Immigration et diversité : Only in America

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Immigration et diversité : Only in America

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 octobre 2015
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Par Guy Sorman

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J’assistais cette semaine, à New York, à une séance de naturalisation pour trois cents nouveaux citoyens américains, réunis en la circonstance au Palais de justice de Manhattan Sud. Pour la plupart d’entre eux – je laisse de côté les réunions de famille, simple formalité – cette cérémonie était l’accomplissement d’un long parcours bureaucratique qui exige des années de formalités et de patience. Il n’empêche que rien ne décourage ces candidats, puisque, chaque année, il entre aux États-Unis un million d’immigrants légaux et que, chaque année, 600 000 sont naturalisés.

Pour mesurer la croissance rapide de la population américaine et de sa force de travail, il convient d’y ajouter environ un million d’illégaux qui, s’ils ne commettent pas des crimes, mènent dans le pays une vie quasi normale : nul en Amérique n’est appelé à produire un document d’identité.

Pour en revenir au Palais de justice de Manhattan Sud, la cérémonie était comme une représentation théâtrale en petit format de ce que sont les États-Unis et plus encore de ce qu’ils deviennent. Sous la présidence d’un magistrat, afro-américain, qui officiait ce jour-là, les nouveaux citoyens prêtèrent serment au drapeau et s’engagèrent à défendre la Constitution et la loi. Il leur était donc moins demandé de rallier une nation que d’adhérer à un texte très ancien qui garantit à chacun la liberté, l’égalité (depuis que des amendements ont établi, en 1865, l’égalité entre les races et, en 1919, le droit de vote des femmes) et plus rare, le Droit au Bonheur, Pursuit of Happiness, que Thomas Jefferson avait inscrit dans la Déclaration d’indépendance.

Dans l’esprit des hommes d’État philosophes qui rédigèrent cette Déclaration en 1776 et la Constitution en 1787, il était clair qu’elles ne valaient pas seulement pour les peuples habitant les nouveaux États-Unis, mais pour l’humanité toute entière si elle souhaitait y adhérer. Un droit à l’adhésion de masse tout à fait récent qui, en réalité, ne date que de 1965. Auparavant, les frontières américaines étaient souvent fermées (entre les deux guerres mondiales), soit entrouvertes à condition d’avoir la bonne couleur de peau et de ne surtout pas être chinois. Depuis 1965, l’immigration est devenue véritablement universelle, comme en témoignait cette cérémonie : ce matin-là, le juge annonça que quarante-six nations étaient représentées et se félicita de cette diversité. Je ne repérais dans la foule qu’un couple d’apparence européenne, russe probablement, à l’énoncé de leur nom, lorsque le magistrat leur remit le certificat de citoyenneté.

Une fois les serments prononcés collectivement d’une seule voix ou plutôt ânonnés dans un anglais approximatif, le magistrat félicita les nouveaux citoyens et plus extraordinaire, only in America, les invita à apporter dans leur nouvelle nation d’élection encore plus de diversité et de multiculturalisme. Imagine-t-on cela en Europe, où dans des circonstances comparables, il serait attendu que chacun « s’intègre » et « s’assimile » aux « valeurs » nationales ? Valeurs d’autant plus exaltées qu’elles sont impossibles à définir. Les États-Unis d’Amérique, à l’inverse, ne peuvent plus être définis a priori, puisque ce sont les immigrants qui en redessinent incessamment le visage et les mœurs : cette nation sera bientôt à l’image du monde, ce qu’elle est déjà dans certains quartiers de New York, Los Angeles ou Houston, là où se parlent toutes les langues du monde et se pratiquent tous les cultes. Tant de diversité ne nuit en rien au bon fonctionnement du pays, parce qu’elle est contenue par cette Constitution intangible, une sorte de Bible d’État, appliquée avec rigueur par la police et les tribunaux. C’est la sévérité même de la loi, souvent mal comprise en Europe, qui rend possible la coexistence civile des peuples si variés.

La vitalité culturelle des États-Unis provient évidemment de cette diversité, mais tout autant son dynamisme économique. Parce que le filet social aux États-Unis est moins généreux qu’il ne l’est en Europe, c’est pour travailler que l’on y immigre. Ces nouveaux travailleurs contribuent à la prospérité générale, car dans un pays au capital accumulé important – ce qu’il est en Amérique – chaque travailleur rapporte plus qu’il ne coûte à la communauté. Alors qu’en Europe on craint l’immigration qui détruirait des emplois et pèserait sur les services sociaux, on sait qu’aux États-Unis c’est le contraire qui se produit : dans les économies modernes, la démographie est toujours un facteur d’enrichissement, personnel pour les immigrants et collectif pour la nation.

L’Amérique a ses faiblesses – qui n’en a pas ? – mais le vingt-et-unième siècle restera aussi américain que le fut le vingtième, précisément parce que la diversité y est acceptée, parce que la loi y est respectée et parce que la population augmente. L’Europe, malheureusement, stagne : elle finira par décliner si le nationalisme qui gagne tout le continent conduit à rejeter tous les principes qui fondent le dynamisme culturel, économique et démographique de toute civilisation.


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  • Sauf qu ‘ en Europe en France en particulier, la surface géographique, les conditions d’ acceuil Et de régularisation, les avantages sociaux et le marché du travail n’ ont strictement rien à voir avec ceux des USA. Le parallèle si il est pour convaincre les européens d’ imiter les US, n’ est pas opportun

    • Il faudrait lire un article jusqu’au bout avant de commenter, car c’est exactement ce que dit Sorman.

      Et bien sûr que si la comparaison est valide.
      Les ennemis des libertés qui prônent des mesures liberticides contre les immigrés plaident en réalité pour le statu quo social-démocrate.

      • Comme vous y allez : « ennemis des libertés qui prônent des mesures liberticides contre les immigrés » !

        Par ailleurs, est-ce la même immigration aux USA et en Europe ? Avez-vous réfléchi sur les conditions ayant progressivement installé les institutions plus ou moins libérales dans les pays occidentaux ? Avez-vous noté qu’à part le Japon, elles n’existent nulle part ailleurs ? Que si ces Autres que vous voulez accueillir sont en nombre suffisamment important, c’est non pas la social-démocratie qui va disparaître, mais ce qui reste d’institutions libérales ?

        • Nulle part ailleurs ? Corée du Sud, Panama, Colombie, Costa Rica,Chili..etc..les Phillipines semblent bien parties aussi

      • Et moi je dis: « Les amis des libertés qui prônent des mesures pro-immigrés plaident en réalité pour la sociale-démocratie. »

        Et je pense fermement avoir parfaitement raison sur ce coup-là.

        Mis à part cela je suis complètement d’accord avec Mr Sorman ( ce qui est rare ). La simple ( enfin, façon de parler ) distinction entre vous et moi c’est l’agenda politique des réformes. 1° On libéralise l’économie 2° on ouvre les frontières.

        En attendant, on récupère des immigrés qui pèsent plus qu’il ne rapportent et qui font des enfants qui détestent ( et parfois à juste titre ) la france.

