La guerre froide entre Bitcoin et les banques centrales

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bitcoin (Crédits Duncan Rawlinson, licence Creative Commons)

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La guerre froide entre Bitcoin et les banques centrales

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 août 2015
- A +

Par Rami Ben Nejma.

bitcoin (Crédits Duncan Rawlinson, licence Creative Commons)
bitcoin (Crédits Duncan Rawlinson, licence Creative Commons)

Le système Bitcoin est à la fois impressionnant et effrayant par sa nature décentralisée, son fonctionnement auto-régulé, sécurisé, tout en comportant des risques. Le monde de la finance actuel y reconnait un nouveau phénomène qui offre un concept monétaire alternatif sous forme d’« argent-valeur » exclusif et concurrent au concept traditionnel d’ « argent-dette » proposé par les banques centrales.

En effet, la création monétaire traditionnelle se fait généralement quand une banque accorde un prêt. Ainsi, se crée de la monnaie ex nihilo par une simple écriture comptable numérique. De ce fait, elle enregistre l’opération de prêt sur le compte courant du débiteur en même temps qu’elle l’enregistre dans ses actifs. Au final, son bilan s’accroît mais reste équilibré puisque son passif augmente du même montant que son actif. La banque vient de créer de l’ « argent-dette ». En revanche, la création monétaire dans le système Bitcoin est différente. Les bitcoins qui sont émis sur le réseau sont, eux aussi crées ex nihilo, mais ne sont pas associés à une dette. Il s’agit d’ « argent-valeur », comme à la bourse : quand une société émet un titre financier, elle émet de la valeur. Ici, c’est le réseau Bitcoin qui en émet. Cette valeur ne découle pas d’une marchandise tangible mais de la valeur que les utilisateurs lui accordent en tant que moyen de paiement. Or, la rareté de bitcoin par rapport à son évolution produit automatiquement une hausse de sa valeur. En outre, plus le bitcoin gagne des utilisateurs, plus il s’apprécie contrairement aux monnaies traditionnelles qui continuent à se déprécier suite à un accroissement constant de leur masse monétaire.

Le système Bitcoin est un système déflationniste par excellence ; il est donc tout à fait normal de ne pas emprunter de l’argent en bitcoin parce que sa valeur augmente au fur et à mesure que le temps passe. Il sera donc impossible de pouvoir le rembourser. Par contre, si on décide d’épargner l’argent au lieu de s’endetter, l’argent qu’on conservera vaudra un peu plus chaque jour. Par conséquent, si les individus décident d’épargner leur argent en bitcoin au lieu de le déposer sur un compte d’épargne ou sur un compte d’investissement, le modèle économique de base des banques traditionnelles, qui repose sur le couple « épargne-intérêt » pour maintenir la déflation, n’aura plus aucun intérêt et les banques perdront.

Si on considère que la crise financière actuelle n’est qu’une conséquence de la crise américaine en 2007, il devient important d’en identifier la cause. Celle-ci ne résulte que de la politique monétaire américaine basée sur la variabilité de taux d’intérêts. Il est aussi important de souligner que cette variabilité était décidée par les autorités financières et non pas par le marché. Pendant cette époque de taux bas, le monde a connu deux phénomènes : le crédit facile et la submersion de la liquidité. Afin de profiter de cette situation de gains faciles, les institutions financières ont proposé des crédits à taux bas à des emprunteurs non fiables, comme l’a démontré la crise des subprimes. Lorsque l’État a décidé de fixer des taux d’intérêt plus normaux, les excès du passé ont fait éclater la fameuse « bulle financière ».

À notre époque, la création monétaire continue de résulter d’une création des crédits ex nihilo. En effet, comme l’épargne ne permet pas de financer les investissements privés et de rembourser les dettes publiques, les autorités financières ont opté pour la création des crédits avec, en contrepartie, la création monétaire. Par conséquent, le taux d’intérêt baisse. Mais cette baisse est en réalité complètement artificielle à partir du moment où elle fait croire que l’épargne empruntable a tendance à abonder plus qu’elle ne l’est réellement. De ce fait, les autorités financières communiquent une information non fiable au marché monétaire. Ainsi, le comportement des agents économiques se modifie et devient irrationnel. En effet, étant donné que le taux d’intérêt est bas, les emprunteurs sont motivés pour emprunter davantage, et donc investir plus dans des actifs financiers ou dans l’immobilier comme ce fut le cas des États-Unis.

Cette instabilité des taux d’intérêt créée par la Fed est la cause des difficultés économiques subies à présent. Il serait totalement impossible de supporter une telle variabilité des taux d’intérêt si le marché monétaire se réajustait librement sans l’intervention des autorités financières. En effet, l’avantage de bitcoin c’est sa nature très peu inflationniste : sa masse monétaire est destinée à accroître pour un seuil modéré, puis s’arrêter. À ce moment-là, sa nature deviendra très peu déflationniste, c’est-à-dire que sa valeur évoluera en fonction du temps. Une telle hypothèse permet justement un équilibre naturel du marché sans aucune intervention régulatrice. La question clé demeure : comment les crypto-monnaies pourraient apporter une réponse à la crise actuelle ?

Les crypto-monnaies comme réponse à la crise

Les crypto-monnaies sont redoutées à cause de leur nature numérique et des risques auxquels elles sont exposées, comme le piratage ou la fraude informatique. Or, les monnaies numériques ne sont pas une innovation en soi. À partir du moment où toutes les opérations financières ne sont qu’un jeu d’écriture comptable numérique enregistré sur une base de données informatiques, les monnaies traditionnelles le sont tout aussi. Ceci montre qu’il est possible de construire des systèmes informatiques solides manipulant jusqu’à des dizaines de milliards de dollars. Malgré cela, les crises financières comme celle des subprimes n’ont pas eu lieu à cause d’un dysfonctionnement informatique mais plutôt à cause des mauvaises prédictions dans les analyses financières. Aujourd’hui, on continue à croire qu’il est encore possible de développer l’économie selon une politique monétaire expansionniste, à savoir des crédits provenant d’une création monétaire ex nihilo, et non pas selon une politique d’épargne volontaire, à savoir fondée sur les fonds propres.

L’écosystème qui s’est ainsi mis en place a su faire des faiblesses des banques centrales une force : plus les banques centrales continuent à créer de la monnaie, plus il y aura de dettes, plus le bitcoin prendra de la valeur. Plus ce dernier devient important, plus les banques centrales s’inquiètent. Les gens ont compris que posséder un compte bancaire n’est plus une garantie absolue et que mettre en service un système alternatif devient plus une obligation qu’une option.

De plus en plus de monde s’intéresse au bitcoin et sa valeur continue d’augmenter tant que des personnes s’y intéressent. Les banques centrales ont peur de voir le bitcoin atteindre un million de dollars et devenir une monnaie courante concurrente à leur devise. L’État, quant à lui, a peur de devoir se séparer complètement de la monnaie et de voir le pouvoir se transmettre entre les mains des individus. Un tel impact sur notre économie ne sera que le début d’une nouvelle forme de laïcité économique.

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  • Stéphane Boulots
    13 août 2015 at 9 h 09 min

    Je ne vois vraiment pas en quoi une crypto monnaie empêcherait les banques de créer de la monnaie scripturale.

