Fed : vive les taux zéro !

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Fed : vive les taux zéro !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 septembre 2015
- A +

Par Bill Bonner.

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Viva les taux zéro. Viva ! Viva !

Comme nous le pensions, Mme Yellen n’a pas voulu risquer d’augmenter le taux directeur de la Fed. Bloomberg :

« Les dirigeants de la Réserve fédérale ont laissé les taux inchangés, choisissant de retarder une augmentation dans un contexte d’inflation obstinément basse, de perspectives incertaines pour la croissance mondiale et des récents soubresauts des marchés financiers.
‘Les récents développements économiques et financiers dans le monde pourraient restreindre dans une certaine mesure l’activité économique et vont probablement peser plus encore sur l’inflation à court terme’, a déclaré le FOMC dans une déclaration ce jeudi à Washington.
En maintenant leur taux de référence entre zéro et 0,25%, les décideurs ont montré qu’ils ne sont toujours pas convaincus que l’inflation reviendra progressivement à leur cible de 2%, en dépit de gains durables sur le marché de l’emploi [américain]. En août, le chômage est passé à 5,1%, son plus bas niveau depuis avril 2008″.

Le spectacle est si ridicule que la tête nous en tourne… nos genoux fléchissent. Selon le rapport ci-dessus, la Fed n’accordera aux épargnants aucune compensation pour leur discipline et leur abnégation. Soit l’inflation grignote leur capital au taux de 2% par an minimum… soit la Fed les prive de tout revenu sur leur épargne.

La réalité dépasse la fiction. Apparemment, l’économie américaine ne peut pas fonctionner avec des prix stables.

Et la Fed semble avoir une aversion surnaturelle envers les épargnants. Ils doivent être punis ; « si l’inflation ne fait pas le boulot, nous nous en chargerons nous-mêmes », dit le FOMC.

Ces décisions politiques — et toutes les simagrées qui les entourent — sont si vertigineusement absurdes qu’il doit y avoir une logique plus profonde derrière. Et c’est bien le cas.

Tout droit vers le désastre

Les taux d’intérêt ultra-bas ne sont en réalité qu’une forme de « crime en col blanc ». Tout taux inférieur au taux « naturel » est un vol. Les compères ayant accès à l’argent l’utilisent pour faire grimper les prix de leurs actifs. Des bonus sont versés… et on peut utiliser les actifs eux-mêmes pour les échanger contre les biens et les services d’autres personnes. La maison sur Long Island qui aurait pu appartenir à un plombier ayant travaillé dur et épargné tout son argent va plutôt à un banquier qui a manipulé des taux bas en une immense fortune. Dans les faits, la partie était truquée. La maison a été prise à celui qui l’avait gagnée et donnée à un homme qui a comploté avec les truqueurs.

Nous avons prédit — il y a des mois de ça — que la Fed ne resserrerait jamais sérieusement sa politique. Elle pouvait s’amuser avec de minuscules hausses de taux. Mais notre hypothèse est qu’elle ne peut plus tolérer une vraie correction. Au lieu de ça, dès que le marché boursier vacille… et/ou que l’économie entre en récession… la Fed assouplit le crédit. Nous n’aurons pas de hausse de taux ; nous aurons des baisses. Et dans la mesure où le taux directeur de la Fed est déjà au plancher, le FOMC va devoir forer un trou dans la moquette pour que les taux puissent baisser plus encore.

Nous avons exposé les raisons de la situation dans notre dernier livre, Hormegeddon. Ce titre en forme de néologisme décrit un phénomène souvent observé, mais encore jamais expliqué jusqu’alors, lorsqu’une politique publique se transforme en désastre.

Voilà ce qui se produit : à mesure que de plus en plus de ressources — comme des maisons sur Long Island — deviennent des produits de la politique plutôt que la production de la véritable économie, de plus en plus de gens ont intérêt à ce que ladite politique se poursuive. Wall Street, les grandes entreprises, le gouvernement, les pauvres, les riches, les compères et les zombies — tous veulent voir le spectacle continuer. Seuls les petites entreprises (qui n’ont pas accès à l’argent ultra-bon marché), la classe moyenne (qui doit travailler dans l’économie réelle de M. et Mme Tout-le-Monde), les retraités et les épargnants voudraient en voir la fin. Et ils sont souvent prisonniers de l’engrenage… avec des prêts étudiants, des prêts automobiles et des prêts immobiliers démesurés. Comme des spectateurs accros à la série Game of Thrones, ils doivent voir ce qui arrive au nain !

Plus la politique reste en place, plus les gens y ont adapté leur existence… moins ils peuvent supporter la douleur de l’abandonner. Vient un moment où il devient impossible de changer la politique. Il faut s’y tenir… alors même qu’elle vous mène au désastre. C’est à ça que ressemble Hormegeddon.

