Lire c’est vivre plus

Le plaisir et le bonheur des livres, encore et toujours…

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Lire c’est vivre plus

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 septembre 2015
- A +

Par Johan Rivalland

51Ec5SQdX9L._SX297_BO1,204,203,200_Comment pouvais-je passer à côté de ce magnifique petit recueil, avec un tel titre ?

« Lire, c’est vivre plus ». Tous les amoureux des livres et de la lecture ressentent parfaitement cette affirmation, profondément vraie, incroyablement juste.

Au moment où Jean-Marie Rouart sort lui aussi un livre sur le même thème, évoquant de manière intime « ces amis qui enchantent la vie », citant lui aussi en référence, à l’instar du présent recueil, cette phrase demeurée célèbre de Montesquieu selon laquelle « L’étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n’ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé », voici une compilation de témoignages d’écrivains et de personnalités du monde du livre, sous la direction de Claude Chambard et le soutien de la Région Poitou-Charentes qui, chacun, apporte sa contribution à ce thème du ressenti au sujet des livres, qui peuvent être l’histoire d’une vie entière.

Nous avons déjà eu l’occasion, ici-même, de traiter brièvement, à travers George Steiner entre autres, du silence des livres et de ceux qui brûlent les livres. Visions en forme d’hommage que ce petit recueil vient opportunément compléter.

Et je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ici, au moins un tout petit passage, histoire de vous mettre l’eau à la bouche, ou du moins le cerveau en émoi. Un passage emprunté à Christian Garcin, qui part de la vision péjorative et caricaturale que l’on peut parfois avoir du livre, pour en montrer tout le caractère noble et majestueux loin des idées reçues :

« Lire est une activité antisociale : c’est délaisser le monde qui nous entoure et pénétrer dans un autre. C’est jouer l’individu contre le nombre, l’intérieur contre l’extérieur, le vertical contre l’horizontal.

Pourtant, s’il requiert silence, intimité, repli et isolement, l’acte de lecture consiste aussi, et dans le même temps, à lancer des passerelles, à faire coexister d’inconciliables réalités, à abolir les distances et le temps, à nous relier à l’incommensurable richesse des images et des pensées de ceux qui nous ont précédé, ou qui partagent l’éclat bref de notre présent. C’est donc à part égale, en dépit de l’isolement nécessaire, en dépit du silence requis, en dépit du repli recherché, à moins que ce soit précisément grâce à tout cela, une affaire de complicité, de partage, un lien puissant entre les hommes, et une forme d’amitié qui traverse l’espace et le temps. »

Je suis en revanche moins d’accord avec le même Christian Garcin lorsqu’il écrit :

« Chaque époque engendre ses monstres, qui sont ennemis de la pensée, de la réflexion, de la bienveillance et de la compréhension. Les monstres aujourd’hui, ce sont les puissances économiques froides et destructrices, la financiarisation du monde, la technocratie béate, le libéralisme mondialisé, les folies identitaires et religieuses. La lecture est une mise à l’écart provisoire de tout cela, un reflux de l’hostilité du monde, une manière de fourbir nos armes par l’étude et la compréhension, le partage et l’intuition, l’émerveillement et la résistance, le silence et la construction de soi. »

Ceci m’apparaît comme contradictoire, pas digne de celui qui dresse un éloge de la réflexion (même si je ne nie pas qu’il y a certainement une part de vrai dans tout ceci, mais qui mérite d’être explicitée à travers des exemples concrets et non des lieux communs, véritable prêt-à-penser répété sans réflexion, justement). Lire, penser, réfléchir, c’est aller plus loin que cela.

Mais, à l’exception de ce tout petit « écart » que l’on pardonnera, ce recueil n’en demeure pas moins extrêmement plaisant à lire. Il regorge de citations de grands auteurs qui évoquent leur sentiment à l’égard du livre et les sensations uniques qu’il leur procure et parvient à nous faire partager la passion qui est celle de chacun des auteurs interrogés à travers leur contribution.

Un livre court, mais qui a le mérite d’éviter l’ennui et traduit un enthousiasme qui doit vous conduire à partir à la découverte, vers LES découvertes multiples et presque infinies liées au monde de la lecture.

Un vrai bonheur. L’affaire d’une vie, en effet, qu’en tant que lecteur on espère longue et riche en révélations.

  • Collectif, sous la direction de Claude Chambard, Lire c’est vivre plusL’Escampette, juillet 2015, 68 pages.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Laetitia Strauch-Bonart
2
Sauvegarder cet article

Cet essai de Laetitia Strauch-Bonart, rédactrice en chef au journal Le Point, vient utilement alimenter le débat sur ce qui caractérise l’évolution historique vers la France d’aujourd’hui, tout en posant un diagnostic approfondi et des réflexions d’avenir quant aux voies à emprunter pour espérer s’engager vers de meilleures orientations.

 

La vacuité du politique

Dès l’introduction de l’ouvrage, comme un trait caractéristique de notre inénarrable France d’aujourd’hui, la journaliste décrit ce fameux grand débat avec 60 inte... Poursuivre la lecture

lectures
2
Sauvegarder cet article

Par la rédaction de Contrepoints.

Avec l’été viennent pour beaucoup les vacances, et l’occasion de lire les livres qui s’accumulent sur votre table de chevet.

Nous vous proposons des lectures de plage certes, mais des lectures qui font réfléchir et qui sont utiles à une époque où dominent le pessimisme et le socialisme. Elles défendent la liberté, respirent l’optimisme et dessinent une véritable alternative libérale pour le monde de demain. Ménagez vos méninges et respirez un peu d’air frais !

-- Pascal Salin, Le vrai lib... Poursuivre la lecture

C’est à croire que l’histoire est sinon cyclique, du moins ironique. Autant de dynamiques socio-économiques persistantes qui constituent des clés de lecture essentielles pour analyser le présent. Le retour du tragique, cher à Raymond Aron, avec la guerre en Ukraine, une colère sourde contre les élites et les technocrates, une archipellisation croissante de notre communauté nationale qui n’a plus de société que le nom.

L’élection présidentielle de 2022 faisait figure d'îlot de continuité, croyait-on, avec la réélection du président sort... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles