Les Français délaissent la politique, et ils ont bien raison

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Les Français délaissent la politique, et ils ont bien raison

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 septembre 2015
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Par Baptiste Créteur

Les Français se désintéresseraient de la politique. Parce que les chiffres ne sont pas reluisants, les partis communiquent peu, mais déplorent la « désertion des militants ». Et ce, alors que les Français se déplaçant pour voter sont si peu nombreux que le président actuel a été élu par une minorité.

La France fait pourtant face à d’énormes enjeux. L’État est massivement endetté et bien trop gros, la croissance ne revient pas, le chômage continue d’augmenter, l’État-providence avance tranquillement vers une faillite qui touchera des millions de Français absolument pas préparés à se passer de lui.

Les enjeux sont politiques, et leurs causes aussi : le pays est sclérosé et, malgré les effets d’annonce successifs, les réformes ne changent rien. Peu ambitieuses dans leur conception, elles doivent ensuite être amendées, vidées de leur contenu et enrichies de dispositions bizarres pour avoir la moindre chance d’être ratifiées. La France ressemble à s’y méprendre à un paquebot dont le capitaine donne de grands coups de barre sans parvenir à en altérer la course. L’ennui, c’est que pendant ce temps, dans la cale, les Français rament, sans parvenir à altérer la vitesse. Ni pour le pays, ni pour eux-mêmes.

Ce qui explique sans doute que les Français ont l’impression de passer à côté de leur vie. Ou qu’ils soient parmi les plus pessimistes du monde quant à l’avenir. Ou que beaucoup d’entre eux, jeunes mais pas seulement, décident de partir. Ou que le taux de suicide soit en France plus élevé qu’ailleurs.

Les Français n’ont pas d’influence sur la politique ou sur le fonctionnement de l’État, mais l’État a un poids considérable dans leurs vies. C’est lui qui leur impose un programme éducatif, qui régit l’économie, le travail, et la société ; c’est lui qui collecte leurs impôts et cotisations et décide quoi faire avec. Avec les résultats qu’on voit : 57% de dépense publique, 0% de croissance. Des salariés « protégés » par un Code du travail qui tient plus de l’encyclopédie que du contrat, et plus de 5 millions de chômeurs. Les Français ont raison de se désintéresser de la politique parce que ce n’est pas de la politique ou de l’État que viendra le salut.

Ni des politiciens qui n’ont, à l’évidence, rien à faire d’eux – sauf pour récolter leur voix et le fruit de leur travail. Politiciens qui font de toute chose une priorité et de toute priorité une catastrophe. Politiciens qui promettent la lune et se félicitent qu’on puisse encore la voir. Politiciens qui promettent plus de transparence et d’exemplarité mais qui (morceaux choisis) :

  • Omettent leur concubine de leur déclaration de patrimoine mais n’oublient pas de mettre à sa disposition gîte, couvert et personnel ;
  • Omettent de déclarer et s’acquitter de leurs impôts ;
  • Se font cirer les chaussures aux frais du contribuable ;
  • Font des fausses factures de campagne pour financer on ne sait quoi, et font financer leurs campagnes par des personnages peu recommandables ;
  • Incendient des voitures pour faire grimper le sentiment d’insécurité ;
  • Achètent des voix, se font prendre, interdire d’Assemblée, mais continuent d’y siéger ;
  • Mentent à répétition au sujet de comptes à l’étranger alors qu’ils prônent la traque aux exilés fiscaux ;
  • Se gavent de rémunérations, indemnités, dividendes colossaux, et offrent à leurs amis de semblables privilèges.

La politique ne tient pas ses promesses, et les politiciens non plus. Heureusement, l’État tel que nous le connaissons est inexorablement amené à disparaître. On peut compter sur nos politiciens pour repousser autant que possible l’échéance, interdire les entreprises innovantes et le don de chatons, limiter les paiements en liquide, alourdir le Code du travail, harceler ceux qui tenteraient de quitter la Sécurité sociale et le RSI. Mais la fin de leur monde est inéluctable.

