Ouf, heureusement qu’en France, la santé est collectivisée !

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Santé scanner (Crédits Think Panama, licence CC BY NC 2 0). Image publiée sur Flickr.

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Ouf, heureusement qu’en France, la santé est collectivisée !

Publié le 12 août 2015
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La France — et tout le monde le sait ! — a un système de santé exceptionnel, avec une couverture absolument géniale couplée à un réseau de dispense de soins, de médicaments et d’un suivi sanitaire de la population que le monde nous envie. Pas de doute, au moins dans ce domaine, la force des services publics et du collectivisme donne un résultat étincelant !

Pour ce qui est du système de couverture, je n’y reviendrai pas en détails ici, ce n’est pas vraiment le sujet, mais on peut tout de même assez facilement tirer quelques conclusions assez éclairantes : il fonctionne vraiment très bien, ce qui renforce son caractère exceptionnel puisqu’il n’est copié nulle part. Grâce à la collectivisation de la santé, de la retraite et de la couverture chômage, les malades sont tous bien couverts, les retraités sont tous bien pensionnés et les chômeurs, peu nombreux, sont tous bien protégés du travail. La misère des petites pensions, des urgences bondées ou des allocations minuscules a été amplement évitée en France. Youpi.

Les cotisations, facilement engrangées dans ce pays de cocagne où les contribuables participent gaiement à l’effort national, permettent de couvrir largement les besoins. Les déficits sont inexistants, et en cas de petits problèmes financiers, tout le monde comprend très bien qu’il ne provient ni d’une structure vermoulue, ni d’habitudes catastrophiques, ni de syndicalisme débridé ou ni de gabegies inouïes, mais bien d’un petit souci passager qu’une ordonnance ou un petit texte de loi bien troussé saura résoudre en deux temps, trois mouvements et cinq décennies de législorrhée carabinée.

la secu te taxe

En parallèle à ces magnifiques assurances que les gouvernements d’après-guerre nous mirent en place avec une forte dose de bonne humeur, de détermination et de communisme, on se doit d’évoquer, le temps de quelques paragraphes, l’étourdissant système sanitaire français. Là encore, il est facile de constater avec plaisir le joyeux résultat de décennies d’application consciencieuse d’un mélange subtil de politiquement correct, d’égalitarisme, de réduction du temps de travail, de déresponsabilisation et de capitalisme de connivence (qui est au capitalisme ce que la cuisine anglaise est à la gastronomie).

nb irm par habitants ocde 2011Ainsi, chaque année, le classement toujours meilleur de notre beau pays lui permet, par exemple, de rivaliser avec … la Slovénie pour le nombre d’unité IRM par habitants. En France, le délai avant de pouvoir passer dans ces coûteux appareils grimpe gentiment à plus de 37 jours (ce qui fait un confortable coussin de 17 jours en trop par rapport aux recommandations médicales dans une situation normale). L’organisation, centralisée, étatique et typiquement collectiviste de la santé en France aboutit, comme on pouvait s’y attendre, aux habituelles pénuries et c’est donc sans surprise qu’on découvre des listes d’attente en croissance robuste, garantes d’inégalités territoriales criantes et de difficultés accrues pour les habitants des régions défavorisées. Inégalités qui ne seront pas du tout mises en exergue par les nouvelles technologies, comme, par exemple, l’actuel développement d’un Trip Advisor de la santé, qui permettra bientôt de noter les établissements de santé sur le territoire et qui promet, tout le monde s’en doute, de grands moments festifs d’égalité citoyenne à coup d’interdictions et de hurlements de mandarins outrés.

Bien sûr, une pénurie, comme les crottes de chien et les ministres, n’apparaît jamais seule. Alors que les équipements médicaux de pointe font toujours cruellement défaut, et que les isotopes radioactifs sont toujours aussi difficiles à dénicher, il semble que les petites carences de notre beau système touchent aussi les médicaments et le personnel.

