En Guyane, l’or intéresse le ministre de l’Économie

pépite by tyalis_2 (CC BY-NC-ND 2.0)

Le territoire présente un important potentiel de développement.

Par Charles Sannat

pépite by tyalis_2 (CC BY-NC-ND 2.0)
pépite by tyalis_2 (CC BY-NC-ND 2.0)

En visite en Guyane entre le 18 et le 21 août 2015, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron ne cache pas son intérêt pour l’or. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la première visite du ministre outre-mer : au programme, des rencontres avec les acteurs de la filière bois et un déplacement au Centre Spatial Guyanais, mais aussi des visites de sites aurifères.

Des dizaines de tonnes d’or chaque année en Guyane ?

Il faut dire qu’avec son sous-sol très riche, la Guyane continue à intéresser la métropole. L’extraction aurifère y a une place très importante : c’est le « second secteur économique du territoire après le spatial », estimait ainsi l’année dernière Philippe Matheus, membre de la Fédération des opérateurs miniers de Guyane (Fedom-G) dans les colonnes de Franceguyane.fr.

Depuis, l’état des lieux n’a pas vraiment changé : le territoire présente un important potentiel de développement, et les professionnels estiment que le sous-sol permettrait d’extraire 15 à 20 tonnes d’or d’ici quelques années. Voire bien plus : « La société française Auplata, déjà présente sur place, estime qu’elle pourrait sortir 60 tonnes de minerai par an », relève Franceinfo.fr dans une émission du 20 août.

L’orpaillage, un problème toujours majeur en Guyane

Reste que la Guyane doit encore faire face au problème de l’exploitation illégale… et surtout autour des mines clandestines qui attirent les orpailleurs du Brésil ou du Surinam voisins. Les conditions d’extraction posent alors des problèmes humains comme environnementaux. Le mercure et le cyanure empoisonnent les hommes comme la forêt. « Il y a bien sûr un Code minier, un schéma d’exploitation et une fiscalité sur l’or en refonte totale. Les orpailleurs sauvages s’en fichent. La volonté de régulation est là, mais c’est difficile », relève encore Franceinfo.fr.

De quoi faire osciller le territoire entre bon et mauvais élève de l’extraction aurifère… et rappeler une nouvelle fois l’importance de se tourner vers une extraction propre, respectueuse de l’environnement et des hommes !

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