Éducation nationale : la fabrique des illettrés

L’Éducation nationale ne souffre pas d’un manque de moyens, mais d’une utilisation défaillante des moyens existants.

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Éducation nationale : la fabrique des illettrés

Publié le 1 octobre 2015
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Par Jean-Baptiste Leon.

Bonnet d'âne-Musée national de l'Education(CC BY-NC-ND 2.0)
Bonnet d’âne-Musée national de l’Education(CC BY-NC-ND 2.0)

 

L’Éducation nationale ne souffre pas d’un manque de moyens ou d’un nombre trop faible d’enseignants, mais d’une utilisation défaillante des moyens existants. 

Ce constat est celui de la Cour des comptes dans son rapport de mai 2013 sur la gestion des enseignants par le ministère de l’Éducation.

Quelques repères : un élève, ou un étudiant, coûte 2 200 euros par an à chaque Français. Pour les seules rémunérations des plus de 830 000 enseignants du public et du privé sous contrat que compte notre pays, la France a dépensé 49,9 milliards d’euros en 2011, soit pas moins de 17 % du budget général de l’État.

Depuis 25 ans, les dépenses d’éducation n’ont cessé de croître, tandis que le nombre d’élèves, lui, diminue (de 43 par classe dans le primaire dans les années 1960, il est descendu à 23 élèves aujourd’hui), et que le niveau s’effondre. La France ne cesse de chuter dans les classements internationaux.

illettrés rené le honzecIl n’y a pas que sur le plan comptable que le bât blesse, on ne le sait que trop.

Logique, si l’on peut dire, puisque l’école n’a plus vocation à transmettre des connaissances, mais entend produire de « bons citoyens ». Ce programme de rééducation par l’école se traduit par l’abandon méthodique de matières et d’un savoir-faire éprouvés par des générations de maîtres. Le formatage des esprits altère la capacité de raisonnement et conduit à la perte du sens critique. Le Léviathan façonne des « sujets » dont il entend qu’ils lui soient soumis.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, proclamait il y a peu

Résister, apaiser, unir, fabriquer du commun, opposer les valeurs de la République à la division, c’est la mission de l’École !  

Son prédécesseur, Vincent Peillon, était plus transparent encore dans son livre intitulé La Révolution française n’est pas terminée (Éditions du Seuil, 2008). Il y appelait l’école, « nouvelle Église », à opérer

ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches prérépublicaines, va s’élever jusqu’à devenir citoyen.

Rien de moins…

Deux ministres, un même discours incantatoire dans la veine des idéologues et autres super pédagogues qui, depuis le Plan Langevin-Wallon de 1947, et sous la Troisième République, déjà…, ont fait de l’école le champ de leurs expérimentations collectivistes et l’ont transformée en fabrique des illettrés.

Réforme du collège, théorie du genre, sacrifice du latin et du grec…

Un mal pour un bien, peut-être ? Face à la débandade éducative, les familles reprennent en main l’instruction de leurs enfants, le soir à la maison. Certaines même, de plus en plus nombreuses, se lancent dans la création d’établissements indépendants. Le contribuable y trouve son compte : ces écoles privées hors contrat ne lui coûtent rien.

  • « École : nos enfants en péril », Les Enquêtes du contribuable d’octobre/novembre 2015. En kiosque. Vous pouvez commander en ligne ce numéro : 5,50 euros port compris.


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  • des ministres incultes ne peuvent pas être de bons ministres , surtout lorsque cela touche l’éducation ; sauf si belkacem et cie ont des raisons profondes et innavouables de faire de ces élèves des incultes sachant à peine lire et écrire , c’est tellement plus manipulables…..je suis bien contente d’apprendre que des parents reprennent les choses en main , ça prouve qu’ils se sont apperçu  » que quelque chose ne tournait pas rond…..

  • La question qui devrait alimenter les débats devrait etre : comment rendre efficace l’utilisation des 50 milliards de dépense pour l’éducation ?