Car qui peut avoir le droit de décider (en dehors des seuls individus concernés) qui peut se marier et qui ne le peut pas ? Quelles causes sont dignes d’être soutenues ? Combien d’argent doit être pris à qui, et comment il doit être utilisé ? Que doit contenir un contrat de travail ?

Les citoyens ne sont pas censés être au service de l’État, mais précisément l’inverse. La société civile n’est pas une instance qu’on consulte vaguement avant certains projets de loi. Une association n’est pas une machine à collecter des subventions. Et la solidarité n’est ni une obligation, ni un droit.

Nous naissons libres. Pourquoi militer dans des partis politiques dépassés, soutenir des mafieux en écharpe tricolore, alors que nous pouvons nous contenter de mener nos vies pour le plus grand bien de tous ?

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  • J’ai déjà arrêté de m’en soucier, je n’ai pas voté en 2012/2014 et ne voterait pas aux régionales. Je ne voterais aux présidentielles de 2017 que si Marine est au second tour pour soutenir son opposant (en me pinçant le nez). L’expatriation est la meilleure voie de toute façon sinon ils ne nous laisseront jamais tranquille.

    • « Je ne voterais aux présidentielles de 2017 que si Marine est au second tour pour soutenir son opposant (en me pinçant le nez). »

      Mieux vaut une fin dans l’horreur qu’une horreur sans fin. Vous réagissez comme bon nombre de nos compatriotes : en mouton face à la beteuh immonde. En agissant ainsi, vous légitimez le président élu et remettez un jeton dans le manège !

      • Martini, excellente argumentation! Il est clair qu’avec Marine nous avons la certitude d’aller très rapidement dans le mur et l’explosion des structures politiques, économiques et sociales obsolètes, archaïques et corrompues de ce pays. Marine explosera avec et amènera par voie de conséquence une destruction qui ne pourra que devenir après un court et intense désordre la destruction créatrice chère à Schumpeter. C’est le seul chemin possible pour changer ce pays; certain que la classe politique qui se succède au pouvoir depuis 40 ans n’a pas la moindre volonté, ni la capacité de changer quoi que ce soit, agrippée qu’elle est à la perpétuation de ses privilèges. Le projet c’est l’avènement d’autre chose qui balbutie aujourd’hui avec quelques mouvements de citoyens issus de la société civile.

        • Vous croyez vraiment que la fin du système amènera vers une société différente, libérale ? Les chances de ça sont quasi nulles…

          • Ècoutez!

            Ou, il y a moyen d’en sortir mais pas en ne faisant que s’occuper du sexe des anges, d’un mammifère à naître d’un couple avec partenaires du même sexe, d’une réforme non testée de l’enseignement et d’autres idées aussi incongrues que condamner des coupables à une peine qui ne sera pas exécutée, faute de places dans les prisons! MAIS IL FAUT DES RÉFORMES!

            OUI, il serait facile dire qu’il y a conflit d’intérêt entre être fonctionnaire d’un état pourri et participer à une de ses principales instance législatives, l’assemblée nationale.

            Si tout fonctionnaire devait abandonner toute carrière acquise et future dans la fonction publique, votre assemblée nationale de « godillots » insignifiants (depuis Ch.De Gaulle, démocrate mais qui ne s’adressait qu’à TOUTE la population), et, pour tout dire, inutiles pour influencer la politique de l’exécutif et de sa Majesté, le Président, (ce « Monarque » aussi républicain que provisoire mais qui a plus de pouvoirs, en Europe, qu’aucun Roi, Prince ou Archiduc, eux tout à fait légitimes et reconnus, mais qui n’ont aucun droit politique entre leurs mains, exception faite pour le seul prince maqué avec la France, celui de Monaco), alors pourquoi les fonctionnaires sont majoritaires à l’assemblée?

            Et parmi eux, ces enseignants qui se plaignent de toute initiative qui puisse modifier leurs routines syndiquées: pourquoi sont ils majoritaires dans cette majorité de fonctionnaires de l’assemblée?

            Poser la question c’est y répondre!

            La France reste un pays splendide à visiter absolument tant sa géographie est diverse et belle et riche et variée! Sa population peut être plaisante, surtout en-dehors des zones touristiques.