Pour les pilules, poudres, sachets, liquides, crèmes et onguents miraculeux que la science moderne nous offre tous les jours en plus grand nombre, en France, on devra faire ceinture : non seulement, il y a des petites ruptures de stock gênantes dans les pharmacies du pays, mais celles-ci se font tous les ans plus nombreuses et touchent de plus en plus de produits. C’est, là encore, le signe que le système, géré au plus fin par une administration extrêmement rigoureuse, tourne à plein régime : à force d’optimisation, de flux tendus et d’une prévoyance de bon père de famille chevillée au corps de tous les acteurs du système de santé, les approvisionnements — tout le monde le sait ! — sont gérés avec une précision diabolique et des calculs … d’apothicaire.

gepalmoral

Quant à la pénurie de médecins, c’est (à l’évidence) encore un coup de ces Roumains qui ne font rien qu’à nous envahir et qui nous obligent, à l’évidence, à fermer l’un ou l’autre service de maternité, de chirurgie ou que sais-je de ces petits établissements de province que le département n’a, de toute façon, plus les moyens de maintenir. Difficile de voir dans la gestion, là encore centralisée, étatiste, corporatiste et pas du tout concurrentielle un lien avec ces petits soucis en main-d’œuvre qualifiée qui ne nous rappellent absolument pas ce qui se passe actuellement au Venezuela, pays qui a sombré, comme en témoignent ses soubresauts économiques dramatiques, dans l’ultralibéralisme sauvage d’un gouvernement entièrement vendu au capitalisme débridé. Et puis, on ne peut pas comparer : le Venezuela est un pays pauvre, sans ressources et sous embargo américain, tout le monde le sait.

médicament viazacEn tout cas, rassurez-vous : les petits soucis sont notés, les embarras de stocks, de matériels et de personnels ont été remontés en haut lieu, aux instances dirigeantes et au personnel omniscient qui sait, bien mieux que vous et les acteurs de terrain, ce qu’il est nécessaire de faire. Déjà, une riposte intelligente et graduée est élaborée. Ce sont même des sénateurs qui se sont penchés sur la question et qui ont trouvé la solution : comme, à l’évidence, c’est encore une fois le libre marché, le capitalisme et la santé trop libérale qui sont en cause, il va falloir réguler sauvagement tout ça, par exemple en imposant clairement aux médecins leur implantation géographique.

Eh oui, le problème avec la liberté est que — tout le monde le sait ! — si on laisse les individus se débrouiller complètement par eux-mêmes, ils feront vite n’importe quoi, n’importe comment, en dépit du bon sens et parfois même avec méchanceté. Heureusement, en France, on a rapidement mis en place les indispensables contraintes et restrictions de liberté pour éviter tous ces problèmes.

Et le résultat est parfait. Par – fait !

Assemblée : CPEF
—-
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  • Vu la pénurie de médecins et l’excès de députés, on pourrait décourager les premiers de postuler pour la fonction.

    • Malheureux, nos députés sont comme les médecins d’il y a quelques siècles, ils ne connaissent que la saignée !!!

  • On a quand même un bon système de santé comparé à certains voisins. Mais bon, à long terme, je ne sais pas s’il le restera. Wait&See.

    • Le fait d’augmenter le volume des soins par la gratuité permet d’avoir un nombre de praticiens bien formés et expérimentés donc un bon système de santé. La contrepartie est le gâchis. Mais le plus inquiétant est la dérive inévitable qui au final aboutit faute de moyens à des restrictions imposées de façon administratives.

      Et bien sur, on assiste comme toujours à une fuite en avant vers le socialisme pour éviter les questions qui fâchent.

    • Oui bien sûr si votre cotisation maladie en faisant la somme de votre cotisation salariale et patronale est inférieure à 300E, vous ne payez pas le prix que ça coûte.
      Moi aussi je trouverai bien qu’on me vende le poulet de Bresse ou le Charolais à la moitié de son prix de revient… même que j’en mangerais à tous les repas… et j’inviterais même des potes.