Et c’est le spectacle auquel nous assistons en ce moment.

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  • Il est evident que des taux à 5% permettent aux plombiers d’acheter des maisons sur Rhode Island ou Marta Vineyard. C’est pour cela qu’on y trouve un nombre incalculable de plombiers ayant acheté leurs maisons dans les années 90 2000 période pendant laquelle il n’y a eu aucune spéculation immobilière…

    Il faut arrêter de dire n’importe quoi : ça devient lassant.

    • Cet article est pourtant de simple bon sens.
      Baisse des taux = hausse du prix des actifs existants.
      En théorie quand les taux tendent vers zéro la valeur de ces actifs tend même vers l’infini.
      En corollaire l’épargne ne vaut plus rien, autrement dit la valeur du travail ne vaut plus rien.
      C’est simplement mathématique.
      @Stéphane qu’est ce que vous ne comprenez pas là dedans ?

      • « Baisse des taux = hausse du prix des actifs existants »

        pardon de cette incursion, mais c’est ça que je ne comprends pas : pourquoi la baisse des taux porte à la hausse le prix des actifs ?
        Exemple concret svp

        • exemples concrets:
          – Cas A:
          Je suis riche j’ai une somme à investir, les différents placements financiers (assurance vie…) rapportent tous en moyenne 10% / an, je vise donc une renta au moins égale à 10% car je ne vais pas investir au moins rentable.
          Je regarde l’immobilier, je vois un studio qui rapporte 10Keuros/an (selon les loyers prix de marché du quartier, je n’ai pas d’influence là dessus). Comment valoriser ce logement ? En calculant son prix pour lequel 10KEuros/an représentent 10% de renta/an.
          Résultat: Prix=10000 / 0,1 ==> Prix = 100Keuros.
          Je suis donc prêt à mettre max 100Keuros pour cet appartement, au delà ça n’est plus rentable par rapport aux autres placements et tous les encherisseurs vont raisonner comme moi. Au final l’appartement se vendra donc autour de 100Keuros.
          Ca c’était hier, aujourd’hui les taux de tous les investissements sont tombés à 2% en moyenne. Même raisonnement meme appartement même loyer:
          Prix=10000 / 0,02 ==> Prix = 500KEuros.
          En payant un appart 500KEuros qui rapporte 10KEuros/an j’obtiens 2% de rentabilité/an je suis donc prêt à payer ce prix mais au delà ça n’est plus assez rentable. Tous les autres investisseurs pensent pareil et enchérissent jusqu’à 500Keuros.
          Ensuite avec un taux visé de 1% ? ==> je vais enchérir pour le meme appartement jusqu’à 1 million d’euros.
          Taux 0,1% ==> 10millions d’euros.
          Etc…
          Au final quand la rentabilité visée tend vers zero le prix qu’on est prêt à payer pour l’actif tend vers l’infini.

          Après effectivement le marché n’est pas fait que d’investisseurs pleins aux as.
          – Cas B:
          Un jeune couple veut acheter, l’immobilier est cher et monte tout le temps il veulent « se dépêcher d’acheter avant de ne plus pouvoir » (propagande des lobby immobiliers: « dépêchez vous c’est le moment ou jamais ! »). il va voir sa banque et demande combien elle peut leur prêter au max (à 33% sur le plus longtemps possible).
          Taux d’emprunt: 10%. Ils peuvent emprunter mettons 100Keuros sur 25 ans.
          Ils vont chercher un logement qui convient à peu près et enchérir jusqu’à leur capacité max d’endettement vu qu’ils faut qu’ils se dépêchent car « il n’y en aura pas pour tout le monde » et « 15 concurrents veulent le même appartement ».
          Résultat: le logement en question se vendra au max de la capacité d’emprunt du plus riche des candidats, mettons 150Keuros.
          Aujourd’hui les taux sont tombés à 3%, le même couple peut emprunter 2 fois plus pour la meme mensualité, mais c’est pareil pour tous les autres.
          Résultat, le logement en question se vendra au max de la capacité d’emprunt de plus riche des candidats; 300Keuros.
          Etc…!
          PS: raisonnement schematisé à l’extreme vous l’aurez compris 😉

          • Ce n’est parce que l’on achète un appartement 10 fois plus cher que le loyer devient 10 fois plus cher, donc le rendement du bien diminue quand la valeur du bien augmente … et tend vers zéro.

            Tiens c’est bizarre : zéro …

            En fait tout taux directeur différend de zéro est payé par les citoyens ou provoque une création ou une destruction de monnaie, ce qui cause inflation et déflation par vagues successives : inflation d’abord, puis déflation quand survient la crise.

            Le taux d’intérêt directeur doit être corrélé au taux de production (dans le cas de vos immeubles, c’est plus ou moins l’accroissement du nombre de logements, taux de production ramené à l’ensemble des biens.)