    Il faut arrêter de considérer les banques de crédit comme des entreprises privées, ce qu’elles ne sont pas : ce sont des excroissances de l’Etat, et centraliser toute la création monétaire dans la banque centrale.

    Et bien sur libéraliser les monnaies privées comme Bitcoins, ce qui ne sera qu’une conséquence logique de la reprise du crédit par la banque centrale et ne pourra vraiment avoir de sens qu’alors.

    • Ce n’est pas correct, les banques sont des institutions privées qui crée la monnaie, et c’est l’état qui est aux mains des banquiers. Les banquiers n’ont pas d’intérêts à ce que la dette soient remboursées car ils en touchent les intérêts, et sans rien faire. C’est aussi pourquoi, aucun gouvernement ne résoudra quoi que ce soit, et que voter ne sert à rien.

      Bitcoin, permet en théorie de se passer des banques, et c’est bien de cela qu’elles ont peur. Si les banques perdent le doit de créer la monnaie, elles perdent leur pouvoir d’esclavage du peuple.

      En pratique, cela a peu de chance de se produire. Les banques devront s’adapter aux crypto-monnaies, ou disparaitre. Mais le peuple étant très soumis à sa monnaie et ses banques, il en coulera de l’eau sous les ponts avant que cela ne se produise…

      • Stéphane Boulots
        13 août 2015 at 10 h 11 min

        Je ne suis pas sur, les gens commencent petit à petit à comprendre le jeu que jouent certain politiciens et les banques.

        Le système arrive en bout de course, il suffit qu’une monnaie passe en monnaie pleine pour qu’elle échappe à l’inflation de la dette… Les autres verront vite l’intérêt : sans intérêt de la dette, le budget de la France serait excédentaire.

        • Euh non Stéphane ;

          85,6 milliards d’euros : le déficit budgétaire de la France en 2014.
          46,6 milliards d’euros : intêréts de la dette de la France en 2014.

          • Stéphane Boulots
            13 août 2015 at 21 h 06 min

            Autant pour moi : intérêts et capital à échéance soit environ 200 milliards, qui serait réduit à environ 70 milliard en monnaie pleine : au grand maximum le déficit cumulé serait de 30% du PIB sans les intérêts cumulés dans la dette depuis les années 70.

            • LOL sauf que s’il n’y avait pas eu d’intérêts la dette serait encore pire car la charge des intérêts modère légèrement l’endettement.
              En monnaie pleine il ne faut pas croire qu’il n’y a pas d’intérêt. Et d’une car il y a bien toujours un risque et ce risque ne peut pas être réparti sur des dizaines de prêts : on est dans un rapport 1/1 pour le défaut.
              Et de 2 c’est la monnaie qui s’apprécie et donc il n’y a pas de déflation de la dette.
              Mais vous êtes certainement adepte d’un tuyau direct entre la banque centrale et l’état.

              • Stéphane Boulots
                14 août 2015 at 13 h 31 min

                La charge des intérêts ne modère rien du tout et vous pouvez tourner le machin dans tout les sens : c’est toujours le contribuable qui paie.

                Après c’est à vous de choisir : soit le contribuable paie pour construire des ponts, soit il paie pour rembourser des intérêts.

                Et le système actuel donne l’impression a tout le monde (et pas qu’aux politiciens) que l’argent est gratuit.

                Comme je l’ai dit au début cette monnaie ‘fiscale’ n’a de sens que si elle est en concurrence avec des monnaies libres.

                • Waouh… l’utilisation du crédit ne serait pas corrélé à son taux (vs inflation bien sûr) ? Vous n’avez pas dû entendre parler des trésors d’ingéniosité des collectivités locales pour présenter leur bilan avec des prêts à des taux attractifs grâce aux emprunts dits toxiques… ni des coups de gueule des collectivités quand pour emprunter leurs taux ont augmenté… augmentation qui a causé le report de leurs investissements.
                  Vous n’avez pas non plus vu la Grèce renoncer à des emprunts sur les marchés lorsque ses taux ont atteint les 20% : en faillite mais pas fous quand même.

                  Si oui c’est bien que le taux facilite l’endettement. D’ailleurs actuellement pour minimiser l’impact de la dette le gouvernement se vante d’emprunter à des taux très bas. Le poste intérêts de la dette n’est plus le 1er poste du budget youpi. Si l’état communique sur un sujet c’est certes pour occuper le peuple, mais c’est aussi parce qu’il sait que le euple y accorde de l’importance. Sarko ne s’est guère vanté de son bilan sur la dette sauf pour dire qu’il a sauvé la france.

                  Le tuyau, vous n’avez pas répondu ? Faites gaffe quand même car ça commence à ressembler à des idées de Mélenchon (pour le tuyau)

                  • Stéphane Boulots
                    14 août 2015 at 20 h 30 min

                    J’ai du mal à comprendre votre question : clairement cela n’a de sens qu’avec une BC indépendante, sinon ce s’appelle plus une monnaie pleine, mais une monnaie de singe.

                    La grosse différence est qu’en monnaie pleine, comme les banques ne peuvent plus créer de la dette perpétuelle, l’Etat est bloqué non pas par les crédits, mais par sa capacité à trouver de la monnaie : même avec un taux à 20% la Grèce s’est débrouillée pour emprunter.

                    Avec une monnaie pleine, les taux seront naturellement liés au montant du crédit : plus tu empruntes, plus le risque augmente, plus ca te coute cher : exactement l’inverse de maintenant.

                    Le bitcoin est une monnaie pleine par technologie … c’est génial, mais ca ne sert à rien si les banques continuent à fabriquer de la monnaie dette à volo pour financer l’Obèse et les profiteurs du système : c’est exactement l’inverse qu’il faudrait : que les monnaies privées fassent ce qu’elles veulent (et prennent leur risques) mais que l’Etat arrête de créer de la monnaie pour financer ses délires.

                    • Alors ne parlez pas de ce que serait la dette comme si les intérêts étaient de zéro en monnaie pleine ou pas.
                      En monnaie pleine les intérêts PEUVENT être de zéro mais c’est la monnaie qui s’évalue, donc à montant constant on rembourse plus de valeur en réalité (les prix baissent).
                      Rembourser 100BTC dans 10 ans demandera plus de travail que rembourser 100BTC maintenant.

                      Je ne kiffe pas trop les intervenants qui disent que la dette serait moins élevée si on n’avait pas à rembourser les intérêts. Perso je pense qu’elle serait même de zéro et il suffit de se rappeler les dévaluations du temps du franc et il n’y avait pas de dettes !. Dans les années 60 1CHF=1FF et maintenant on doit être entre 6FF et 6.50FF.

                    • Stéphane Boulots
                      14 août 2015 at 23 h 33 min

                      @gameover :

                      Je crois que vous ne m’avez pas compris : la raison pour laquelle les dettes souveraines ont explosées est due à deux choses : les budgets de l’Etats sont constamment déficitaires (ce qui est l’origine du problème) et surtout les Etats font de la cavalerie sur ces dettes : empruntant pour rembourser les échéances.