    • Vous êtes la preuve que la propagande n’est pas vaine puisque vous, vous y croyez! Non, la France n’est pas significativement meilleure que les pays européens, si on la regarde en détail!

      C’est décidé: on va ouvrir en France des « Maisons de naissance » fonctionnant exclusivement avec des sages femmes: économie espérée: 600 € par accouchement. Sécurité garantie (dans le texte d’application), le but est d’évter le stress hospitalier aux futures mamans, bien sûr!

      Croisez les doigts!

      • La sur-médicalisation est un danger en soi, y compris pour la grossesse.

        • L’inverse est aussi vrai: la sous-médicalisation aussi.

          Il est vrai que dans les rares cas de grèves effectives des soins, la mortalité diminue (diminution du risque chirurgical si on n’opère plus!), vrai aussi que ceux qui reportent les soins à plus tard peuvent présenter une aggravation. Tout cela est logique!

          Je n’ai jamais cru pas avoir la solution!

  • Que nos voisins comme les travailleurs frontaliers Alsaciens et Lorrains qui étaient obligés de prendre une mutuelle pour s’assurer jusqu’à ce qu’un quelconque élu s’aperçoivent de cette abomination. Alors c’est sur, ça leur revenait moins cher, mais ils étaient mieux remboursés. Malheureusement on ne peut pas tout avoir dans la vie.

    • Pas tout à fait, en fait. En Alsace et en Moselle, le régime de sécurité sociale de base est différent du régime de base : le taux de remboursement est supérieur, le taux de cotisation aussi. Cela a deux conséquence : le régime est structurellement équilibré grâce à l’ajustement d’une année sur l’autre du taux de cotisation, et la complémentaire santé est marginalement moins utile, donc moins chère.
      Généraliser ce système à la France entière ? Vous n’y pensez pas ! Le cas des frontaliers est encore différent.
      Quoiqu’il en soit, je vous invite à donner au MLPS ou à Liberté Sociale pour soutenir l’effort de guerre contre les monopoles illégaux de la France de l’intérieur.

      • je suis au régime local et je paye 1.5% de plus en cotisations salariés au RLAM (régime local Alsace moselle).

        Le même collègue que moi, mais situé hors d’Alsace ne payera que 0.98% sur sa part salariale à la mutuelle obligatoire groupe.

        En faisant les comptes
        Ma mutuelle coute : 1.5% + 1.8 % employeur
        La sienne : 0,98 % + 1.8 % employeur

        Pour les mêmes garanties, ce qui change étant le fait que la combinaison Régime général et RLAM me payera un peu plus que lui n’étant pas au RLAM, mais lui touchera donc plus de la mutuelle pour le remboursement d’une même prestation.

        Arrondissons les 0,98% à 1%, le constat est qu’une assurance privée arrive à équilibrer les comptes sur les prestations servies par le RLAM, là où le RLAM demande 1,50%.

        1% vs 1.50 % …C’est énorme vous ne trouvez pas?

        Malgré tous ses travers la mutuelle obligatoire a au moins permis de faire cette comparaison.
        Et de se rendre compte que le RLAM dont on nous rabat les oreilles depuis des années est bien trop cher pour ce qu’il offre.

        Si vous faites des recherches sur internet, vous trouverez que le prix moyen permettant de couvrir les garanties du panier de soins ANI (socle minimum de garanties imposé par la Loi, mais ce socle étant supérieur au garanties du RLAM) coute entre 20 et 25 EUR par mois.

        Et dire qu’il y avait des ***** pour manifester à Strasbourg en Mai afin de défendre cette arnaque.

  • Je ne comprends pas très bien « l’argument » de l’auteur selon lequel nous serrions les seuls à avoir un système de médecine socialisée, sous entendu c’est donc qu’il est forcément très mauvais…même les Américains ont Medicare et Medicaid…ne parlons pas de pays comme le Canada ou le UK, qui sont en fait encore plus étatistes que nous (au UK il n’y a même pas de médecins indépendants comme en France, ils sont fonctionnaires du NHS).

