Non, la Fed n’est pas une banque privée

Une légende tenace fait de la Fed un cartel privé au service de Wall Street. Rien de plus faux.

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Non, la Fed n’est pas une banque privée

Publié le 10 juillet 2015
- A +

Par Guillaume Nicoulaud.

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pipeau credits simonwhitaker (licence creative commons)

De toutes les rumeurs infondées qui trainent sur Internet, il en est une qui a le don de m’exaspérer tant, conformément à la loi de Brandoloni, elle semble absolument impossible à réfuter : c’est l’idée selon laquelle la Federal Reserve américaine serait un cartel de banques privées qui n’agirait que dans le sens des intérêts de Wall Street, et donc, implicitement, aux dépens de Main Street. On est là dans la pure légende urbaine pour ne pas dire la théorie du complot ; voici pourquoi.

Avant toute autre considération, il faut bien comprendre que « la Federal Reserve » est un abus de langage. Lorsque vous entendez parler de la Fed, c’est en réalité du Federal Reserve System qu’il est question ; un système composé de douze Federal Reserve Banks (ci-après les FRBs) réparties au travers des États-Unis1 et placées sous la direction d’une agence fédérale : le Board of Governors of the Federal Reserve System (ci-après le BoG). Le fameux Eccles Building sur Constitution Avenue à Washington n’est pas, à proprement parler, le « siège de la Fed » mais celui du BoG, ce qui, concrètement, revient au même comme nous allons le voir.

Mais d’où diable vient cette légende ? Il n’y a pas, disent les philosophes de comptoir, de fumée sans feu. En l’espèce c’est vrai : la rumeur se fonde sur une interprétation un peu simpliste des statuts des FRBs2 ; statuts qui, il faut le reconnaitre, sont d’une bizarrerie et d’une complexité qui peut prêter à confusion. Il se trouve, en effet, que le capital des FRBs est souscrit par des banques privées mais, comme nous allons le voir, lesdites banques ne sont réellement actionnaires ni de fait ni même en droit.

Primo, si c’est une option pour les banques régionales, la souscription au capital de la FRB dont elles dépendent est obligatoire pour les banques nationales3. La loi, en l’occurrence le Federal Reserve Act de 1913, leur impose le montant exact qu’elles doivent souscrire – 6% de leur capital – et leur interdit de revendre ces actions ou de les utiliser comme garanties. Concrètement, ça signifie que la loi américaine contraint les banques nationales à capitaliser la banque centrale.

Deuzio, cette souscription obligatoire donne droit à un « dividende » annuel statutaire de 6% du capital souscrit et ce, quels que soient les profits engrangés par la FRB considérée4. Le reste, après constitution de réserves, est intégralement versé au Department of the Treasury (voir tableau ci-dessous). C’est-à-dire que si vous considérez que le propriétaire d’une entreprise est celui qui perçoit les bénéfices, alors, le vrai propriétaire des FRBs, c’est le département du trésor des États-Unis. Économiquement, les « actions » que détiennent les banques privées sont en réalité des obligations juniors perpétuelles.

Profits de la Fed
(milliards de dollars US)

Année Profits Dividendes US Treasury
2010 81.7 1.6 79.3
2011 77.4 1.6 75.4
2012 90.5 1.6 88.4
2013 81.4 1.6 79.6
2014 99.7 1.7 96.9

 

Tertio, le seul pouvoir que ces actions confèrent aux banques commerciales se résume à l’élection de six des neufs membres du board de chaque FRB ; lesquels agiront de toute manière sous les ordres et la supervision du BoG. Plus précisément, le board of directors de chaque FRB est composé de trois directeurs de classe A, trois directeurs de classe B et trois directeurs de classe C. Les directeurs de classes A et B sont élus par les banques, la différence étant que les directeurs de classe B ne peuvent être des banquiers. Pour chacune de ces classes, on forme trois collèges – les petites, moyennes et grandes banques – qui élisent donc chacune deux directeurs, sachant qu’une banque, indépendamment du capital qu’elle a souscrit, compte pour une voix. Les directeurs de classe C, quant à eux, sont désignés par le BoG5. Les présidents des FRBs, enfin, sont désignés par les membres de leurs boards respectifs mais leur élection doit être validée par le BoG pour être effective.

Comme vous pouvez le constater, l’idée selon laquelle les grandes banques de Wall Street contrôlent « la Fed » relève de la pure fiction : au mieux et à supposer qu’elles s’entendent entre elles, elles pourront désigner deux des neuf directeurs de la FRB de New York. En 1961, le professeur Michael D. Reagan résumait : « la propriété des FRBs par les banques commerciales est symbolique ; elles n’exercent pas le contrôle exclusif associé à la notion de propriété, ni ne se partagent, au-delà du dividende statutaire, les profits des FRBs. » Ce qui nous amène à nous poser la seule question qui importe : qui détient vraiment le pouvoir ?