                      Ce qui fait que les intérêts n’ont fait que de se superposer au fil du temps, n’étant dans la réalité jamais payés, ce qui crée une spirale déflationniste, spirale qui a remplacé l’inflation des années 60 : avant l’Etat fabriquait de la monnaie pour payer ses délires, maintenant l’Etat fabrique de la dette pour payer ses délires, c’est à dire fait fabriquer du PQ par les banques. Avant, la dette n’existait pas, mais la monnaie se dévaluait, Maintenant, la dette s’emballe et l’inflation est nulle (voir déflationniste)

                      La seule solution pour arrêter ces deux effets d’emballement est d’interdire à l’Etat de créer du PQ pour payer ses délires (ce qui veut dire BC indépendante) et d’interdire aux banques de créer de la dette pour financer les délires de l’Etat (ce qui veut dire 100% monnaie) et également de séparer physiquement les monnaies bancaires pour interdire aux entreprises de créer du PQ qui permette aux banques de créer de la dette pour financer les délires de l’Etat.

      • Quelle pauvre victime qu’est l’État…

  • En effet, la création monétaire traditionnelle se fait généralement quand une banque accorde un prêt. Ainsi, se crée de la monnaie ex nihilo par une simple écriture comptable numérique. De ce fait, elle enregistre l’opération de prêt sur le compte courant du débiteur en même temps qu’elle l’enregistre dans ses actifs. Au final, son bilan s’accroît mais reste équilibré puisque son passif augmente du même montant que son actif. La banque vient de créer de l’ « argent-dette »

    toujours les mêmes fadaises

    pour démontrer votre propos, je vous suggère d’établir les écritures comptables que la banque enregistre dans ses livres, lors de l’octroi d’un prêt, et où se trouve la création monétaire?

    concernant l’émission monétaire, le bitcoin est émis par un intervenant qui crée une chaîne , c’est une « récompense » qui ne correspond évidemment à rien.

    L’émission monétaire par les banques centrales au contraire correspond au contraire à une régulation par le taux,des émissions des prêts, qui sont eux une anticipation de valeur

    • Bilan de la banque:

      Actif : créance de 10,000 Euros sur joletaxi ///// Passif: création monétaire 10,000E(argent dette)

      • rappel des règles comptables pour les ….

        à l’actif, ce que la société possède ou ce qui lui est du
        au passif ce que la société doit

        dans cet exemple
        actif, une reconnaissance de dette de Joletaxi 10.000
        au passif, création d’un compte « dettes » au nom de Joletaxi avec la somme due 10.000

        jusqu’ici pas de monnaie créée

        pour rappel ,les valeurs disponibles, caisse, compte en banque, effets etc sont toujours des comptes inscrits à l’actif, et vous ne pouvez tranférer de l’argent qu’à partir d’un de ces comptes

        • MDR. Mettre dans le passif de la banque une somme due à la banque.. et toussa pour dire que la banque n’a pas créé d’argent.
          En faisant ainsi vous avez fusionné le compte de la banque et le compte du client.

          Quand les mots ne conviennent pas, on change le sens des mots.

          • je vois que nous avons une flèche en comptabilité

            le passif de la banque une somme due à la banque

            ben non, à ce stade, c’est une somme due par la banque

            si vous n’y comprenez rien, je peux éventuellement vous expliquer

            les mots ont un sens surtout en comptabilité

            • C’est vrai, les mots ont un sens. Ne parlez donc pas d’actif et de passif mais de débit et de crédit. La comptabilisation en actif ou passif dépend des classes des comptes impactés. Ici, l’opération est neutre du point de vue du bilan (actif/passif).

              Par contre, les intérêts sur ces 10000 augmenteront l’actif lorsque vous rembourserez votre emprunt. C’est la récompense du risque que vous ne remboursiez pas.

              • décidément

                débit et crédit sont les actions que l’on va inscrire dans la comptabilité aux comptes objet de la transaction
                on peut débiter ou créditer un compte d’actif , comme on peut le faire avec un compte de passif
                les intérêts non strictement n’interviennent absolument pas dans les écritures passées pour acte un prêt.

              • Beru on parle d’un compte de résultat avec actif-passif, pas d’un relevé de compte bancaire ni du livre comptable.

            • Stéphane Boulots
              14 août 2015 at 13 h 45 min

              Je crois surtout que vous n’avez rien compris au système de réserves fractionnaires : quand la banque accorde un crédit, elle n’a pas cet argent en caisse, mais crée uniquement une ligne sur son bilan : reconnaissance de dette contre argent prêté, mais cet argent n’existe pas, ce n’est qu’une écriture comptable.

              Donc net, net, la banque a créé de la monnaie contre la reconnaissance de dette.

              T0 : client 0 banque 0
              T1: client monnaie, banque reconnaissance de dette.

              Si vou preferrez la banque a donné de l’argent qu’elle n’a pas. Cet argent restant juste une écriture (sauf si le client la demande en liquide) au quel cas, c’est la banque centrale qui couvre la banque (en très résumé : qui échange du PQ contre la reconnaissance de dette)

              • les réserves fractionnaires n’ont strictement rien à voir avec les écritures au bilan pour comptabiliser un prêt.

                la banque a donné l’argent qu’elle n’a pas

                et bien montrez moi comment la banque donne de l’argent qu’elle n’a pas, cela doit bien être écrit quelque part non?

                et le fait de donner l’argent en liquide, en chèque, ou par transfert, même au sein de la même banque ne change strictement rien

                encore une fois, joletaxi emprunte 10 000 à la banque Smol
                elle inscrit cette opération dans ses livres comptables, et donc dans son bilan,au moyen d’écritures de débit et crédit vers des rubriques de comptes de ce bilan

                montrez moi , à quel moment lors de ces inscriptions, se créerait la monnaie?

                • Montrez-moi d’où vient l’argent ?

                  joletaxi arrive à la banque, il a les poches vides, la banque fait une écriture comptable qui ne lui coûte rien, joletaxi ressort de la banque avec 10000 qu’il peut « provisoirement » dépenser. C’est pas de la création de monnaie, ça ?

                  Je met « provisoirement » entre guillemets, parce que quand il faudra rembourser, rien n’empêchera de refaire un autre prêt encore plus important pour rembourser le premier. C’est ce que font la plupart des états. En définitive joletaxi n’a plus que les intérêts à payer, et laisse la dette à ses héritiers.

                  • vous êtes marrants

                    je recommence encore une fois car je crois que vous n’avez aucune idée de la façon dont tout cela se retrouve dans un bilan

                    écrivez les écritures comptables, actif passif, et dites moi où se crée la monnaie

                • « écrivez les écritures comptables, actif passif, et dites moi où se crée la monnaie »

                  La banque A ouvre. Son actif et son passif sont à 0.
                  Banque A reçoit de client 1 la somme de 1000 en dépôt.
                  Cette somme va dans le passif de la banque (puisque c’est de l’argent qu’elle doit)
                  Grâce au système de réserves fractionnaires, avec ces 1000 de dépôt, la banque peut prêter 10 000
                  à client 2. Client 2 reçoit la somme de 10 000, et cette somme va dans l’actif de la banque A (c’est de l’argent que client 2 lui doit + les intérêts).
                  Client 2 achète une voiture avec les 10 000. Le vendeur de la voiture reçoit les 10 000 et les dépose sur son compte à la banque B.
                  Avec ces 10 000 de dépôts, la banque B peut prêter 100 000 et ainsi de suite.

                  « montrez moi , à quel moment lors de ces inscriptions, se créerait la monnaie? »

                  La création monétaire ex-nihilo apparaît donc à chaque étape du processus expliqué ci-dessus.