        Ici, le mot « intégration » est synonyme a consentement à l’impôt. On croit pouvoir obtenir une attitude positive lavant le cerveau des jeunes…

    • Bonjour
      Tout a fait d’accord avec vous .
      L’incommensurable différence est que ces gens vont aux States y vont pour TRAVAILLER .
      Ici les gens qui y viennent sont motivés par les AVANTAGES SOCIAUX .
      Là-bas réussir ou pas fait partie du jeu .
      Ici le simple fait de réussir est presque un blame car les gauchiste ont encore et toujours un rapport malsain avec l’argent .
      Comme je l’écrivais ici meme les States sont majoritairement protestants .
      Ici ils sont catholiques et l’argent pour eux sent MAUVAIS

  • Ce n’est pas le nationalisme qui est à craindre en Europe(on en parle beaucoup mais dans les faits:ras), mais plus encore, le socialisme qui progresse inexorablement et provoque ,alors, des craintes justifiées dans ce contexte ,devant l’afflux d’une immigration mal contrôlée.

  • Encore une leçon de morale aux européens bigleux qui ne voient pas la richesse que leur apporte la diversité de l’immigration qui a déjà eu lieu et qui devraient en accepter encore plus…

    Où est José ?

    • Ce n’est pas une leçon morale, mais une leçon de libéralisme.

      • Qu’est-ce qui fonde le libéralisme, si ce n’est la morale ?

        • Non, la morale est vue différemment selon la culture et la religion auxquelles on appartient, c’est un concept abstrait et subjectif, le libéralisme ne peut être fondé sur la morale.

          • Si la morale est subjective, c’est qu’il n’y a pas de morale. Sur quoi est fondé le libéralisme, selon vous ?

        • l’honnêteté pas la morale

          • C’est drôle cette peur du mot morale. Mais qu’est-ce que l’honnêteté sinon un concept moral ?

            • Car quand les gems parlent de moral Il font appel à la morale chrétienne, avec toutes les limitations et intolérances que ça implique. Et c’est aussi votre cas quand vous dites que les immigrés ne se valent pas tous, voulant dire que seuls ceux blancs et chrétiens sont acceptables.

              Un discours criticable..

              • Comment osez-vous dire qu’ils ne se valent pas tous pour moi ? Vous ne savez rien de moi ni de ma famille. Et que savez-vous de la morale chrétienne ? On dirait que vous ignorez qu’elle est la seule avec le stoïcisme a enseigner que tous les êtres humains se valent, ont la même origine.

                Pour le reste, je vous invite à voyager, à ouvrir les yeux, peut-être verrez-vous que les cultures et les mentalités sont différentes, et pas toutes libérales. Ou lisez un livre d’histoire où vous constaterez les mêmes différences pour un seul pays. Sans cela la notion de progrès ne voudrait rien dire.

          • Lol! L’honnêteté n’est-elle pas une qualité morale? Je suis plié de rire!

      • Je ne crois pas. C’est une leçon de « votre » libéralisme à mon humble avis.

      • ni l’un e ni l’autre
        C’est une leçon de RESPONSABILISATION ,ce que l’Europe en partie refuse

  • Un bel et émouvant article Monsieur Sorman, merci à vous de nous expliquer ce qu’est l’Amérique et sa grandeur. Cette ouverture au monde, à l’innovation et à la liberté est quelque chose que j’ai toujours profondément admiré de tout temps et dont je suis confiant qu’elle ne cessera jamais.

    Cependant je ne pense pas que l’on puisse comparer Europe et USA à ce niveau là, pourquoi ? -> Les USA sont nés de l’immigration, c’est dans leur ADN, c’est dans leur histoire, mais l’Europe ? Les nations européennes sont principalement des cultures construites par les autochtones avec de temps à autre un apport extérieur, mais celles-ci sont largement uniques et un ciment de l’unité et de la vie de ces nations, l’immigration massive peut bouleverser cela et n’est pas forcément adaptée à ces pays qui n’ont pas forcément la capacité d’assimilation nécessaire car pas construits pour cela.

    L’Amérique a toujours mieux assimilé les immigrés et leurs descendants car elle est faite pour cela, et la comparaison entre les populations musulmanes d’Europe et d’Amérique le montre à merveille, même The Economist a déjà fait une comparaison très intéressante à ce niveau là : la population musulmane d’Amérique a un revenu moyen légèrement supérieur à la moyenne américaine, même chose pour le niveau d’éducation, à l’inverse le revenu moyen des musulmans d’Europe est nettement inférieur à la moyenne des différents pays. Par conséquent les musulmans américains sont bien plus intégrés que ceux d’Europe : moins sujets au terrorisme, répartis à travers le pays sans que de ghettos musulmans e se dégagent

    • Et qui est responsable de ces fameux ghettos ??????

    • Je partage votre avis sur la grandeur de l’Amérique et ses qualités, je le sais d’autant mieux que c’est ce qui m’avait frappé et conquis quand j’y été allé y vivre quelque temps.

      Néanmoins je mets un bémol à cet idéal multiculturel: comme partout ailleurs, qui se ressemble s’assemble, et les cultures se regroupent par affinités culturelles, les afro-américains avec les afro-américains, les asiatiques avec les asiatiques, etc. Chaque grande ville a son Chinatown, son Little Italy, son Hispano Town, etc. Il est vrai que la tolérance entre les communautés est plus évidente qu’ailleurs dans le monde, et les chances de réussite et de célébrité pour tous, blanc, noir ou jaune, plus élevée que partout ailleurs dans le monde.

      Mais des tensions entre communautés existent, et des lignes de démarcation se dressent entre elles comme partout ailleurs dans le monde. G.Sorman rappelle à juste titre que tout ceci est possible grâce au fait qu’aux USA on ne plaisante pas avec la loi. Pas besoin d’en rajouter pour les habitués de ce site (quoique), mais pour le citoyen lambda français nourri au socialisme et au à l’idéal multi-métissé, il faudrait beaucoup plus insister sur cet aspect.

    • « Par conséquent les musulmans américains sont bien plus intégrés que ceux d’Europe : moins sujets au terrorisme, répartis à travers le pays sans que de ghettos musulmans e se dégagent »:

      Le terrorisme n’est pas issue de la misère économique. Le wahhabisme vient d’arabie saoudite, les prêches les plus radicales et l’application la plus rigoriste du l’islam viennent des petro monarchies….
      Ca ne tient pas.
      De plus il serait bien de préciser que les USA ne sont pas un pays laique, ils laissent faire les religions ce qu’elles veulent, il n’y a qu’1% de musulmans aux USA, c un continent éloigné du monde arabe et de tout ce qui s’y passe.
      Et c un pays ayant comme modèle le multiculturalisme, les populations n’ayant pas besoin de s’intégrer autrement qu’économiquement, chacun vivant dans sa communauté sans côtoyer les autres.
      Pour rappel un ado musulman a était arrêté pour terrorisme car il avait fait une horloge…. La réalité est un peu moins glamour que ce que vous dites.
      Effectivement économiquement ils sont issu de classe sociale plutôt élevé.