    • Nous ne sommes pas les seuls à avoir un système socialisé, mais la forme de collectivisme que nous avons en France est bien la seule. Et comme tous les systèmes socialisés (dont ceux que vous citez), ça foire.

      • Oui, disons-le clairement: il est normal qu’il y ait une solidarité humaine devant la maladie ou l’accident (les caisses de solidarité ouvrières, spontanées dans les entreprises, avaient déjà ce but).

        Que ce soit organisé par l’état, n’était pas indispensable. C’est toute la différence!

        Mais comme politicien comment résister à cette masse d’argent sans pouvoir en jouer?

        • Ils se jouent bien de nous en tous cas … ces haut-fonctionnaires politiciens ;(

        • Mikylux, il me semble que vous confondez assurance et solidarité.

          • Les précurseurs de la sécu ne se posaient pas la question sémantique: ils cotisaient à la cagnotte commune et attribuaient les sommes à qui de droit selon leurs règles: alors caisses solidaires plus qu’assurance qui sont plutôt des entreprises de gestion des risques, non? C’est l’évolution qui en a fait un « machin » (au sens « Gaullien ») dont on ne sait plus si « c’est du porc ou du cochon ».

    • En UK si vous êtes célibataire et que vous gagnez 50,000E brut il vous reste après impôts et cotisations sociales 36,500E et vous avez coûté en tout 55,500E à votre employeur.

      En France pour 50,000E il vous en reste 33,111 et vous avez coûté 74,547E à votre employeur.

      Vous avez 10% de moins et vous avez coûté 34% de plus.

      Avec ce même coût de 74,547E vous pourriez avoir en net après impôts 49,026E soit 15,915E de plus soit une augmentation de salaire de près de 50%.

      Donc 15,915 euros est le coût de la collectivisation de la France par rapport à L’UK sur un salaire de 50KE.
      Lien suit.

  • Heureusement que la Grèce a 22 IRM contre la France 7, ça montre vraiment que la santé Grecque est en meilleure position que la notre

    • Ils ont longtemps cru que c’est en restreignant l’offre qu’on contrôlait les dépenses, comme si en regardant un frigo vide on avait moins faim.

      • C’est pire, mais ce n’est pas nouveau: les « libéraux qui ne pensent qu’à leur profit voulaient augmenter l’offre pour créer la demande », donc, à gauche, on a cru que l’inverse était vrai: « diminuer l’offre va diminuer la demande ».

        Sauf qu’en médecine, la « consommation » n’est, malgré tout, et malgré nous, les patients, pas un « plaisir de consommer »!

        (J’ai vécu l’histoire d’un prof d’Univ à Lille présentant un cas de cancer sans image de scanner, dont il ne disposait pas, alors qu’en Belgique (à un jet de pierre!), cela aurait été fait et aurait accéléré le diagnostic et avec moins de doute!)

        Actuellement, un scanner en « spirale », c’est 3 minutes mais avec irradiation aux rayons X, ce qui n’est pas le cas de l’I.R.M (imagerie par résonance magnétique). Mas la limitation utilise les mêmes outils qu’il y a +/- 35 ans, dans les années ’80.

        C’est bien cela qui différencie et rend inconciliables médecine et politique. L’une, en évolution continue et volontairement « obligée » par exigence du code de déontologie, « d’offrir aux patients les meilleurs soins au niveau des connaissances actuelles », l’autre, n’ayant fait aucun autre progrès que de remplacer l’action par une communication plus trompeuse!

        • Bonjour Mikylux

          « Sauf qu’en médecine, la « consommation » n’est, malgré tout, et malgré nous, les patients, pas un « plaisir de consommer »!

          Je ne suis pas du tout d’accord. La moitié des actes de médecine, quelle soit publiques ou privés, sont totalement inutile.
          On s’accorde à dire qu’au delà de 7% du PIB les dépenses de santé sont en pure perte (LE PEN claude).