La réponse ne fait aucun doute : c’est le Board of Governors. C’est le BoG qui régule, contrôle et coordonne l’action des douze FRBs et qui leur délègue la régulation et le contrôle de l’ensemble du système bancaire américain. Le BoG est une agence fédérale composée de sept membres nommés par le Président des États-Unis (PotUS) et confirmés par le Sénat pour un mandat de quatorze ans non-renouvelable. Le chairman (actuellement Janet Yellen) et le vice-chairman (Stanley Fisher) sont désignés par le PotUS parmi les membres du BoG pour un mandat de quatre ans renouvelable dans la limite des quatorze années susmentionnées. Fait peu connu : le PotUS peut débarquer n’importe quel membre du BoG sans même avoir à se justifier.

Quant à la politique monétaire, hors politique macroprudentielle qui est une prérogative du BoG, elle est décidée au sein du Federal Open Market Committee (FOMC), un comité composé des sept membres du BoG, du président de la FRB de New York et de quatre autres présidents de FRBs qui tournent tous les ans, soit un total de douze membres. Traditionnellement, le chairman du BoG (donc, Mme Yellen actuellement) est aussi chairman du FOMC. Concrètement, cela signifie que les décisions de politique monétaire sont prises par un comité composé de sept membres d’une agence fédérale et de cinq types dont l’élection a été validée par cette même agence fédérale, c’est dire que le système est bien verrouillé.

Bref, l’idée selon laquelle la Fed est un cartel de banques privées est une pure fumisterie. Les membres du BoG, du moins ceux qui sont en poste actuellement, sont essentiellement des universitaires qui n’ont, jusqu’à preuve du contraire, aucun lien avec Goldman Sachs6. Que les dirigeants des grandes banques de Wall Street puissent trouver sept paires d’oreilles attentives au sein de la Fed, c’est tout à fait probable ; en conclure que le BoG obéit aux ordres de Wall Street revient à les accuser de corruption pour ne pas dire de trahison. C’est, bien sûr, une possibilité mais dans l’organisation actuelle de la Fed, c’est plutôt la question de son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique qui se pose.


Sur le web

  1. Les Federal Reserve Banks d’Atlanta, de Boston, de Chicago, de Cleveland, de Dallas, de Kansas City, de Minneapolis, de Philadelphie, de Richmond, de San Francisco, de Saint Louis et, la plus grosse de la bande, de New York.
  2. Historiquement, il semble que le foyer originel soit un brulot conspirationniste publié en 1952 par un certain Eustace Mullins – Je vous laisse découvrir la bio du bonhomme.
  3. Les state chartered banks, qui sont régulées par un des États fédérés par opposition aux nationally chartered banks qui sont régulées à l’échelle fédérale (par le Office of the Comptroller of the Currency).
  4. La Fed, surtout ces dernières années, réalise d’énormes profits : elle crée des dollars ex-nihilo qui ne lui coûtent rien pour acheter des obligations qui paient des intérêts.
  5. C’est parmi ces trois-là que le BoG désignera le chairman et le vice-chairman de chaque FRB.
  6. Contrairement à Henry Paulson mais peut-être va-t-on finir par m’expliquer que le Trésor des États-Unis est, lui aussi, un cartel de banques privées.
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  • ? ! Et vous osez parler de « fumisterie » ? !

    On est en plein dans la parabole de l’idiot qui regarde le doigt du sage qui pointe la lune.

    Qui se soucie des statuts bizantins de la FED ? Ou du fait qu’un membre du FOMC soit un « universitaire » ?

    Ce qui compte ce sont les actes.

    Et tous les actes de la FED suivent un parfait fil d’ariane : la sauvegarde des intérêts de Wall Street, envers et surtout contre tout.

    Le nier c’est nier le réel.

    Votre analyse est de type soviétique : « la loi X dit que Y est coupable, donc il est coupable ».

    Ou encore les textes qui « garantissent » l’indépendance de la BCE. Oseriez vous affirmer, contre le Réel, que la BCE est « indépendante » parce que c’est écrit dessus comme le Port-Salut ?

    La loi c’est un texte, mais c’est aussi un esprit. Et enfin, c’est une application.

    Bref, il conviendrait de revenir sur terre. Et d’analyser les actes, pas les arguties juridiques sur papier.

    Faire l’apologie d’une banque centrale, en 2015, c’est franchement ahurissant venant de la part d’un libéral.

    • Il n’y a pas dans cet article de défense d’une banque centrale, relisez-le bien. Il y est simplement mentionné que contrairement à la pensée dominante la FED n’est pas contrôlée par les grandes banques, mais plutôt par le pouvoir politique.
      Ce qui n’est pas dans le sujet de l’article est l’influence que peuvent avoir les grandes banques américaines sur le pouvoir politique.

      • « Il n’y a pas dans cet article de défense d’une banque centrale, relisez-le bien »

        Et quand on connaît un peu les idées de Nicoulaud, il est absurde de penser qu’il puisse défendre le principe de banque centrale. Son blog ne s’appelle pas « Ordre Spectacle Spontané » pour rien.

    • Dans l’intérêt du débat, pouvez-vous copier coller le passage où il y a une apologie ?

