart des gens que je connais qui l’ont vu ont bien aimé ce film

    1. C’est comme penser que Skyfall est le meilleur épisode de la saga… C’est non seulement très discutable, mais c’est aussi et surtout ne pas bien connaître JB…

  3. Pas mal comme critique. Par contre, Skyfall superbement écrit? On a pas vu le même film… Entre le scénario de base non James Bondesque par excellence et les incohérences qui font grincer des dents (même pour un JB, c’est pour dire…), j’ai trouvé que c’était un beau ratage. A côté, Spectre a au moins le mérite d’être un vrai JB, même s’il n’est clairement pas le meilleur.

    1. Bien d’accord, skyfall n’est pas un james bond, mais plutôt les aventures d’un espion raté qui rate tout ce qu’il fait.
      Il suffit qu’il promette à une femme de la protéger pour qu’elle se fasse descendre dans la scène suivante. Et c’est la même chose jusqu’à la fin.
      Un looser

  4. Faut-il s’attarder sur un « message » ?

    J’ai toujours pensé que les films de James Bond avait l’avantage d’être une caricature d’eux-même, l’intérêt du film repose sur l’interprétation du personnage et le comique des scènes d’actions ?

    L’idéal pour moi serait un mélange de Roger Moore et Daniel Craig : un dandy qui se transformerait instantanément en tigre, docteur Jekyll et M. Hide. Une performance d’acteur à répéter à chaque scène, le scénario n’étant qu’un prétexte et les effets spéciaux une figure de style imposée.

    Le bon jeu d’acteur devient tellement rare …

    1. Sean Connery et Pierce Brosnan n’étaient pas mauvais dans ce mélange entre l’humour et le côté violent.
      J’aimais bien Roger Moore ceci dit, son humour et sa finesse collaient à merveille avec le personnage.
      Le Daniel Craig de Casino Royale n’était pas si mal que cela, mais depuis Quantum of Solace (un autre épisode bof) il est froid comme un glaçon et sans humour.

    2. Je vais me faire bruler par les puristes autoproclamés, mais je pense que Dalton est celui qui a le mieux cerné le personnage. Meme si les producteurs lui ont souvent mis des batons dans les roues (ce mec sait jouer), il a essayé de nuancer le personnage, en gardant le coté classe, tout en devenant glacial quand il le fallait (notamment dans Licence to kill, de loin l’épisode le plus violent). Du Craig avant l’heure. Peut-etre mon interprétation préférée.

  5. Je n’ai pas aimé Skyfall. La faute à un méchant pas crédible (alors que dans un JB le méchant est le moteur du film) et à un scenario ridiculement prévisible (oui, je sais, un scenario de JB est toujours prévisible… du spectateur. le niveau « ridiculement prévisible » c’est celui où les personnages sont obligés de faire des efforts pour sauter volontairement dans le piège ridicule qui leur est tendu, en ne prenant aucune précaution) .
    Alors je me dis que si vous avez aimé skyfall et pas celui-ci, il y a une chance qu’il me plaise … 🙂

  6. « Ce qui est regrettable, c’est que ce rythme endiablé de film d’action très hollywoodien fait largement l’impasse sur le thème véritable du film qui est la surveillance de masse et qui aurait dû être bien plus exploité »

    Oui c’est exact, il y avait un véritable thème à exploiter. Au lieu de cela on a l’impression de voir une administration (le MI6) lutter davantage pour sa survie que pour sauver le monde. Déjà c’était le cas dans Skyfall. Mendes est plus obsédé par les jeux internes de pouvoir d’une administration qu’au côté héroïque qui marquait James Bond. Ca donne un film sans saveurs.

    « Le nouveau M, très respectablement interprété par Ralph Fiennes »

    Non, il est très décevant de mon point de vue, aucun dialogue fort de sa part. Et voir M sortir de son bureau et faire le boulot de James n’est pas top.

    « Après un Skyfall que d’aucuns considèrent comme le plus réussi de la saga, »

    Il ne faut pas exagérer, c’était un bon James Bond, mais il y en a eu d¡autres bien meilleurs.