  • Pour ma part, j’aime beaucoup dans cet article l’apologie d’un modèle de coexistence qui ne repose pas sur le renoncement par les nouveaux venus à leur propre culture et à leurs propres croyances. L’Europe n’est décidément pas très bien dotée pour accueillir les autres peuples qui viendront s’y établir, qu’on le veuille ou non à l’avenir et de plus en plus . Nous n’aurons pas d’autre choix que de laisser tomber ces chimères de l’intégration et de l’assimilation. L’Allemagne ouvre la voie à un renouvellement de la réflexion. Les obligations des nouveaux venus se résument à : apprendre la langue, recevoir une formation et trouver un travail. Rien de plus. La diversité culturelle est un enrichissement, c’est bien vrai. Nous sommes invités à laisser tomber nos peurs, nos nostalgies du village gaulois et notre sentiment de supériorité : cela ne pourra nous fera que du bien, me semble-t-il.

    Je récuse la traduction du droit de « pursuit of happiness » par « droit au bonheur ». C’est le droit d’agir dans le but d’être heureux, que cela signifie. La nuance n’est pas triviale pour un libéral, car si vous aviez le droit au bonheur, alors vous pourriez exiger que ce soit les autres qui paient pour cela. Le droit d’agir dans le but d’être heureux s’oppose à ce qu’un pouvoir ait le droit de vous imposer d’autres buts, qu’ils soient belliqueux ou nationalistes, par exemple, à moins que ces deux mots ne veuillent dire la même chose.

    Enfin, contrairement à ce qui est dit et cru souvent en France, l’Etat américain se transforme à grande vitesse en Etat-providence. La dette y est déjà colossale. La liberté de parole y est menacée par le « politiquement correct ». Bref, le socialisme rode là-bas aussi. Cela met un sérieux bémol au panégyrique que nous venons de lire.

    Nous devrions plaider pour une internationale libérale, au lieu de chercher à opposer l’Europe aux Etats-Unis.

  • Il n’y a pas de multiculturalisme aux USA. C’est un fantasme des élites politiques françaises qui voient du communautarisme partout et qui se servent des USA comme bouc émissaire, or c’est complètement faux. Les USA sont une république, et le gouvernement a créer la notion de « melting pot », le grand saladier dans lequel tous les immigrants, quel que soit leurs origines, appartiennent à la « great American family ». Les américains ont une conception républicaine (la vraie hein, pas celle à la française qui est un socialisme jacobin ou les élites politique idolâtrent tels des fanatiques la sacro-sainte « République » et son Etat) de la société.

    Le multiculturalisme est une politique favorisé par un gouvernement (ex : Suède), or le gouvernement fédéral américain n’a jamais incité ce concept, la création et la disparition des quartiers ethniques se fait de manière volontaire : le Little Italy à New York, grand quartier d’immigrants d’italiens à la fin du 19ème/début 20ème, à pratiquement disparu aujourd’hui au profit du quartier chinois. Un jour le quartier chinois disparaitra et ainsi de suite. Ni dans la Constitution, ni dans les politiques gouvernementales ce concept est reconnu et favorisé. Melting-pot et multiculturalisme sont 2 choses différentes n’ayant rien à voir, et les USA ont pour système le 1er cas, pas le second.

    • @ North-America,

      Et pourquoi le multiculturalisme serait uniquement un fantasme ou un truc favorisé par les gouvernements? Parler de multiculturalisme pour les USA c’est appeler un chat un chat. Je ne vois pas en quoi c’est incompatible avec le terme de melting-pot? Les deux cohabitent.

      Rien que la diversité culinaire qui existe aux USA ( la plus vaste du monde ) montre que la culture aux USA est bien multi-culturelle. Pareil avec les cultures amérindiennes. Les amérindiens qui vivent pour beaucoup dans des réserves auto-gérées sont hors melting-pot, mais ils contribuent au multiculturalisme. Ou encore la culture afro-américaine. Les afro-américains ne se mélangent pas avec les blancs pour la plupart donc aussi hors melting-pot mais contributeur au multiculturalisme. Que ce terme multiculturalisme n’est pas été pris à bon escient en Europe n’enlève en rien que c’est une réalité aux USA. Réalité qui n’a jamais été décrétée.

      D.J

  • Faut-il croire que :

    – le vitalisme économique des USA ne date que du moment où l’immigration provient du monde entier ? Si je ne me trompe c’est autour de la première guerre que les USA dépassèrent le Royaume Uni, et l’immigration est presqu’exclusivement européenne

    – qu’il y a vraiment un vitalisme culturel ? La violence et le porno d’Hollywood et le soi-disant art contemporain ?

    • Non, ce dynamisme vient de l’immigration tout court.

      Concernant la vitalité culturelle ce commentaire est désolant, l’Amérique offre énormément en termes de littérature, films indêpendants, architecture..et dites ce que vous voulez mais cette culture est la seule ayant réussi à s’implanter partout, à influencer le monde entier…donc oui il y a une vitalité culturelle sans équivalent dans le reste du monde. Une culture limitée à quelques élites bien pensantes n’est pas une culture ni une culture supérieure mais un ghetto culturel. Une culture dynamique est une culture oú tout le monde y trouve son compte, élite et peuple, jeunes et vieux, blancs ou non blancs..et l’Amérique offre de tout à tout le monde, c’est ce qui fait sa force.
      L’offre de séries télé n’a jamais été aussi incroyables par ailleurs, c’est extraordinaire.

      • Si vous ramenez la culture aux séries télé … Ça c’est du sous-produit….

        La vitalité des E-U provient des victoires militaires et de l’absence de conflit sur ses terres depuis la guerre de sécession.

        L’autre élément de sa force sont les possibles interactions sociales et économique des individus.

        L’immigration, la démographie est un élément secondaire et qui le deviendra de plus en plus.

      • Vous croyez que le dynamisme économique vient de l’immigration tout court ? Je pensais qu’il venait du fort degré de libéralisme, héritage Anglo-saxon. Comparez les USA/Canada avec l’Amérique latine et du Sud.

        • Il vient des deux. Libéralisme et immigration vont de pair.

          • Mais ça dépend qui émigre où, et dans quelle proportion, ne pensez-vous pas ? Des individualistes émigrant aux USA ne font pas le même pays que des Germains émigrant dans l’empire romain.

      • Platon distinguait 3 parties dans l’âme, par ordre décroissant de valeur :
        – l’âme raisonnable, la tête
        – l’âme du coeur, le courage
        – l’âme du ventre, le désir
        La culture vise à élever, la culture US vise à satisfaire ce qui est le moins noble, et c’est ce qui est le plus facile à satisfaire. Qu’elle se soit répandue partout n’est guère surprenant. Ce qui ne veut pas dire que tout ce qui sort des USA est mauvais.

        • Il y a quand même une culture aux USA qui élève, elle n’est ps mainstream, c’est tout.