    • @Charles,
      Sérieusement, je pense que vous vous êtes emballé un peu vite. L’objet de l’article est précis: La FED est elle oui ou non un cartel de banques.

      La réponse est NON au moins du point de vue institutionnel. Il n’est pas nié dans cet article qu’il puisse y avoir connivence:

      « Que les dirigeants des grandes banques de Wall Street puissent trouver sept paires d’oreilles attentives au sein de la Fed, c’est tout à fait probable ; en conclure que le BoG obéit aux ordres de Wall Street revient à les accuser de corruption pour ne pas dire de trahison. »

      En clair l’organisation est suffisemment bien montée pour que l’indépendance institutionnelle soit garantie. Si connivence il y a, elle est illégale. Après effectivement, vu les sommes d’argent et la puissance des intérets en jeu, illégal ne veut pas dire improbable. Mais l’auteur se contente de ne pas parler de ce point. Il n’y a ni apologie ni meme étude de cette connivence.

      Ne pensez vous pas qu’il soit possible qu’il y ait une mauvaise interprétation de cet article de votre part?

    • Les actes de la fed correspondent absolument à la conclusion de l’article: C’est l’indépendance de la fed vis-à-vis du pouvoir politique qui se pose.
      Votre impression vient de ce que vous ne semblez pas réaliser que comme la fed, la finance (Wall Street) est asservie, et pervertie, par le pouvoir politique afin d’accaparer toutes les ressources – non seulement par la dépense publique, mais par l’hystérie réglementaire et les engagements (dettes implicites) délirants.
      C’est la cause de la dépression économique – de celle-ci comme de toutes les autres.

    • Hello comme vous y allez Charles ! Je trouve cet article remarquable et très instructif. Il y a toujours et les institutions et la pratique … En france en Pratique tout le monde peut monter un parti politique, mais dans les faits vous ne pourrez jamais être élu sauf à être sponsorisé par l’UMP ou le PS.

      Il est plus intéressant de comprendre les mécanismes réels que d’affirmer des hypothèses erronées, non ?

      Vous ne réussirez jamais à rien changer si vous ne partez pas de la vérité.

    • Ce n’est pas parce que la fed est une institution étatique qu’elle ne défends pas des intérêts privées. Souvent, l’état défends les intérêts de multinationales. L’état n’est qu’un instrument de domination au service des gens qui le controlent (les politiciens) et de leurs copains (multinationales,..)

  • Merci pour l’aspect juridique très intéressant. Mais d’un point de vue politique et historique, les Banques centrales ne sont-elles pas historiquement le temple du capitalisme financier de connivence ? Dès lors il n’est pas insensé de dire que cette institution sert notamment quelques intérêts corporatistes politiciens et financiers. Et c’est bien ce dont il est question quand les gens disent qu’il s’agit là d’une institution « contrôlée par le privé » même si ce n’est pas rigoureux dit comme ça. C’est pour cela qu’il faut adopter un système de Free Banking en abolissant la bureaucratie monétaire.

    • C’est en effet un des pires domaines de capitalisme de connivence. La raison en est pour servir les interêts des politiciens. Dès lors, oui, ils soignent les banques parce que ça les sert. À tête reposée, l’ensemble du système est bien plus proche du public que du privé :

      http://www.contrepoints.org/2011/09/20/47006-il-faut-privatiser-les-banques

      Si vous voulez une analogie, vous pouvez penser à l’Éducation Nationale : c’est du public largement « privatisé » pour servir les interêts de ceux à l’intérieur (l’idée est de Nemo).

      En d’autre termes, reconnaitre que ça sert des interêts particuliers ne revient pas à dire que c’est « privé ».

    • Bonjour Ferghane,
      C’est exactement ce que je pense 🙂

    • La grande majorité de ceux qui disent que la « FED est contrôlée par le privé » ne dénonce pas le capitalisme de connivence mais le capitalisme tout court, les affreuses banques, les méchants riches, le « 1% » etc.

    • Le « capitalisme financier de connivence » est au capitalisme ce que la « république démocratique » est à la démocratie: Le contraire.

      À mon avis il ne faut pas laisser dévoyer ainsi le terme de capitalisme, il faut respecter le sens des mots.
      Il faut donc parler de socialisme.
      Le contrôle étatique sur l’économie et la société voulu par le socialisme s’opère maintenant par la manipulation des institutions nécessaires au capitalisme, qui ne fonctionne donc plus – ce qui permet aux hommes de l’État socialistes de l’accuser des méfaits du socialisme.
      Une fourberie de plus de la part du socialisme.

    • C’est quand même un espace géré conjointement par l’état et les banques mais si l’état a tout pouvoir in fine

  • Malheureusement Guillaume, les faits ne convaincront pas les socialauds qui croient en la théorie du complot des banques et de Wall Street qui contrôlent le gouvernement…

    Pour eux, l’État, c’est le bien ; le marché, les banques, la finance, les multi et l’industrie c’est le mal.
    Si l’État fait quelque chose de mal, c’est que c’est le fait des banques et du marché…

    Malheureusement, le bullshit s’accommode très bien de sa réfutation…

    • C’est malheureusement bien vrai… Et on peut généraliser à tous les étatistes, notamment le droite et (surtout) l’extrême droite, en plus de la gauche et (surtout) l’extrême gauche.