    « J’ai toujours pensé que Daniel Craig faisait un beau James Bond, même s’il apparaît clairement que Ian Fleming l’aurait détesté, tant il manque d’élégance et simplement, de beauté naturelle. »

    Exactement, et je le déteste aussi. Ceci dit c’est plus dû aux scénaristes et le réalisateur qu’à Daniel Craig lui-même. Craig a de l’élégance et de l’humour dans Casino Royale, depuis, fini. Encore une fois Mendes s’amuse à détruire une image et un mythe, et c’est bien dommage. Ce James Bond n’a pas d’humour, tous les personnages en ont sauf lui, il ne sait pas boire et traite les femmes d’une manière peu élégante. On a plus l’impression de voir un agent de la mafia russe qu’un type de bonne famille anglaise.

     » Le rythme est si soutenu que cela finit par devenir ennuyeux.  »

    La première scène à Mexico est extraordinaire. Après je n’en vois pas d’autres. Celle à Rome durant la réunion du Spectre est glaçante et bien faite. La deuxième partie du film enchaîne des scènes incohérentes et incompréhensibles depuis le Maroc jusqu’à Londres. La scène finale à Londres est vraiment très mauvaise et du remplissage, on s’ennuit le film pouvait être terminé depuis 1/2 heure.

    « Christoph Waltz avait tout pour faire un horrible méchant mais on peine à voir l’étendue de sa domination sur le monde »

    Il est drôle, tellement que comme dans Skyfall on préfère voir le méchant gagner un James tristounet.
    Par contre c’est vrai qu’hormis la scène à Rome, il ne fait pas un méchant très apeurant.

    « Monica Bellucci est superbe mais grossièrement sous-employée. Léa Seydoux s’en sort avec la mention honorable  »

    Monica Bellucci n’a aucun intérêt dans ce film, pas compris sa présence dans ce film. Quant à Léa Seydoux elle est très bien mais on ne comprend pas comment elle tombe littéralement amoureuse de ce James. La scène du train où ils passent d’un combat à main nu avec un méchant dont on ne sait pas ce qu’il fait là, au lit directement est un peu pathétique.

    « En définitive, même si le film n’est pas un navet, parce que je suis faible et que je n’arriverais jamais à qualifier un Bond de navet, il reste l’un des plus mauvais de ces vingt dernières années.  »

    Exact

    1. @Tremendo « un agent de la mafia russe qu’un type de bonne famille anglaise » : merci ! vous venez de formaliser la vision que j’en ai !

  7. Un peu déçu mais pas trop ! Je m’attendais à des scènes plus importantes avec Monica Belluci, dommage. Sedoux s’en sort bien, sa jeunesse a de quoi séduire un OO7. Déception totale pour le « méchant » qui ne fait pas le poids. Film bien rythmé avec une bande son à la hauteur. La pieuvre ? Symbole de la main mise de l’organisation secrète, mouais, les stylistes auraient pu trouver mieux. Craig égal à lui même, je ne comprends pas les critiques à son égard, il du caractère, il semble indestructible et reste élégant. Et pourquoi attendre une introspection de la part d’un JB, B qui sont avant tout des films d’action.

  8. Si vous allez voir ce film comme un documentaire sur les serices speciaux et sur le systeme d’information moderne, il est nul !

    Si vous allez le voir pour vous faire enmener par le flot des images et « déguster » un bon film d’action, alors vous serez ravis.

  9. C’est marrant, ça fait plusieurs avis de ce genre que je lis sur le tandem Spectre/Skyfall, et je ne suis pas vraiment d’accord.

    En fait, je n’ai vraiment pas été emballé par Skyfall, et au contraire (alors que je n’en attendais pas grand-chose), j’ai pris finalement bien plus de plaisir avec Spectre. Ce qui ne signifie pas que c’est intrinsèquement un grand film. Mais au moins, le contrat de base d’un JB a été rempli : passer un excellent moment. Et ça n’arrive pas si souvent (la dernière fois, en ce qui me concerne, c’était avec Casino Royale).