    Et comme tout le monde est d’accord sur :
    1- il est impossible de faire bouger le mammouth
    2- il faut investir d’abord par le primaire, avec maitrise du français, du calcul, d’une deuxième langue avant le collège.
    3- la concurrence est efficace dans tous les secteurs, l’état doit seulemement définir un socle de base des compétences et savoir à acquerir, et s’assurer que tous les enfants puissent y avoir accès dans des bonnes conditions .

    La mesure la plus simple est de favoriser l’émergence d’établissement libre du projet/recrutement/rythme…. etc…
    Et je parle du recrutement des enseignants ( fini le concours et le fonctionnariat) comme des élèves ( fini de passer son temps avec la poignée de boulet qui plombe le travail des autress)

    PS : les 4 ou 5 % d’élèves refusés par les établissements relevent de la responsabilité des parents, avec une prise en charge spécifique par une éducation adaptée

    • hélas tout le monde n’est pas d’accord sur
      * le mammouth
      * la maitrise du français, du calcul, d’une deuxième langue avant le collège
      et surtout
      * la concurrence est efficace dans tous les secteurs
      * l’état doit seulemement définir un socle de base des compétences et savoir à acquerir, et s’assurer que tous les enfants puissent y avoir accès dans des bonnes conditions .
      Les deux derniers ministres (et les précédents, du même tonneau !) ne sont pas arriver à leur poste juste par hasard, ils représentent un courant important.

      Et tout est fait pour renforcer l’inertie du système, la mammouthification de tout ce qui fonctionne encore. Par exemple les jeunes maitres doivent maintenant faire minimum 5 ans d’étude post-bac (pour rappel, les fameux « hussard noirs » débarquait dans le métier à 18 ans après un an en « école normale » SANS LE BAC), et quand vous avez investi 5 ans d’étude, vous êtes incapable de changer d’orientation et de pratiques.

  • « l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches prérépublicaines »

    Cela s’appelle simplement un lavage de cerveau !

    Cependant, même dans ce domaine il est probable que l’EN et les socialistes sont parfaitement incompétent et ne parviennent qu’à produire des cerveaux confus mais pas trop clean. Mon souvenir de l’enseignement est qu’on est surtout marqué par la personnalité des professeurs, de façon positive ou négative (acceptation ou rejet de l’enseignement et de leur « point de vue »).

    Au final, c’est la diversité des professeurs qui permet une ouverture d’esprit et non les débilités du programme concocté par les crétins pontifiants du ministère. L’incohérence et la faiblesse de l’enseignement de base est en revanche parfaitement mesurable …

  • Je suis désolé mais il est possible de réformer le mammouth: Il suffit d’un gouvernement qui ne pense pas QUE à être réélu. Mesures simples:

    Tailler dans le vif les effectifs de professeurs qui n’enseignent pas: Rectorats, inspecteurs, syndicats etc… Forcer les chefs d’établissement à enseigner aussi: Moins d’heures mais ne pas perdre le contact avec la réalité de l’enseignement.

    Autoriser les caméras de surveillance en classe: Des élèves comme des profs se calmeraient sur certains comportements.

    Généraliser les contrôles pour absentéisme médical.

    Reprendre les prérogatives confiées aux syndicats du style mutations etc…

    Licencier sans indemnités pour faute grave les personnels condamnés pour abus sur enfant (violence attouchement etc…) et ne plus se contenter de les muter. Condamner toute personne complice au même sort. Leur sucrer leurs années de cotisation retraite par la même occasion.

    Rien qu’avec ca on peut en économiser du fric…

    • Forcer, fliquer, surveiller, virer, mettre au pas, condamner… Pas de doute c’est avec de l’étatisme coercitif qu’on va améliorer l’EN !!

      Mondieumondieu, qu’est-ce qu’il ne faut pas lire…

      • Effectivement, un peu excessif, quoi que….

        On pourrait peut-être en parler autour d’une table avec un bon p’tit join et un verre de whisky, non?

    • Désolé, mais c’est impossible de faire bouger le mammouth, congelé qui plus est par les syndicats.

      Ce n’est pas propre à l’Eductation Nationale… même les grosses structures privées ont du mal à se remettre en question.