            Ailleurs, comme à Paris, ils n’en veulent qu’à votre argent, en vous arrosant de leur mépris unilingue: vous êtes à peine toléré, provisoirement, mais cela mérite toute votre gratitude et votre pourboire!

            Attendez! Ils ne se prennent pas pour de la m…, dans ce pays! Ils sont tous les descendants directs de ce qu’ils appellent « Les Lumières » qu’ils comptent bien, encore maintenant, imposer comme normes pour le Monde.

            (Mais sans devoir, eux, s’y plier, comme pour les Droits de l’Homme qu’ils disent avoir inventés mais sur lesquels les Perses ont écrits, il y a 2 600 ans et qui figuraient déjà dans la constitutions des États-Unis d’Amérique (Bill of Rights) dès 1789, alors qu’il fallut attendre 1815 pour que l’impérialiste guerroyant Napoléon disparaisse définitivement de la scène (il a tout de même rétabli partiellement l’esclavage!). Mais c’est en France qu’ « ON EN PARLE LE PLUS », ça, c’est incontestable!)

            Mais le pire est au sommet de la pyramide: eux ne croient plus à tout ce fatras mais ils l’entretiennent pour « le peuple » (qu’ils écrivent Peuple dans les textes publics), l’objet de leur mépris mais qui, grâce aux politiciens de l’Élite, parviendra à survivre malgré le coût du président qui se prend toujours pour Lous XIV, avec ses ministres, ses courtisanes et ses favorites changeantes mais logées au Château, toute sa cour de faux noblions, sans doute, mais de vrais rapaces narcissiques et susceptibles, et tous ces subalternes innombrables « au service de la France », tous avec ce prestige des valeurs de l’héritage « Lumières » mais vides de toute autre valeur efficace, auquel le peuple est prié de consacrer toute sa dévotion et toute son épargne, jusque dans les campagnes les plus reculées de la vaste République (oui avec majuscule, si il s’agit de la France) monarchique (avec minuscule car « titre » pas vraiment revendiqué).

            Et comme pour François-Louis XIV, en fin de « mandat », les caisses sont vide et le « Colbert » actuel voudrait bien être vte ailleurs, histoire de jouir encore un peu du système (pas élu, nommé!) avant de vraiment sentir le sapin!

            Alors les citoyens s’exécutent mais n’attendent plus aucun salut de la classe dirigeante: ce pays n’a plus rien d’une démocratie:il n’est même pas prévu de processus populaire de défiance envers ce monarque républicain élu: ils cherchent l’indifférence mais les réalités et les factures, elles, ne les laisseront pas s’endormir: show must go on!

          • La fin du système fera probablement le lit d’une bonne dictature

          • Pourquoi vouloir empêcher les gens d aller au bout de leur connerie ?

        • Je ne voterais pas plus à un hypothétique second tour FN-QuoiQueCeSoit. Que l’abstention gagne toutes les élections.

          • Les politiciens se fichent de l’abstention, même s’ils étaient élus avec 90% d’abstention ils seraient heureux car ils auraient le poste convoité et l’influence qui va avec.

            • Ne croyez pas ça une seconde. L’abstention met en panique les politiques et leurs séides parce qu’elle touche là où ça fait le plus mal, déchirant le voile de légitimité dans lequel ils se drapent pour masquer leurs turpitudes et leurs âmes noircies. A 90% d’abstention, ou même seulement à 60%, la mascarade démocratique des partis uniformément collectivistes fait pschitt. Plus aucun politique ne peut jouer la comédie du pouvoir légitime, oser faire la morale, et encore moins pérorer sur le consentement à l’impôt des Français pour mieux les dépouiller. Si vous voulez que la machine collectiviste s’arrête, il est contre-productif de remettre un ticket dedans, du moins tant qu’une offre politique authentiquement libérale ne sera pas en mesure de prendre le pouvoir pour appliquer enfin la Constitution, ni plus ni moins.

              • C’est une tactique mais qui prendra du temps à s’installer et des efforts que les seuls libéraux n’obtiiendont d’autant moins qu’un libéral est un individualiste qui laisse à tout autre la liberté de penser autrement que lui!