    Pourquoi j’ai aimé ce film ? Peut-être parce qu’il m’a donné quelques réminiscences de « la mort aux trousses » par le côté « cavale perpétuelle », et qu’il renoue avec les bons ingrédients d’un JB : nombreuses péripéties plus ou moins exotiques, équilibre à peu près réussi entre extraordinaire et invraisemblance, et quand même quelques trouvailles de scénario, que je trouve meilleur que celui de Skyfall (ce dernier était très linéaire et somme toute assez simpliste : tout était basé sur un méchant capable de faire tout exploser à n’importe quel endroit en appuyant sur un bouton. Même dans les JB « canal historique » on n’avait pas osé faire aussi ridicule).

    Concernant l’humour je le trouve nettement plus présent que dans Skyfall ou Quantum of Solace. Mais il est vrai, rarement dans la bouche de Craig… qui malgré tout s’en sort quand même bien, et porte magnifiquement ses Tom Ford, faut quand même pas exagérer 😉

    A noter aussi la superbe photographie – mais c’était déjà le cas dans Skyfall, Sam Mendes maîtrise manifestement le sujet.

    Concernant les points négatifs, je plussoie en effet concernant Christoph Waltz, qui promettait tant, et qui aurait pu faire nettement mieux, si on pense par exemple à son personnage d’Inglorious Basterds.

    Idem pour Monica Bellucci, complètement sous-employée. Quant à Léa Seydoux… elle est effectivement insipide, à des années-lumières d’une Eva Green.

    1. Je vous suis tout à fait sauf pour Léa Seydoux que je ne trouve pas
      insipide, pas très aidée par le scénario avec cette bagarre dans le train
      et tout de suite au lit.

  10. J’ai préféré Moonraker 😀

  11. Question de goût. Donc aucun intérêt comme toutes les critiques de film.

  12. Je trouve surtout, pour ma part, que les Bond actuels s’éloignent de plus en plus de l’esprit originel de la série. Au moins avec Spectre, on réintroduit cette organisation.

    Mais je ne sais pas, je n’aime pas Craig… Je ne le trouve pas assez « bondien ».

  13. Les avis ? Les critiques ? chacun la sienne… et ce n’est pas les critiques qui font le film…
    Personne n’oblige personne à aller voir le film.
    Ceux à qui il ne plait pas, passez votre chemin. Les autres foncez.
    Il ne faut surtout pas attendre des critiques pour voir un film…

  14. Skyfall, bof pas vraiment excitant, très bavard et mou du genou. Pour moi le meilleur james bond est assurément casino royal. Avec un craig rude et humain à la fois, eva green belle et charismatique, le scénario est intéressant, le rythme parfait, Vraiment est bond de haute tenu!

  15. Déception totale, Christoph Waltz était vraiment excellent dans Django et Inglorious Basterd, mais le scénario ne lui permet pas d’être un méchant intéressant. C’est une sorte de carricature, je cause tous les malheurs de bond à distance parce que… Haha je suis méchant.
    L’absence de gadget aussi me déplaît, je sais que c’était pareil dans Skyfall mais un bond doit avoir des gadgets, c’est une loi non écrite.

  16. Genial votre chronique, je pense exactement l’inverse, point par point. Et puis, regretter qu’on ressorte Blofeld tout en militant pour un retour des bond à la « structure classique » (alors que tout l’intelligence de Mendes consiste justement à avoir rendu moderne ce vieux perso), il fallait quand même pouvoir l’écrire. Bravo