                • Stéphane Boulots
                  14 août 2015 at 21 h 02 min

                  Les réserves fractionnaires ont tout à voir, sans ce système toutes les banques seraient en faillite.

                  C’est cette autorisation qui permet de mettre sur le bilan de la banque un actif qui n’en est pas un (la reconnaissance de dette) : l’argent restant dans le bilan comptable : il n’y a effectivement aucune « sortie » de monnaie.

                  Sans ce système, les banques devraient sortir la monnaie, donc faire une double écriture : inscription de la reconnaissance de dette à l’actif, dette au client au passif + sortie de l’argent de la réserve et argent sur le compte du client, alors que vous expliquez vous même que ce n’est pas le cas.

                  L’absence de mouvement d’argent de la « réserve » est de la création monétaire : cet argent vient de nulle part.

              • Stephane ce n’était peut être pas nécessaire d’introduire les réserves fractionnaires dont le montant permet juste d’ajuster le niveau de création monétaire de la banque. Ca n’apporte rien ici.

                • Stéphane Boulots
                  14 août 2015 at 23 h 38 min

                  @gameover : si c’est l’origine du problème : les banques ont l’autorisation de faire de la fausse comptabilité : l’équation de bilan dont parle joletaxi devrait être illégale (elle l’est pour les entreprises, les banques bénéficient de ce privilège)

                  La vrai notation dans le bilan devrait être double : reconnaissance de dette contre crédit au client et débit de la réserve bancaire contre paiement du crédit.

                  C’est la raison pour laquelle ca me fait hurler de rire à chaque fois que l’on parle du libéralisme en parlant du système bancaire qui est basé sur un privilège, donc tout sauf libéral.

            • Joletaxi, n’inversez pas les rôles, c’est vous qui avez écrit :
              « au passif, création d’un compte « dettes » au nom de Joletaxi avec la somme due 10.000

              … et je relevais que vous aviez mis dans le passif une somme décrite par vous comme « due à la banque ».

              Puisque vous êtes si bon en comptabilité vous serez bienvenus d’utiliser les termes de créance et de dette.
              Reconnaissance de dette, j’ai bien ri Mr le comptable.

              • moi je ris depuis des années avec des gens comme vous et leur légende urbaine.

                et à ce stade, la somme est bien due par la banque à joletaxi

                et quand vous signez un acte de prêt, vous signez que vous devez une somme donnée, c’est donc bien une reconnaissance de dette, le fait qu’elle fasse l’objet de modalités de remboursement ne change rien à l’affaire
                lisez attentivement votre contrat de prêt souscrit auprès d’une banque, il y a toujours un article qui dit que la banque se réserve le droit d’exiger à tout moment la totalité de la somme sans devoir s’en justifier.

                il n’empr^che, l’auteur écrit

                Ainsi, se crée de la monnaie ex nihilo par une simple écriture comptable numérique. De ce fait, elle enregistre l’opération de prêt sur le compte courant du débiteur en même temps qu’elle l’enregistre dans ses actifs.

                ce qui est faux

                • Vous noyez le poisson. On ne va pas y passer 10 ans.

                  Googler wikispaces création monétaire par exemple et allez au paragraphe 2 & 3

                  L’argent est créé ex nihilo car les institutions ont autorisé la banque à le faire.
                  Quand le client rembourse, l’argent est détruit, excepté les intérêts.
                  S’il est détruit, c’est bien qu’il a été créé.

                  • je noie le poisson?

                    c’est pourtant simple non

                    l’auteur explique comment la banque inscrit la transaction dans ses comptes

                    et prétend qu’elle crée de la monnaie

                    moi je dis que c’est faux

                    vos références ne m’intéressent pas, je connais la fable de l’argent créé et détruit(plutôt rigolo comme méthode)
                    et je suis pas nature un sceptique,
                    et comme des banques font faillite, je me suis intéressé au problème
                    je ne sais pas qui perpétue cette légende urbaine et dans quel but, surtout que la réalité est bien pire
                    je préférerais encore savoir que ma banque crée de l’argent qu’elle prête, plutôt que de savoir qu’elle pioche dans mon compte

                    • Posez vous simplement la question de ce qui va se passer si le client ne rembourse pas son prêt.
                      Qui va payer ses dettes à sa place ?

                    • ben au final, vous si vous avez votre compte dans cette banque,au travers des frais qu’elle facturera à tous ses clients( après 2008, comme par hasard, ils ont « explosé) et du fait que toutes les banques sont quelque part liées, tous les clients des banques.
                      Et si cela tourne vraiment mal, quand vous vous présenterez pour récupérer vos avoirs ,la porte de la banque sera fermée.
                      Tout ce que vous pourrez espérer, c’est que le fond de garantie couvrira en partie vos pertes.

                    • Façon habile de globaliser le problème.
                      Je ne rembourse pas mon prêt de 100,000E, qui va payer ?

                    • la banque ,sur base des conclusions de ses analystes, et de par l’expérience acquise, a prévu que sur la globalité des prêts qu’elle a consentis, un certain pourcentage va faire défaut, et de ces défauts, une partie sera non recouvrable.
                      Elle ajuste donc son taux de prêt, en fonction , comme le supermarché ajuste sa marge en fonction des vols.
                      Et quand vous ne remboursez pas, c’est la globalité des clients qui paie, comme quand vous achetez des yaourts chez superU
                      Et si comme lors de la crise des subprime, le taux de défaut explose, la banque fait faillite
                      Au plus dur de la crise, une banque par jour faisait faillite aux USA

                      C’est pour cela que qaund je lis toutes les âneries distillées sur les pauvres grecs, je fulminre, au final, c’est notre pognon qui a servi aux libations

                    • Merci de nous confirmer donc que la banque va effectivement piocher dans ses bénéfices pour combler ce PASSIF.
                      Et que s’il y a trop de clients qui ne remboursent pas elle va faire faillite car elle aura trop de dettes qu’elle ne peut pas combler… exactement comme le supermarché qui aura trop de dettes si trop de clients lui volent des produits.

                      Donc c’est bien de l’argent dette qui avait été créé et qui a été remboursé avec de l’argent provenant des acticités de la banque.
                      Il y a une perte de valeur comme si la maison non assurée avait brûlé.

                      Faut lire d’autres trucs que Jorion.
                      Vous en verrez d’ailleurs une critique dans le lien que je vous avais donné plus haut sur wikispaces.
                      Moi j’ai lu Jorion et sa critique.

                    • ^vous y tenez hein!

                      non, l’argent que la banque prête, c’est le vôtre, que vous avez déposé, peu importe que ce soit à vue ou à terme.
                      La banque a pour seule obligation d’assurer la régulation de votre encours dans la limite de ce dont vous disposez.
                      Votre extrait de compte mentionne uniquement dans quelle limite vous pouvez utiliser le compte de la banque pour faire vos opérations, mais votre argent ,il n’est plus là, si cela se trouve il a servi à fiancer la nouvelle mercedes de votre voisin.
                      Et quand la banque manque de liquidité pour justement assurer cette régulation, elle emprunte à une autre banque, par exemple celle sur le compte du vendeur de la mercedes du voisin a dépiosé le chèque de paiement.
                      L’argent circule ainsi en permanence tant que les banques se font confiance, et que les suretés dont elle dispose sur les emprunts consentis sont suffisantes.
                      Je trouve ce système génial, car il permet de mobiliser en permanence toute la monnaie disponible.
                      Et quand il n’y en a pas assez, du fait de la rareté de monnaie disponible, les banques centrales émettent à des taux conformes( enfin dans un monde normal) à la politique économique souhaitée.
                      Par contre, avec votre argent, votre banque ne fait pas que du prêt, elle joue au casino,sur les marchés, et là c’est beaucoup moins génial, mais en réalité, c’est là qu’elle fait ses plus plantureux bénéfices, enfin, pour certaines.
                      Mais la banque ne crée pas de monnaie, elle utilise, à votre insu, votre magot, et s’il elle fait faillite, votre magot, il aura disparu.
                      Comment croyez_vous qu’une banque peut faire faillite s’il elle crée à l’envi de la monnaie.
                      Et quand on critique le gouvernement qui vole au secours de banques en difficulté, moi je dis bravo, car si demain, l’épargne de la population était « évaporée,1789 serait une aimable plaisanterie à côté des révoltes qui s’en suivraient.