                Par contre, exiger (par simple exemple) qu’un président sot élu à au moins 40 % des électeurs « inscrits » (encore une idiotie: devoir s’inscrire pour voter: en démocratie, voter est un devoir civique qu’il est normal d’imposer obligatoirement à tout citoyen pour avoir des résultats en voix et en exiger un minimum pour être valablement élu).

                Il n’est pas normal que le président s’impose avec 1 ou 2 % de différence des votes exprimés, quel que soit le nombre de votes significatifs en nombre absolu! Il pourrait ainsi n’être le candidat que d’une maigre portion de citoyens!

                Donc 40 % des inscrits ou fonction amputée de certains pouvoirs comme décider seul d’aller faire la guerre en Libye ou en Afrique subsaharienne sans en référer à qui que ce soit! (Aberration démente en démocratie!).

                La tare française par excellence, c’est son refus de transparence (confirmé par Tansparency International) recouvert de discours trompeurs trop souvent orientés! Ainsi aucun politicien ne reconnait d’erreur (ne parlons même pas de faute) sans en rejeter une grosse part de responsabilité sur ses adversaires « politiques ». Comme si il n’était jamais contré par ses « amis politiques » qui voulaient sa place, donc sa peau!

                • Je suis contre le vote obligatoire car je réclame le droit de m’en foutre de mon pays . C’est ma liberté individuelle et cela n’a rien à voir avec la morale ou un prétendu devoir civique à la con ! je pense aussi qu’ils ne méritent pas mon déplacement.
                  Un libéral ne peut PAS vouloir que quelque chose soit obligatoire sinon c’est du soviétisme et vous ne pouvez vous dire libéral , et on en viendra au syndicat obligatoire , parti obligatoire …. on a déjà la mutuelle OBLIGATOIRE , ça vous parait normal ? moi j’appelle ça de la vente forcée , et il me semble que c’est interdit !

                  • Dans bien des choses, l y a un côté théorique et un côté pratique: même dans les pays où le vote est obligatoire, il y a des gens qu ne votent pas en risquant une amende (modérée): un souvenir: un rassemblement: ils ont attaché leu convocation à un ballon avant de faire un lâcher, en présence de la presse, naturellement. Dans ce cas, le message est passé, difficile à ignorer.

                    Mais ne pas voter, c’est laisser aux autres la liberté de choisir sans vous, subir les conséquences de leur choix, et, en fait, renforcer la majorité, en nombre relatif.

                    Il en sera comme ça tant qu’on ne comptabilisera pas les abstentions, les votes blancs et nuls et ne donner positivement de mandat que sur des chiffres absolus pour compter un minimum de voix.

                    Il n’est donc pas étonnant que les Français ne connaissent pas leurs députés européens (des « recasés », pour la plupart) élus par bien moins de 50% des votants, qui siègent quand ils ont envie alors que 30 à 50% des lois viennent maintenant de là!

                    Les primaires des partis ne font qu’aggraver les choses au détriment du premier tour: tout concourt à diminuer la démocratie du vote individuel libre.

                    Ce n’est pas simple. Sans compter qu’aucun programme ne propose, pour le moment, un plan précis de « rationalisation + simplification + modernisation » de la machine infernale poltico-administratve, accompagné d’un vaste plan social: pré-retraites, recyclage et formations etc… (pour les détails voir Pôle Emploi).

              • Il y aura toujours un minimum de votant : ceux qui profites de l’argent des autre et les politiques s’arrangent toujours pour qu’un minium de la société s’imagine être perdant sans les subsides étatiques….

              • NB: 60%, nous y sommes, en tenant compte des non-inscrits. Au moins un Français sur 12 ne fait meme plus la demarche de s’inscrire sur les listes électorales.

              • J ai arrêté d aller aux putes en 2002. Voter, c est demander à la victime d un viol de prendre son pied pendant le supplice.

        • @Martini et Oblabla

          Donc vous préconisez une guerre civile. Pourquoi pas ?