      D’ailleurs, petit aparté, je sais pas vous mais j’ai l’impression que plus ça va et plus la grand proximité idéologique entre l’extrême droite est flagrante quand on écoute leurs représentants et leurs groupies. Sur Twitter c’est vraiment flagrant et il n’est pas rare de voir un extrême-droiteux de citer du Méchancon.

    • Ce que décrit Guillaume, ce ne sont pas des idées réfutant des idées.
      Simplement des faits.
      Les faits ont cette fâcheuse tendance à être têtus.
      Même s’il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

      Au bout du compte, les idées ont peu d’importance, et même les faits aussi.
      La vraie question est de convaincre celui qui trempe dans le pot de miel que ce n’est pas son miel à lui. Le vrai collectiviste saura toujours expliquer qu’il n’est là que pour en faire profiter le plus grand nombre, au nom d’une morale universelle.

      Une morale universelle contre une autre morale universelle.

  • bien sûr que c’est le PotUS qui nomme les membres du BoG, mais dire ça, c’est du même niveau que dire que, en France, tous les prof d’université sont recrutés par le président (vérifiez : c’est bien le cas) : et alors ? est-ce que pour autant l’université est entièrement sous la coupe de l’Élysée… ou l’inverse ?

    En fait, c’est l’idée de capture du « régulateur par les régulés », idée qui est présente aussi bien dans des travaux universitaires, que dans le conversation de bistro de petit peuple (même si c’est alors sur un mode souvent « conspirationniste »)
    Et des cas comme celui de Paulson (ou celui de Macron…) alimente cette idée. Qu’elle s’exprime, entre autre, sous une forme conspirationniste ne la rend pas fausse ipso facto.

    La FED est un système de « crony capitalism » et ça n’a pas de sens de vouloir détacher les politiciens des crony capitalists

    • Hum.
      Bonne question.
      J’ai l’impression que l’allégeance à FH est nettement plus forte chez les professeurs d’université que dans la population en général. Et que les universités française sont assez attachées à faire de la propagande pro-gouvernementale en général (évidement pas trop quand le « nabot excité » est président, mais tout en restant très étatiste).

      Il pourrait y avoir un lien… privatisons les facs (comme le reste, banques centrales en tête) et on verra !

      • il n’y a pas plus « privé » (aux mains exclusives du personnel) que l’université publique ; les institutions privées (il y en a) le sont à peine moins. Le vice c’est le déversement automatique d’argent transitant par la caisse publique, et la (fausse) gratuité qui en est à l’origine.
        Une université payante, ou « au pair » (où l’étudiant échange sa force de travail contre le savoir), serait plus dans la vérité.

        • aux mains exclusives du personnel payé par l’Etat. Donc pas privé du tout.

          Pas public non plus, on est bien d’accord, dans le sens d’au service du public. Mais vous savez bien que c’est un truc bidon, le « bien commun », le « peuple », le « public »…

          Payant pourquoi pas (ça aiderait à rendre les étudiants plus impliqués dans leur formation) mais aussi responsable de sa gestion et de ses résultats : si elle est bonne l’argent rentre sinon les profs et administratifs ne sont pas payés… et/ou doivent aller voir ailleurs si la soupe est aussi bonne.

  • « Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de la nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes […]. Nous avons restreint le crédit, nous avons restreint les opportunités, nous avons contrôlé le développement, et nous en sommes venus à être l‘un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé, l‘un des plus complètement contrôlés et dominés, non par la conviction et le vote de la majorité mais par l‘opinion et la force d‘un petit groupe d‘hommes dominants. »

    Woodrow Wilson, pour votre gouverne 28eme président des USA, Grna complotiste comme chacun le sait !!

    « Sept hommes à Wall Street contrôlent désormais une grande part de l‘industrie et des ressources des États-Unis. Parmi ces sept hommes, trois, J. P. Morgan, James J. Hill, et George F. Baker, le patron de la First National Bank de New York, appartiennent au groupe Morgan, et les quatre autres, John D. et William Rockefeller, James Stillman, patron de la National City Bank, et Jacob H. Schiff, de la banque privée Kuhn, Loeb & Company, appartiennent au groupe bancaire Standard Oil City Bank… La machine centrale de la capitale étend son contrôle sur les États-Unis. »

    John Moody, fondateur du Moody‘s Investors Service, 1911.

    Les sept grands noms de Wall Street unirent leurs forces pour créer la Réserve Fédérale. Discrètement associés à la dynastie des Rothschild, ils mirent ainsi sur pied aux États-Unis une réplique de la Banque d’Angleterre.

    Voilà pour un rapide balayage de l’histoire, ça ne peut pas faire de mal. Et encore ce n’est un simple extrait.