                      Mais je sais que cette légende urbaine a la vie dure,

                    • Stéphane Boulots
                      15 août 2015 at 1 h 03 min

                      @joletaxi :

                      « L’argent que la banque prête, c’est le vôtre, que vous avez déposé, peu importe que ce soit à vue ou à terme. »

                      Justement non, ce que vous dites est complétement faux : la banque prête à qui elle a envie de prêter, quand elle estime que le jeu en vaut la chandelle et cet argent n’existe pas.

                      La banque est exemptée de réaliser une comptabilité en partie double sur les actifs qu’elle gère : elle est juste obligée de consolider à raison d’1%, tout le reste est de la monnaie scripturale qui ne provient de nulle part.

                      Et c’est également avec cet argent qui provient de nulle part que la banque joue au casino, ou plutôt à « à tout les coups on gagne » en prêtant cet argent à l’Etat, qui paye gentiment aux banques des intérêts … avec nos impôts.

                      L’exemple de compta que vous avez donné est complétement fallacieux, c’est comme si vous disiez qu’une entreprise vivait en émettant des factures sans jamais se les faire payer.

                    • Lors de la crise financière de 2008 j’avais expliqué sur un forum boursier (pas bourso hein) que la création monétaire par les banques n’est pas une arnaque et ceci de la façon suivante qui n’avait soulevé aucune critique.

                      Supposons qu’il n’y a qu’une seule banque et que 2 clients dont l’un est un concessionnaire auto et l’autre un client qui veut acheter une voiture. Il demande à la banque de lui faire un prêt de 50KE. Pour simplifier, la banque va simplement lui donner un chèque de banque de 50KE que le client va donner à son concessionnaire et le concessionnaire va le poser sur son compte à la banque unique.
                      La voiture a changé de propriétaire. En banque (unique) le concessionnaire a 50KE en crédit en plus sur son compte, le client a 50KE en moins. Le solde pour la banque est de zéro car les écritures se compensent et elle aurait même pu avoir zéro argent pour faire cette opération.

                      1- Elle a pris un risque de ne pas être remboursée. Mais pour cela on a mis en place un système de ratio par rapport aux fonds propres : la banque ne peut pas prêter plus que 12.5 fois ses fonds propres (c-a-d qu’elle doit avoir 8% du montant des crédits en fonds propres).

                      2- Elle doit aussi déposer un pourcentage des dépôts à la banque centrale : 1% comme dit Stéphane et donc 500E dans le cas présent. Ces fonds ne sont pratiquement plus rémunérés, de l’ordre de 0.05% en ce moment. La banque centrale joue sur ce taux aussi pour encourager ou diminuer les crédits.

                      3- En réalité, il n’y a pas qu’une seule banque et donc l’argent créé par une banque pour un crédit à un de ses clients va se retrouver sur le compte de dépôt d’une autre banque et inversement : le chèque du prêt de la banque X va se retrouver sur le compte de la banque Y du concessionnaire. Il y a donc compensation des divers montants entre les diverses banques : banque X doit de l’argent à banque Y et banque Y en doit à banque X, ça s’appelle le clearing.
                      Mais une fois les opérations faites certaines se retrouvent en positif et d’autres en négatif : la somme s’équilibre en théorie mais pas en pratique car ça dépend des dépôts que chaque banque a par ailleurs. Les banques en positif prêtent alors la différence sur le marché interbancaire aux banques qui sont en négatif en négociant des taux. Ce taux se base sur l’EONIA.
                      >> La banque centrale intervient sur ce marché pour retirer ou mettre des liquidités pour faciliter ou restreindre le crédit.

                      4- On pourrait croire que le système peut s’emballer car les crédits vont créer des dépôts qui vont eux même faciliter les crédits etc… mais non en fait car une partie des crédits fuit en billets (15% environ) et avec le dépôt obligatoire à la banque centrale (1%) le calcul donne un coefficient multiplicateur de 6 et quelques de la base monétaire.

                      5- Donc oui les dépôts des clients permettent de faire des crédits (la meilleure preuve étant les livrets d’épargne qui sont directement affectés à des crédits par la caisse des dépôts) mais ce n’est pas nécessaire puisque les crédits vont eux-mêmes générer des dépôts et comme on l’a vu avec le concessionnaire et le client on peut partir de zéro.

                      6- Et il est peu important de savoir si l’argent prêté par une banque vient de mon compte ou pas pour savoir si quand elle sera en difficulté elle pourra me rembourser ou pas : c’est comme croire que l’électricité que l’on a acheté vient d’une éolienne ou pas ou de la centrale nucléaire de trucmuche. Une banque en faillite ne peut pas répondre à ses obligations, point barre et vous attendrez la liquidation pour savoir ce que vous pourrez récupérer.

                    • bon
                      reprenons un dafalgan

                      en bref, vous démontrez par l’exemple ce que je vous explique depuis le début

                      chaque client qui a un compte dans une banque, n’a en fait qu’une limite mise à jour après chaque transaction,de se servir du compte de la banque.
                      La banque ne fait pas de différence, mais vous feriez la même chose.
                      Si demain, Pierre me prête 100, et Paul, 250, sur mon compte en banque il y aura 350, point barre.
                      Et donc, les 2 clients dans une même banque voient leurs soldes utilisables affectés du montant de leurs transactions,et si la banque donne à l’un 100, et qu’elle reçoit dans la minute 100, son solde global n’a pas bougé, même s’il s’agit d’une opération de prêt, et il n’y a nulle part création monétaire.
                      si je prends au guichet 100, retirés de mon compte, et que je vous paie 100, des fixe chaussettes, que vous allez de votre côté déposer sur votre compte dans la même banque, la banque a globalement la même somme sur son compte bancaire.
                      L’opération peut se répéter autant de fois que mon solde le permettra, et il n’y aura nulle part création monétaire.

                      Donc oui les dépôts des clients permettent de faire des crédits (la meilleure preuve étant les livrets d’épargne qui sont directement affectés à des crédits par la caisse des dépôts)

                      évidemment, et cela n’implique nulle part création monétaire,

                      J’ai déjà eu maintes fois ce genre de discussion,
                      je ne suis nullement comptable, mais , par la force des choses , j’ai été amené à examiner des bilans de sociétés, et tenter de lire entre les lignes.
                      Et je vous mets au défit, lorsque par exemple une banque établit un crédit, et qu’elle inscrit l’opération dans sa comptabilité, de montrer un endroit où serait créée de la monnaie.

                      simple touriste

                      j’ai souscris pas mal de contrats de prêts, y compris hypothécaires, et j’ai découvert cela ,par hasard , dans leurs conditions générales.Interrogée, la banque a répondu que c’était pratique courante

                    • Vous prenez votre conclusion (il y a des dépôts suffisants pour faire des prêts) comme prémisse.
                      Vous insistez en prenant votre exemple en tant que personne alors que vous n’êtes pas un établissement financier et que vous n’avez pas le droit de créer de monnaie… d’où votre conclusion.