          Mettons que ça arrive si le fn passe (rien de sûr non plus). Actuellement les plus grosses réserves d’armes sont dans les cités et la pègre en général (ya aussi les chasseurs, mais ça reste du 12).

          Donc on peut prévoir que ça partira de là (on fait pas une guerre avec des fleurs).

          Mais pour un véritable changement il faudra aussi des appuis chez la police et l’armée. Sinon la guerre civile a peu de chance d’aboutir.

          Donc qui prendra le pouvoir ?

          Si le fn arrive a garder le contrôle de l’armée et de la police se sera le fn.

          Sinon celui qui aura les meilleurs contacts au sein de ces deux corps. Donc fort probablement quelqu’un ou un groupe du système actuel.

          Donc au final on se sera tous entretué pour pas grand chose.

          Une autre façon serait de prendre le « maquis » via la formation d’un groupe rebel. Là ça dure longtemps et dans l’attente c’est état d’urgence dans le pays avec tous les inconvénients que ça comporte.

          La vie dans le « maquis » c’est pas la joie non plus. Faut être motivé et savoir pourquoi on se bat.

          J’ai aussi oublié de parler des services spéciaux des pays étrangers qui essaieront de récupérer quelque chose ou de pousser des hommes qui leur conviennent. Là aussi autant avoir les relations adéquats.

          Non mais sérieux, vous êtes sérieux. Vous croyez vraiment que si le fn passe ça sera soulèvement du peuple et paradis à la clef ?

          Je crois que les choses seront un peu plus compliqués que ça.

          Changer le monde commence par se changer soi même. En lieu et place d’une révolution extérieur on peut déjà commencer par une révolution intérieur et arrêter de moutonner. A partir de là des choses peuvent aussi changer.

          • Très bien dit, faut réfléchir un peu avant d’espérer aussi naivement !

          • Excellente conclusion: les guerres civiles sont toujours les plus meurtrières, chacun étant tenté de régler ses comptes, vu l’occasion. Ne vous souvenez-vous pas de la « libération » où bien du monde a changé de camps « in extremis » après un pétainisme officiel? « Maréchal, Nous voilà! … » Combien de personnes ont chanté ça?

            Non, ce n’est vraiment pas la solution!

            Ce qui manque le plus en politique française, aussi ridicule que ce soit à dire, c’est de la « vertu »: le courage de dire la vérité de la situation, dire que les réformes sont nécessaires et urgentes, que la facilité et la rémunération dans toute fonction publique doit être réduite, que les élus actuels ne seront pas tous reconduits dans leur mandat vu qu’il y en aura beaucoup moins et qu’ils seront moins rémunérés! Que les aides d’état seront diminuées, que des services gratuits non indispensables seront supprimés, et qu’il faut arrêter de compter sur l’état pour tout comme l’état pense mais qu’il faudra compter plus sur soi même!

            Les mauvaises nouvelles sont difficiles à dire mais plus personne ne vous prend pour un démagogue!

          • Arrêter de moutonner , certes…. mais concrètement , que proposez-vous? quelles actions CONCRETES ?

      • Entre national-socialisme et national-clientélisme?

      • Peu importe, ma conscience ne sera jamais tranquille si je ne vote pas contre un parti autoritaire, rétrograde et surtout antilibéral et amoureux des régimes totalitaires à travers le monde. Ce n’est pas la France, et je préfère une aggravation lente avec possibilité de rémission qu’un effondrement qui n’amènera que quelque chose de pire ou de même catégorie car généralement c’est comme ça que ça finit ! Il suffit de voir ce que ça a donné en Russie avec la fin de l’URSS. Trop facile d’espérer qu’un « fin dans l’horreur » amènera l’espoir, c’est dans le désespoir et l’humiliation que le totalitarisme antilibéral trouve son terreau le plus favorable !

        • Possibilité de rémission ? Vous plaisantez j’espère, cela fait 45 ans que les choses empirent et que rien ne bouge, l’enfoncement dans le socialisme continue de plus belle avec toujours autant de gens pour soutenir ces idées mortifères. Hollande ou Sarkozy se réjouissent de voir que certains agissent précisément comme ils l’espèrent. Je vois mal comment la situation peut, de toute manière, s’arranger tant le système est verrouillé.