        • La culture US, en particulier les films et séries, sont populaires car ils parlent de valeurs connues dans toutes l’humanité depuis des millénaires, comme l’amitié, l’honneur, le courage… En général les personnages vivent des dilemmes moraux courant auquel tout le monde peut s’identifier, ceci enrobé autour de scènes d’actions divertissantes.

          Les productions européennes, en particulier française, nous proposent que des histoire à dormir debout visant à mettre en avant un prétendu problème social dont personne n’a entendu parler…

          • Films américains actuels (sauf exceptions) = blockbusters manichéens sans histoire, avec un héros très gentil américain qui combat des méchants très méchants européens….
            Films français actuels (sauf exceptions) = films à petit budget très ennuyeux, avec des acteurs qui ne savent pas jouer.

            La différence, c’est que notre cinéma était très bien avant, quand les de Funès, Bourvil, Belmondo et Clavier vivaient ou jouaient encore. C’est devenu un trou noir depuis que l’Etat a multiplié les subventions en faveur de pseudo-acteurs « bien-pensants ». Depuis qu’il y a du socialisme culturel, quoi…

            • Non non et NON!

              D’abord Il y a très souvent d’excellents films US très profonds chaque année, ne pas le savoir montre une ignorance crasse de ce qui sort chaque année. Ensuite on s’en fiche que ce soit « manichéen », et alors quoi ? Je regarde pas des films pour m’ennuyer mais me divertir, si un film offre une belle aventure et de l’émotion c’est un très grand succès.

              Inside Out, le dernier Pixar, est d’ailleurs absolument magnifique et surtout c’est du jamais vu et c’est exactement quelque chose que seul le cinéma US peut offrir et le rend bien supérieur au reste. Et je parlerais même pas des séries dont la supériorité est tellement écrasante que c’en est indécent..entre Game of Thrones, Daredevil et Once Upon A Time je suis aux anges cool jamais!

            • « blockbusters manichéens sans histoire, avec un héros très gentil américain qui combat des méchants très méchants européens…. »

              Peut être que c’est votre pensé qui est trop vide de sens pour y décerner un message ? Quand au manichéisme, c’est n’importe quoi, les productions américaines contiennent de très nombreuses critiques de la société américaine, toutefois celles ci sont trop souvent d’un point de vue « US libéral ».

  • La vitalité des USA vient principalement du fait que le dollars est la monnaie international, et qu’a travers ses lois les USA peuvent attaquer des entreprises étrangères en justice parce qu’elles ont fait du business en dollars avec des pays que les USA avaient fiché comme « terroriste »
    Tout comme elle impose ses règles au monde, on le voit avec les accords sur le Tafta très pro américain tout comme l’a était la création de l’ALENA une catastrophe pour le Mexique et une aubaine pour les Usa, mis à part l’immigration massive de pauvre paysans n’ayant plus aucun avenir dans leur pays.

    Le délire du multiculturalisme source de la vitalité d’un pays, qui repousse par ailleurs sans cesse le crash économique en faisant tourner la planche à billets à fond les ballons…..
    Faut dire ça à l’ado musulman qui s’est fait arrêter parce qu’il avait fabriquer une horloge, et à toute les tensions raciales qui secouent le pays.
    Pas un mot sur le nbs de personnes qui ne se déclarent plus chômeurs, et de fait faisant baisser cosmétiquement les chiffres du chômage, pas un mot sur les nbs critique sur la silicon valley qui a une manière de fonctionner bureaucratique et idéologique qui n’a rien à envier aux régimes communiste et qui commence par être dénoncé, ni les très forte inégalité de richesse reproduisant une notion anti libéral, la classe.
    Et que dire des nbs coups de couteaux aux lois fondamentales de liberté, comme l’écoute généralisé de ses concitoyens et du monde?! Ainsi que le mur géant entre le Mexique et les USA….
    Oui un beau pays, et un beau concept à ne surtout pas suivre.
    L’article de plus semble apporter une fausse information, les USA n’assimile pas les pop immigrés. Ce n’est pas un système d’assimilation. Assimilation et multiculturalisme étant totalement opposé.

    La partie sur le volet social qui lui aussi expliquerait la vitalité du pays ne tient pas, pourquoi des pays qui n’ont aucune protection sociale comme le guatemala ne s’en sorte donc pas, et à l’inverse la Norvège ou le danemark s’en sorte plutôt pas mal….
    Un peu léger l’analyse sur ce pays, qui n’est pas économiquement si vivace que cela

    • Mais alors vous vous racontez n’importe quoi, mais totalement !

      Les Etats-Unis sont devenus la 1ère puissance économique mondiale en 1890, soit 114 ans après leur création, et à cette époque le dollar n’était pas la monnaie de réserve internationale, loin de là. Par contre le pays était un havre de liberté comparé au reste du monde et accueillait toute la misère venue d’Europe, bref vous avez tôt et M. Sorman a raison. Les anti-américains ont une tendance fâcheuse à se faire des films ou à verser dans le mensonge ou même la théorie du complot, c’est à la fois fatigant et pitoyable…

      • En 1890 les états-unis un havre de paix ? N’exagérons rien, l’esclavage, l’apartheid était toujours de mise…. je pourrai vous parler du défenseur de la liberté qu’était A.Lincoln….

        Sans-être anti-américain ( si il y a bien un pays où je partirai ce serai celui-là ) on peut rester lucide. Les E-U ce sont construit sur l’extermination des indiens, la spoliation de leur droit naturel, l’esclavage et la destruction de l’Europe.

        Ils ont gagné des guerres et pour un pays seulement ça compte. La population tant qu’elle ne part pas en guerre civile….

      • Les USA sont devenu la première puissance économique du fait que c’était un continent nouveau(tout à construire, des richesses minières, pétrolières, gazières à exploiter, un vaste espace à industrialliser), inexploité, par la suite l’hégémonie du dollar a permit au pays de rester à flot. Ce n’est pas pour rien que Reagan a décidé d’arrêter avec l’étalon or.
        Comment expliquez vous le mur budgétaire sans cesse repoussé?! L’etat est en faillite et dans n’importe quel autre pays ça serait la banqueroute.

        Quand à la vivacité actuelle des USA, ce qui est le sujet, c une blague?! Tiré par le gaz de schiste la croissance US est en trompe œil.
        C toujours marrant de parler d’un pays économiquement viable quand la crise des subprimes vient du surendettement des ménages US, qui ont entrainé le monde dans la récession.
        Heureusement que c un pays vivace sinon….
        Et je ne suis pas anti américain, vous critiquez le modèle Français êtes vous pour autant anti Français?!
        Evitez de coller des étiquettes aux gens, chose devenu tellement banale dans un échange pour disqualifier l’autre. Le terrorisme du débat

        • « Comment expliquez vous le mur budgétaire sans cesse repoussé? »

          Les USA sont victimes du même petit jeu démagogique que les autre social-démocraties occidentales, toutefois ils y sont bien moins empêtrés que bien d’autres pays.

        • Ce n’est pas Reagan qui a arrêté avec l’étalon-or, mais les accords de Bretton Woods, voire la Première Guerre mondiale si remonte loin…

          Pour le reste vous n’avez pas si tort que ça. Vous avez même raison, les USA s’enfoncent dans le socialisme à vue d’œil.