                      Alors que la seule limite pour pouvoir faire des prêts est celle du multiplicateur de fonds propres.
                      Si je suis une banque et que j’ai 10ME de fonds propres, je peux accorder 125ME de crédits quand bien même j’aurais 3Mds de dépôts.
                      Bien évidemment si je suis une banque mon intérêt est d’éviter à mon tour d’emprunter à d’autres banques ces fonds et donc je dois faire en sorte d’avoir des dépôts en conséquence… dépôts qui ont pour origine d’autres crédits faits par moi ou d’autres banques. C’est pour cela que globalement quand on regarde les dépôts d’une banque et les crédits qu’elle a octroyés il y a un équilibre : les crédits ayant permis à une entreprise d’acheter des équipements se retrouvent en cash sur le compte d’une autre.

                      Site ABC Bourse :
                      Exemple BNP : A fin 2014, BNP Paribas gère 641,5 MdsEUR d’encours de dépôts et 657,4 MdsEUR d’encours de crédits. La répartition géographique du PNB est la suivante : France (34,5%), Europe (41,2%), Amériques (10,3%), Asie et Océanie (6,9%) et autres (7,1%).

                      Exemple Société Générale : . A fin 2014, Société Générale gère 349,7 MdsEUR d’encours de dépôts et 344,4 MdsEUR d’encours de crédits. La répartition géographique du PNB est la suivante : France (45,3%), Europe (41,6%), Amériques (5,5%), Afrique (4,8%), Asie (2,3%), et Océanie (0,5%).

                      On ne trouvera nulle part une réglementation disant qu’une banque ne peut que prêter que l’argent de ses dépôts même si ça fait partie de la gestion prudente d’avoir des dépôts en conséquence pour éviter de payer des intérêts aux autres banques ou à la BCE mais ça c’est un résultat, pas une cause.

                      Mais c’est la banque de france qui le dit dans cette video tirée de son site il y a un copyright de la BdF à la fin:

                      https://youtu.be/UdqWZhn2cuU

                      Extrait à 3min 10 : « En créditant ainsi votre compte, la banque va augmenter son montant et donc opérer une création de monnaie »

                      Et ceci tiré d’un rapport de la Banque de France :
                      https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/archipel/publications/bdf_bm/etudes_bdf_bm/bdf_bm_73_etu_2.pdf
                      « À l’actif du bilan des IFM sont inscrites leurs créances sur les non-IFM. Celles-ci se
                      subdivisent en deux grands postes :
                      – leurs créances sur les non-résidents ;
                      – leurs créances sur les autres résidents de la zone euro. Il s’agit des crédits accordés
                      par les IFM au secteur public (administrations publiques locales et de Sécurité
                      sociale) et au secteur privé (entreprises, ménages, etc.), ainsi que des titres acquis
                      par les IFM et émis par les non-IFM (essentiellement les entreprises et les
                      administrations publiques). L’accroissement de la masse monétaire peut alors
                      procéder du circuit traditionnel crédit-dépôt : le crédit accordé par une banque se
                      traduit par une mise à disposition de l’emprunteur d’une quantité de monnaie, elle-même
                      enregistrée sous forme de dépôt à vue, le bilan global des IFM s’accroissant
                      ainsi de manière égale à l’actif et au passif. Les établissements de crédit peuvent
                      également créer de la monnaie lorsqu’ils achètent des titres au secteur détenteur de
                      monnaie. »

                      .

                    • Stéphane Boulots
                      16 août 2015 at 16 h 49 min

                      @joeletaxi :

                      Ça fait plusieurs fois que l’on tente de vous expliquer le point sur la compta et vous n’avez toujours pas le truc :

                      Dans une compta ‘normale’ vous avez toutes les opérations en partie double :

                      Une facture fournisseur est inscrite au compte ‘factures’ en regard du compte ‘fournisseur’ : l’un est crédité, l’autre débité.

                      Puis vous avez le règlement de la facture : la banque est débitée et le compte fournisseur est crédité.

                      Ça va jusque là?

                      Pour la banque, ce n’est pas comme cela que ça se passe :

                      Le compte ‘client’ (qui est en fait un fournisseur de la banque en reconnaissance de dette) est débité, mais la contre partie en ‘monnaie’ n’a pas lieu : la banque ne va pas chercher de l’argent, soit dans sa caisse, soit à sa banque, c’est à dire la banque centrale, pour le donner en liquide à son ‘client’, donc la facture (la reconnaissance de dette reste impayée)

                      En quelque sorte la banque a ‘donné’ au client une autre reconnaissance de dette : contre cette inscription, le client peut à tout moment avoir de la monnaie centrale (des euros en pièces ou liquide) ou payer des chèques etc…

                      C’est comme cela que la banque a créé de la monnaie : cette facilité donnée à l’emprunteur de retirer de l’argent à tout moment est de la monnaie.

                      La preuve en est que si elle fonctionnait en ‘monnaie pleine’ elle devrait donner cet argent « pour de vrai » c’est à dire soit le sortir de ses réserves, de sa banque, c’est à dire la banque centrale, si tenté qu’elle ait cette argent dans son compte ‘banque centrale’ hors la législation l’autorise à 1 laisser les comptes non compensés et 2 n’avoir que 1% de la somme en dépôt à la banque centrale par ce que la banque centrale estime que 1% seulement de cette monnaie sera un jour échangée contre du cash.

                • « il y a toujours un article qui dit que la banque se réserve le droit d’exiger à tout moment la totalité de la somme sans devoir s’en justifier. »

                  Je n’ai rien vu de tel.

                  • C’est juste en cas de non paiement d’une échéance d’un prêt que le solde est exigible.
                    (bah je vois que vous savez faire des phrases)

  • Qui épargne en Bitcoin ?

    • 80% des bitcoins sont épargnés. En gros, les monnaies du type bitcoin jouent le rôle du bon métal, et celles du type M-Pesa celui du mauvais métal, dans une ébauche de modèle remplaçant le bi-métallisme. Les banques et les gouvernements ont vraiment du souci à se faire : le jour où les prêteurs et emprunteurs mettront en place un système de notation réciproque à la Uber ou BnB, ils seront exclus du marché et débordés par le nombre.

    • Bah moi, et pas seulement en Bitcoin. En Dashcoin et aussi en Dogecoin.

    • Moi aussi, seulement Bitcoin par contre, les autres ne résolvent rien que Bitcoin que résolve pas déjà.

    • Si ce n’est pas trop indiscret, c’est 20% de l’épargne ou plutôt 80 %, parce que c’est facilement d’acheter des produits risqués à petites doses.

      • Moi, c’est pour l’heure plutôt 20% parce que ce n’est pas toujours évident d’avoir du rendement sur de la Crypto. Mais ça vient petit à petit.