          • J’ai dit « possibilité », j’ai pas dit que j’y croyais personnellement..Mais qui sait ? Avant Thatcher personne n’y croyait probablement au Royaume-Uni. Peut-être qu’un libéral charismatique finira par émerger un jour ou l’autre ? Très peu de chance mais bon..

        • Le vote « contre » n’existe pas dans la procédure électorale française. Vous dites à vos amis que vous votez contre quelqu’un, mais en fait vous votez pour un autre, qui ne manquera pas de se vanter de cette légitimation. Sans compter qu’il aura certainement bâti toute sa stratégie sur ce comportement, ce qui le dispense de programme.

          • C’est effectivement vicieux: il reste à choisir le vote nul pour inscription nterdite mas qui sera, au moins, ue par l’assesseur: vous vous serez au moins exprimé à une personne (ou à plusieurs, d’ailleurs). C’est déjà une satisfaction!

        • des infos…. quel parti n’est pas : « antilibéral et amoureux des régimes totalitaires à travers le monde » ?

          • Alors la mission est d’expliquer la différence entre être libéral et « l l’ultralibéralisme » que les gens voient comme libéral et qui n’en est qu’une perversion qui ne vise que le profit personnel au détriment des autres, ce qui va contre l’interdiction du libéralisme de nuire à autrui et, souvent, le simple respect des lois votées démocratiquement!

            Sinon, toute personne aime sa liberté personnelle mais n’est sans doute pas prête à renoncer à des avantages contre une entorse à leur liberté! Et il n’est pas facile d’expliquer que sortir du système leur coûtera moins pour un service équivalent si elles poussent la bonne porte ou à s’assurer elles-mêmes avec leurs économies.

    • La première et dernière fois que j’ai voté c’était en 1981 après je me suis dit que je veut bien me faite baiser mais si en plus il faut que je donne mon consentement c’est non! je peux au moins me regarder dans la glace et me dire que je n’ai pas cautionner le tombereau de conneries des politocards.

  • Les politiciens et les « élites intellectuelles » sont inquiètes de cette situation. Mais en ce qui concerne les politiciens, ils sont surtout inquiets pour leur situation personnelle. Pour les « élites » auto proclamées cela reste à voir …

    Si ces « élites » veulent garder un minimum de cohérence, elles devraient dénoncer fermement le comportement des politiques qui ne font qu’aggraver le problème. Avis à tous les cireurs de pompes des media : on n’est plus dans une problématique droite gauche ou même tripartite, on n’est plus dans un choix de société, dans la prospective ou dans la lutte contre des menaces futures mais dans une faillite institutionnelle au présent.

  • « Ce n’est pas de la politique ou de l’État que viendra le salut ».
    Toujours la même erreur libérale « économiste » : ramener la politique à l’économie pour condamner l’État.
    L’État est trop petit dans ses fonctions régaliennes (sécurité surtout) et dans sa fin véritable : instaurer le Bien Commun, y compris dans l’économie.
    Ce qui ne veut bien sûr pas dire : dirigisme, mais défense de la propriété (la vraie, càd non capitaliste –Chesterton–)

  • Johnathan R. Razorback
    26 septembre 2015 at 12 h 23 min

    Je suis en désaccord avec cette tribune. Il est chimérique de croire que la situation française s’améliora sans le moindre changement politique. L’inéluctabilité de l’effondrement de l’Etat-Providence est aussi absurde que la thèse marxiste de l’inéluctable éclatement du capitalisme sous la force de ses contradictions. C’est de la mystique hégélienne.

    • Je crois aussi que c’est de l’optimisme béat.

      Si les français se désintéressent de la politique, donc ils s’en lavent les mains et laissent les mains libres à ces politiciens qui nous méprisent. L’irresponsabilité des politiques et largement partagée par nous autres français qui laissons faire, ou même pire, qui réclamons toujours plus l’intervention de l’état.

      Et croire aussi qu’aller vers le pire ne fera que hâter la fin du calvaire, c’est aussi de l’optimisme béat. Ca peut au contraire donner toutes les justifications à l’état pour imposer durablement une dictature à la française… et donc continuer dans l’horreur sans fin.