          Commençons comme reforme une prise en charge à 100% par l’assurance maladie pour les grosses pathologies et la peri-natalité par des effecteurs privés en concurrences, et la bobologie libre prise en charge par des assurances non obligatoires.

          Le gaspillage en france c’est l’hopital qui prend en charge des problemes de dépendance dans des services à 1000€/j alors qu’on manque de place pour les vieux à 2000€/mois.

          Mais c’est vrai la geriatrie c’est moins sexy qu’un service de chir cardiaque.

          La plupart des gens consulte pour un oui ou un non, ils ont mal dans le dos faut un IRM (gratuit avec l’argent des autres). Qu’ils payent..

          • Au fait, qui a incité à se rendre aux urgence pour une simple GRIPPE?

            Ba…

            Relayée par ses successeurs, par les experts, etc. évidemment!

        • Mykilux, la politique de l’offre ce n’est pas d’augmenter l’offre avec des containers de billets mais de supprimer tout ce qui bloque l’activité des entreprises et leur développement : réglementation, fiscalité orientée, monopoles, niches fiscales, subventions.

          On en a un bon exemple là avec l’agriculture et l’élevage : c’est le protectionnisme, les réglementations et les subventions qui ont empêché ces entreprises de se développer pour être compétitives.

          Cette politique ne nécessite pas d’argent contrairement au keynésianisme qui en redemande toujours tant et plus. Ce n’est pas non plus de l’interventionnisme comme souvent cela a été fait (Reagan) en distribuant des avantages à des filières, c’est une neutralité qui est demandée.

          Voir wikiberal économie de l’offre

    • C’est marrant comment on vous répond complètement à côté, ou mieux qu’on ne vous répond pas.
      Alors on répète : la Grèce possède 3 FOIS PLUS d’équipements IRM que la France. Et l’Italie fait encore mieux.
      Et donc, si on suit la logique de l’article, ces deux pays ont un bien meilleur système de santé que le nôtre.
      On rit ou on rit ?
      Sinon, à propos d’IRM, après plusieurs mois de grosses galères et de douleurs +++ dans la jambe droite consécutives à une opération des lombaires (je passe les détails de toute l’affaire, mais si j’en faisait un article, il serait sans doute bien plus révélateur de l’état de notre « système de santé » que celui qui nous occupe ici), je consulte au mois de mars dernier un spécialiste des problèmes vasculaires.
      Après confirmation clinique du diagnostic de pb artériel, il me demande de passer une IRM du réseau vasculaire inférieur pour avoir une vision précise de la situation. L’établissement possède une installation d’IRM et il est dommage que ma consultation était l’après-midi. Sinon je passais l’examen dans la journée. Il a fallu que je revienne le lendemain, soit un délai d’un jour, étonnant non ?

      • Merci de nous indiquer votre région pour que l’on puisse mettre à jour la carte de france du nombre de jours d’attente pour un IRM… et on va pas se gêner pour leur dire à ceux qui font la carte que c’est que des gros menteurs nan mais !

        Plus sérieusement 20 par million d’habitants est le nombre correct d’IRM recommandé dans les pays développés pour optimiser la détermination des affections des patients. Un diagnostic rapide permet d’éviter des analyses inutiles (coûts) et des errements pour poser le diagnostic.

        Le nombre d’IRM par million d’habitants n’a pas de liens directs avec l’espérance de vie ni la qualité du système de santé tout comme le fait d’avoir une grosse voiture n’est pas un indicateur des votre salaire ni de vos capacités sexuelles.