      Libérer les énergies, cela ne coute pas cher du tout… et des profs motivés et compétents, il y en a plein…

    • C’est de l’humour involontaire, mais c’est très drôle.

  • -> bonne école privée. Ce n’est pas encore interdit, que ceux qui sont en France en profitent pour assurer un avenir à leurs enfants.

    • Beaucoup on fait ce choix depuis 20 ans ou plus. Ce qui montre que le problème n’est pas nouveau, pas près d’être résolu et que malgré l’attachement que l’on peut avoir pour l’école publique pour diverses raisons, on a probablement dépassé le point de non-retour …

    • malheureusement, la limite des écoles privées, c’est leur bâtiment. dans un bâtiment de 10 salles de classes, vous pouvez mettre 10 classes, pas 11.
      à l’école primaire de ma ville, il y a une forte demande non satisfaite pour cette raison, et si une classe supplémentaire était ouverte, elle serait remplie en 1 semaine.

  • La ministre est jolie, c’est mieux que rien.
    Plus sérieusement seul un président renonçant à être réélu peut faire le job. Il faut supprimer les énormes machines à pedagogiser, casser les syndicats, éliminer les mauvais enseignants, encourager les meilleurs. On est arrivés à une situation telle que même le militant socialiste le plus melanchonnesque devrait comprendre. Les blocages des structures et des esprits sont tels qu’il n’y a plus rien à faire sans tout casser. Donner des moyens supplémentaires ne PEUT plus améliorer les résultats.

    • Tout à fait.
      Un changement de Constitution en ce sens règlerait pas mal de problèmes.
      Notre système actuel, que l’on peut qualifier de monarchie démocratique cumule les désagréments des deux systèmes (monarchique et démocratique).
      Tant que nos politiques (exécutif, législatif) auront besoin de voix pour une quelconque réélection, le système sera bancal.

    • Ah ! S’il suffisait qu’il ne soit certainement pas réélu pour qu’il fasse le job !

  • « fabriquer du commun »

    Sur ce point-ci ça concorde avec les faits ! On peut le reconnaître.
    Par contre de là à en être fier, y’a de quoi occuper des armées de neuropsychiatre pour quelques années.

    Quoique Peillon et son « mysticisme républicain » annonçait clairement des lendemains qui chantent…

    pratique pour les fautes d’orthographes.

  • « La fabrique des illettrés », peut-être mais des illettrés bien-pensants.

  • L’éducation nationale est non seulement une fabrique d’illettrés mais en plus, c’est une énorme machine de propagande gauchiste.

    • Chacun en conviendra, l’EN est aux mains des gauchistes depuis « toujours » !

      Et c’est là leur plus gros échec, ils ont réussi à totalement casser notre système éducatif, et aujourd’hui on peut en voir les résultats…
      Malheureusement, l’EN n’est pas leur seul échec…
      Toutes leurs « belles idées », leur angélisme, leur intolérance, nous mènent dans le mur.
      Je me demande ce qu’il faudra aux français pour qu’ils en prennent conscience et réagissent ?

  • Ce que refusent de voir tous les idéologues en charge de n’éducation nationale, c’est que tout n’est pas capable d’avoir un diplome universitaire, il faut accepter que certaines personnes soient doués manuellement,….On dévalorise les métiers manuels alors qu’ils sont tout à fait honorable. En Suisse, on a compris qu’il fallait valoriser les formes d’enseignements alternatives (apprentissage,…).
    L’éducation nationale n’est rien d’autre qu’un bastion gauchiste où on fait de la propagande. Un très bon livre: » La désinformation par l’Éducation nationale » de Christine Champion.
    Pour comprendre pourquoi l’éducation nationale va si mal: « Ignare Academy – Les naufrages de l’enseignement » de Claire Laux et Isabel Weiss

  • L’EN est un excellent exemple pour montrer à quel point l’idéologie égalitariste est désastreuse. Par égalitarisme, on n’a pas arrêté de niveler par le bas

  • Il est vrai que pour le 1er budget de l’état, les résultats ne sont pas au rendez-vous.Quand nous voyons notre rang , cela fait peur pour l’avenir de nos enfants

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