          • « Pour le reste vous n’avez pas si tort que ça. Vous avez même raison, les USA s’enfoncent dans le socialisme à vue d’œil. »

            Car malheureusement les USA suivent le reste du monde alors que c’est le reste du monde qui devrait s’inspirer des USA.

          • Oui ce sont les accords de bretton woods qui ont mit le dollar à la place de l’or, mais le dollar était toujours indexé à l’or. C’est Nixon(j’ai confondu) en 1971 qui mit fin définitivement à l’indexation du dollar su l’or et donc de l’étalon or.
            Donnant aux USA une place incontournable et faisant porter le poids de leurs dettes sur les autres pays totalement dépendant des USA, qui a également les institutions international en sa faveur.
            Sa vivacité vient essentiellement de là

      • Population US en 1890 : 63 Millions
        Poulation UK en 1890 : 35 millions

        Ils sont 2 fois plus nombreux, donc ce n’est pas non plus extraordinaire, qu’ils soient le 1 ere puissance économique

    • Le dollar s’est imposé à cause du dynamisme économique des USA.

      • Non, à cause de leurs victoires militaires et du sens de l’histoire…. quelque chose de tellement aléatoire que quiconque prétend avoir des solutions n’est qu’un imposteur jusqu’à que la chance lui donne raison…. ou pas.

    •  » La vitalité des USA vient principalement du fait que le dollars est la monnaie international, et qu’a travers ses lois les USA peuvent attaquer des entreprises étrangères en justice parce qu’elles ont fait du business en dollars avec des pays que les USA avaient fiché comme « terroriste »  »

      Le Dollar est la principale monnaie international utilisée pour les transactions dans le monde parce qu’elle est achetées massivement par les investisseurs du monde entier. Ces investisseurs auraient très bien pu le faire avec le rouble ou le yuan. Mais ils ont chois le dollar parce que le dollar est une valeur sur et parce que que l’économie américaine inspire plus de confiance à celle des autres nations.

      Pour l’histoire des entreprises étrangères attaquées en justice ce n’est pas le dollar la cause. Ces entreprises étrangères sont attaquées par la justice US parce que les transactions illégales par la justice US ont été faite soit sur sol US ( peut-importe l’origine des transacteurs ) ou soit avec des entreprises US dont leurs sièges sociales se trouve aussi sur sol US.

      D.J

      • « Pour l’histoire des entreprises étrangères attaquées en justice ce n’est pas le dollar la cause. Ces entreprises étrangères sont attaquées par la justice US parce que les transactions illégales par la justice US ont été faite soit sur sol US ( peut-importe l’origine des transacteurs ) ou soit avec des entreprises US dont leurs sièges sociales se trouve aussi sur sol US. »:

        C le seul pays au monde qui applique des lois national à des entreprises non national.
        Aucun autre pays ne s’est donné ce droit d’attaquer toute entreprise qui ferait du business en dollar avec des pays dont les USA ont blacklisté.
        Si ça ne vous choque pas, moi si.
        Pourtant c anti libéral….

        « Mais ils ont chois le dollar parce que le dollar est une valeur sur et parce que que l’économie américaine inspire plus de confiance à celle des autres nations. »:

        L’etat est en faillite, le mur budgétaire est sans cesse repousser au congrès.
        Si le dollar est massivement choisit c avant tout parce que les USA sont la première puissance militaire du monde, et que c le pays qui a gagné la 2éme guerre mondiale pouvant imposer son hégémonie, rien d’anti américain c de l’histoire. S’octroyant le rôle de réserve internationale du dollar sur le plan politique mais aussi économique.
        D’ailleurs leurs hégémonies est de plus en plus contesté par la Chine

    •  » La partie sur le volet social qui lui aussi expliquerait la vitalité du pays ne tient pas, pourquoi des pays qui n’ont aucune protection sociale comme le guatemala ne s’en sorte donc pas, et à l’inverse la Norvège ou le danemark s’en sorte plutôt pas mal….
      Un peu léger l’analyse sur ce pays, qui n’est pas économiquement si vivace que cela  »

      Parce que les pays du nord comme le Danemark ciblent les aides contrairement à d’autre en Europe qui font la politique de l’arrosoir. Le Danemark ( comme la Suisse ) offre de bonne protection chômage parce que la loi est très souple en matière de licenciement. Les employeurs n’hésitent pas à embaucher sachant que licencier est facile. La France fait tout le contraire. Son code du travail très restrictif en matière de licenciement ce qui incitent les patrons à réfléchir plusieurs fois avant d’embaucher un employé qu’il sera quasi impossible de virer. Et les chômeur en France sont en plus mal indemnisé comparé au Danemark.

      D.J

      • Donc on peut avoir une bonne protection chômage et une économie attractive.
        Il n’y a aucune causalité entre aucune protection sociale ou très faible et un pays en plein boom.

        En France 90% depuis 2/3 ans des emplois « crées » sont des CDD/intérims. Impossible à virer avec plus de 3 millions de chômeurs…. Et la vulgate selon laquelle les licenciements créent des emplois est tellement grosse.
        Il me semble que la première cause du chômage c’est l’absence de politique cohérente industrielle et économique, de décision patronale en vue de développer leur activité plutôt que d’aller sur les plateaux tv se plaindre d’une fiscalité qui serait trop fort, pour des entreprises du CAC40 qui ne cessent de faire des bénéfices, quand en France les entreprises sont moins taxés qu’aux US…. CQFD?! Après on vient louer le système US.
        US 40% de taux d’impôts sur les sociétés(comprit dedans l’impôt fédéral, hors fédéral il reste tout de même au dessus de celui Français)
        Vous allez me dire que les entreprises US ont des possibilités « de maximisation fiscale », qui n’est qu’un simple racket.
        Mais soit mettons le racket dans les données, la pression fiscale selon les dernières données est de 2,6% aux USA et de 3% au danemark.
        Danemark qui a un modèle de société totalement différent des US, il n’ya donc pas de causalité avec une faible redistribution des richesses et la croissance économique.
        L’Allemagne avait aussi un modèle avec le chômage partielle intéressant, gardant les employés, donc les compétences, en cas de creux dans l’activité.

  • « ..Parce que le filet social aux États-Unis est moins généreux .. et en Europe on craint l’immigration qui pèserait sur les services sociaux.. »

    >> Le nerf de la guerre ! Tout est là : l’argent. Et surtout l’argent des autres.

    Ici l’Etat accueille et loge à grand frais des immigrés avec l’argent de nos impôts. Or, en France chacun “s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde”: la solidarité est forcée, le vivre-ensemble est forcé. D’où ce ressentiment quand une communauté ne souhaite pas s’intégrer par ses coutumes, ses rites, ses habitudes alimentaires, ses prénoms venus d’ailleurs: pourquoi suis-je FORCé par l’Etat d’être solidaire avec des gens qui ne veulent pas me ressembler ? Nous sommes conduits sur une pente de violence intercommunautaire.