  • La solution existe
    a/Suppression du statut public pour tout ce qui n’est pas régalien
    b/ Suppression des ministères hors régalien
    c/ Remplacement des communes par la communauté de communes
    d/ Suppression de tout subvention à qui que ce soit et pas un centime d’argent public sans taxe fiscale et sociale
    e/Suppression des départements et des 2/3 des parlementaires

    Un seul mandat de 10 ans pour chaque élu et non renouvelable

    Gaspillage et fraude deviendraient l’exception lourdement sanctionné financièrement

  • C’ est un système MAFIEUX ( ce n’ est pas une insulte hélas c’ est la vérité ) en effet il faut savoir que :
    cotiser à la sécu via la csg ne vous ouvre pas de droit à remboursement partiel de vos frais
    C’ est un système d’ une pourriture telle qu’ une personne tout à fait honorable sera moins bien protégée par cette sécu qu’ un pédophile par exemple et c’ est encore la vérité

  • La situation en France est quand même meilleure qu’aux USA où les dépenses de santé représentent presque moitié plus qu’en France, en part de PIB. Malgré cela les Américains ne semblent pas mieux soignés que les Français si on compare leur espérance de vie, ils meurent plusieurs années plus tôt que les Français.
    La concurrence dans le domaine de la santé aux USA entraîne des dépenses gigantesques pour rémunérer des intermédiaires (marketing, guerre pour attirer les clients, administration), qui sont plus réduits en France puisque il y a moins de concurrence.
    Malheureusement en France le système est en train de mal tourner
    – avec l’obligation nouvelle de prendre une assurance santé complémentaire, dont le coût profitera aux intermédiaires et aux frais de concurrence inutiles, avec une diminution de la qualité des soins à coût égal,
    comme aux USA. C’est la simili concurrence imposée entre des rackets vivant aux dépens des subventions et cotisations de santé.
    -avec la quasi obligation (imposée par le système) de remplacer des médicaments innovants par des médicaments génériques, souvent de moins en moins efficaces suite à l’évolution des agents infectieux. Les médicaments innovants coûtent de plus en plus chers à mettre au point et risquent de ne plus avoir le temps d’être amortis vues leur faible durée d’exclusivité et les copies clandestines. Copier légalement (générique) ou illégalement, permet de mieux et plus vite rémunérer les financiers, c’est la concurrence libre et faussée par des similis laboratoires. Le nivellement de plus en plus bas du service rendu par les médicaments aux malades.

    • Avec tous leurs fast food , on vite fait d’aller au fast tomb 😉

    • Vous comparez le système français (gravement étatisé) avec le système américain (gravement étatisé). Je ne vois pas trop bien l’intérêt.

    • Il y a un article de l’IFRAP qui explique un peu la raison pour laquelle le système de santé américain coûte plus cher sans pour autant avoir un résultat flagrant sur le niveau de santé même s’il y a de meilleurs résultats sur le cancer par exemple. Il ne faut pas aussi peut-être raisonner à court terme (recherche).

      Pour ma part j’ajouterais que les moyens que l’on décide de mettre dans sa santé est une décision individuelle et vu que cette décision influe de façon binaire sur notre existence (vivant, mort) il n’y a pas – à partir d’un certain niveau – à rechercher une corrélation entre coûts et bien-être : si on a les moyens on a intérêt à tout faire pour se maintenir en vie (ou à améliorer son physique par exemple). Mourir avec 5 millions sut son compte ne sert à rien.

      http://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/comparatif-des-systemes-de-sante-americain-et-francais

  • Plutôt que « Ce pays est foutu », ou encore « C’pays » comme on entend dire par ceux qui l’aiment, il faudrait dire: « La France se meurt, est morte… »..
    Quant aux résurrections, elles sont rarissimes, malheureusement.

  • À la base le problème de la médecine moderne est qu’elle ressemble énormément à celle de Molière, surtout la promotion hystérique des vaccins – véritable religion française fortement débilitante (pun intended) dont le messie s’appelle Pasteur – et autres médecine « préventive » genre mammographie, mais aussi écho de la thyroïde et chasse à la tumeur etc.

    Il faut considérer que les données médicales agrégées comme un bien commun et libérer l’information!

    Il faut aussi arrêter de penser qu’il y a une différence entre Big Pharma et Big Gov, et que Big Medecine n’a pas de lien avec Big Pharma.

    Il faut aussi arrêter de parler de dépenses de santé.

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