    Aujourd’hui il est vrai qu’il est plus difficile de s’en apercevoir mais la Fed a toujours été une banque privée.

    Vous croyez vivre dans un monde libre, tant mieux pour vous.

    • Oui oui…
      Et Elvis est derrière tout ça avec l’aide de George Bush, Ben Laden et les ummites…

      • On se moque du qui.
        C’est comment qui nous intéresse …

        Soyez curieux faites des recherches, lisez tout simplement.

        • « On se moque du qui. »

          De vous. 🙂

          « Soyez curieux faites des recherches, lisez tout simplement. »

          Non, mon ignorance me convient très bien. Et je vais de ce pas regarder la starac.

          •  »
            « On se moque du qui. »

            De vous. 🙂
             »
            Du pas de …

            Je suis pas sur que vous compreniez quoi que ce soit à la starac, il y a tout de même des règles, regardez plutôt des reportages animaliers, ce sera plus proche de vous 😉

      • N’importe quoi! Chacun sait qu’en fait c’est la CIA aux ordres des Chinois du FBI dirigés par les Illuminatis du Groupe de Bilderberg manipulés en sous-main par les extra-terrestres de Roswell et par Wall Street qui est derrière la FED! ph11, si tu étais curieux, que tu avais fait des recherches et que tu avais lu, tu le saurais! C’est tout marqué sur les interwebs!

    • “L’art de la citation est l’art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-mêmes.”
      ―Voltaire

      « Le problème avec les citations sur Internet, c’est qu’on ne peut jamais vraiment savoir si elles sont authentiques. »
      —Abraham Lincoln

      🙂

      • J’en ai une autre de Lincoln justement, vous pourrez vérifiez au besoin (à la bibliothèque par exemple) :

        « J’ai deux grands ennemis : l’armée du Sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis. »

        • comment ? faut-il comprendre que les banquiers du nord, loin de pousser à la guerre, trouvaient que ça coutaient trop cher et que ça ruinait les affaires avec leurs collègues du sud ? Quels salauds ennemis du peuple …
          Moi qui croyais, d’après ce qu’on m’avait enseigné, que les banquiers étaient friand de grand massacres, car très rémunérateur… On m’aurait donc trompé ?
          /sarc

    • Henry, c’est cela votre source ?
      Si c’est le cas le discrédit est total !
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Eustace_Mullins : un antisémite rabique totalement déjanté…
      Enfin vous êtes libre d’être néo-nazi…
      Ce n’est pas pire que d’être jihadiste ou stalinien…
      Mais de grâce ne vous mêlez pas d’économie, vous êtes totalement incompétent !

      • Ahah.
        Non pas du tout. Contrairement à vous d’ailleurs je ne connais pas ce personnage.
        Cela va vous paraitre étonnant mais je suis pro capitaliste, pro est un peu exagéré mais le capitalisme sans excès me parait être bonne chose, et d’une manière générale je suis plutôt libéral, d’où ma présence ici.

        Cependant ce n’est parce que je le suis et que ma société est censée l’être que je n’ai pas le droit de m’interroger et de comprendre les rouages du monde (virtuel et financier notamment) dans lequel je vis.

        Et si je puis me permettre ce n’est pas parce que je combats le fn et beaucoup de leurs idées que toutes leurs idées sont à combattre.

        Je peux vous conseiller un livre parmi d’autres si vous voulez, d’un certain Song, le Guerre des monnaies.
        A vous d’être curieux …

    • « Aujourd’hui il est vrai qu’il est plus difficile de s’en apercevoir mais la Fed a toujours été une banque privée.
      Vous croyez vivre dans un monde libre, tant mieux pour vous. »

      Euh… Comment dire? Vous vous contredisez vous-même en seulement 2 phrases juxtaposées.

      C’est justement parce-que les banques centrales et le système monétaire monopolistique qui en découle n’est pas privé mais étatique que l’on est justement pas dans u monde libre pour ce qui concerne la monnaie et la finance…
      Vos propos reviennent à dire: « la fibracation de chaussures est aux mains d’entreprises privées, donc elle n’est pas libre ». Complètement débile…

    • C’est le problème : c’est un balayage rapide.
      Je vous invite à vous renseigner sur la « chasse au canards » de 1910 sur Jekyll Island, le plan de Nelson Aldrich et les changements qu’y a apporté Woodrow Wilson et son administration.
      Indice : ça contredit exactement ce que vous pensez.

    • Henry: « La croissance de la nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes […]. l‘un des plus complètement contrôlés et dominés, non par la conviction et le vote de la majorité mais par l‘opinion et la force d‘un petit groupe d‘hommes dominants. » »

      Woodrow Wilson, pour votre gouverne 28eme président des USA,

      Il ne vous est pas venu à l’idée qu’un président des états unis (arrivé là par connivence et parce que ses dents rayaient le parquet) cherche à s’accaparer plus de pouvoirs et que ce qu’il faut lire n’est pas nécessairement que les autres en ont trop, mais que c’est surtout lui qui pense qu’il n’en a pas assez.