  • « le modèle économique de base des banques traditionnelles, qui repose sur le couple « épargne-intérêt » pour maintenir la déflation … » Pour maintenir l’inflation, plutôt, non ? Ou la dévaluation de la monnaie ?

  • Si le bitcoin ne crée pas de monnaie dette c’est parce que le risque lié à le faire correspond à sa disparition, de toutes manieres la création d’argent dette commence à atteindre des limites materielles bien réelles.

    La création d’argents dette (ex nihilo) correspond en pratique à du tangible, en très gros à la valeur total futur de ce qui est exploitable sur la planete, quand cette création atteint sa contrepartie elle s’arrête faute de solvabilité futur, certains diront donc que si les taux restent bas et qu’emprunter devient difficile parce qu’on à déjà créé une valeur monétaire équivalente à sa contrepartie les investissements vont s’affaisser.

    Est ce que cela va permettre aux crypto-monnaies de se développer ? Je crois que non car en définitive le bitcoin n’est rien, seul il n’a aucune valeur, sa seul valeur est la confiance de ceux qui y croient, le jour où la panique s’installera dans l’economie le bitcoin ne vaudra même pas zéro car zéro c’est encore quelque chose.

    Ceci dit le futur est par définition incertain.

    • l’argent ex nihilo, c’est dans vos rêves
      et le futur exploitable de la planète est infini

      bref le problème n’est pas là
      quant au bitcoin, ou toute autre monnaie du genre, cela ne vaut pas plus que des billets de monopoly
      D’ailleurs, pour le moment, c’est plutôt rockroll le bitcoin

    • La confiance est bien la seule chose qui porte n’importe quelle monnaie. Si elle se perd (bitcoin, euros, dollars), n’importe quelle monnaie ne vaux absolument plus rien…

  • Joeletaxi : « Donc oui les dépôts des clients permettent de faire des crédits (la meilleure preuve étant les livrets d’épargne qui sont directement affectés à des crédits par la caisse des dépôts)

    évidemment, et cela n’implique nulle part création monétaire »

    Tout ce que vous expliquer au niveau du fonctionnement du système bancaire et du prêt entre les banques est juste mais Il y’a bel et bien création monétaire car avec le système des réserves fractionnaires, les banques peuvent prêter plus d’argent que ce dont elles disposent en dépôt.
    Ce ratio argent prêté/réserve devant toujours être préservé, chaque jour les banques qui sont en excédant prêtent aux banques qui n’ont pas suffisament d’argent pour respecter le taux de réserve.
    Les banques qui empruntent donnent en contrepartie des garanties (souvent des titres financiers) aux banques qui leurs prêtent.
    En dernier recours, si une banque ne peut emprunter à une autre banque pour régulariser ses comptes, cette banque se tourne vers sa banque centrale. Ce n’est pas une solution que les banques apprécient, car la banque centrale prête à un taux supérieur au LIBOR et demande plus de garantie.

    • c’est extraordinaire, ce truc

      chaque jour les banques qui sont en excédant prêtent aux banques qui n’ont pas suffisament d’argent pour respecter le taux de réserve.
      Les banques qui empruntent donnent en contrepartie des garanties (souvent des titres financiers) aux banques qui leurs prêtent.

      et pour vous, bien entendu, cet argent que la banque emprunte a une autre banque, ce serait de l’argent « ex nihilo »?

      c’est toujours la même monnaie qui circule, entre banques
      et quand les banques n’entrouvent plus, par excès de crédits accordés, les banques de référence peuvent emprunter à la banque centrale, qui elle, crée de la monnaie ex nihilo., si ce n’est qu’elle demande des garanties, par exemple du titre grec

      • « et pour vous, bien entendu, cet argent que la banque emprunte a une autre banque, ce serait de l’argent « ex nihilo »? »
        Non, vous m’avez mal compris. L’argent est crée par le fait qu’une banque peut prêter plus d’argent que ce dont elle dispose.
        Lorsque vous allez emprunter 1000 à votre banque (pour reprendre votre exemple plus bas), la banque n’a pas besoin d’avoir ces 1000, avoir 100 lui suffise. Les 900 restant sont bien de l’argent crée « à partir de rien ».

  • @gameover

    vous racontez tout le temps la même chose, et d’une certaine façon ,vous démontrez ce que je vous affirme depuis le début

    et la plupart du temps, on se retrouve, lors de discussions dans le même cas de figure, où l’on parle de toute sorte de choses, sauf de l’essentiel

    la banque tient une comptabilité normalisée
    si ,à un moment, elle inscrit dans ses livres des opérations qui créeraient de la monnaie, je vous demande de me montrer où

    simple non?
    Joletaxi emprunte 100 à la banque Game

    et elle inscrit quelques lignes dans sa comptabilité
    et comme selon vous la banque game crée 100 de monnaie, cela doit apparaître
    mais où?
    car se borner à dire, elle crédite le compte de Joletaxi de 100, sans que l’on sache quel classe de compte, ni si c’est au passif, ou à l’actif, je trouve cela un peu cavalier

    donc…à votre clavier

    • Vous n’avez a priori pas lu les 2 liens que j’ai mis ce matin 16 août. Je vous ai même mis le timing de la video et l’extrait du document pdf de la banque de france qui disent clairement que les crédits créent les dépôts. Je ne peux plus rien pour vous.
      Pour ce qui est de l’actif/passif ils apparaissait dans le lien wikispaces mais vous avez vous mêmes dit ne pas le lire. Ca ne sert plus à rien d’apporter des éléments. Bonsoir.
      J’espère que ces éléments auront servi à d’autres car c’est aussi le but

  • @ Stephane

    ben voilà maintenant que les banques ont une comptabilité « spéciale »
    les bilans qu’elles publient, ben c’est du flan, elles font ce qu’elles veulent

    bien sur, avec une comptabilité « spéciale » tout est possible

    mais il se fait que les banques sont tenues à suivre les obligations comptables, en matière de bilans, comme toutes les sociétés commerciales, nde quelque type que ce soit

    et dans le cadre d’une comptabilité, « normale », je suis toujours curieux de lire vos écritures concernant l’octroi d’un prêt?

    • Stéphane Boulots
      16 août 2015 at 18 h 59 min

      Voir ma réponse plus haut : ce n’est pas que les banques ont une comptabilité speciale, c’est que les règles comptables ne s’appliquent pas sur les banques de la même façon que sur une entreprise : si une entreprise ne payait pas ses fournisseurs, ceux ci pourraient la poursuivre en justice, ce n’est pas possible pour une banque, qui fait en quelque sorte du crédit fournisseur tout le temps sans jamais aucun soucis : la banque « doit » à ses « clients » bien plus d’argent qu’elle n’en a en fonds propres.

      Cette « dette » que la banque a envers ses « clients » est de la monnaie.

    • Stéphane Boulots
      16 août 2015 at 19 h 21 min

      Reprise de ma réponse plus haut :

      Dans une compta ‘normale’ vous avez toutes les opérations en partie double :

      Une facture fournisseur est inscrite au compte ‘factures’ en regard du compte ‘fournisseur’ : l’un est crédité, l’autre débité.

      Puis vous avez le règlement de la facture : la banque est débitée et le compte fournisseur est crédité.

      Ça va jusque là?