            Votre exemple ferait penser que le taux de production est de 10% (le loyer) mais en fait il n’en est rien : le loyer n’est pas une production, mais juste un échange déterminé par le marché. Le volume total de monnaie est contextuel (chaque échange différé augmente le volume de monnaie nécessaire pendant le temps de la transaction) mais tend vers une valeur stable qui ne croit (ou ne décroit) que très lentement.

            • Vous mélangez beaucoup de choses !
              les faits démontrent simplement ce que je vous dit, regardez la courbe des prix des actifs dans le monde depuis l’assouplissement general du crédit consécutif au krach des dot com en 2000 (QE 1 de la FED), cumulé pour nous au passage à l’euro qui a donné implicitement la caution de la bundesbank à tous les pays de la zone euro.

              • pardon QE1 de la FED = sauvetage general après la crise des subprimes,
                après le krach internet de 2000 elle a simplement baissé les taux (ce qui a donné les subprimes d’ailleurs)

                • Et tout à l’envers : la Fed a augmenté ses taux à partir de 2004, ce qui a débouché sur les subprimes en 2009.

                  Les taux avaient atteint 6,5% en 2001, ce qui veut dire que n’importe quelle action d’une entreprise qui ne dégageait aucune croissance productive en 2001 prenait au minimum 6,5% et que toute entreprise qui dégageait une croissance productive réelle inférieure à 6,5% (c’est à dire presque toutes) se voyait en danger de désinvestissement spéculatif : non seulement parce leurs investisseurs se reportaient vers des rendements purement financiers qui n’avaient aucun sens, mais surtout parce qu’à un moment où un autre, il faut rembourser les crédits et payer les intérêts.

                  • oui je ne crois pas avoir écris autre chose,
                    baisse des taux en 2000 ==> bulle immo (tiens tiens taux en baisse = actifs en hausse ??)
                    remontée taux en 2005 pour essayer de dé-surchauffer le truc avant que tout ne pète ==> trop tard krach subprime ==> QE

                    • Ce sont les taux en hausse qui ont fait exploser les subprimes qui étaient indexés.

                      Une BC n’est pas faite pour tenter de réguler les marchés financiers via ses taux, ni le marché immobilier ou autre, mais uniquement l’inflation : cette politique a été suivie avec succès dans les années 70 à 80, où le taux d’intérêt réel était nuls, voire négatif, puis abandonnée, ce qui donna les crash de 2000 et de de 2009.

        • Pour continuer …

          En fait, le taux directeur d’une banque centrale devrait logiquement être légèrement négatif, afin de permettre une création monétaire identique au taux de production (le taux de croissance réel).

          Petite digression : quand une BC prête 100 à 10%, elle récupère 110, donc en fait de compte, un taux directeur positif détruit de la monnaie en circulation, un taux négatif en crée.

          Comme cela n’est pas possible parce que cela tuerait complétement le marché interbancaire, une partie de la création monétaire faite par les banques est transformée en monnaie centrale par le QE.

      • Vu que les taux directeurs sont à zéro depuis quelques années, et que le prix des actifs n’est toujours pas infini … il y a un truc qui ne marche pas.

        La valeur travail est du bullshit : creuser un trou et le reboucher ne vaut rien.

        Alors oui : la rente ne vaut presque plus rien avec un taux à zéro, c’est à dire que les gens improductifs et magouilleurs ne sont plus gavés par l’Etat (c’est à dire par nous). Mais je trouve cela plutôt moral.

        • Ne pas confondre taux courts à 0,25 (BCE) et taux + long terme plus élevés (OAT 10 ans par exemple).
          Le taux auquel vous empruntez (env 3%) est au dessus du taux de refi des banques ils faut bien qu’elles margent, et il y a des frottements (impôts et charges qui font qu’une renta brute est différente d’une renta nette)…
          donc effectivement le moindre placard à balais dans une ville ne vaut pas encore l’infini heureusement 😉
          Plus largement, pour ce qui est d’assimiler le Travail à « creuser des trous et reboucher » je vous laisse à votre opinion, mais que vous le vouliez ou non il y a des gens qui produisent de la valeur en travaillant, ça s’appelle la valeur ajoutée.
          Pour votre dernier paragraphe je n’ai pas tout compris mais c’est bien votre travail et votre épargne qui ne valent plus rien à taux nuls (votre épargne provient elle même de votre travail).

          • Le travail n’a aucune valeur, c’est le fruit du travail qui a de la valeur. Et encore, cette valeur n’est pas intrinsèque, mais comme toute valeur potentielle : elle ne se révèle que lorsqu’il y a transformation : échange ou usage.

            Le marché libre permet l’échange, la propriété privée permet l’usage.