      Depuis sa mort en 1924, la croissance des états unis a été phénoménale au mains du privé mais c’est de moins en moins vrai et il est facile de constater l’emprise croissante du publique depuis un siècle.

  • Merci pour cet article. Le débat public ne peut quand même pas s’arrêter à ce genre de théorie du complot (un complot est après tout, un moyen politique comme un autre pour mener à une idée politique « supérieure »). On entend souvent la critique, davantage du côté extrême droite anticapitaliste probablement même que de l’autre. Elle ne vise rien d’autre que l’objectif de nationalisation de l’économie sur base de toutes ces bizarreries appelées « argent-dette », crédit sans intérêts etc…

    En réalité, la FED a été créée sans aucune conscience de l’effet de levier monumental qu’elle constituait… de son risque par des politiciens désireux « d’aider » l’industrie… des Hollande ou des Montebourg pleins de bonnes intentions sociales et remplis d’ego. Les banquiers proches du pouvoir n’ont eu qu’à pousser la porte ouverte en 1913… dans la même inconscience, sauf pour ce qui est des profits évidemment ;-).

    Une des premières critiques populaires du Fed Reserve Act dans les années ’20-’30 a été écrite par Garrett Garet. Il traduisait la crainte du citoyen américain – la population était encore lucide, il n’y avait pas la TV – de voir arriver avec la FED, la fin de l’étalon or et ce que cela causerait. Sa formulation est parlante: il utilise le terme « blunder » lequel est synonyme d’erreur grossière en anglais pour définir le Fed. Reserve Act (le terme « conspiracy » convenait très mal à la débacle qui en avait résulté en ’29 à Wall Street).

     » after many years OF BLUNDERING toward it, and only a few months before the beginning
    of the war in Europe, we had found the formula for the most efficient credit machine that was ever invented. This was the Federal Reserve System. The law creating it was enacted in December, 1913.  » (Une bulle qui ruina le monde, 1932)

  • Pour ceux qui veulent comprendre les raisons de la création de la FED, il y a plusieurs ouvrages intéressants, notamment de Eustace Mullins qui a consacré 30 ans de sa vie à l’étudier:
    http://www.amazon.fr/eustace-mullins/s?ie=UTF8&page=1&rh=i%3Aaps%2Ck%3Aeustace%20mullins
    Bien sûr, il y aura toujours des gens pour invoquer la « Théorie du Complot »… ainsi va le monde.

    • Justement, l’article, dans les notes de fin, en parle: « historiquement, il semble que le foyer originel soit un brulot conspirationniste publié en 1952 par un certain Eustace Mullins ». Et si effectivement on va lire la bio de taré, ça fait peur!

    • Attention Bardamu, je me suis fait insulter de pro nazi parce que l’on suspectait qu’il était ma source …

      C’est incroyable et profondément triste mais il y aura toujours des moutons qui se foutent totalement du monde dans lequel ils vivent (pourvu qu’ils aient le sentiment d’être libres et heureux) et qui donc dénigreront quiconque ose s’en prendre à un système inégalitaire et à bout de souffle.
      Quand on lit des mots tels « débile » on se dit que l’on a à faire à de petits ados mais je ne pense pas malheureusement ….

      • Ah ben oui, c’est bien connu, les libéraux sont de grands défenseurs du système de banque centrales et du monopole étatique sur la monnaie, et en particulier Guillaume Nicoulaud…

        Défendre une cause avec de mauvais arguments est la pire chose qu’on puisse lui faire. Alors que dire lorsque ce sont des arguments complètement débiles dignes des pires théories du complot issues de l’extrême-droite et de l’extrême-gauche?

        • Mateo,

          Vous devriez vous exprimer au premier degré …

          Le fait est que les étatistes, et en premier lieu les banquiers parmi eux, ont tout intérêt à faire diffuser des contre-vérités (comme la fable de la FED aux ordres du Wall Street mangeur de chatons), ne serait-ce que pour ensuite, par amalgame (« padamalgam » ne s’applique pas à la lutte anti-turbo-libéraux !) discréditer tant les émetteurs de ces contre-vérités que les conclusions que ces derniers veulent défendre; même quand ces conclusions pourraient être fondées.

          Fonder ces conclusions par des moyens rigoureux garde tout son sens.

          • Vous avez raison, vu le niveau de compréhension de texte de certains ici, ils pourraient ne pas comprendre le second degré. Mais que voulez-vous, j’ai souvent tendance à répondre à la bêtise par l’ironie et le second degré…

          • « les banquiers parmi eux, ont tout intérêt à faire diffuser des contre-vérités (comme la fable de la FED »

            Du jamais vu, ça va être la Fed en personne qui se discrédite volontairement.
            J’ai rarement lu quelque chose d’aussi inqualifiable …

            Si les pourfendeurs sont si idiots pour tomber dans un piège si idiot lui aussi, comment ces idiots pourraient-ils alors être discrédités, puisqu’ils sont idiots, ils ne comprennent pas le fonctionnement si compliqué de la FED donc de toute façon c’est peine perdue de s’auto flageller, les banquiers si intelligents et extrêmement mal intentionnée comme vous semblez le dire, auraient du le savoir, et oui !