    En Amérique la solidarité est communautaire, naturelle. On aide celui se comporte bien (au lieu de donner les mêmes “droits” aux racailles). Mais en Amérique aussi le socialisme progresse.

  • Les EUA sont une nation fondée sur l’immigration de peuplement (au détriment des indigènes) et soudée par un fort sentiment national, seul moyen de ne pas importer les tensions idéologiques et religieuses des pays d’origine des migrants et d’éviter des conflits intérieurs.

    Le serment d’allégeance prononcé par chaque postulant à la citoyenneté est d’ailleurs très clair à ce sujet.
    « Je déclare, par le présent acte,
    renoncer et faire abjuration d’obéissance et de fidélité à toute puissance étrangère, prince, potentat, état ou souverain, desquels j’ai été le sujet ou le citoyen;
    soutenir et défendre la Constitution et la loi des Etats-Unis d’Amérique contre tout ennemi, qu’il vienne de l’extérieur ou de l’intérieur;
    porter à ces derniers une foi et une obéissance entières;
    prendre les armes pour les Etats-Unis si la loi l’exige;
    accomplir mon service militaire pour les Etats-Unis si la loi l’exige;
    exécuter un travail d’intérêt national sous autorité civile si la loi l’exige;
    et prendre cet engagement librement sans aucune réserve ou volonté de fuite;
    Que Dieu me vienne en aide. »

    L’appel à l’immigration date du début du XIX° siècle et plus précisément après de la seconde guerre anglaise (1812 – 1815) durant laquelle Washington, la nouvelle capitale, fut prise et incendiée par les tuniques rouges.
    Les américains prirent alors conscience de leur faiblesse démographique face aux grandes nations maritimes européennes présentes sur les deux continents américains (UK, Espagne, France, Portugal, Russie), en rappelant aussi que les EUA était le seul Etat indépendant américain à l’époque.

    Il s’agissait donc dans un premier temps de peupler les immenses territoires des 13 colonies anglaises d’origine (les « Vieux Etats ») et dans un second à long terme, commencer la colonisation des vastes étendues vierges de l’Ouest.

    Quelques chiffres:

    – Au moment de la Première Guerre d’Indépendance (1775 – 1783) les 13 colonies avaient une population de 3.927.000 habitants dont 697.000 noirs esclaves et 59.600 libres (recensement de 1790).

    L’appel à l’immigration date de l’après Seconde Guerre d’Indépendance et de la présidence de James Monroe, auteur également de la fameuse doctrine:
    « l’Amérique du Nord et du Sud ne sont plus ouvertes à la colonisation (des Etats européens) ;
    toute intervention européenne dans les affaires du continent sera perçue comme une menace pour la sécurité et la paix ;
    en contrepartie, les États-Unis n’interviendront jamais dans les affaires européennes. »

    Immigration: de 1820 à 1996, les EUA reçurent 61.208.0000 immigrants dont on connaît précisément les origines (Stettis island)

    On trouve dans l’ordre les allemands (7 millions), les italiens (5 millions), les mexicains (5 millions – annexion et immigration) , les anglais (5 millions), les irlandais (4,7 millions), les canadiens (4,3) et dans l’ordre dégressif: les austro-hongrois, les scandinaves, les chinois, les philippins (les Philippines furent protectorat américain de 1898 à 1946), et, en dessous d’un million de migrants, les français, les polonais, les grecs, les indiens, les portugais, les japonais, turcs, néerlandais, etc …

    Les 319 millions d’américains actuels sont les descendants des colons anglais et des esclaves d’origine augmentés des 61 millions et plus d’immigrants reçus durant le XIX° et XX° siècle.

    Il est bien évident que pour maintenir la cohésion de ce magma d’individus arrivés avec leur langue, leur culture et leur religion, il fallait créer un sentiment national fort inculqué dès l’arrivée et dès l’école primaire pour la nouvelle génération https://www.youtube.com/watch?v=7MsUU9g63ac

  • J etais hier soir a un rodeo pres d Orlando et nous nous sommes tous leves pour l hymne national au debut du spectacle. Voila ce qui fait entre autre l unite de cette nation, le patriotisme rappele chaque matin a l ecole aussi, afin que personne n oubli ou ils sont et a quoi ils appartiennent. En France cela rend narquois mais en attendant rie n est fait pour rendre Francais ceux qui arrivent.

    • C’est cela. Et à l’école tout les matins ils font quoi les gosses aux states ? Pourquoi lors des conflits, les citoyens américains naturalisés ou pas se lèvent pour partir au combat.

      En France on ne comprend pas ou plus que la république permet la diversité des opinions ou du restes sous réserve que l’on adhère à minima à certaines idées incompressibles et qui forge un socle commun.
      C’est valable sur le plan cultuel mais devrait l’être aussi sur le plan économique.

    • « Voila ce qui fait entre autre l unite de cette nation, le patriotisme rappele chaque matin a l ecole aussi, afin que personne n oubli ou ils sont et a quoi ils appartiennent. »

      Sauf qu’il n’y a pas de patriotes en France (enfin très peux), que des national-socialistes. Il y a des patriotes aux USA car le socialisme n’a pas réussit à y effacer complètement toutes les valeurs traditionnelles de l’occident contrairement aux pays européens.

      • @un lecteur : « Sauf qu’il n’y a pas de patriotes en France » : pas d’accord , ne confondez pas les gens et leurs représentants . La valeur de patriotisme, le concept de nation ont été décriés par notre presse et nos élites bien pensantes dans le but de noyer les nations dans le fantasme de l’Europe. En cela il existe un abîme immense entre ces élites et les gens pour qui ces valeurs restent fondamentales. Leur vote va vers les seuls partis qui prennent ce désir en compte : à ce jour le FN chez nous et d’autres partis en plein essor chez les pays voisins. Le problème vient de nos politicards, pas des gens, qui seraient prêts , eux , à voir la nation s’affirmer et pas forcément dans un repli identitaire .

        • D’accord avec vous. Le problème, justement, est que ceux qui occupent les fonctions clés ne sont pas patriotes. Et c’est ça qui fout tout en l’air.

        • Sauf que le FN prône clairement un repli identitaire.
          Créer un patriotism européen serait plus salutaire..

          • Pour un libéral, je trouve que « créer » un patriotisme européen est plutôt problématique. Ne pensez-vous pas ?

        • « pas d’accord »

          Combien de patriote à l’américaine, défendant les valeurs de notre civilisation et non le national-socialisme ?

    • Le patriotisme à l’américaine est inclusif alors que les supposés patriotes français sont exclusifs et ont une vision socialiste de l’économie.
      L’un est beau et moderne, l’autre est passéiste et inefficace.

  • « une sorte de Bible d’État, appliquée avec rigueur par la police et les tribunaux. C’est la sévérité même de la loi, souvent mal comprise en Europe, qui rend possible la coexistence civile des peuples si variés » : voila l’auteur met le doigt sur le point qui fait mal chez nous ; ce prérequis étant absent chez nous , le reste ne peut qu’être bâti sur une imposture et donc engendrer la refus , puis la haine de l’arrivant .