            Le « travail » est un concept moral, tout à fait acceptable, mais n’a rien à voir avec l’économie : il n’y a absolument aucune différence économique entre un objet fabriqué par un artisan et un objet fabriqué par un robot ou une machine.

            Cette « valeur travail » est née au XIX° des peurs des gens devant les machines : le maréchal-ferrant qui fabriquait des clous s’est vu concurrencé par les aciéries.

            La preuve : la valeur travail ne concerne que l’homme, personne n’a monté de théorie économique sur la valeur travail des chevaux quand ils ont été remplacés par le chemin de fer et l’automobile.

            En gros : la valeur travail ne sert qu’à une chose : à légitimer les taxes et l’organisation de la pénurie qui en découle, c’est à dire le chômage et la réglementation de l’esclavage.

            Seuls existent les actes libres, toute transformation en « travail » est une servitude.

            • c’est exactement ce que je dis:
              votre travail, ou plus précisément « le fruit de votre travail » si vous préférez, n’a plus de valeur au moment de l’échanger contre des actifs gonflés aux taux « zéros » / emprunts à rallonges.
              Un appartement parisien en 2000 = 3 ans de salaire moyen
              Le même appartement parisien en 2015 = 10 ans du même salaire moyen (qui a pourtant peu ou prou suivi l’inflation générale).
              et on en est encore à qu’à 3% de taux immobiliers…

              • Les taux directeurs sont nuls ou presque depuis 2010 seulement

                Salaire net moyen :
                en 2009 : 2041 euros – en 2014 : 2154 euros : 5,5% d’augmentation

                Le prix de l’immobilier en France a baissé ces trois dernières années de 7,7% et est revenu au niveau de 2009 : 0% d’augmentation.

                Vous mélangez les causes et les effets : l’inflation des biens immobiliers est largement du à un phénomène de marché de l’investissement : la hausse des prix de l’immobiliers se calque sur les rendements financiers : pourquoi un investisseur vendrait un investissement immobilier qui lui permet une plus value de 5%, alors qu’un rendement dans un placement financier est de 10% ?

                Si un placement financier ‘net’ ne lui procure que 0,25%, alors la vélocité du marché immobilier a du sens avec une plus value de 5% et le marché se calque là dessus.

                • rendements financiers en baisse (taux banques centrales en baisse + QE) ==> actifs en hausse
                  tout est là je crois !

                  • Ne vous inquiétez pas : les actifs vont tranquillement redescendre (du moins si la Fed ne change rien) pour se stabiliser.

                    Si vous regardez le DJN ou le NASDAQ sur 3 ou 4 ans, vous avez une belle bosse qui commence à redescendre tranquillement, contrairement aux pics des années 2000 et 2004-2009 ou l’augmentation de la courbe était en constante accélération puis décrochait.

                    Alors bien sur que tous les spéculateurs adoreraient que la Fed augmente ses taux … ca leur permettrait de s’en mettre plein les poches aux frais des contribuables.

                    • qui vivra verra !
                      pour moi c’est le contraire, en laissant les taux nuls ce sont les spéculateurs qui s’en mettent plein les poches sur le dos des contribuables.
                      Y a qu’a voir les hurlements des marchés à la moindre evocation de l’éventualité de leur « retirer le bol de punch » monétaire 😉

                    • Quand les taux de la banque centrale sont supérieurs à l’inflation (taux réel positif) se sont les contribuables qui payent.

                      Un taux nul ne veut rien dire : avec une inflation à -10%, un placement à -5% est le paradis de rentiers.

  • je ne comprends à l’économie, mais il me semble que la question se situe au niveau des objectifs de la fed…jouer avec la monnaie bouleverse tous les calculs spéculatifs des gens leur emprunts et leurs investissements, il me semble que dans un premier temps l’absence de visibilité crée par e paralysie de l’economie gel de la situation ..mais peu importe..
    pour un béotien…
    quels sont les objectifs de la fed?
    quelle est leurs pertinence économique ou leur supériorité morale?
    comment sont décidés quantitativement les variations de taux?
    comment mesure t on l’achèvement des objectifs annoncés?
    nous notons que si les objectifs de la fed sont multiples, il n’existe a priori pas un seul choix mais quantité de métrique de décision…

    sinon ..on a des gens qui prennent des décisions qui impactent la vie des gens, certaines en bien certaines en mal…et bien sur ceux qui peuvent anticiper ou peser sur ces décisions sont dans le camp des favorisés!

  • Et si au lieu de regarder du cote des riches qui profitent des taux bas (ce qui pourrait n’etre qu’un effet de bord), vous regardiez la dette du gouvernement US (ou francaise quand il s’agit de l’euro) : les taux zero permettent de faire face a la charge de la dette. Selon moi, c’est la raison principale de ces politiques monetaires absurdes et la raison pour laquelle ce n’est pas pret de changer…

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