            Ouvrez les yeux, juste une seconde, ça suffira.
            Et le second degré, en effet ça se maitrise 😉

  • Bon, ben je connais et j’ai parlé avec quelques membres du BoG. Ils ne sont pas contrôlés par les banques de Wall Street mais par leurs théories (enfin celles qu’ils ont défendu pendant leur carrière plus purement académique) et surtout le désir de plaire à Washington (et le PoTUS en tête). Faut dire que le gâteau est appétissant, les honneurs sympathiques et le pouvoir un changement plaisant par rapport à ce qu’on trouve dans un département d’éco, même à Harvard.

    Ils sont théoriquement dépendants des banques mais s’en foutent comme d’une guigne et ne connaissent pas bien la finance en général (ils sont plus macro/monétaristes) et théoriquement indépendants de l’exécutif fédéral mais très soucieux de son avis. Faut dire qu’être remplacé c’est être chassé du paradis… Et que Washington remplacera ceux qui ne feraient pas des choses qui « plaisent à qui il faut ».

    Mais c’est sûr que les théories du complot et les trucs comme ça c’est rigolo. Parler aux vrais gens aide quand même à revenir sur terre (comme quand on découvre que les méchants traders de dérivés ne sont pas obnubilés par le pognon et martyriser les entreprises, mais day-in-day-out par l’idée de bien faire leur boulot et de savoir si Angel di Maria signera au PSG ou pas !)

    • Hum hum intéressant et moi j’ai lu ça, publié sur contrepoints, quelle bizarrerie :
      http://www.contrepoints.org/2015/01/21/195196-guerre-des-monnaies-vers-lapocalypse-monetaire

      Sérieusement faut être très aveugle et largement naïf pour ignorer les manipulations sur les marchés, peu importe les théories, les robots travaillent, suffit de s’intéresser un minimum à nos marchés, ouvrez un compte titre ou même un PEA …

      • les manipulations ne sont pas limités « aux marchés » (enfin, si, mais les marchés c’est tellement plus vaste que la finance et les banques… marchés agricole, marchés immobiliers, marchés automobiles, marché du sexe, de la parentalité, du pouvoir politique, marché académique, marché scolaire…

        Et tous ces trucs sont manipulés parce que l’État n’est pas à sa place, à ne s’occuper que de justice, sécurité et relations extérieures…

        Rien à voir avec des méchantes banques privées avides de pognon (pas vous ? l’asile est facile à trouver) des robots qui tradent (leurs algorithmes sont faiblards, heureusement qu’ils vont vite, et en plus ils aident à accroitre la liquidité, ce qui est top puisque les prix sont plus informatifs plus vite). Non, rien à voir avec les épouvantails usuels, et tout à avoir avec les gouvernements et leurs excroissances (banques centrales).

        Les comportements des uns et des autres étant extrêmement « normaux », rationnels et tout et tout… Du public choice aux anticipations rationnelles, avec un mix de prospect theory et/ou d’École Autrichienne, on a tous les outils pour comprendre que chacun ne fait que ce qu’on attend normalement de lui et que ça ne marche pas que parce qu’on a voulu fausser le jeu pour « le rendre plus juste » ou « plus mieux » ou juste « plus conforme à ma petite jalousie mesquine à moi… « 

        • Ces dernières années ont vu quelques évènements contraires à la morale, et quelquefois clairement contraires à la loi :
          – la manipulation des marchés des taux (LIBOR), sanctionné pénalement et avec de fortes amendes
          – le renflouement des « too big to fail », suivi de réglementation qui assujettissent ces « too big to fail » à des contraintes supérieures (coefficient de Bâle, …) à celles auxquelles leurs plus petites concurrentes sont restent soumises
          (et sans doute quelques autres – je ne suis pas banquier et peux en manquer quelques unes 🙂 )

          Même si les protagonistes savaient ce qu’ils faisaient, il est logique de leur laisser le bénéfice du doute, en l’absence de preuves irréfutables. Ne pas le faire serait contribuer à une logique despotique et présenterait plus de risques et inconvénients que de simplement rendre plus difficile et plus coûteuse une récidive.

  • Un tout petit correctif : les « obligations junior perpétuelles » sont plutôt des « actions de préference » (« preferred shares »), ou actions à dividende prioritaire. Précisément parce que ce sont des actions, qui donnent une voix, même limitée, au chapître.

    Merci pour ce brillant article, qui vient éclairer un sujet tellement abondamment couvert de BS.
    Et qui pourrait réfuter le théorème de Brandolini, s’il vient à recevoir la diffusion qu’il mérite 🙂

    Il va de soi que le lobby bancaire existe (!) et peut-être même le cartel aussi. Mais cela a si peu à voir avec la FED. Comment cela se passe-t-il en France, déjà ? La Banque de France comme instrument du cartel bancaire ? LOL

    • D’un certain point de vue, oui, il y a un « droit de vote » (pour un strapontin qui ne doit logiquement pas permettre de controler les décisions, mais droit de vote quand même).