  • Ahahah les USA modèle parfait? L’immigration est beaucoup plus contrôlé aux USA qu’en France. J’invite l’auteur ou tous ceux qui ne me croient pas à vouloir s’y établir en tant que clandestins. Si vous vous faites piquer par la police, alors c’est bye bye!!

    Quant au multiculturalisme, on en reparlera quand il y aura plus de mexicains en Californie et au Texas. D’ailleurs, ce n’est pas au Texas qu’il y a des blancs qui tirent sur des mexicains?

    • Elle Est belle l’ignorance..les clandestins aux USA comme vous sites trouvent plus facilement du travail vu qu’avoir une carte d’identité n’est pas requise : Elle n’existe pas.
      De plus même s’ils sont expulsés ils peuvent revenue quand leurs enfants nés aux USA y cont une fois adultes.
      Et ils se gênent pas.

      Quand aux Mexicains majoritaires au Texas et en Californie me fait bien matter : Ils sont majoritaires (65%) dans une grande ville du Texas, San Antonio, et pourtant c’est une des villes les plus dynamiques des USA et ouverte.

      A Houston, encore au Texas, les blancs représentent 24% de la population contre 25% de noirs et 40% de latinos et 6% Asiatique et pourtant c’est une ville très dynamique et ouverte.

      Désolé de briser vos rêves mais il ne se passera rien quand ça arrivera, l’Amérique continuera à prospérer et à aller de l’avant. La réalité des chiffres et des exemples existants y a que ça de vrai :p

      • « l’Amérique continuera à prospérer et à aller de l’avant »: ahah, vous rêvez. Vous avez vu la situation des finances de l’Etat américain? Ils en sont réduits à mettre des PV sur tout ce qui bouge. Et ne parlons pas du QE, une bien belle catastrophe monétaire…

        La green card, ça vous dit quelque chose?

        Je suis conscient que les hispaniques prennent une part de plus en plus importante dans la population. Je connais un peu le sud de la Californie pour vous dire que dans certains endroits, il n’y a plus rien d’américain, on se croirait au Mexique…

        • Les finances publiques? Avec le retour de la croissance économique et les coupes budgétaires engagées ils ont fait baisser le déficit budgétaire sous 3% cette année. Quand il fait couper et réduire la voilure les Américains savent y faire et ils le feront. Durant la crise les Etats US ont réussi pour la plupart à fortement baisser les dépenses. S’inquiéter de ça est ridicule.
          Quant au QE il a été stoppé et aucune des prévisions catastrophiques ne s’est réalisé,la catastrophe elle est dans votre tête, petit retour à la réalité mon grand !

          Concernant le fait que le Sud de la Californie fasse penser au Mexique parfois rien de surprenant si les immigrés y sont si nombreux.
          Mais le fait est que ce n’est que temporaire, le recensement est clair, et les enquêtes du Pew Center aussi : Les hispaniques parlent de plus en plus l’anglais comme langue maternelle car ceux nés aux US sont de plus en plus nombreux et dont environ 62% des hispaniques déjà, la troisième génération et au delà ne parle souvent plus espagnol.
          Le niveau d’éducation augmente aussi chez eux, ils ont déjà un meilleur niveau général que les noirs malgré les désavantages linguistiques de départ.

          Il faut laisser le temps au temps d’agir.

          Au 19ème siècle à un moment on s’inquiétait que les Allemands étaient majoritaires en Pennsylvanie et qu’ils finiraient par imposer leur langue et culture aux Anglos. Ça n’est jamais arrivé, et les Mexicains suivent la même voie, c’est un processus qui se passent dur plusieurs générations.

          • « Il faut laisser le temps au temps d’agir », vous avez raison.

          • « Les hispaniques parlent de plus en plus l’anglais comme langue maternelle car ceux nés aux US sont de plus en plus nombreux et dont environ 62% des hispaniques déjà, la troisième génération et au delà ne parle souvent plus espagnol. »

            C’est bien ce que relevait le démographe Jean Claude Chesnais dans une communication devant l’Académie des Sciences Morales et Politiques (2004) dont le titre est « L’Europe et l’illusion de la grandeur » – dépression démographique et dépendance migratoire.

            Il y compare entre autres l’Europe dont le « Sud » est musulman à l’Amérique dont le sud est chrétien.
            Concernant les hispaniques, il écrit fort justement: « la minorité hispanique a franchi le seuil de 40 millions, dépassant de loin la minorité noire, dès 2003. En croissance à un rythme voisin de 4 % par an, déjà majoritaires dans certains Etats très peuplés (dont la Californie), les Latinos ne menacent aucunement l’ordre public. Ils sont en voie d’assimilation ; nombre d’entre eux parlent un mauvais…Espagnol ; le bilinguisme n’est plus, au XXIe siècle un obstacle majeur à l’intégration (les nouvelles générations européennes sont, le plus souvent, trilingues) ; au fond, les Latinos sont chrétiens et massivement européens. »
            http://www.canalacademie.com/ida133-L-Europe-ou-l-illusion-de-la-grandeur-depression-demographique-et-dependance-migratoire.html

            Et oui ! si vous avez lu mon post précédent, les américains et les hispaniques sont les descendants des colons européens transplantés en Amérique, les Espagnols (et les Portugais) étant arrivés d’ailleurs avant les Français, les Anglais et les Hollandais, et ce à une époque où le roi d’Espagne, Charles 1er de Habsbourg, petit fils par sa mère de Ferdinand d’Aragon et d’Isabelle de Castille régnait, en tant qu’empereur romain germanique (Charles Quint), sur l’Italie, les Flandres, l’Allemagne avec son armée composée des tercios espagnoles aux étendards frappés des bâtons de Bourgogne https://www.youtube.com/watch?v=iEV2d610A3o ainsi que des lansquenets (landsnechts = mercenaires) lombards et germaniques.

            La seule différence, c’est que les colons espagnols se sont pas mal métissés, au Mexique et là où il y avait des indiens en nombre important (Perou) avec ceux-ci, ce qui n’est pas le cas de l’Amérique du sud blanche, avec l’Argentine et le Chili.

            C’est cet empire espagnol qui éclata au début du XIX° siècle (entre 1811 et 1825), conséquence des guerres napoléoniennes, pour donner naissance aux républiques d’Amérique centrale et du sud. Pareil pour le Brésil qui devint, avec sa monarchie portugaise des Bragance , « l’empire du Brésil ».
            Les USA annexèrent plusieurs territoires dont la Floride, le Nouveau Mexique, la Californie. Le Texas, province mexicaine, se rebella et devint indépendant avant de demander à rejoindre l’Union.

            En conclusion les américains du nord et du sud sont tous des « créoles » descendants de colons européens arrivés entre le XVI° siècle et aujourd’hui (créole, de l’espagnol « creollo », passé dans les langues française et anglaise entre 1595 et 1605, désigne d’une façon générale une personne née dans la colonie de parents venus de métropole.