      La révolution a t’elle libéré les français? Non, le pouvoir a changé de main, en passant par quelques petits épisodes de dictature rigolote, à base de petits décrets tyranniques, et de petits massacres.

  • Une légère erreur, non les français ne se désintéressent pas de la politique, mais juste des politiques…

  • Il serait grand temps de mettre un terme à la république, et de laisser les gens, quels que soit leur milieu et leur origine, reprendre les choses en main.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_directe

  • Merci ….
    Vous me rassurez car je pensais être le seul à me désintéresser du fait politique …
    Il faudra me raconter autre chose que le conditionnement de cervelles matraqué à chaque journal radio (c’est à dire toutes les heures quand ce n’est pas demi-heures), dans chaque quotidien ou hebdomadaire ….
    Il faudra des engagements clairs et précis avec la démonstration d’une réelle volonté de les mettre en application autre que de vagues promesses jamais tenues …
    Il faudra que les élus , du haut de leur tour d’argent , commencent à faire preuve de solidarité quand il s’agit de se serrer la ceinture sur les retraites par exemple (tous y compris et surtout les plus modestes doivent se serrer la ceinture et je n’ai pas entendu qu’un seul député ou sénateur ait proposé de réduire d’un centlme d’euro le montant de sa propre retraite …..
    Il faudra que les juteux privilèges accordés au copains et aux copains des copains cessent …

    Il en faudra des engagements pour que je recommence à m’intéresser au fait politique … Sinon … basta !!! mon papier blanc est prêt.

  • Queensez vous du Parti Liberal Democrate? Le programme a l air pas mal

    • Ca c’est un vrai sujet ! Le PLD a le mérite de diviser clairement les libéraux .. Ca serait pas mal un article la dessus avec un débat.

      • Oui, certainement, car il faudra un parti suffisamment libéral mais suffisamment accessible aux électeurs pour ne pas faire un bide: il faut partir de la réalité et tenir compte que la majorité des citoyens se pense non libérale dont ils ont une mauvaise idée (fausse et purement financière, opposé à tout « social ».

    • Ce ne sont pas de purs libertariens, mais c’est de loin le parti le plus libéral de france aujourd’hui.
      Pour moi ils font ce qu’il y a de plus intelligent vis à vis de l’electorat français qui ne serait absolument pas capable de ne pas hair un véritable parti libéral.

      C’est déjà assez compliqué comme ça dans ce pays de faire comprendre ces idées et de poser une fondation davantage basée sur la liberté, inutile à mon sens de s’entre déchirer sur les finitions.

  • Les militants désertent sans doute les partis, mais il ne faut surtout pas croire que le francais se désintéressent de la politique. Les émissions politiques à la télé et à la radio pullulent et elles ont une audience. Les journaux ne sont pas en reste. A chaque élection majeure il y a des foules massives qui font la fête dans la rue. Il y a une demande du peuple. Qu’attendent les libéraux pour y répondre?

    • Ceux qui descendent dans la rue fête leur victoire c’est à dire la possibilité (réel ou imaginaire) de pouvoir vivre sur le dos les vaincus. Ces gens là sont définitivement perdus pour les libéraux, jamais il ne seront réceptif aux thèse libérale, tout ce qu’il demande à la politique c’est la possibilité de voler en toute sécurité en faisant appel à l’état.

  • Cher Monsieur,
    Mais vous êtes incroyable ! Quel bonheur de découvrir un site comme le vôtre, généreux en informations, rigoureux en traitement des données, spécialisé avec une réelle ouverture intellectuelle sur le monde.
    Vous êtes brillant, agréable à lire, et au résultat courageux pour être dévoué et généreux en vue d’aider vos compatriotes à mieux comprendre, desserrer les ficelles qui entravent leurs chevilles : ces chevilles qui n’articulent plus la marche et restent enflées d’inertie.
    Merci donc pour tout cela !
    Je reviendrai souvent vous lire
    Avec les remerciements chaleureux d’un contemporain
    Amicalement
    DL

  • Les commentaires sont fermés.

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