      Mais la description obligations junior perpetuelles fait sens aussi dans une vision plus financière que légale. En effet il y à un taux fixe sur le montant apporté et non pas un dividende variable par rapport à la valeur ou au profit de la FED. La position de créancier résiduel qui fait porter le risque principal mais aussi permet la plus grosse part du profit s’il est important, généralement associée aux actions, revient au BoG, pas aux banques privées, qui n’ont donc pas réellement de risques, une rémunération fixe liée à ce qu’elles ont apporté et pas à ce que l’entreprise financée à dégagé, et sont donc plus proches d’obligataires.

      Mais il n’y a pas de maturité fixée et de remboursement prévu pour les banques (sauf peut-être en cas de leur défaut ou de la fermeture de la FED) donc perpétuel, et le junior est probablement là pour souligner le caractère subordonné à toutes les autres dettes que la FED pourrait avoir…

      En fait on pourrait dire que les banques contribuant à la FED ont une situation combinant le pire de l’obligataire et de l’actionnaire… Et le BoG ainsi que le gouvernement fédéral (plus indirectement) le meilleur des deux. Tout ce qu’il faut pour qu’on rejette le blâme sur ceux qui n’ont rien fait et que les responsables soient acclamés.

    • Et aux US il y a un relatif lobby des grosses maisons de Wall Street mais ce n’est pas vraiment un lobby bancaire : il y a énormément de petites et moyennes banques, « provinciales » et pas vraiment liées à tout ça. Pareil pour la notion de cartel. Un cartel des banques d’affaire New-Yorkaises ? Peut-être, mais en faisant rapidement l’impasse sur les haines et rancunes tenaces séparant les banques juives et banques protestantes, les rivalités entre certains établissements (une des raisons clé du défaut de Lehman Brothers, c’est que Goldman Sachs était « l’ennemi héréditaire » et que le Trésor était plein d’anciens de Goldman qui y ont vu une ouverture pour se « faire l’ennemi ».)

  • ET bien, ca fait provoque des réactions passionnelles d’expliquer les statuts de la Fed… QU’est-ce que ce sera quand vous découvrirez que les mambres français de la trilatérale sont des énarques… Qu’on y a retrouvé Coppé, Guigou et plein d’autres ? lol

  • Enfin,depis que le monde est monde et qu’il y a des hommes sur terre, a-t-on jamais vu un prêteur,un usurier ou un banquier avancer du liquide à un emprunteur sans s’inquiéter et de sa solvabilité financière et de son honnêteté,sauf à avoir le couteau sous la gorge ou le canon d’un flingue sur la tempe ?
    Cela n’ a jamais dans les principes du capitalisme,ni de l’économie libérale !

  • « Non, la Fed n’est pas une banque privée » ou alors « la Fed est une usine à gaz !!. »
    http://www.save-a-patriot.org/files/view/whofed.html
    http://www.mondialisation.ca/le-cartel-de-la-r-serve-f-d-rale-les-huit-familles/25107
    http://ordrespontane.blogspot.fr/2011/08/la-fed-est-une-banque-privee.html
    Bref la Fed n’est pas une banque mais un « parc d’attractions ».

  • Les derniers rebondissements concernant les fuites de la FED font quand même bigrement penser que la notion de contrôle par le politique ou comme on dit aux US « accountability » n’a pas grand chose à voir avec la réalité des rapports de force ou l’état de droit. D’ailleurs, cette décontraction que l’on ne rencontre pas qu’aux US, mais à travers tout l’espace dit occidental me fait penser aux régimes dits de guerre.
    Bref, lisez ce compte rendu pour vous faire une idée, les sources ne manquent pas, celle-ci me convient, mais il est facile de trouver ailleurs.
    http://www.zerohedge.com/news/2015-07-13/someone-has-be-held-accountable-house-committee-presses-fed-leaks

  • Sans rentrer dans le détail des très étranges statuts de la banque centrale des États-Unis, il faut rappeler que les banques privées nationales ont l’obligation d’être actionnaires, à hauteur d’un montant défini par la loi, d’une des douze banques régionales de la Fed , que ces actions ne sont pas transférables, ne comportent pas de droit de vote et ne donnent droit qu’à un dividende statutaire de 6% du montant investi. Par ailleurs, la politique monétaire est décidée au sein du FOMC qui est composé de douze membres dont sept (le Board of Governors) sont désignés par le Président des États-Unis et confirmés par le Sénat. La Fed n’est donc pas plus privée que notre Sécurité sociale : c’est bien une agence fédérale réputée – je dis bien réputée – indépendante.
    Pour faire simple, la Fed est un organisme d’économie mixte disposant d’un monopole du seul fait de la loi, organisme qui n’existerait pas sans la volonté des hommes de l’Etat.
    http://ordrespontane.blogspot.be/2011/08/la-fed-est-une-banque-privee.html

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