  17. moi je trouve qu’il est mal monté le film, alors d’abord la scéne d’intro ok on se laisse emporter, scéne filmé en une prise jusqu’à ce qu’il éspionne l’énnemi sur le toit de l’immeuble, ensuite je trouve bof comment est mené l’action dans l’hélicoptére, ça peut être que mon avis donc passons ensuite générique bon ok musique qui passe mais pour moi le meilleur théme musicale de bond est celui de license to kill intérprété par gladys night, les tentacules on s’en moque un peu on va pas juger le boulot de 2 3 mec assis dérriére leur bureau pour faire une intro musicale en image de synthése, place au film c’est là le gros probléme, le film est mal monté, on nous balance plein d’image un peu farfelu, oui d’un coup dés le début du film bond reçoit un paquet avec plein d’effets personnel de skyfall, je pense qu’ils aurait du nous maintenir en haleine sur son passé durant tout le film, alors que là limite il savait déjà qui etait le mechant, ensuite viens la scéne des obséques qui pour moi est un gros gag, on voit un bond arrivé juste devant lui le mechant du film,le mechant tourne le regard, bond le remarque il à un air inquiet, au faite le mechant pourquoi il l’a pas tué vu qu’il savait qu’il etait la, lol çe n’est q’un film vous me direz faut durer le suspens, ensuite bond qui pécho monica, mais bien sur elle est veuve mais elle passe à la casserole le premier soir avec le premier venu mdrr une blague, lea seydoux mon dieu elle a ruiné le film lool, plus jamais s’il vous plait, dans mission impossible 4 elle faisait une courte apparition avant de mourir de suite, la scéne de la sécte dirigé par le mechant quand il dit « bienvenu james enfin nous y voila » et le fameux « coucou » du méchant à l’égard de bond oh mon dieu mdrrr non sérieux c’est un gag.
    On va pas enterrer le film non plus, ça reste qu’un film hein donc respirons un bon coup, mais au vu de Skyfall tout le monde a etait surpris par l’érmérveillance du film, les decors, le scenario, l’intrigue… je pense que du coup tout le monde a attendu spectre comme son digne successeur, bref un film pas térrible à ne voir qu’une fois.

  18. C’est un bon millésime, la bulle est fine…
    SPECTRE est un classique dès sa sortie car il a tout les ingrédients pour faire un bon James Bond. Lieux fantastiques, voitures sublimes, femmes attractives, méchant « méchant », montre gadget… Il y a aussi des clins d’œil à Vivre et laisser mourir, Goldfinger et Au service secret de sa majesté; des références.
    Mieux que Skyfall? Moins que Skyfall? Disons dans la continuité. Les « meilleurs » James Bond appartiennent à un autre temps, aujourd’hui le cinéma est différent (on veut confondre Paul Walker avec Steve McQueen).
    Et la chanson dans tout ça? Et bien elle est profonde, belle, et très bondienne finalement au niveau de l’orchestration.
    Allez, une note, ou alors quelques étoiles… Cinq à ce moment-là, pas moins…

  19. Bonjour,

    J’ai beaucoup aimé votre critique. Pour ma part, mes JB préférés étaient les débuts de Sean Connery, Georges Lazenby (pour moi le meilleur JB de tous les temps) et Timothy Dalton.

    J’ai beaucoup aimé Casino Royale avec Craig, mais ensuite je me lasse de ce 007 que je trouve pantin, même si on nous rabache a chaque nouvel opus qu’il est viré…mais qu’en fait non…

    S.Mendes a su apporter une nouvelle facon de filmer l’action et ainsi moderniser 007 avec le rythme effréné de Jason Bourne, pour le reste j’ai le sentiment qu’on s’ evertue a nous jouer « 007 Origins » façon Marvel Comics et je trouve cela hors sujet.

    Enfin, je suis d’accord, il est bien dommage que l’on ne s’ attache pas plus au méchant… mais peut être est-ce le signe du changement de la société depuis Flemming, et la je rejoins le discours de M dans Skyfall, l’ennemi des democraties n’est plus aujourd’hui identifié, il se cache partout, difficile de stygmatiser un pays, une etnie, un groupe.

    Bref, JB a t’il encore du sens ?