      Pour la banque, ce n’est pas comme cela que ça se passe :

      Le compte ‘client’ (qui est en fait un fournisseur de la banque en reconnaissance de dette) est débité, mais la contre partie en ‘monnaie’ n’a pas lieu : la banque ne va pas chercher de l’argent, soit dans sa caisse, soit à sa banque, c’est à dire la banque centrale, pour le donner en liquide à son ‘client’, donc la facture (la reconnaissance de dette reste impayée)

      En quelque sorte la banque a ‘donné’ au client une autre reconnaissance de dette : contre cette inscription, le client peut à tout moment avoir de la monnaie centrale (des euros en pièces ou liquide) ou payer des chèques etc…

      C’est comme cela que la banque a créé de la monnaie : cette facilité donnée à l’emprunteur de retirer de l’argent à tout moment est de la monnaie.

      La preuve en est que si elle fonctionnait en ‘monnaie pleine’ elle devrait donner cet argent « pour de vrai » c’est à dire soit le sortir de ses réserves, de sa banque, c’est à dire la banque centrale, si tenté qu’elle ait cette argent dans son compte ‘banque centrale’ hors la législation l’autorise à 1 laisser les comptes non compensés et 2 n’avoir que 1% de la somme en dépôt à la banque centrale par ce que la banque centrale estime que 1% seulement de cette monnaie sera un jour échangée contre du cash.

      • e compte ‘client’ (qui est en fait un fournisseur de la banque en reconnaissance de dette) est débité, mais la contre partie en ‘monnaie’ n’a pas lieu : la banque ne va pas chercher de l’argent, soit dans sa caisse, soit à sa banque, c’est à dire la banque centrale, pour le donner en liquide à son ‘client’, donc la facture (la reconnaissance de dette reste impayée)

        En quelque sorte la banque a ‘donné’ au client une autre reconnaissance de dette : contre cette inscription, le client peut à tout moment avoir de la monnaie centrale (des euros en pièces ou liquide) ou payer des chèques etc…

        ah ben oui, quand j’emprunte 1000 auprès d’une banque, je reçois… une reconnaissance de dette
        maintenant si vous considérez, ( avec raison cette fois) que la monnaie n’est rien d’autre qu’une reconnaissance de dettes, effectivement.
        Mais jusqu(à présent, quand j’emprunte 1000 auprès d’une banque, celle-ci transfère 1000 sur mon compte, et je peux avec ces 1000 sur mon compte les retirer en billets ou acheter ce que je veux.

        Et pour les tranférer sur mon compte, la banque a bien du les retirer de son propre compte en banque, a moins que dans ce système inventif, elle puisse transférer de l’argent d’un compte de passif?

        • Stéphane Boulots
          16 août 2015 at 22 h 44 min

          @joeletaxi :

          Non, la banque ne les transféra que quand vous ferez un retrait en liquide ou quand arrivera un chèque, un ordre de virement, un prélèvement…

          En attendant, ce n’est qu’une inscription dans sa comptabilité et la banque a l’autorisation de ne contrebalancer ces opérations que partiellement : la somme déposée est 1% de la somme engagée et le montant total des sommes engagées est fonction des fonds propres.

          Ce que vous avez, n’est rien d’autre qu’un engagement de confiance, c’est à dire de la monnaie fiduciaire que vous pouvez échanger contre de la monnaie centrale (du cash) ou utiliser comme tel.

          Le mécanisme ou les banques sont obligées de mettre tout l’argent de leurs clients en dépôt en banque centrale s’appelle le 100% monnaie. Ce système recommandé par les économistes libéraux comme Allais, Friedman … N’est pas celui qui est en place.

          • ben voyons

            prenons un exemple, il semblerait que cela vous plaise

            Mme Michu a retrouvé un bijou de sa mère,et a décidé de le vendre
            elle va chez son bijoutier qui lui propose 25000
            elle prendrait bien la somme en bons billets, mais finalement elle préfère que le bijoutier lui remette un chèque
            Elle le dépose à la banque Smol, et constate sur un extrait de compte, les jours suivants , qu’elle a été crédité
            il n’y a aucune différence si elle accepte les billets( la « vraie monnaie’, selon certains) et les dépose en caiss de la banque.
            Son bien matériel a été échangé en monnaie sonnante, ou en un billet, puis en monnaie scripturalle
            Question, ce montant inscrit sur un extrait représente-t-il de la monnaie, ou bien est-ce de la monnaie virtuelle?
            Moi je pense que c’est de la monnaie qui répond à toutes les exigences de la monnaie, en ce que le montant peut-être à tout moment échangé contre des billets, contre un bien matériel, etc..et que , scriptural ou pas, cette monnaie sera acceptée partout où le pays émetteur le garantira.
            Mme Michu décide de placer cetr argent sur un compte terme à un an, contre un intérêt ridicule.
            La banque en profite pour accorder un prêt à Game, disons de 10.000
            Game signe un contrat, donne son bras droit en garantie, et reçoit un chèque de 10.000 déposé et crédité sur un compte d’un client, toujours en monnaie bien réelle bien que virtuelle, d’une banque voisine qui le présente en compensation, à la banque émettrice.Celle-ci va le payer, toujours en monnaie bien réelle, à partir d’un de ses comptes financiers.
            Tout au long de cette échange, il s’agit bien de monnaie réelle, échangeable à tout moment.
            ET comme Game over le décrit, la banque qui a émis le crédit s’est servi de la monnaie, toujours bien réelle qui a été déposée.
            Donc, dans ce cheminement, la monnaie a toujours été « réelle ».
            Tout cela est on ne peut plus « normal »
            si vous levoulez je peux moi vous donner les écritures comptables qui seront enregistrées, tout à fait conforme à la norme comptable.
            Vous me dites donc, que parallèlement à cette procédure, il y aurait dans les banques, une autre procédure ,qui créerait de la monnaie, et que je pourrais échanger ce que vous appelez une ‘reconnaissance de dette, pour régler une transaction?
            Cela dépendrait donc du moment?
            Une fois on vous prêetrait de la monnaie ex nihilo, une fois on vous prêterait de la vraie monnaie, celle de Mme Michu.
            Souffrez que je sois dubitatif

            • Stéphane Boulots
              16 août 2015 at 23 h 39 min

              Madame Michu dépose 10 euros en billets à la banque Smol

              La banque déposé les 10 euros à la banque centrale.

              Maintenant la banque Smol a le droit d’accorder un prêt de 1000 euros à gameover

              Elle accorde ce prêt en lui signifiant que son compte bancaire est créditeur de 1000 euros.

              Si gameover veut retirer ses 1000 euros en liquide, la banque centrale prêtera les 1000 euros à la banque.

              En réalité cela n’arrivera pas, parce que gameover ne tirera pas son argent en liquide mais me fera un chèque de 1000 euros, que je créditerais sur mon compte à la banque Smol

              Dans un cas, la banque a dû emprunter à la banque centrale, dans l’autre non.

            • Stéphane Boulots
              16 août 2015 at 23 h 44 min

              net : Le montant de monnaie accordé ét géré par la banque via des prêts est 100 fois plus important que l’argent déposé.

              Voir plus quand l’argent est prêté aux États.

  • Long term :
    BTC
    ETH
    DASH
    VNL
    BTS
    XMR
    NEM
    AUGUR (pas 100% certain)

    Pour le fun :
    FLO
    TRK
    MCAR
    et d’autres…

    + de 600 réseaux fonctionnels actuellement
    et environ 1200 réseaux morts/zombies

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