            • En gros vous insinuez que les immigrés en Amérique ont pu s’intégrer parce qu’ils ont des origines européennes ? Cela facilite certes, néanmoins vous oubliez que tous les latinos ne descendent pas d’Européens car il y a aussi des Amérindiens, des Noirs et un peu d’Asiatiques…Donc ce n’est pas si simple.

              De plus que dites-vous de l’intégration des Asiatiques Américains ? Ils ne sont pas du tout européens et pourtant ils ont le taux de criminalité le plus bas et le niveau de revenu/éducation le plus élevé..Les musulmans d’Amérique s’en sortent aussi bien mieux que ceux d’Europe.

              Une culture proche facilite l’intégration et l’assimilation, aucun doute, mais ça ne suffit pas. La fierté nationale, les idéaux forts et le respect scrupuleux des lois contribuent bien plus.

              • Il ne se sont pas « intégrés » – à qui d’ailleurs ? ce sont des créoles (en Israel ils disent des « sabras ») qui se sont créés leur propre culture (on dit aussi « civilisation américaine ») au fil des siècles. Les nouveaux arrivés s’assimilent à cette civilisation.

                Ce ne sont donc plus des européens, des chinois, des japonais, pas plus que les noirs américains, qui sont dans la catégorie des « vieux américains » ne sont des africains.

                Un des torts que nous avons c’est de penser par exemple que les québécois sont des français. Leur langue est française mais ce sont des américains, tout comme leurs cousins cajuns.
                Pareil d’ailleurs pour les canadiens anglophones et on retrouve le même phénomène de créolisation toujours en cours en Australie et en Nouvelle Zélande

                Ce que je dis est valable partout, quand je dis ici « américain », c’est l’ensemble des habitants des deux amériques. Un hispanique n’est pas plus un espagnol qu’un américain des USA d’origine anglaise n’est un anglais.

                Pour la fierté d’être américain, cela a existé dans tous les empires et royaumes du passé, durant leur période « classique », leur âge d’or. C’est le fameux « civis romanum sum » que le notable indigène se disait fièrement après avoir rasé sa barbe et revêtant pour la première fois la lourde toge romaine, marque de sa citoyenneté et de ses fonctions au sein de l’empire.

              • « néanmoins vous oubliez que tous les latinos ne descendent pas d’Européens car il y a aussi des Amérindiens, des Noirs et un peu d’Asiatiques…Donc ce n’est pas si simple. »

                Les amérindiens purs, qui parlent leur langue et l’espagnol ne sont qu’une minorité, une grosse dans certains pays de l’Amérique du sud, mais la majorité de la population est métissée et une minorité est restée blanche. Cela date des conquistadores, arrivés en amérique sans femmes. http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jose_maria_de_heredia/les_conquerants.html
                Au Mexique (124 millions d’habitants), 60% sont des métis (descendants d’espagnols et d’indiens), 7% sont des indiens, 25% sont des descendants d’européens non métissés, les autres étant des noirs métissés et d’autres origine. Cela dépend aussi beaucoup des provinces.
                Hernan Cortes arrivant au Mexique avec 11 navires, 16 cavaliers, 518 fantassins, 13 artilleurs avec 8 petits canons, 32 arbalétriers, 13 arquebusiers, 110 marins et 200 Indiens et esclaves noirs comme auxiliaires de troupes, cela date de 1519.
                Son cousin Francesco Pizarro arrivant au Pérou avec cent quatre-vingts hommes, trente-sept chevaux et trois caravelles, c’est en 1531.
                L’amérique espagnole débuta donc il y a cinq siècles, ce qui fait que les premiers colons enfants d’un conquistador et d’une indienne ont eu le temps de devenir américains.

        • Vous savez, les mexicains ne sont pas dépaysés dans ces Etats où les villes, pour la plupart, ont des noms espagnols et pour cause, c’était la vice-royauté de la Nouvelle Espagne https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e8/Viceroyalty_of_the_New_Spain_1800_%28without_Philippines%29.png

          Les plus anciens de ces mexicains ne sont d’ailleurs pas des immigrants. Ils étaient déjà là quand leur province fut annexée par les USA.

          Le Texas a eu histoire particulière. Province mexicaine, elle se rebella (1835), gagna la guerre contre le général dictateur Santa Anna qu’il avait soutenu auparavant et fut indépendant entre 1836 et 1846. Finalement, il demanda son rattachement à l’Union.
          J’avais parle des « Texas Rangers ». Ils furent créés alors que le Texas était encore mexicain.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Texas

  • L’histoire des états unis remonte a combien de temps ? je dirais plutôt, ils n’ont pas d’histoire.

    Vercingétorix, les gaulois, on a quand une histoire ancienne que l’on ne doit oublier.

    • N’importe quoi ! Ils ont une histoire bien entendu et ils en sont fiers ! Et ils ont eau n’exister que depuis 1776 ils n’en sont pas moins devenu la 1ère puissance mondiale et un pays plus riche que la France et de loin. Autant dire que les Français n’ont pas du tout su profiter de leur avance historique puisqu’ils se sot fait nettement dépasser par un pays bien plus jeune…Et puis les USA ont une histoire incroyable et très complète malgré leur jeunesse, ils ont beaucoup plus apporté au monde que la France du point de vue des sciences et de la technologie. Alors au final ça apporte quoi à la France actuelle d’avoir une plus longue histoire ? Rien. Vous avez perdu une belle occasion de vous taire…

      • Si la ville d’Oklahoma City est récente (1889) celle de New York est ancienne. La colonie néerlandaise de la Nouvelle Amsterdam fut fondée en 1624 par la Compagnie des Indes orientales. Le dernier gouverneur hollandais fut Pieter Stuyvesant qui dut céder sa cité aux anglais en 1664 qui la rebaptisèrent New York en l’honneur du duc d’York, frère de Charles II. Pieter Stuyvesant se retira alors dans sa propriété en dehors des remparts de la ville (Wall Street).
        Des quartiers (boroughs) de New York rappellent d’ailleurs l’origine hollandaise de la ville, Manhattan, Harlem, Broollyn (de Breukelen aux Pays-Bas).
        En 1700, New York était un gros bourg de 7000 habitants

        Une famille hollandaise de la Nouvelle Amsterdam prospéra dans la cité et dans l’Ouest américain, c’est celle des Roosevelt qui donna deux présidents aux USA.

        Les américains aiment bien se souvenir de leur héritage ancien, celui des premiers colons, reconstituant même leur mode de vie et leur habitat – Plimoth Plantation (Massachussets) les figurants s’adressent aux visiteurs en anglais du XVII° siècle https://www.youtube.com/watch?v=qd4IBOcoYXE
        La vie des premiers colons, abandonnés sur une côte inconnue par des navires qui les y avaient amenés après une navigation de plusieurs mois ne fut pas un long fleuve tranquille et la faim accompagna souvent les colons http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/05/01/aux-etats-unis-les-premiers-colons-auraient-eu-recours-au-cannibalisme_3169325_1650684.html
        Certaines colonies disparurent d’ailleurs sans qu’on sache exactement ce qu’il était advenu des « settlers ».

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Par Jean-Éric Branaa.

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