  20. Merci pour cette critique intéressante, je suis en grande partie d’accord avec vous : Daniel Craig qui ressemble de plus en plus à un garde du corps de Poutine (absolument aucun charme), Belluci totalement inutile, un film qui passe totalement à côté de son sujet… J’ajouteque cela fait quatre films qu’on nous ressort encore la même ficelle du Bond suspendu / viré / limogé / désavoué / en solo / obsédé par sa petite vengeance… A croire qu’il n’est plus foutu de réussir quoi que ce soit dans le cadre du MI6 (certes mal en point ici). La plus mauvaise surprise reste quand même le personnage de Blofeld, mal écrit, mal cerné, mal habillé, mal joué. Un type qui passe tout son temps à faire le clown, à jouer avec une chaise de dentiste et à coller des photos dans un immeuble, tout ça pour régler ses vieux comptes avec Bond… Alors qu’il est censé diriger une organisation qui s’apprête à contrôler le monde ! Dans le registre parodique, c’est excellent. Mais quand on se prend au sérieux (ce qui est le cas de « Spectre », où je n’ai pas ressenti la moindre touche d’autodérision), c’est affligeant.

  21. Déçu par ce film, j’ai quitté le cinéma pendant la scène où il se faisait charcuter par le « petit méchant », je n’en pouvait plus des dialogues sans queue ni tête. Les scènes d’action sont pas top et ça manque vraiment de rythme.
    D’accord avec « Tremedo » Craig= froid comme un glaçon, y se passe rien!

  22. Je suis tout sauf d’accord ce film est génial Daniel Craig est parfait a croire que vous êtes jaloux ou sinon allez voire le film et on en reparle . ce métier et très compliqué . Le générique est super et si vous n’êtes pas contents vous n’êtes pas obligé de dire des conneries !!!
    sur-ce bonne soirée.

    1. pas jaloux, on pense que le film est gaché trop d’incohérence, pour moi craig est bon dans casino royale est skyfall, pour moi spectre et quantum of solace à mettre aux oubliéttes.

  23. Surtout, quelle idée d’avoir fait revenir Blofeld. Franchement, quel manque d’imagination. Après plus de ving-cinq films, comment ressortir encore les mêmes rengaines alors qu’il y a tant d’autres choses à dire ?
    Vous avez oublié une chose. Les missions de Craig se passent chronologiquement avant celle de Connery, vu que Casino royale est la première mission de Bond en tant que double 0. Introduire Spectre à la fin (ou presque?) de l’ère Craig est, selon moi, bien vu! Je ne sais pas si c’était là l’intention de Mendes, mais ce qui est certain c’est que Sam Mendes à beaucoup de respect pour l’histoire entière de la saga. Oui, Bond 23 (Skyfall) et Bond 24 (Spectre) sont peut-être plus destinés aux fans de la première heure (qui connaissent mieux l’univers du héros) qu’aux spectateurs lambda. Et c’est certainement le défi à relever pour bond 25 : satisfaire les anciens et les nouveaux fans de 007…

  24. Cela faisait 2 ans que je n’étais pas allé au cinéma et je me suis dit « Spectre » cela va être une bonne mise en bouche.

    Pour la première fois de ma vie dans une salle de cinéma, j’ai roupillé 5 min, je sais pas un relâchement d’attention. Peut être les initiales m’ont trompé JB? James Bond, Jason Bourne…c’est lent, c’est long, le méchant n’est absolument pas charismatique pourtant Waltz est énorme dans beaucoup de ses films mais la, c’est nul. Scène de torture inutile… La tu deviens aveugle… ha ben non…. la tu oublieras tout… ha ben non… la c’est This is the end… ha ben oui.. ouf sauvé…

    J’ai tout de même aimer le gros méchant indestructible façon Requin. qui avec 2 mots a eu la scène la plus sympa du film …. »he merde ».

    j’étais assis a coté d’un méga fan apparemment car la moindre scène le faisait s’extasier avec gloussement et tout le tralala. j’ai moi même esquisser a 2 ou 3 reprise un sourire jubilatoire. trop peu pour me trouver un réel plaisir coupable.

    Zut ce film n’est pas une purge… mais pas loin

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